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Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Ici comme ailleurs Lun 18 Aoû - 22:38 | |
| La chaleur était harassante. A chaque fois que le lycan levait les yeux vers les cieux c’était pour maudire l’astre diurne dans toutes les langues qu’il connaissait. Et dire qu’il n’y avait qu’en Egypte que l’on trouvait les plante et les épices dont il avait besoin ! Quelle poisse ! Epram s’ébroua, lui aussi n’était pas a son aise. Le petit cheval des montagnes ruisselait de sueur, il était plus adapté au froid mordant de Russie qua l’accablante chaleur qui régnait ici. Le lycan flatta l’encolure du cheval qui renâcla bruyamment.
Orion avait espéré qu’a Thèbes il lui aurait été plus facile de récupéré se dont il avait besoin. Cela faisait deux jour qu’il était ici et il avait bien dut se rendre à l’évidence : la ville n’était qu’un dédale incompréhensible d’échoppe et de bazard. Inutile de cherchez a comprendre quoi que se soit les ruelles sont imbriquer les une dans les autres sans logique apparente. Le lycan poussa un profond soupir, elle était bien loin toutes ses petites ruelles accueillantes de prusse. En terrain hostile, dans une ruelle bourrée de monde, peinant a se frayer un chemin, et il devait l’avouer complètement perdu. Il ne se sentait pas spécialement en sécurité. Et même la présence habituellement rassurante des deux épées a sa gauche ne parvenait a lui faire retrouver sont calme. Menant Epram par la bride il suivi la ruelle pour déboucher sur une autre rue, plus large. Le lycan espéra un instant avoir plus de place dans une artère principale mais il n’en fut rien, la foule était tout aussi dense ici qu’ailleurs. Et dire qu’on lui avait dit que la vile était plutôt tranquille. Qu’es que cela devait être quand elle ne l’était pas ! Une marrée humaine ! Orion jura entre ses dents et e résigna a jouer des coudes pour aller se réfugier un peu a l’écart de toute cette agitation.
Il se redressa de toute sa taille et sur la pointe des pieds avisa une sorte de terrasse. Entraînant Epram dans son sillage il parvins tant bien que mal a se mettre a l’abris de cette foule aussi turbulente qu’une rivière en crue. En fait de terrasse c’était plutôt un perron, appartement probablement a la grande battisse qui la surplombait. Le lycan posa sont regard sur se qu’il supposait être une demeure de riche, mais qui aurait très bien put être un bâtiment administratif quelconque voir même…une bibliothèque. Un petit bruit attira l’attention du lycan. Akasha, venait de finir sa sieste et baillait bruyamment tout en daignant après deux heures d’inactivité, sortir du col de son camarade bipède. Orion fit glisser ses doits dans la fourrure immaculée de l’hermine. Au vue de la foule qui se pressait dans les rues, il s’étonnait de n’avoir pas encore vu de voleur. Il était si facile de vider les poches des gens dans cette bousculade.
Voilà pourquoi il c’était décrété agoraphobe !
Le lycan s’étira de tout son long et s’assis sur la pierre du perron. Akasha ne tarda pas a venir se pelotonner sur ses genoux. Le cheval, l’hermine et le lycan posèrent un regard distrait sur cette masse qui ne semblant pas souffrir du soleil de quelque manière que se soit vaquait a ses occupations. Du simple marchant, au voleur a l’étalage, chacun avait son rôle au sein de cette masse grouillante. En parlant de voleur les yeux océan du lycan c’étaient arrêter sur un gamin, d’a peine une dizaine d’année qui délestait allègrement les passant. L’habilitée du gamin l’étonnèrent et sans vraiment y prendre gare, il se prit au jeu et regarda avec amusement le jeune garçon choisir minutieusement ses victimes et exécuter, sa manœuvre, toujours la même. Suivre, la victime, aviser s’il était porteur, ou pas d’objet intéressent, e laisser distancer, revenir a la charge, profitée d’une bousculade pour récupéré l’objet convoiter dans un sac, ou éventrée un sac d’or dissimulée sous les vêtements de la victime et récupérer le plus de pièce possible. La technique était enfantine, et si l’on se faisait prendre il suffisait de prétendre c’être fait bousculer et de disparaître discrètement dans la foule, ni vu ni connu.
