Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
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 L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]

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Filippia Von Hertven
Chef de Meute


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MessageSujet: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Lun 17 Aoû - 18:48

(Arrow suite du Scénario 2)

Une fois sortis de la Maison Communale, l'étrange duo formé du jeune mercenaire et de la lycanne avait traversé la place, puis s'était dirigé rapidement vers le côté de la Vallée où l'on apercevait les nombreuses anfractuosités qui constituaient les abris et maisons des Lycanthropes. Ils vivaient dans des habitations troglodytes, creusées dans le flanc d'une des montagnes qui protégeaient cet endroit extraordinaire. Une fois devant cet étrange mur troué de portes, la lycanne avait indiqué sa demeure au mercenaire qui la suivait avec empressement. Le vent était calme mais le froid tout aussi mordant qu'à son habitude.

"Entre."

Un ton direct, ni doux ni agressif. Une simple demande sans appel. Elle lui avait ouvert la porte de son gîte et ils s'étaient tout deux précipités à l'intérieur. Contrairement à beaucoup d'habitats lycans, la demeure de Filippia von Hertven était aussi lumineuse que possible. Des ouvertures bouchées par de la glace laissaient pénétrer la lumière en grande quantité, et une petite cheminée permettait de compléter le tout si besoin. A vrai dire, elle tenait à ce que son 'chez-soi' soit agréable à tous, humain ou lycan. Et les deux vivaient dans cette cité.

Par ailleurs, elle n'avait pas là une très grande maison, comparée à celles d'autres Chefs de meute, plus exigeants. Une fois le seuil passé, on débouchait sur une salle assez restreinte, dont la place se réservait à quelques vieux fauteuils de cuir pour s'asseoir ou s'allonger devant la petite cheminée. Un tapis de perse était étalé sur le sol, et une étagère taillée dans la glace abritait au frais quelques ressources nécéssaires. De l'eau salée, en cas d'incendie, et de la viande, ainsi que différentes liqueurs et alcools. Deux ou trois pommes, peut être, que le froid n'aurait pas rendues trop dures. Ensuite, une petite entrée aboutissait à sa chambre, et une autre à une pièce simplissime qui correspondrait à une salle de bain pour l'homme. Laquelle était emplie d'objets du quotidien d'une lycanne propre et prenant soin de sa fourrure au mieux.
Une fois entrée, elle referma la porte de bois qui grinça légèrement. Le froid les abîmait plus que rapidement et celle ci, malgré sa forte résistance, peinait à garder sa souplesse dans ce contexte.

Filippia invita le jeune homme à s'asseoir dans l'un des fauteuils, et, psalmodiant alègrement, elle fit naître un peu crépitant dans la cheminée disponible. Se saisissant de glace entassée dans un coin, elle encanta à nouveau et la glace, lentement entre ses mains, dessina les courbes alléchantes d'un verre, puis d'un second. Ils brillaient à la lueur des flammes. Elle en tendit un au mercenaire, qu'elle avait au préalable remplit de liqueur d'abricot, un produit délicat qu'elle avait ramené en grande quantité d'un de ses derniers voyages en Europe.

"Tu as sans doute soif. Cela fait longtemps que tu n'as pas bu depuis ton réveil. Prends donc cela."

Elle s'assit à son tour, gravement, puis laissa son regard se poser, gris argenté, sur le jeune homme qui lui faisait face. Filippia avala un peu de ce que contenait son verre en liqueur également, savourant le goût sucré, légèrement acide de cet alcool puissant de l'occident. C'était un goût fruité, puissant, et les senteurs seules de la boisson vous transportaient en d'autres lieux où un soleil chaud brûle les plaines des abricotiers dont les fruits tombent lourdement à leurs pieds. La jeune lycanne se resaisit. Elle restait de neige devant le mercenaire, et attendit qu'il eut but et avalé entièrement deux bonnes gorgées à son tour avant de s'adresser à lui de nouveau. Ils étaient au calme à présent, il devait avoir confiance, et parler. Elle devait savoir. Tout savoir, ou presque, elle devait apprendre autant qu'elle pouvait de ce qu'il savait.

"A présent parle moi, mercenaire. Tu m'as dis plus tôt que les templiers cherchaient à savoir ce que nous faisions en Russie.. J'ai également cru comprendre qu'ils n'en avaient aucune idée finalement. Mais toi, que sais tu exactement de ce que sont les créatures de la nuit?"

