| | | Pour les lèvres d'une Rose [PV Alix de Belloy] | |
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Maël Khéops, Chasseur du Roi

Nombre de messages: 211 Rôle: Maître d'Alix de Belloy Péché fétiche: L'Orgueil Date d'inscription: 28/05/2009
 | Sujet: Pour les lèvres d'une Rose [PV Alix de Belloy] Dim 14 Juin - 17:25 | |
| Quel Paradis, quelle merveille. Je crois jamais n'avoir vu autant de douceurs fleuries, de douceurs exotiques et surprenantes en un même lieu. Et à chaque pas effectué au sein des jardins du palais impérial de la dynastie régnante, je me dis que jamais pareille beauté n'aurait pu naître à la surface. Nous autres suceurs de sang avons tant de chance de pouvoir jouir d'une telle magnificience pour nous seuls. Ces jardins, aménagés il y a bien longtemps par le Roi, avaient toujours été sagement entretenus. Avec précaution, on devinait ici et là quelques esclaves prudents, qui retiraient les feuilles mortes, les fleurs abîmées, et les pétales tombés sur le sol. Tout devait rester parfait. Et tout l'était d'ailleurs, parfait. Parsemés de chemins de vieille pierre grise, étroits, les jardins s'étendaient sur une surface indescriptible. J'allais sur l'un de ces sentiers qui serpentait entre les palmiers, les fleurs grimpantes aux parfums envoûtants de l'Asie du sud et des Indes. J'observais ici et là les plantations de fleurs tropicales dont les corolles étaient plus belles les unes que les autres. Je devinais un peu plus loin une bifurcation vers une allée de palétuviers. Je préférais cependant m'enfoncer davantage dans le monde des fleurs inconnues et étranges que l'on ne voit que sur les extrêmes de nos chers continents. Je délaissais donc à loisir les cerisiers fleurs et les pommiers aux fruits rouges et gros pour pouvoir effleurer du bout des doigts des créatures végétales dont les arabesques étaient plus stupéfiantes que jamais. Je passais devant un plant de fleurs de citrouille, et je souriais aussitôt devant cette apparence crénelée, jaune pâle. En continuant de cheminer gaiement à travers cette forêt de trésors naturels, je m'arrêtais devant une culture de Lantanas. De superbes spécimens, difficiles à décrire. Les boutons de fleurs jaunes, reliés entre eux par des tiges dont la teinte passe de l'orangée jusqu'au rouge sombre. Un jeune esclave humain était en train de remettre la terre bien à plat, et de les arroser. Je le regardais faire avec attention, et restais tout aussi souriant face à sa dextérité et son perfectionnisme. Sans doute ceux qui travaillaient ici étaient ils plutôt heureux de leur environnement. Et je les comprenais, il me paraissait délicat, voire même impossible, qu'il en soit autrement. Je passais mon chemin, laissant là l'esclave aux senteurs humaines acidulées et attirantes pour me retirer en un lieu plus désert encore. Il se trouvait que j'avais donné rendez vous à ma chère et tendre esclave ici, sur les petits bancs cachés des regards que l'on pouvait trouver près des roses. J'adorais cet endroit plus que tout dans ces jardins impériaux. Ces jardins qui me rappelaient les jardins de mon propre palais d'Egypte. Thèbes.. J'aimais tellement, encore adolescent, me rendre derrière les plantations de canne à sucre et de papyrus pour pouvoir autant que je le souhaitais y emmener Néferménedj et me laisser aller à ces chauds baisers d'adolescents, papillons délicats qu'elle laissait sur ma peau bronzée, et que je marquais au creux de son cou ambré. Mais les jardins de mes résidences égyptiennes n'arrivaient pas à la cheville des jardins que je foulais actuellement. Et j'abandonnais ici ces pensées mélancoliques pour me diriger à pas lents et mesurés vers notre lieu de rendez vous. J'y arrivais sans peine, je connaissais l'endroit par coeur. Bien que j'appris souvent l'arrivée de nouveaux pensionnaires végétaux, de nouvelles installations pour ces fleurs, je me promenais si fréquemment en ces lieux que j'y étais presque comme chez moi, en quelque sorte. Ainsi, une fois dans l'une des alcôves isolées constituées de rosiers grimpants sur des arches de pierres et de bois finement taillés, je laissais paisiblement une de mes mains courrir dans une des petites fontaines que j'apercevais là. L'eau était fraîche