_________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 186 Age: 18 Ville: Azranum Rôle: Esclave d\\\'Ylania Péché fétiche: la Paresse Date d'inscription: 13/07/2007
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Mar 19 Aoû - 9:33 | |
| Je devais faire vite, mais la chaleur accablante ralentissait à juste titre ma course. En bonne paresseuse, je me prélassais au soleil, profitant de ses rayons lumineux qui caressaient la terre d'Egypte. Il faisait chaud, et je me devais de circuler discrètement entre toutes les personnes qui allaient et venaient dans cette rue de la capitale egyptienne. Thèbes. Thèbes la magnifique, avec ses bâtiments dressés vers le ciel, comme s'il tendaient les bras vers le dieu Râ dont l'aura luxuriante s'abandonnait sur les pavillons et les marchés avec toujours la même force. Je tirais un peu sur la longe de Séraphin, mon petit âne aussi noir que la nuit des vampires, au nez blanc et aux oreilles démesurément grandes. Il ne souffrait pas tant de la chaleur, et me suivait docilement, accomplissant de temps à autre son rôle d'âne, c'est à dire se butant en règle contre mon autorité, pour mieux y céder par la suite. Agitant sa petite queue, il me rattrappa en marchant avec flegme. Nous nous entendions bien, tous les deux. D'ordinaire, je montais sur son dos, devant les cabas qui me permettaient de porter les marchandises. Mais au milieu d'une foule pareille, il était plus pratique pour moi de marcher à ses côtés. Nous avions été envoyés ici par Dame Ylania. Ylania Von Holleinstein Bifield, la chasseuse du roi. Elle désirait ardemment que je lui ramène des épices que l'on ne trouve qu'à Thèbes, ville fournie en commerces. Je me méfiais cependant. Les voleurs étaient monnaie courante ici, et j'aurais été bien embêtée que l'un d'eux se permettent de me prendre quelque chose. Mais j'avais l'habitude, et en général, tout allait bien. Je venais ici, récupérais tout ce que voulait ma maîtresse adorée, et je repartais en trottinant, à califourchon sur le dos du bon Séraphin. Pourtant, je fus bientôt attirée par un coin apparemment plus tranquille, où je pourrais reposer mes jambes fatiguées quelques instants. J'avais les pieds engourdis et aspirais à me laisser aller durant un court moment. J'avisais un perron, où déjà un cavalier s'appuyait, tenant au bout de ses rênes un petit cheval trempé de sueur. Au profil de l'animal, je déduis qu'il n'était pas d'ici. En Egypte, les chevaux arabes et berbères supportaient parfaitement bien cette atroce température, ce mercure si élevé. En revanche, la noble bête, visiblement, n'était pas de ceux là. Peut être était-ce un voyageur du grand nord? Je mordis ma lèvre inférieure, continuant mon avancée vers ce petit havre de paix. "Eh ! Mais... !"Je n'eus pas le temps d'en dire plus. J'avais été projetée contre mon petit âne qui se mit à braire à toute force. La puissance de son cri me perçait les tympans, et les marchands comme les passants se retournèrent un peu, avant de poursuivre de leurs pas agités leur chemin. Le morveux qui m'avait poussée n'avait rien récupéré. Ce petit chapardeur avait disparu, probablement conscient du problème si tout le monde le voyait. Il n'avait rien piqué, fort heureusement, Séraphin veillait au grain. Je me relevais péniblement, pestant contre ce sale drôle qui m'avait fait tomber. Je comptais rapidement le contenu de mes cabas, mais tout était là. Je fulminais, puis époussetais mes vêtements auparavant blancs et gris foncés, dont le sable s'était entiché lors de ma chute. Saleté, oh oui. Je me redressais pleinement, pour découvrir un dos raide et quelques petites contusions. Mon brave petit âne s'était calmé, et regardait autour de lui d'un air angélique, comme s'il eut été normal de brailler en plein marché à en rendre sourd les plus avisés. Maudissant ces villes de malapris. _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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|  | | Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Mar 19 Aoû - 15:33 | |
| La chaleur l’assommait complètement. Pourtant il lui fallait récupérer ses herbes, pour pouvoir enfin repartir vers le nord. Sont regard au teinte du grand nord qu’a cette instant il regrettait sincèrement. Le mioche quand a lui continuait ses frasques allant de victime en victime sans que le lycan ne se sente la force de réagir. Après tout il n’allait pas bouger par cette chaleur ! Il n’y avait rien d’étonnent a se que les vampires est choisi pareil endroit pour s’installer. Ses sangsues était au même titre que les serpents des animaux aillent besoin de soleil pour réchauffer leur vieux corps a moitié décomposée. Ce n’était pas flatteur, mais Orion ne se sentait pas d’humeur a faire l’éloge d’une race ennemie. Le gosse bouscula une jeune femme qui tomba a terre. Peut être fallait il réagir ? Surtout que la demoiselle semblait désireuse, tout comme lui, de se mettre a l’abris de cette foule, bien trop agiter au goût du lycan. Prennent son courage a deux mains, et grâce à un immense effort de volonté, il parvins a se lever, faisant siffler Akasha qui ce vit éjecter de son siège de fortune. D’un pas traînant il rejoignit la demoiselle qui vérifiait les sacoche accrocher sur le dos de son petit mulet. « Tout va bien ? Il ne vous a rien pris ? »Simple question de politesse, s’il avait dérober qu’elle que chose on crierait déjà au voleur dans toue la rue. Et la demoiselle serait probablement plus affoler que ce qu’elle laissait paraître.
Le lycan, dégagea les mèches qui sous l’emprise de la chaleur suffocante qui régnait dans ses lieux lui collait au front. Contrairement a lui, la jeune femme ne semblait nullement incommodé par la chaleur. Il en conclue donc, peu être un peu activement qu’elle venait d’ici, ou qu’en tout cas, elle était habituer au soleil d’Egypte. Peut être pourrait-t-elle l’aidera trouver ce qu’il cherchait. Contrairement a lui, elle devait connaître la ville et donc savoir ou chercher tell ou tell produit. Mais il était un peu tôt pour lui poser la question.