Après tout, il devait comprendre son point de vue. Elle cherchait elle aussi à protéger son peuple, et à le rendre moins vulnérable à l'homme qui le poursuivait de ses assiduités, d'une certaine façon. Elle s'adossa au dossier de son large fauteuil de cuir marron et usé. Ses pupilles braquées sur celles du jeune homme. Elle savait qu'ils pouvaient s'entendre, et qu'ils pourraient tout deux obtenir les renseignements qu'ils désiraient. Mais il fallait pour cela que l'un des deux parlent. Aussi Filippia espérait-elle qu'il répondrait. Ils étaient là pour ça, n'est-ce pas?

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Lun 31 Aoû - 11:53

Tancrède s'était rapidement vêtu d'un manteau plus épais, et venait à peine de sortir de la pièce dans laquelle il s'était réveillé que le froid l'agressait immédiatement. Habitué à la fraicheur humide et aux vents forts de Bretagne, le froid sec et glacial de Sibérie ne le gênait pas autant qu'on aurait pu le croire. Il fut tout de même heureux d'être emmitouflé sous une si épaisse couche de vêtements, et restait impatient de trouver refuge dans une demeure plus chaude. Il traversa alors une ville assez insolite, qui s'approchait parfois de ce que faisait les humains, mais qui différait malgré tout en de nombreux points. Il aperçut finalement ce qui semblait être les habitats des lycanthropes: des maisons construites à même une paroi rocheuse. Jamais le mercenaire n'avait vu ça de toute sa vie. Impressionné par les constructions, il s'éloigna sans s'en rendre compte de Filippia, qui marchait juste devant lui.

Ils approchèrent alors de ce qui semblait être sa maison. Elle l'invita à entrer, ce qu'il fit aussitôt, pressé de se mettre au chaud. L'intérieur semblait agréable. Le mercenaire s'assit dans un fauteuil, se débarrassant au passage de l'épais manteau qui recouvrait ses épaules, devenu plus un poids qu'autre chose. Il se frotta les mains pour réchauffer ses doigts gelés.Il prit un peu de temps pour observer la pièce dans laquelle il se trouvait: elle était assez petite, mais tout de même assez spacieuse pour s'y installer confortablement, et plutôt bien éclairée. Une petite cheminée chauffait la pièce, non loin du rôdeur. Il observait également les moindres faits et gestes de la lycanne, admirant la grâce avec laquelle elle faisait les choses. Elle utilisait une sorte de magie pour manipuler la glace et la transformer en verres. Cela l'intrigua mais le surprit pas vraiment. Après tout, il se trouvait actuellement en compagnie d'une femme qui pouvait à tout moment se transformer en loup, dans une ville où ce genre de choses étaient habituels. Plus rien ne pouvait vraiment le surprendre à côté de cela...

Il accepta alors le verre qu'elle lui tendit, et en bu une gorgée. L'alcool lui brula la gorge, si bien qu'il du retenir un haut-le-cœur. C'était autrement plus fort que la bière. Il en bu encore une gorgée, se forçant à ne pas tout recracher sur le tapis. Le goût lui rappelait vaguement un fruit qu'il connaissait déjà, mais il ne su dire lequel. Quoi qu'il en soit, il n'aimait pas vraiment, mais bu quand même, par politesse, espérant simplement ne pas finir saoul. Il valait mieux pour tout le monde qu'il reste parfaitement lucide...


« Les templiers ignorent pour la plupart ce qui cause votre agitation ici, mais je ne crois pas me tromper en disant que le grand maitre et quelques hommes de confiance en ont probablement une vague idée... Personnellement je pense que ce conflit dépasse de loin les quelques convictions des simples mortels, il y a bien plus en jeu que la foie et Dieu là dedans... »


Tancrède n'avait pas la moindre idée de quel mystère il parlait là, mais il n'était pas aveugle au point de croire que les grands dignitaires de l'ordre étaient toujours parfaitement sincères avec leurs soldats... Il serait bien naïf de croire une chose pareil. Mais ce qu'il savait désormais, c'est que l'ordre ferait n'importe quoi pour mettre la main dessus, et ça ne le rassurait pas vraiment...