et j'appréciais la plénitude de ce moment où l'on percevait uniquement le bruit des feuillages et les mouvements des humains au loin. Quelques oiseaux lâchés ici et là dans cette serre géante brisaient le silence du battement régulier de leurs ailes. Par la suite, je me dirigeais vers le petit banc de fer forgé et m'y asseyais, croisant mes jambes l'une par dessus l'autre, abandonnant mes yeux à une errance infinie sur la végétation qui m'entourait. Les Roses avaient l'air d'accueillir avec joie les visiteurs tant leurs pétales étaient gonflés et larges. On en voyait de toutes les couleurs. Rouges, bien sûr, les préférées de la princesse, mais aussi des blanches, des noires, bleues, roses, jaunes, ou même oranges ou bien violettes. Chaque alcôve creusée était réalisée dans une couleur particulière, et j'avais choisi celle des roses blanches. Je supposais pourtant que j'étais bien le seul à avoir donné rendez vous à une demoiselle, et dans le cas présent mon esclave, dans cet endroit paradisiaque. J'avais rencontré cette fleur humaine il y a peu de temps, alors qu'elle errait entre les mains de sales sangsues revenues de leurs chasses en des terres éloignées. Elle n'était alors qu'un petit chaton perdu. Je n'avais pris personne sous mon aile depuis bien longtemps et je me soupçonnais d'être un peu trop sentimental envers les jeunes femmes en détresse. Mais peu importe qu'elle m'aimât ou pas, je ne souhaitais que lui rendre cette vie de captive plus agréable. Aussi, je l'avais fait mandée il y a peu par un esclave traînant dans les couloirs, un habitué des lieux, à qui j'avais ordonné de la conduire jusqu'à moi, ici même. Je voulais lui parler, la connaître un peu mieux. Cette créature effarouchée n'était là que depuis quelques jours, et même si elle me semblait bien à l'aise avec moi, il me fallait en savoir plus. Je devais savoir si je pouvais compter sur elle, ou si je comptais un minimum pour elle, tout simplement. Je devais savoir si elle m'était une alliée dans ces querelles intérieures, et je devais m'assurer qu'elle ne plongerait pas dans le premier traquenard venu. Au vu de son nombre de printemps, je me doutais qu'elle était aussi innocente que les roses blanches qui berçaient cet endroit magique. Je ne pouvais laisser pareille souris au milieu de cette troupe de chats. _________________ Dis moi que tu m'aimes, et je te tuerais pour cette audace. (Le Lézard)
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|  | | Alix de Belloy Esclave Confiant(e)

Nombre de messages: 5 Date d'inscription: 07/06/2009
 | Sujet: Re: Pour les lèvres d'une Rose [PV Alix de Belloy] Dim 14 Juin - 22:04 | |
| Il n'y avait que quelques jours que la jeune fille, car pouvait-on parler d'une jeune femme pour elle qui venait à peine d'avoir 20 ans, que la jeune fille donc était arrivée en ces lieux. La captivité lui paraissait pesante et elle regrettait la liberté de cette vie qui avait basculé un soir qui restait gravé dans sa mémoire. Et pourtant la beauté du site était éblouissante, tant les demeures, du moins ce qu'elle avait pu en voir, que les jardins à la végétation luxuriante. Il n'y avait rien d'aussi beau et d'aussi varié dans les contrées où elle avait passé son enfance et sa jeunesse. mais tout cela avait beau être beau, Alix n'était pas certaine que le prix n'en fut pas trop élevé, à savoir sa liberté. Plus elle se posait la question et plus la réponse lui paraissait évidente : la liberté n'a pas de prix! Après son enlèvement elle avait passé de rudes moments, tombée entre des mains peu soucieuses des bienséances et de la fragilité de la jeune fille. Elle s'était demandé si elle supporterait longtemps le régime subie et son corps, ses bras notamment, portait encore quelques traces de ces jours qui lui semblèrent durer des mois. Heureseument cela ne dura pas. Alix était tombé sur un homme qu'elle avait trouvé fort sympathique et qui avait voulu la prendre sous sa coupe. C'était lui, Maël, qui l'avait fait mander par un des nombreux esclaves qui trainaient en ces lieux. Elle devait se rendre dans les jardins qu'elle avait brièvement aperçus à 2 ou 3 reprises. Alix cheminait donc le long des allées, vêtue d'une longue robe blanche en voile léger. Elle