Le lycan lui offrit la main pour lui permettre de monter la petite marche qui la mettrait en sécurité. Elle était libre de refuser mais il semblait au lycan que la chute avait laissé des traces a en croire le manque d’aisance de ses mouvements. Et cette main tendue, même si elle n’était pas vraiment utile (pour monter quelques petites marches on s’en passait aisément) avait au moins le mérite d’être plus chaleureuse que l’ensemble de ses passants plutôt indolent. _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 186 Age: 18 Ville: Azranum Rôle: Esclave d\\\'Ylania Péché fétiche: la Paresse Date d'inscription: 13/07/2007
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Jeu 21 Aoû - 22:46 | |
| L'inconnu qui vint me parler était celui précédemment adossé sur le perron que je visais d'atteindre un peu plutôt. Poli, courtois, il ne semblait pourtant pas d'ici, autant par sa gestuelle et sa façon de parler, que par son apparente resistance à la chaleur. Il était en sueur, du moins, je voyais la transpiration perler à ces tempes. Il était plutôt beau, d'une élégance qui n'était pas connue par les gens de Thèbes, ou même la Nubie. Tout simplement inconnue des gens d'Egypte et de ses alentours. Peut être était-il du nord, ou alors de l'Europe où j'avais grandie? Allez savoir, je devinais simplement en lui ce manque, ce trouble que l'on ressent chez les étrangers qui sont, au fond d'eux, malheureux loin de leur foyer chaleureux. Ils ne sont pas depressifs, mais simplement habités par le mal du pays. Syndrome que je ne connaissais que très peu, moi qui ne regrettait en rien ma vie d'avant, et enviais toujours plus pour moi même ma position auprès de Dame Von Holleinstein Bifield. Bref, passons. Je levais vers lui mes yeux de biches humides, un peu gênée tout de même qu'un bel inconnu me trouve là comme une parfaite Cendrillon. "Je vais bien, merci. Je crois qu'il n'a rien eu."J'aurais vonlontiers défoulé mes nerfs en parlant, mais je voulais tout de même faire bonne impression. Si il était étranger, ce n'était pas le moment de paraître comme une mauvaise fille au sale langage. Pourtant, moi, la paresseuse, devait avouer que ma curiosité était profondément piquée par cet homme d'apparence jeune et fraîche. Un vampire qui revenait à Vasteval peut être? Un immigré qui cherchait de nouveau la capitale? Je n'y croyais pas trop, aussi, je pris un sourire aimable et chaleureux autant que possible pour poursuivre l'entretien, si tant est qu'il fut un entretien. "Puis-je vous aider? Je m'avance peut être, mais vous n'avez pas l'air d'être du coin."Je laissais ma phrase en suspens, ma voix tranquille se faisant discrètement entendre au milieu du vacarme qui régnait dans les rues de Thèbes, en ce jour de marché. Je jetais un regard vers sont petit cheval qui s'agitait un peu, alors que mon joli Séraphin était aussi paisible que s'il s'était trouvé au bord d'une plage, avec un bon tas de foin, et un silence profond. Cet état placide me conforta dans le fait que le petit cheval au premier abord nerveux n'était pas un habitué, mais plutôt un novice sur cette aride terre des sables. L'inconnu me tendit alors la main pour m'aider à grimper la petite marche qui me grandirait au milieu de cette foule grouillante de fourmis humaines. "Oh, merci.."J'eus soudain un sursaut, et je repris alors rapidement, pressant ma voix, dans une excuse franche, réparant mon oubli qui venait de se présenter à moi d'un seul coup. "Mais j'en oublie les convenances ! Je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Nina, Nina Swann."Je poursuivis, marquant une légère pause entre mes phrases, pour ne point sembler impolie mais accueillante envers ce charmant inconnu qui m'était venu en aide. Il ne fallait tout de même pas que je sois si paysanne, comme je l'étais à mon habitude, dans ces commerces. Je retrouvais mes anciennes habitudes, alors que j'aimais tant parler bien, de ce doux parler qui ravit tant ma maîtresse. "A qui aie-je l'honneur?" _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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|  | | Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Dim 24 Aoû - 20:42 | |
| Le lycan adressa un regard amuser a la jeune femme dont les yeux vert étincelant lui faisait une drôle d’impression. Il lui sourit et désignant sa chemise mouiller simula l’ironie.« Pas d’ici ? Comment avez vous devinez ! pourtant je m’efforce de passer inaperçu !»Son regard au couleur de sa patrie se posa sur Akasha qui, pour être sure qu’on ne l’oublie pas en chemin, s’était installer sur son pied. Il se baissa et ramassa l’hermine qui vint se lover sans le col de sa veste. Le plus discrètement qu’il put le lycan tira sur le pant de cette dernière afin de cacher les deux épée de le vue de la belle demoiselle, il préférait mourir de chaut plutôt que d’effarouchée la belle créature dont les yeux de félin avait tout pour s’attiré les convoitises. Il reporta de nouveau son regard sur son interlocutrice.« Mon nom est Orion Amanar, je vient du nord de l’Europe, des monts caucasien pour être plus exacte. »Il aurait put taire ce dernier détaille qui ne regardait que lui. Son lieu de naissance et d’origine il préférait le garder pour lui précieux, trop de souvenir y était rattacher. Pourtant Nina semblait si frêle, si douce qu’il lui aurait confier le bon dieu sans confession !Pourtant il lui fallait être prudent, elle était humaine cela sautait au yeux, et il était donc hors de question de la mêlée cette guerre futile que menait vampire et lycan. Orion avait néanmoins besoin de cette aide qu’elle lui proposait. Il devait trouver les épices pour pouvoir confectionner les remèdes qu’il utiliserait pour ses onguents, potion et autres traitement des blessures et maladie connue. Le lycan se passa la main derrière la nuque un peu gêner. Demander de l’aide a une femme le dérangeait un peu mais après tout, pourquoi pas.