« Je ne sais pas grand chose. Je ne fais que supposer. J'ai rencontré une lycanne à Azranum qui m'avait assuré que les humains n'étaient pas aussi purs et innocents qu'ils voulaient le faire croire. Alors je me suis rapproché des templiers. Je me suis fait mercenaire pour pouvoir accéder à leurs archives. J'ai passé plus d'une journée dans leur grande bibliothèque à examiner les documents que l'on pouvait y trouver. Et tous sonnaient faux. Tout était vraiment étrange... En tous cas, j'ai pu en déduire qu'il y avait un passage de leur histoire dont les humains n'avaient pas à être fiers, et que les templiers font tout pour le cacher. J'ai aussi appris par la lycanne que les humains, les vampires et les lycanthropes n'ont pas toujours été ennemis. Ce qui m'amène à croire que les humains portent une grande part de responsabilité dans ce conflit. »

Tancrède s'arrêta. Il but encore une gorgée de la boisson qu'il tenait entre ses mains, et réfléchit. Il lui fallait organiser ses pensées si il voulait être compréhensible. Il ne s'attendait pas vraiment à avoir à raconter son récit aussi tôt...

« Il me fallait en savoir plus. Alors j'ai entendu du dire que les vampires étaient très cultivés, et très attachés à leur histoire. Je me suis dit que si ils avaient une bibliothèque véritable, cela vaudrait peut-être le coup d'aller y jeter un coup d'œil... »


Le mercenaire marqua alors une courte pause. Il se doutait bien qu'il commençait à intéresser la lycanne. Elle ne s'était probablement pas imaginé qu'il était allé aussi loin dans son investigation...

« Je suis donc allé à Azranum, où j'avais pour la première fois rencontré une créature de l'ombre, j'ai repéré un vampire dans un café, et je l'ai suivit jusqu'à leur cité... Vasteval si je ne me trompe pas. C'est là que l'ordre m'a rappelé pour l'offensive en Russie. Je n'ai pas trouvé comment pénétrer la ville... Mais je ne suis pas près d'abandonner, crois moi. »

Il s'arrêta là, attendant la réaction de la lycanne.

Dehors la neige commençait doucement à tomber sur la mystérieuse cité des hommes-loups...

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Filippia Von Hertven
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Mer 9 Sep - 21:08

Adossée et confortablement installée dans son large fauteuil de vieux cuir, Filippia von Hertven porta une nouvelle fois à ses lèvres le délicieux breuvage au goût d'abricot, savourant le picotement puissant de l'alcool sur sa langue et le goût inimitable des fruits se répandant sur ses papilles fines et délicates. Son acuité gustative était de plus en plus forte avec le temps, et plus elle savourait des choses nouvelles, et plus elle avait l'impression de découvrir de nouvelles sensations. Elle cligna un instant des paupières, comme si devant ses yeux allaient apparaître les goûts sous une forme visuelle. Elle eut un petit sourire à cette pensée. Des saveurs se promenant sous une forme palpable, visible. L'idée était drôle et la jolie lycanne se dit que, sans doute, il faudrait qu'elle soit camée, et bien camée, pour que cela se réalise. Aussi laissa-t-elle tomber en gardant son sourire au coin des lèvres, et elle bu a nouveau quelques gorgées de cet alcool d'abricot, cette puissante liqueur. Elle se doutait que le jeune mercenaire en face aurait bien du mal à la boire, puisqu'elle était plus forte que la plupart des alcools, mais cela lui donnerait la santé plus rapidement aussi. Ainsi soit-il donc.

Filippia l'écouta donc parler, puisqu'il prit la parole. Attentivement, elle enregistrait chacune des paroles dont il la dispensait, buvant à ses lèvres avec autant de concentration qu'à son verre à présent presque vide. Il commença par parler des templiers. Il s'était battu après tout, et la jolie jeune femme imaginait qu'il n'avait pas été suffisamment stupide pour se jeter dans une bataille aussi violente pour les deux camps, surtout en tant que mercenaire ne défendant point les mêmes convictions que les soldats d'église. Il devait savoir pourquoi ils étaient là. Et elle souhaita qu'il partage pleinement ce savoir avec elle. Un jeu de confiance réciproque était vraiment nécéssaire, Filippia en était persuadée. Une fois que le jeune homme eu épanché ses premières paroles, une fois qu'il eut vidé la première partie de ses connaissances en la matière, prenant une pause entre ses deux répliques, la lycanne s'accorda un temps de réflexion avant de répondre. Il était important que l'échange d'informations soit convenablement fait. Hors de question de se jouer de lui, et de perdre la confiance qu'elle pouvait obtenir de lui, et lui d'elle.

"Dieu est une idée des hommes. Une idée qui n'a de cesse de durer et de changer. Les plus vieux de mon clan n'en ont point la même connaissance que les plus jeunes ou moi même. Dieu est pareil à tous et identique pour personne. Une curieuse idée de ton peuple qui a été le mien."