en profitait pour s'emplir les yeux des coloris si divers des nombreuses variétés de plantes qui peuplaient ces jardins et les narines des fragrances étonnantes qu'elle aurait été incapable d'identifier. Sa seule certitude que c'était là pure merveille. Rien de tout cela n'aurait pu pousser dans les rudes contrées du nord qui l'avait vue grandir. On trouvait tout le long de multiples petites alcoves dessinées par des arbustes et des fleurs de couleurs différentes. La consigne avait été précise. Le rendez-vous était fixé en un lieu décoré de rosiers blancs. Elle aperçut à quelques mètres de là les rosiers blancs, d'une forme et d'une couleur qui lui parurent extraordinaires. On entendait le bruissement d'une eau qui coulait à proximité. En s'approchant la silhouette du maître, puisque c'est ainsi qu'elle devait s'habituer à l'appeler, se détacha. Il était assis tranquillement sur un banc. Le coeur de la jeune fille se mit à battre un peu plus fort, ignorant tout des raisons qui avaient poussé le maître à la faire venir ici. Arrivée tout près de lui, elle s'inclina devant Maël, avec beaucoup de déférence. |
|  | | Maël Khéops, Chasseur du Roi

Nombre de messages: 211 Rôle: Maître d'Alix de Belloy Péché fétiche: L'Orgueil Date d'inscription: 28/05/2009
 | Sujet: Re: Pour les lèvres d'une Rose [PV Alix de Belloy] Lun 29 Juin - 23:40 | |
| Des Merveilles. Un monde fantasmagorique. Le monde avait pour lui cet onirisme rutilant, cette beauté sensuelle et ces trésors éparpillés aux quatre vents, parfois dissimulés sous terre comme ici, offerts tout simplement à la vue des plus chanceux et des privilégiés. Il se trouve que j'en étais, et c'est avec un ravissement non feint que je me laissais aller sur le dossier de mon banc de bois soigneusement entretenu, comme tout ce qui m'entourait ici bas. Je savourais ces moments d'acalmie, ces périodes de plénitude apaisante qui venaient se répandre au goutte à goutte dans mon immortelle et insatiable existence. C'étaient des offrandes à mes rêveries nébuleuses, et j'acceptais ces présents de tranquilité qui m'étaient tendus avec gratitude, et j'en profitais de tout mon soûl. Je me vautrais dans ces délicieux instants avec la joie et la volonté d'un chaton se roulant dans la soie. Comme un petit oiseau je laissais mon regard papillonner de gauche à droite, puis de droite à gauche, inlassablement, observant dans les moindres détails tout cet incroyable décor qui m'entourait. Travaillé avec l'Art. Travaillé par des artistes, cela ne faisait aucun doute. Je laissais s'échapper un soupir puis replongeais dans l'exploration visuelle de cet extérieur extraordinaire. Je ne me lassais pas des roses blanches, qui s'entremêlaient dans toute leur splendeur, se livrant entre elles la douceur de leurs pétales opalins gorgés de rosée fraiche, leurs tiges pleines d'épines se mélangeant avec grâce en suivant la forme de l'arche qui formait cette petite alcôve végétale. De fait, peu importe où je posais mon regard, j'étais à cette place, entouré de leur parfum suave et sucré, entouré de ces mille lunes dont l'éclat gargantuesque illuminait mes sens au plus profond. J'étais ému, vraiment, et je me plaisais à me trouver assis ici, à contempler ces fleurs à la fois si sauvages et pourtant si maîtrisées par les créatures dominatrices, envahissantes que nous étions. Nous les hommes. Mais je me reprenais. Je n'étais pas un homme, loin de là. J'étais un vampire, l'un des plus vieux de cette noble société, et qui plus est, le Chasseur du Roi. Je n'étais pas de ces êtres barbares qui peuplaient la surface et en faisaient leur territoire de confrontation. Je n'étais pas non plus de ces bestioles poilues et hideuses vivant dans les confins du grand nord. Non point de tout cela, j'appartenais au monde riche et courtois des vampires enfouis sous le désert. Allez savoir si c'était mieux, toujours est il que nous étions alors à l'origine de ce coin de paradis, logé dans les entrailles de la planète. J'imaginais alors quelle serait la réaction de ma toute nouvelle esclave en découvrant cet endroit, le pot au roses si je puis me permettre cette expression, et ce n'était pas peu dire au vu du décor. J'étais assis, dans une posture plutôt à l'aise, adossé