« Je ne serait pas contre un peu d’aide. Je chercher des herbes et des épices pour… »Il marqua une pose, il était venu ici pour diverse raison, confectionner des remède mais aussi trouver de la drogue et du poison. S’il lui disait tout il se ferait mal voir et devrait supporter encore longtemps cette chaleur suffocante qui l’accablait. « Exercer mon métier, je suis soigneur. Et je ne comprend rien a la logique des rues de Thèbes, chez moi rien ne ressemble a cette ville »Il avait finalement opter pour jouer les étrangers dévouer a leur science qui se hasarde vers l’inconnue pour le bien de l’humanité. Ce n’était pas complètement faut, sauf que l’humanité du lycan se limitait a la meute et son bien être personnelle et a Elune qu’il souhaitait revoir le plutôt possible. Mais ça il se garderait bien de le dire. Et pour ce qu’il en était du poison et des drogue il trouverait sûrement son bonheur parmi les étale de d’herbe médicinale. Il s’agissait parfois d’une simple histoire de dosage. _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

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 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Jeu 11 Sep - 21:43 | |
| Je souris à la remarque du bel étranger à la chemise trempée, admettant mentalement que je n'avais pas été très fine, et que cela se voyait sans doute malgré le fait qu'il soit habillé comme tout le monde ici. Se baissant doucement, il rattrappa une belle hermine, son compagnon sans aucun doute, qui se faufila dans ses vêtements. Lui adressant un regard amusé, je le laissais poursuivre, passant machinalement une main douce et délicate sur la petite encolure de Séraphin, qui regardait le fier destrier de mon interlocuteur avec intérêt, sans pour autant en soulever des montagnes. Il était comme moi, paresseux en tout. Avare de ses expressions et de ses paroles, préférant se reposer par des pensées futiles et utiles. Comme moi sans doute, ce qui expliquerait qu'on s'entende aussi bien. C'est alors que l'étranger se présenta, répondant ainsi à cette présentation polie que j'avais effectuée. Orion Amanar. Non, il ne pouvait pas être d'ici en effet, ce qu'il confirma. "Le Caucase? Quelle route pour venir à Thèbes ! Je ne vous pensais pas venir de si loin."Mon esprit vif enregistra pourtant cette information. Le Caucase.. Le Nord même. C'était une donnée hors du commun, et je me demandais si cet homme était un lycan, ou un simple voyageur. Il avait pourtant une beauté magique, un quelque chose qui trahissait l'iréel de sa situation face à la nôtre, pauvres mortels qui vivons à peine, comme des papillons éphémères. Je laissais simplement cette question en suspens et poursuivais l'écoute, attentive à celui qui me faisait face, trahissant aucunement, ou si peu, mon intérêt pour sa révélation. Mon regard tranquille, paisible, comme le fleuve coulant du Nil aux eaux calmes. Happée par la discussion, je réalisais que le bel inconnu qui n'en était plus vraiment un acceptait mon aide. Je lui décochais un sourire confiant, accompagné de ce sempiternel regard lointain, aux accents de Paresse et de rêverie. "Je sais où on pourra trouver ce qu'il vous faut. Je connais un excellent apothicaire, pas très loin d'ici, dans les rues plus silencieuses."Dominant le brouhaha en me rapprochant un peu plus de lui, je poursuivis ma réplique, rensiegnant et expliquant à ce nouveau venu ce qu'était exactement l'endroit où je l'emmenais, lui faisant signe de me suivre au travers des rues tortueuses de la ville la plus active de l'Egypte et la Nubie. "Il est un peu reculé parce que.. Il ne vend pas que des épices pour raffiner les plats, vous comprenez. Entre le Safran et la Canelle, vous pourrez y trouver d'autres choses utiles."Je n'étais pas dupe. Je me doutais bien qu'Orion ne cherchait pas que du Paprika, sans quoi il ne serait pas venu de si loin en parfait étranger inconscient du pays dans lequel il arrivait. Un motif bien précis devait l'amener ici, c'était l'explication la plus plausible, je ne croyais pas qu'il ait pu faire le chemin pour un peu de promenade dans une grande ville de notre Monde. Je connaissais les créatures de l'ombre, et je savais qu'il y avait à Thèbes ce qu'on pouvait parfois difficilement trouver ailleurs. Et c'était sans doute ce qu'il voulait. Jouant la carte de l'honnêteté et la franchise, car je n'ai hélas jamais été bonne menteuse, je me décidais à lui parler droit. "Vous ne cherchez pas que des piments. C'est ce que je pense du moins, et je ne jugerais pas quelqu'un sur l'achat d'une fiole de venin de serpent. Je l'ai déjà fait, ce n'est pas attenter à ma bonne conscience."Tirant légèrement sur la longe de mon petit âne, j'entraînais ce groupe insolite parmi les ruelles, m'éloignant de plus en plus du centre. "Je me trompe?"Ma voix n'avait été qu'un murmure sur toute cette tirade amicale. Je voulais uniquement le mettre à l'aise, sans sous entendus, pour lui prouver qu'il n'y avait pas de malaise entre lui et moi. Je n'étais pas une gamine rapporteuse. Une curieuse sans doute. Rien de plus. _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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|  | | Orion Amanar Lycan Libre

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 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Sam 13 Sep - 10:30 | |