Elle reprit un peu son souffle. Oui, longtemps elle avait partagé ces idéaux, longtemps elle avait défendu les croyances de son pays et que les générations se transmettaient. Mais était-il juste de croire ainsi, sans preuve aucune, sans aucun retour de cette croyance aveugle? L'immortalité l'avait changée, et Filippia ne croyait plus en rien d'autres qu'aux vertus de son peuple et de Pandore. Elle voulait croire que Pandore était ce dieu que les hommes avaient cherché sans la trouver. Elle espérait que Pandore et son fameux livre était la réponse, le but pour que toutes races s'entendent. Cela ne prenait pas encore ce sens, et la désolait, mais elle souhaitait que tout change. Et peut être, pas à pas, avec ce mercenaire et d'autres, oui, peut être que c'était possible. Il fallait y croire, en tout cas. Filippia von Hertven en était intimement convaincue. Aussi, elle reprit la parole, de sa voix cristalline et flûtée.

"Ce conflit comme tu l'appelles dépasse bien cette idée de Dieu.. Et en est très proche. Si tu le souhaites, plus tard, je te parlerai de Pandore. Je pense que cela t'interessera, même si j'ai l'intuition que tu en as sans doute déjà entendu parler. Pour ce qui est des templiers, et des hommes, tu as.. Raison. Nous avons tous commis des fautes mais les hommes ont fait de nous ce que nous sommes. Des parias. Et sans doute les tiens ont-ils ainsi en grande partie scellé notre état de guerre secrète et de discorde."

Pause. Respiration à nouveau. La jolie lycanne organisait ses idées tout comme elle réorganisait sa chevelure qui tombait en mèches blondes et rebelles, encadrant son visage angélique dans tous les sens, joyeusement. Une fois cette douce action effectuée, aussi rapide fut-elle, elle recommenca à parler. L'expérience du mercenaire la fascinait. Il n'avait pas chômé pour entrer ainsi dans les affaires des templiers. Il n'avait pas non plus eu peur pour se rapprocher ainsi des immortels. C'était une chance, une exception. Il fallait qu'elle la saisisse.

"Il faut peut être que je t'apprennes quelques petites choses sur notre histoire commune. Tu as été courageux de t'infiltrer chez les templiers ainsi, mais ils cachent des choses que tu ne pourras jamais trouver ailleurs que chez les immortels. Nous nous sommes battus. Battus pour ce que nous cherchons encore à reconstituer, et les hommes nous ont tous bannis. Nous, les immortels, nous étions condamner à ramper comme des rats dans l'ombre alors que nous vivions tous à l'air libre, ensemble, auparavant. C'est cet évènement qui a provoqué la grande Révolution, comme on la raconte aux lycans Asservis qui rejoignent Naripolis sans culture de leur espèce. Mais, continue."

Elle estimait en avoir assez dit pour le contenter à moitié. Elle ne pouvait tout lui révéler, pas encore, et en laissant ainsi des trous suffisamment béants dans son récit, elle espérait raviver sa curiosité et l'inciter à parler davantage. Pour qu'elle même parle davantage. Oeil pour oeil, dent pour dent. En quelque sorte. Filippia l'invita d'un geste et d'un regard à pousuivre son récit. Il lui raconta alors qu'il s'était interessé à la célèbre bibliothèque de Vasteval. La cité des vampires était aussi assidûment cachée que celle des lycans depuis la première révolution, et malgré tout, la renommée de son imposante bibliothèque avait atteint les oreilles de tous les immortels et de quelques mortels à travers le pas des âges et des conflits. Elle ouvrit des yeux étonnés à la mention de ses recherches, d'Azranum, et se recomposa un visage neutre pendant qu'il finissait son récit. La lycanne ne pouvait cacher qu'elle était impressionnée.

"Tu as eu du cran d'en être arrivé jusque là sans te faire prendre, rôdeur. Beaucoup ont été tués pour moins qu'une filature de vampire tu sais. Mais.. Passons. Il est vrai que la gande bibliothèque de Vasteval contient de nombreuses informations, et ces sangsues n'ont jamais rien déformé dans leurs dires écrites. Ils y sont très attentifs comme tu le dis, et attachés. Et sans doute leurs membres les plus éminents sont ils encore plus vieux que ceux de mon peuple. Il est dangereux tout de même de t'aventurer jusqu'à eux sans la protection de l'un des leurs. Tout comme chez nous, comme tu as pu le constater."