au banc. Les coudes repliés vers l'arrière, posés aux côtés de mon buste, laissant mes mains retomber paisiblement dans le vide. Le bassin légèrement avancé, les jambes croisées au niveau des genoux d'un manière assez féminine. Je portais ce jour là une tenue à la fois pratique et élégante. Des bottes de cuir noires, usées et souples, encore brillantes et propres.Un pantalon ocre moulant, orné d'une ceinture noire et discrète. Je portais également une chemise noire échancrée, ouverte de tout son long sur le col, laissant généreusement ma gorge et le haut de ma poitrine libres. Je m'étais vêtu cependant, en plus de cela, d'une veste toute aussi ocre que mon pantalon, qui ajoutait à ma superbe. Je laissais mes longs cheveux noirs encadrer mon visage, et passais un court instant mes longs doigts sur mon oreille où était accrochée une boucle d'oreille égyptienne. Un vestige des temps perdus, sans aucun doute. Je ne présentais pas si mal, j'étais même assez convaincu de mon aspect avenant. La jolie jeune femme choisit ce moment pour faire son apparition. Elle était habillée d'une robe blanche, de voile fin et léger, qui devait sans doute l'aider à supporter la chaleur qui pouvait parfois régner en ces lieux. Je n'étais pas étranger à ces souffrances purement humaines, pour les avoir connues autrefois, dans cette vie qui avait été la mienne. Je savais, en outre, que lorsque l'on était pas de la région, le climat pouvait être particulièrement insupportable. J'étais natif des terres sablonneuses et désertiques d'Egypte, je savais fort bien comment m'accoutumer de cette atmosphère pesante et poussiéreuse qui hantait les rues de Thèbes, je savais comment vaincre la fatigue qui engourdissait les membres usés par les rayons tenaces du Soleil au zénith de la Terre même. Je reportais donc mon regard aux reflets rougeoyants sur la perle humaine de 20 étés à peine, qui venait d'arriver. Je laissais mes yeux aux iris flamboyants de promener discrètement sur sa silhouette alors qu'elle s'avançait vers moi, s'approchant du petit bassin servant de fontaine à cette cachette fleurie. Je distinguais sur ses bras des traces violacées qui me laissèrent pantois. Je n'avais pas évalué à leurs justes valeurs les marques et les blessures qui trahissaient les coups et les violences qu'elle avait pu subir sous le joug des gardiens de captif. Je pestais intérieurement contre ces maudits vampires, d'où qu'ils fussent, pour des gestes aussi malvenus. Je me redressais légèrement, attendant patiemment q'elle fût arrivée au plus près de moi. Je sentais sa tension, sa frêle nervosité. Et tentais de l'apaiser d'un petit sourire. "Bien le bonjour, Mademoiselle. Enchanté de vous retrouver ici. Je vous ai faite mandée parce que j'ai à vous parler. De choses importantes dont je dois nécéssairement m'entretenir avec vous."Je lui fis signe de s'asseoir face a moi, ou auprès de moi, c'était celon. Peu m'importait qu'elle fusse près ou loin, du moment qu'elle restât sous mon regard acéré. Je ne tenais pas à perdre de vue un si joli minois dans ce monde de brutes et de cruauté. Mais ces pensées là faisaient très contes de fées. Je la regardais prendre place où bon lui semblait, et lui adressais un sourire rassurant, de nouveau. J'espérais qu'elle avait en moi cette confiance nécéssaire pour entendre mes confidences de la bonne oreille. Je le souhaitais ardemment. Je n'étais pas près à prendre racine avec une esclave si elle ne pouvait me donner confirmation qu'elle me soutiendrait, ou au moins qu'elle aurait la franchise d'affirmer sa position. Je choisis de commencer par le commencement. Autant la renseigner autant que faire se peut sur ce qu'elle souhaitait savoir de nous, de mon espèce. De moi. "Quel est votre nom, humaine? J'ose supposer que vous connaissez désormais le mien. Pour le reste.. Il me faut connaître certaines choses. Que savez vous de nous?"Une pause, une pause tranquille, laissant un silence religieux s'installer ici, entre nous, lui octroyant une pause pour réfléchir. Cela dit, j'ajoutais dans un murmure: "Que savez vous de moi?" _________________ Dis moi que tu m'aimes, et je te tuerais pour cette audace. (Le Lézard)
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