| La demoiselle lui était sympathique, aussi la suivit-elle sans faire d’histoire, trop content de trouver quelqu’un qui pourrait le mener à ce qu’il cherchait, d’autant plus que ce quelqu’un était une personne tout à fait charmante. Elle lui paraissait vive comme l’eau claire d’un torrent de montagne et ses yeux verts, le troublait à chaque fois qu’il les croisait. Pourtant il lui sembla que le regard de la jeune femme changeait quand elle le regardait. Il savait ne pas avoir fière allure, avec sa chemine trempée et sa veste qu’il gardait obstinément sur les épaules afin de dissimuler les deux épées qu’il portait au coté. Elle avait raison au fur et a mesure qu’elle le guidait de ruelle en ruelle le fleuve que formait la populace diminuait. Il en tira un grand soulagement. Il aimait se sentir entourer mais tout avait une limite, les bains de foule n’avait jamais été son truc même quand il était encore humain. Il devait l’avouer, il n’accordait qu’une attention limitée au dire de la jeune femme ne retenant que certains mots. Et il lui fallut quelques instant pour comprend la remarque vis a vis de la nature des achats. Comment ? Orion de mordis l’intérieur de la lèvre mais s’arrangea pour rester impassible. Soudainement il se sentait très mal a l’aise, il reposa son regard sur le dos de son guide, s’attendant a la voire se retournée et lui adresser un sourire plein de croc, mais elle n’en fit rien. Il pressa un peu le pas pour s’approcher un peu de la demoiselle et huma l’air, non elle sentait bien l’humain pas de doute la-dessus, mais était-ce une odeur de vampire cette ombre de fumet qui lui faisait frémir les sens ? Peut être bien mais il n’aurais en aucun cas put le parier tant il était diluer. Il fut interrompus par les derniers mots de la demoiselle. Non elle ne se trompait pas, mais ça il se garderait bien de le lui dire ! Il la soupçonnait même de savoir qui il était. Si elle était de mèche avec les vampires il y avait de forte chance pour qu’il se retrouve nez à nez avec l’un d’eux dans peu de temps. Cette nouvelle ne le réjouissait pas, aussi vérifia-t-il que les deux épées sous sa longue veste étaient facilement accessibles. Il attrapa plus fermement les guides d’Epram et senti Akasha s’agiter contre sa nuque, l’inquiétude du lycan était contagieuse. Il inspira a fond pour retrouver son calme et réfléchit a une réponse, il devait feindre celui qui ne comprenait pas, mais vue le temps qu’il avait déjà perdu en pensée inutile, il ne pouvait pas jouer les grand innocent. Si la jeune femme était imprudente, elle était loin d’être naïve et le lycan ne pouvait qu’être impressionner par sa vivacité d’esprit. Il n’avait pas d’autre chois que d’endosser un rôle qui le lui plaisait guère mais qui était tout de même plus avouable que sa véritable nature. Il prit l’air gêner, ce qui n’était pas très difficile puis que c’était vraiment le cas. « je…»Mimer celui qui cherche une réponse, puis feindre de céder devant l’implacable vérité. « Oui »Mais il ne devait pas en rester là. Il semblait jeune, ne pouvait donc pas prétendre à un statut que l’on acquière grâce au nombre des années. Il devait garder à l’esprit qui était humain et rien d’autre. L’exercice n’était pas si difficile puisque dans un passe lointain c’est effectivement ce qu’il avait été. « Je suis ici sur l’ordre de mon maître, il est… alchimiste, enfin si on peu dire sa comme ça et sert les templiers. Et dans quelques années quand j’aurai fini mon apprentissage il m'acceptera comme son égale ! »Le terme alchimiste avait été prononcé après un temps hésitation, le lycan avait marqué la pause pour monter qu’alchimiste n’était peut être pas le terme le plus approprier. Et la dernière phrase avait été prononcée avec fierté. Cette même fierté qui luisait dans son regard aux couleurs des cieux d’hivers. Sorcier… Oui aussi étrange que cela puise paraître, il y avait une grande part de vérité dans ses propos. Il était apprenti avant d’être lycan. Apprenti de ce que les humains appelaient sorciers. Il avait fini son apprentissage et avait lui-même accédé a ce rang. Ce souvenir le fit sourire malgré lui. Un lycan maîtrisant la magie des humains…Lui qui n’était même pas capable de maîtrisée celle de son peuple. _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 186 Age: 18 Ville: Azranum Rôle: Esclave d\\\'Ylania Péché fétiche: la Paresse Date d'inscription: 13/07/2007
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Sam 13 Sep - 18:24 | |
| Je sentis aussitôt le malaise que mes paroles avaient occasionné sur mon interlocuteur. Je sentais qu'il prenais son temps afin de reprendre son souffle, et de réfléchir aux mots qu'il allait signeusement choisir pour me répondre. J'imaginais volontier que l'étranger à ces lieux me prenaient pour une fille particulière, aux paroles plutôt acérées. Dans le calme retrouvé des ruelles aux murs blancs éclairés du lourd soleil nord Africain, je poursuivis ma route, me rassurant par le bruit des pas d'Orion sur le fait qu'il n'avait pas déserté devant mes réflexions. Lesquelles étaient peut être indélicates, finalement. Le silence entoura notre troupe un instant, rythmé par le posé tranquille de Séraphin et du petit cheval de mon compagnon de route. Alors que mon âne avait une élégance spéciale, le destrier avait une apparence forte qui dégageait une puissance visible. Chacun avait une classe différente, mais ils s'accordaient plutôt bien. je le tournais légèrement vers Orion Amanar, observant son attitude du coin de mes yeux verts amandes. Il semblait soudainement anxieux, bien que ce changement fut peu visible. "Vous savez, personne ne vous sautera dessus au détour d'une rue. Si j'ai dit tout ça, c'est parce que je le soupçonne. Mais je n'ai rien contre vous."je marquais une légère pause, remettant en ordre mes idées pour parvenir à expliquer ce à quoi je pensais pour qu'il soit de nouveau assez à l'aise avec moi. Ses réponses avaient été hésitantes, et je cherchais à ajouter une quelconque palabre qui pourrait lui prouver ma bonne foi. "Excusez moi si j'ai pu paraître brusque tout à l'heure."Pourtant, il vint à me parler, à m'expliquer sa situation et ce qu'il faisait là. J'étais pourtant étonnée, car je sentais planer le doute dans ses paroles. Mentait-il? J'aurais presque pu le parier, si je n'avais pas voulu croire en cet homme au regard si doux. Mais je me posais véritablement des questions. Le mot alchimiste me mit la puce à l'oreille. On en trouvait si peu parmi les humains ! Une telle coincidence me poussait à réfléchir plus encore. Et les templiers ! Cette fois, j'avais vraiment la puce à l'oreille. La liaison me paraissait étrange, mais je n'en laissais