La lycanne en était presque mal à l'aise. Elle avait presque honte de la conduite de certains des siens face à ces prisonniers humains qui étaient sans aucun doute désorientés et perdus en ces lieux. Elle se félicita d'avoir pris sous son aile un mercenaire dégourdi et doué d'une grande raison. Il lui serait très utile pour comprendre parfaitement tous les rouages de cette guerre. Et réciproquement bien sûr.
C'est le moment que choisit Esfir pour faire son entrée. Les flocons commençaient à tomber dehors quand Filippia entendit son familier s'étirer en râlant doucement dans sa chambre. La tigresse disposait d'une sorte de tanière dans un renflemen du mur de la chambre creusée de la jeune femme. D'un pas lent, le tigre des neiges s'approcha du pas de la porte, et sauta lestement la petite marche pour atterir sur le sol du salon. Elle s'approcha en ronronnant de Filippia, de ce ronronnement lourd et discontinu des gros félins. Jetant un regard timide à l'invité humain, la jolie lycanne aperçut le trouble du jeune homme et lui dit rapidement.

"N'aie pas peur, Tancrède. Elle s'appelle Esfir. Elle ne te fera aucun mal si tu ne l'agresses pas. Je peux te le promettre. Mais, je t'en prie, ne panique pas et ne la crains pas."

Esfir s'étira de nouveau, comme pour appuyer les dires de sa maîtresse, ouvrant son énorme machoîre, dévoilant sa dentition blanche de crocs acérés et sa grande langue rose dans un grognement correspondant probablement au bâillement de son espèce. Elle marcha avec légèreté jusqu'aux pieds de Filippia, et, posant ses deux énormes pattes sur le fauteuil bien large, elle grimpa sur ce dernier, s'allongeant à demi sur la jeune femme qui lui gratta nonchalamment les oreilles. Celle ci espérait d'ailleurs que le nouveau venu dans la maisonnée se ferait vite à la présence de la Tigresse. Aussi réengagea-t-elle la conversation, d'une voix un peu plus basse.

"Esfir est mon familier. Elle me suit depuis des années. Elle est.. Comment dire? Oh.. Un peu comme moi."

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Mar 20 Oct - 19:44

Tancrède commençait à avoir chaud. Sans doute était-ce l'alcool, ajoutée à la forte différence de température entre l'extérieur et l'intérieur. Quoi qu'il en soit, il n'était plus vraiment à l'aise, lui qui préférait généralement le froid et l'humidité à la chaleur. Cependant il fit un grand effort de concentration pour ne pas perdre le fil de la concentration, et écouta avec attention ce que la lycanne avait à lui dire. D'ailleurs, elle ne dit pas grand chose. Enfin rien de concret. Tancrède en venait à se demander si elle jouait vraiment franc jeu avec lui, où si elle se contenterait de ne lui dévoiler que le strict nécessaire. Méfiant, il ne laissa malgré tout transparaitre aucun signe d'inquiétude ou d'angoisse, et resta tranquillement assis, sans bouger, regardant tour à tour la jolie femme qui lui parlait, et la neige qui tombait au dehors.

Soudain, il commença à rigoler. D'un rire nerveux et sarcastique, qu'il ne sut contrôler. Il ne parvint pas à reprendre ses esprits rapidement, mais réussit tout de même à se calmer, et à articuler quelques phrases.


« Tu sais, là où les lycanthropes et les vampires sont très similaires, c'est bien sur leur orgueil. Vous êtes plus forts dans quasiment tous les domaines que nous, les humains, alors vous nous croyez inoffensifs. J'ai pisté et traqué des bêtes beaucoup plus intelligentes que le vampire que j'ai suivit jusqu'à Vasteval. »

Devant l'air neutre de la lycanne, le mercenaire finit par retrouver son sérieux, et attendit qu'elle ne dise quelque chose. C'est alors qu'entra un animal blanc comme la neige, et qui vint s'étirer près de Filippia. Tancrède haussa un sourcil, cet animal ne lui rappelait rien de connu. Sans doute la lycanne perçu un signe d'inquiétude en lui, et qu'elle se sentit obligée de le rassurer. Il n'en avait pas besoin, n'ayant jamais eu peur des animaux quel qu'ils soient, mais aurait bien aimé avoir quelques explications le concernant. Cependant ce n'était pas le bon moment, aussi jugea-t-il bon de conserver le silence. Il avait tellement de nouvelles choses à assimiler, tout cela était très compliqué. Mais en même temps, il avait face à lui une véritable mine d'or sur le sujet, et bouillonnait de lui poser toutes les questions qui lui tourmentaient l'esprit, quitte à ne retenir qu'une partie des réponses.

Le rôdeur attendit alors, immobile, calme. La lycanne fit de même. Tout deux se regardèrent fixement, se dévisageant l'un l'autre. Tancrède ne pu soutenir cette atmosphère pesante plus longtemps, et intervint:

« Voilà, je t'ai raconté mon histoire. Enfin du moins, ce que j'avais à te dire, le reste n'a aucun intérêt. Maintenant je crois que c'est à ton tour de répondre à mes questions. »

Le mercenaire marqua une pause. Ça oui, il en avait des questions. Beaucoup trop de questions. Il aurait tellement aimé avoir les réponses... Mais dans l'immédiat, il avait d'autres problèmes, plus urgent.

« Que vont devenir les autres prisonniers? Ne compte pas sur moi pour prolonger cette discussion si ils ne sont pas aussi bien traités que moi. »

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Filippia Von Hertven
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Dim 25 Oct - 22:55

"Весьма мягкий, Esfir, tout doux."

La blonde lycanne caressa simplement la tête de la panthère. Elle savourait le contact des poils blancs et duveteux sous ses doigts fins. C'était apaisant. Il y avait une si grande fusion entre elle et Esfir ! Elle était une grande part de sa vie, et la rupture, elle le savait, laisserait une plaie béante, suppurante dans son coeur. Mais toutes deux ne pouvaient mourir. Elles avaient l'éternité pour partager de tels moments de tendresse. Cela dit, Filippia releva son visage vers le mercenaire assis en face d'elle. Il n'avait pas l'air de craindre son familier, et elle s'en réjouit. Un dur à impressionner, tant mieux, elle ne tenait pas à devoir lui tenir la main devant chaque obstacle surprenant à ses yeux comme une mère traîne son petit garçon en lui apprenant des choses. Parfait. Elle fut même surprise du rire désinvolte, de l'attitude stoïque qu'il conservait. Elle avait cru remarquer le malaise qu'apporter la liqueur d'abricot, mais ne s'en était pas inquiétée. Cela devait le détendre. Mais son rire sans joie était plus épouvantable qu'un rire d'ivrogne dans l'esprit de la jeune femme. Un rire mécanique, sans vie. Pas de ceux que l'on aime entendre habituellement.

D'ailleurs elle n'aimait pas ce rire froid. Elle avait beau vivre depuis des années dans la neige, la chaleur et la joie des discussions et relations restaient un vif souvenir. Elle gardait en son sein l'image de ces bavardages paisibles devant la cheminée, chez elle. En Russie. Son amie Agnieska venait souvent l'écouter raconter ses folles chevauchées, et elle, comme un échange naturel, elle l'écoutait raconter ses sorties, ses présentations à la société. Agnieska était devenue une des grandes duchesses de la cours de Russie. Et Filippia était devenue une femme louve. Le temps, l'espace et les moeurs les avaient séparées, et la demoiselle aux cheveux d'or regrettait ce temps de bonheurs simples. Elle aimait toujours autant la légèreté de discussions à coeur ouvert. Peut être avait-elle retrouvé cela avec Fallaan? Peut être avait-elle senti chez ce chef de meute la douceur et la familiarité qu'elle n'avait jamais gagnée véritablement avec ses pairs? Peu importe. Elle avait écouté Tancrède d'une oreille distraite, plongée dans ses pensées et dans les caresses d'Esfir qui ronronnait calmement, étalant un peu plus ses grosses pattes sur ses genoux.

"Et vous, les hommes, vous nous avez rayé de la carte par votre nombre, alors que vous crevez de peur dans l'ombre. On ne peut que s'enorgueillir de la peur qu'on vous inspire encore des siècles après la séparation."

Elle souffla légèrement. Elle ne désirait aucunement brusquer le mercenaire, ni le vexer. Mais il n'aurait rien d'elle en attaquant son peuple. Elle observait des faits, constatait son courage, mais ne tolèrerait en aucun cas qu'il puisse un instant se considérer comme avantageusement placé dans cette conversation. Elle respira donc, expirant son orgueil avec ça, choisissant de repartir sur des bases plus saines. Elle sentait qu'elle avait été trop directe elle aussi, et qu'il était temps qu'elle s'étende davantage sur elle même pour lui renvoyer la balle. D'autant plus que Filippia sentait le regard du rôdeur se faufilant sur Esfir, puis tâchant de retrouver de sa fixité. Il fallait combler sa curiosité avant que les choses ne l'empêchent.