rien paraître. Je décidais de jouer à nouveau la carte de la franchise, tout en masquant là d'où je venais, histoire de relancer cette conversation pleine de mystères que je voulais résoudre. C'était un échange mystique, où chacun voulait connaître le premier la vérité sur l'autre, sans doute sans vouloir le brusquer, mais pour percer ses secrets sans l'effrayer, sans casser cette attirance incontrôlable trahie par la curiosité que nous éprouvions l'un pour l'autre. Oui, je voulais résoudre le casse tête, et je pensais bien en être un également pour lui. "Je viens d'un endroit un peu plus reculé, je ne suis pas habitante de Thèbes. En réalité, je suis née en Europe.."Je débitais sans réfléchir plus quelques phrases sur ce passé qui me semblait alors si lointain, omettant volontairement certains évènements, occultant ma situation actuelle. Si j'avouais que j'étais esclave au service d'une Chasseuse du Roi vampire, je ne pouvais que craindre sa réaction. je me doutais que cette dernière ne serait que peu bienveillante dans la majorité des cas. Je ne savais de quoi cet homme aux yeux si doux pouvait être capable sous l'effet de la colère. Peut être me torturerait il pour avoir des informations que je connaissais de par ma position? Peut être me tuerait il sans plus attendre, et je n'aurais alors aucun espoir de rédemption, aucun espoir de survie. Je n'étais qu'une frêle humaine, une paresseuse dont la seule force était celle de mon regard aux reflets d'émeraude si pénétrants. Rien de bien extraordinaire en somme. Je brûlais pourtant de savoir si, oui ou non, il était bien de ma race. Je voulais croire que oui, mais mon instinct me dictait qu'il était de cette espèce brutale, vivant dans le Grand Nord, là bas, à cet autre Royaume perdu que la populace de notre temps ignoraient totalement. Je sentis un léger picotement dans le cou. Ma perruche, toujours aussi argentée, s'était accrochée au col de mon vêtement, remontant sur mon épaule pour investir la place qui lui revenait de droit, et qu'elle revendiquait hautement. Elle piaillait doucement, donnant de çà de là quelques gentils coups de bec, frottant sa tête contre ma joue, affectueusement. Tania, puisque c'est son nom, jouait donc avec les mèches de mes cheveux roux, et je ne pouvais m'empêcher de sourire à ses acrobaties toujours plus adroites. Je lui chuchotais en riant un léger "arrête!" et elle cessa ses activités pour se mettre à faussement somnoler à mi chemin entre mon épaule et ma gorge. Je tournais alors mon regard vers Orion. "Nous arriverons dans un petit moment encore, il reste quelques quartiers à traverser, mais ils sont très paisibles vous savez." _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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|  | | Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Lun 15 Sep - 17:50 | |
| Le lycan poussa un soupir résigner, il avait chaut, mais ça ce n’était pas nouveau, du coup il marchait avec Epram du coté ombragé de la ruelle, remerciant les habitant d’avoir battit leurs maisons en hauteur. Orion était soulagée que l’apothicaire ne soit pas loin. Une fois ses achats terminés, il pouvait prendre la poudre d’escampette et abandonnée son guide, aussi charmante soit-elle. Elle était beaucoup trop perspicace a son goût. Et puis il ne voulait rien avoir à voir avec les vampires si la demoiselle était effectivement de mèche avec eux mieux valait vite mettre de la distance entre elle et lui.
Pourtant il était curieux de savoir qui était cette Nina au yeux vert et a la crinière rousse. Le lycan abandonna sans regret ses pensées là ou elle en était pour contempler la petit oiseau qui venait d’apparaître sur l’épaule de la jeune femme. Akasha aussi marqua un vif internait à l’égard de l’oiseau mais lui, ce n’était pas pour son plumage…
Pourtant Orion avait du mal a se persuader qu’elle était « mauvaise ». Mauvaise… Ce n’était pas vraiment le terme adéquat, le bien et le ml était une notion toute relative et typiquement humaine, mais il n’avait put abandonnée cette habitude de jugée ses amis et ses ennemis selon ces notions. Le lycan savait bien que tuer était mal, mais cela ne l’avait pas empêcher d’embrocher des humains sans le moindre scrupule. En suivant son principe il aurai donc du ce considéré comme mauvais, mais au lieux de sa il affublait de ce titre une jeune femme qui n’avait probablement jamais eu de sang sur les mains.
Orion esquissa un sourire devant la stupidité de son raisonnement. Il corrigea donc sa faute, Nina était probablement une ennemie, ce terme était plus objectif et plus juste. Mais voilà, si elle était une ennemie, il ne pouvait pas feindre de ne pas le savoir et la laissée partir indemne, seulement voilà…elle était l’une de ses créatures, que dieu a voulue magnifique et le lycan avait conscience qu’il serait incapable d’égratigner un si beau visage dont les yeux d’un vers émeraude avait de quoi rendre folle de jalousie n’importe quelle femme.
Il poussa un nouveau soupir, sa faiblesse pour les jolies demoiselles le perdrait un jour, cela était évident mais le plus tard serait le mieux. Il ne voulait pas lui faire de mal, mais d’un autre coter, il se devait de savoir, et puis la curiosité le tenaillait. Elle était encore très jeune et semblait bien connaître ce monde qu’il côtoyait tous les jours, trop bien peut être.
D’un geste vif il lui saisit le poignet, sans forcer, il la fit se retourner. Elle lui faisait face, ses grand yeux vert brillant d’un éclat merveilleux. Orion se mordis l’intérieur de la lèvre pour rester concentrer. Il l’attira contre lui, pour la tenir plus fermement sans lui faire mal si elle venait a se débattre. « Qui êtes-vous vraiment ? Une ennemie ? » Le ton sonnait vrais. Pas d’inquiétude, pas d’agressivité, juste de la curiosité et un brin de méfiance. Il n’était pas menacent, mais il profitait de sa taille, supérieure a celle que le jeune fille pour lui prouvée qu’il ne servait a rien de jouer avec lui.
Elle était vraiment belle, on ne pouvait le nier. Elle était de celle qui n’on pas besoin de parure pour semblée belle, bien au contraire, elle d’une beauté, qui sans être sauvage respirait le vrais avec une petite note de négligence qui la rendait tout a fait charmante. _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 186 Age: 18 Ville: Azranum Rôle: Esclave d\\\'Ylania Péché fétiche: la Paresse Date d'inscription: 13/07/2007
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Mer 17 Sep - 20:47 | |
| Je laissais mes doigts souples et fins caresser, survoler les plumes délicates de Tania. La perruche, visiblement satisfaite par ces cajôleries, se décida alors à jeter un coup d'oeil à nos compagnons de route. Habituée à sommeiller sous ma tignasse de cheveux roux, ou dans une sacoche, elle déploya ses ailes dont les plumes les plus duveteuses étaient ébouriffées par la brise silencieuse qui perçait dans ces ruelles étroites. Elle ne semblait pas incommodée par le cheval nerveux qui renâclait et grinçait des dents sur son mors, et ne fut point apeurée par l'animal qui grimpait pareillement sur Orion Amanar. J'en étais rassurée, car la petite bête avait beau être courageuse, si elle n'était point calme, elle n'aurait été qu'une petite bouchée vivante, agitée dans tous les sens qu'il suffirait d'avaler pour faire taire à jamais. Fort heureusement, elle gardait son calme plat, continuant à titiller mon lobe pour que je continue de lui gratouiller le col, sous son bec ivoire. D'un regard en coin, j'observe Orion, lequel tient paisiblement les rênes de son cheval, scrutant autour de lui pour détailler les bâtiments de pierres blanches aux fenêtres de bois abîmé par le soleil tappant à certaines heures du jour. D'un coup, je sentis pourtant sa main qui se refermait sur mon poignet et, écarquillant les yeux, je sentis mon corps se retourner, tiré par la force du jeune homme caucasien. Je me retrouvais face à lui, si proche que je sentais toute sa force dans sa silhouette qui s'élevait bien au dessus de moi. Je le sentais bien, il ne me voulait aucun mal. Au moins pour l'instant, je l'espérais. Il me tira à nouveau, pour me maintenir prisonnière de ses bras puissants. Je ne pouvais m'échapper, et je ne l'aurais point voulu. Je n'avais aucune chance de fuite, même si je connaissais la ville. Si c'était bien un lycan, sa vitesse de course serait hautement supérieure à la mienne. Je restais donc silencieuse, plantant mon regard d'un vert profond dans le sien, attendant une réaction, une parole. Ce qui ne tarda pas à arriver. Qui je suis? Bonne question, à laquelle la réponse sera délicate. Je ne pouvais révéler tout ce que je savais, et je craignais de laisser ma langue fourcher et de trahir ma maîtresse bien aimée. "Si je vous dis la vérité, vous me la révèlerez aussi? Je ne suis pas de celles qui disent tout une fois au pied du mur."Je laissais mes iris assombries par l'obscure clarté des rues se poser sur les prunelles occultes d'Orion. Il semblait réfléchir à ce que je venais de dire, et je sentis qu'il refermait un peu plus ses phalanges autour de mes poignets. Ses articulations blanchirent légèrement. Prenant ce silence réfléchi pour un oui, je me lançais alors. "Très bien. Moi, je suis pour la neutralité. Je ne peux pas trop parler, sous peine de trahir celle que je sers, mais je n'ai pas de clan dans cette guerre. J'ai été adoptée, prise sous leurs ailes. Je cherche des informations, j'en donne, et c'est tout."Je repris mon souffle, cherchant mes mots comme un poète cherchant ses phrases les plus touchantes et les plus émouvantes pour atteindre le coeur des dames qui tombent alors en pâmoison à ses pieds chaussés de pauvres souliers, l'admirant au plus profond. Loin d'atteindre un tel résultat avec Orion Amanar, je me contentais de le fixer avec une certaine apréhension, cherchant à capter ses pensées. Inspirant, je poursuivis. "C'est à vous maintenant. Je sais que vous pourriez aussi bien me tuer sur place et partir, mais j'ose espérer que vous avez l'âme honnête. N'est-ce pas?"j'avais légèrement pâli, pourtant je conservais toute mon assurance. Ou, pour le moins, je tâchais d'avoir l'air sûre de moi malgré tous mes doutes, et l'inquiétude qui me tiraillait peu à peu, envahissant mes entrailles pour les tordre et me rendre plus blanche encore. Je soutenais pourtant le regard de celui que je soupçonnais d'être une créature immortelle venue du grand Nord, de ce nord mythique qui était l'ennemi même du Sud luxuriant et chatoyant de l'espèce qui m'avait offert un toit et une vie hors du commun. Je ne pouvais me laisser avouer ce que je savais, aussi me jurais-je de tenir ma langue jusqu'au bout, même si l'être qui semblait si doux face à moi se décidait alors à me maintenir entre ses bras pour me pousser à parler. Jamais, non, jamais. Je ne prenais part à ce conflit, mais je n'avais pas à maîtriser les dés, à avancer les pièces de cette grande table d'échecs du destins. Je levais de nouveau les yeux vers le visage à la fois si tranquille qui cachait dans ses pupilles la force puissante que je ressentais dans la pression de ses doigts sur mes avant-bras. _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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|  | | Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Mar 20 Jan - 17:54 | |
| L'âme honnête? Tu parle! Un vague sentiment de panique envahi le lycan, très vite maîtriser. Mais la tentions se lisait sur son visage. Il tendis l'oreille, regarda autour de lui, on était en pleine journée, peu probable qu'une sangsue ne se pointe mais on n'était jamais trop prudent. Il se mordis la lèvre inférieure et lâcha sa prise sur le jeune femme, reculent d'un pas, prudent. "Bon excusez-moi du dérangement. Tout compte fait, je vais me débrouiller tout seul. " Il se saisi les rêne d'Epram, Akasha sur son épaule dardant son regard noir sur la jeune femme. Il fit faire demi-tour a sa monture puis se figea."Comprenez-moi, je n'ai rien contre vous, mais j'obéi a mes supérieurs, que vous soyer neutre ou pas, ce chois ne me regarde pas que moi. Si je…continuait mon chemin avec vous, je mettrait vous mettrait en danger mais je mettrait en danger toute ma… famille. Je ne veux rien de tout cela, au revoir"Le lycan, Epram en main, entreprit de refaire le chemin inverse a celui qu'il avait déjà fait en compagnie de la demoiselle. Juste avant de disparaître au coin de la ruelle, il jeta un coup d'œil vers l'humaine. Elle était vraiment belle, il espérait que les sangsues prendrait soin d'elle et qu'elle s'amorti bien, il espérait aussi que jamais elle ne serai mordu, l'immortalité n'avait de beau que le nom. "prenez soins de vous Nina…" murmura-t-il pour lui-même.