"Je n'ai jamais traqué de Vampire."

Elle eut un sourire sans joie. Quel coup du destin. Elle reprit donc de sa voix feutrée, un brin cristalline, perdant son regard dans le vague pelage de sa panthère des neiges, puis le ramenant avec force sur le visage de son interlocuteur.

"Mais j'en ai rencontré, bien sûr. Je mentirais en te disant que je les aime. D'ailleurs, personne ne les aime ici. Mais je ne les déteste pas, et les connais trop peu pour avoir appris à les aimer."

Une pause, encore. Elle réfléchit soigneusement au choix de ses mots, à ce qu'elle allait lui dire. De sa réponse dépendait l'enchainement de la conversation. Et il lui imposait d'autres remarques auxquelles il allait falloir qu'elle réponde. Mais avant cela, Filippia reprit la parole.

"Je suis originaire de Russie. A dire le vrai je ne me souviens pas avoir vu autre chose qu'un paysage de neige dans ma vie. Mais en arrivant ici, c'est comme une tradition, on t'apprend à détester les buveurs de sang. Les lycans n'aiment pas la solitude. Je pense que nous craignons tous les sangsues du désert qui n'ont pas peur de cette affreuse solitude. Nous avons l'instinct de meute, quand eux peuvent se séparer et s'infiltrer dans d'autres communautés des siècles durant sans regretter leur vie d'antan. C'est un concept que nous ne comprenons pas. Mais eux craignent sans doute le fait que nous soyons tous unis, comme une forteresse. Ils ne savent pas se réunir."

Filippia von Hertven se redressa, s'appuyant nonchalamment sur son canapé. Elle laissa son regard divaguer pour venir se poser dans les yeux du jeune mercenaire. Elle laissait s'échapper les mots au compte goutte, tenant ses informations comme la source cachée d'un long fleuve.

"Il y a beaucoup de choses qui peuvent t'intéresser. Poses donc tes questions, et je te répondrais. En échange, tu répondras aux miennes. Cela te convient-il?"

Il parla alors des autres prisonniers. Visiblement il voulait mettre à plat les termes du marché avant d'accepter. Pourquoi pas. Le seul problème, c'est qu'il ne semblait pas totalement comprendre que Filippia n'avait pas les pleins pouvoirs. Il aurait été ridicule de croire que son avis avait une quelconque importance dans les décisions du groupe. Les chefs de meute étaient des conseillers, à la rigueur. Elle occupait le poste de Stratège, ce qui ne faisait pas d'elle quelqu'un de plus important aux yeux du Kaiser.

"Je n'ai pas voix au chapitre, Mercenaire. Je suis à peine maîtresse de mon destin et du tien dans cette affaire. Ne sous estime pas le rôle du Kaiser ici. Je ferais ce que je peux, mais je ne peux pas aller contre celui qui me passe le couteau sous la gorge à l'envie."

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Dim 8 Nov - 21:43

Tancrède écouta l'histoire de la lycanne avec attention. Avec beaucoup d'attention. La dernière fois que sa route s'était arrêtée au croisement de celle de quelqu'un d'autre du peuple des lycanthropes, tout ne c'était pas passé comme il aurait pu le souhaiter. A cette époque, il était encore naïf, peut-être même pourrait-on dire innocent. Cela l'avait rendu orgueilleux, méprisant. Aujourd'hui, il regrettait amèrement l'impétuosité dont il avait fait preuve ce jour là. Peut-être qu'au fond, le serment qu'il honorait encore aujourd'hui même, avec plus de conviction encore, était une sorte de punition qu'il s'infligeait lui même pour s'être sentit au dessus des autres, alors qu'en fait, il était lui aussi plongé dans l'eau bouillante et sanguinolente de ce conflit millénaire, et il ne savait pas mieux nager que tous les autres. Cependant, peut-être son œil nouveau, extérieur, rendait son jugement plus pertinent. Peut-être était-il plus lucide que ceux qui vivent au cœur du conflit depuis leurs naissances. Quoi qu'il en soit, Tancrède avait cette volonté de changer ce qui devait l'être, et ça, ils n'étaient pas nombreux à en avoir le cran, ou plus simplement l'envie.