Il se détourna est s'enfonça dans la ruelle. Epram a sa suite. Il trouverai un marchant, récupérerait ce dont il avait besoin, et quitterait la ville sans demander son reste, le soir même. C'est en tout cas se qu'il se promit.
[tout petit post que celui-ci -_-] _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Nina Swann Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 186 Age: 18 Ville: Azranum Rôle: Esclave d\\\'Ylania Péché fétiche: la Paresse Date d'inscription: 13/07/2007
 | Sujet: Re: Ici comme ailleurs Dim 15 Fév - 13:35 | |
| Il m'avait relâchée. Je sentis mon souffle reprendre doucement de l'amplitude, et ma poitrine jusque là bien agitée, nerveuse de savoir quel était désormais mon destin entre les mains de cet étranger de Thèbes, se calma rapidement. Il m'avait relâchée. Je ne pensais pas qu'il était du genre à se retourner brusquement pour me flanquer une gifle magistrale qui me ferait taire assez longtemps pour qu'il puisse m'achever, me tuer dans le silence le plus complet. D'ailleurs, je remarquais à quel point, en dehors de nos souffles et du pas de nos compagnons respectifs, la ville était exempte de tout bruit parasite. Peut être pouvait-on entendre au loin l'agitation des rues chargées de monde, les cris des poissoniers fiers de leurs dernières prises dans le Nil, ou de leurs poissons venus de la côte et de la Grande Mer scintillante. Peut être pouvait-on entendre les marchands qui cherchaient à haranguer la foule pour parvenir à vendre toujours plus de leurs épices parfumées aux passants déjà chargés de cabats et de lourds sacs de toile probablement remplis de blé et d'aliments bon marché. Et je repensais un peu à moi et à ma chance. Oui, moi qui marchais là, traînant dans le chargement de mon petit âne mille merveilles que je ramènerais ensuite au coeur du désert pour satisfaire mes maîtres. Du Safran, du Coriandre, et d'autres épices encore, des encens riches d'odeurs nouvelles que je découvrais et redécouvrais à chaque fois qu'on en brûlait dans la chambre de ma maîtresse, embaumant l'air de senteurs magnifiques. Mais je fixais de nouveau mon regard sur le jeune homme qui m'avait bel et bien relâchée. Son regard trahissait une légère panique habitant ses traits. Je l'avais sans doute mis au pied du mur en lui apposant une remarque claire. Il semblait de bonne foi, gentil et généreux, et lui imposer de défendre son être en lui demandant de ne point me mentir me paraissais soudain comme tendre un piège à un jeune lièvre. Mais il esquiva, reprenant vite fait confiance en lui, et m'indiquant qu'il poursuivrait seul. "N'avez vous pas de nombreux préjugés sur mes maîtres? Je.. Je n'ai pas à rapporter ma rencontre, pas plus que vous ne serez épié par d'autres de votre clan ici. Ils ne sont pas plus discrets que vous pour ceux qui ont l'oeil accoutumé aux immortels."J'eus un sourire nerveux alors qu'il m'expliquait les raisons de ses faits et gestes. Tania vint reposer son corps frêle sur mon épaule, secouant ses ailes argentées de perruche délicate. Je ne pensais pas que nous aurions pu être suivi. Et les vampires n'étaient pas de sortie en plein jour, et encore moins à Thèbes, je pouvais en être sûre. Et je l'étais, véritablement. Etonnament, je ne désirais point accrocher ce jeune homme et le forcer à aller à l'encontre de ses principes. Mais je retrouvais dans son allure les froids hiver de mon Europe, et j'étais curieuse d'en apprendre aussi. Jamais un immortel ne m'avait fait du mal, et je savais à présent qu'il était lycan. Peut être étais-je véritablement stupide, mais je voulais savoir qui ils étaient. La guerre ne signifie pas qu'il y a les bons et les méchants. J'étais dans un clan, mais apte à séparer conflit et connaissance. J'observais le lycan qui faisait alors demi tour, suivi de son cheval. Je jetai un regard avide au soleil qui n'arrivait point à percer dans cette rue protégée par les hautes maisons blanches, et poursuivis. "Vous savez, je ne vous supplie pas de tout me dire, d'autant que vous savez très bien qu'on ne peut se le permettre dans cette bataille. Mais vous avez eu une vie en dehors de cette histoire, et je suis curieuse de la connaître."Je repris mon souffle, cherchant les mots pour le retenir, lui qui allait sous peu tourner dans la ruelle suivante et déserter de mon regard vert. Il semblait murmurer quelque chose, aussi fallait-il que je continue, absolument. "Je veux juste savoir ce qu'est être comme vous. N'êtes vous pas curieux, vous, de connaître les vérités de l'homme d'ici et d'aujourd'hui?"Je ne savais pas si il m'avait écoutée. Il devait m'avoir entendue, car je savais tout de même que tout immortel a l'ouïe particulièrement fine, et j'avais parlé à assez haute et intelligible voix. Toujours est-il qu'il tourna sans prêter un seul signe d'attention à mon égard. Je me tournais vers mon âne pour remettre en place quelques bricoles, attendant encore un peu. Qui sait.. _________________ .: No fear, Destination Darkness :.
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