Fouillant ses pensées les unes après les autres, Tancrède n'en perdit pas moins le fil de la conversation. Aucun mot ne lui échappa. Comme il s'y attendait, Filippia comprit qu'il lui demandait d'intervenir en faveur de ses camarades prisonniers, et lui expliqua qu'elle n'avait pas le pouvoir de faire quoi que ce soit pour eux, même si elle essaya tout de même de montrer sa bonne volonté, le rôdeur savait qu'elle disait ça seulement pour ne pas lui laisser croire qu'elle ne se souciait pas d'eux. Mais cela était bien futile. Il était bien sûr venu ici pour se rapprocher du conflit, mais avant tout pour protéger autant de templiers qu'il le pouvait. Cette tâche était encore très importante pour lui, aussi ne les abandonnerait-ils pas de si tôt, même si sa curiosité lui dictait de ne pas insister, et d'obtenir sans plus tarder les réponses aux questions qui lui brulaient déjà la langue.

Tancrède se leva alors, posant son verre vide sur une petite table, et s'approcha de la fenêtre. Dehors la neige tombait régulièrement, d'une blancheur immaculée, sur le sol de poudre. C'était beau. Simplement beau. Pur et noble, comme la foi des soldats du Temple, mais pas encore souillé par le sang pourpre des cadavres qui pourrissent encore plus haut dans les plaines, où hommes et lycanthropes s'affrontèrent quelques heures auparavant. Ces heures paraissaient des semaines au jeune archer, et la distance séparant la mystérieuse citadelle blanche du champs rouge, pourtant si proches, était plus grande que la plus grande des distances qu'un homme seul peut parcourir en une vie. Il se retourna alors vers la lycanne blonde, restée assises dans son fauteuil, et ouvrit la bouche. Il resta un instant ainsi, la contemplant, interdit, réfléchissant à ce qu'il allait dire. Finalement, quand il eut trouvé ses mots, il prit la parole, rompant le silence glacial tombé sur la pièce:

« Filippia, je ne doute pas que tes intentions à mon égard soit honorables, ni que tu ne veuilles pas plus de mal à mes camarades qu'à moi même. Et je comprend bien que ton influence soit limitée. Cependant je ne suis pas venu combattre aux côtés des Soldats du Christ pour la lutte, ni même pour « massacrer et bouillir du bétail », comme j'ai entendu certains le clamer à fort et clair. Je suis avant toute autre chose venu ici pour protéger autant d'hommes que j'en suis capable. Aujourd'hui je n'ai pas tué, je ne peux pas tuer de lycanthropes, je n'en ai pas le droit, je n'ai fait que protéger des hommes en immobilisant leurs agresseurs. Peut-être que mes actes sont injustes, idiots, futiles, je n'en sais rien. Et s'il faut qu'on me juge là dessus, et bien que cela soit fait. J'ai fait ce qui me paraissait devoir être fait, et je n'ai aucun regret concernant mes actes. Mais je sais que je regretterait fortement de n'avoir rien fait, simplement pour satisfaire ma curiosité ou pour ne pas me compliquer la tâche, alors que d'autres hommes ont encore besoin, peut-être maintenant plus que pendant la bataille. »

Tancrède s'arrêta, pour reprendre son souffle, et guetter une éventuelle réaction de la lycanne. Celle-ci ne broncha pas, mais le rôdeur devina aussitôt qu'il avait su attirer son attention, et qu'elle l'écouterait attentivement jusqu'à la fin. Si fin il y aurait. Il reprit alors son long discours:

« Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit. Je ne resterait pas plus longtemps à parler avec toi si je ne suis pas assuré que les autres prisonniers reçoivent des traitements convenables. Si tu es vraiment certaine de ne rien pouvoir faire pour eux, alors je devrais te quitter. Ma décision est irrévocable. »

Bien sûr, il était conscient d'être encore son prisonnier, et ne s'accordait pas de liberté dû à son statut de privilégié. Non. Mais si elle refusait de l'aider, alors il interviendrait, à la mesure qu'il sera nécessaire. Il était évident pour tout le monde qu'il n'avait aucune chance, mais il irait jusqu'au bout. Il en avait fait le serment... Défendre la paix jusqu'à la fin.

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Fallaan Fenrissian
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MessageSujet: Re: L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]   Ven 13 Nov - 20:56

TOC...TOC...TOC...
Trois coups secs, contre le tableau de bois interrompirent la conversation dans la demeure de la chef de meute. Fallaan attendit quelques secondes puis il poussa lentement le lourd battant qui s'entrouvrit dans un grincement et entra.
A cause du vent et de l'isolation des murs, il n'était pas parvenu à identifier la personne qui se trouvait avec Filippia, mais une fois entré, le doute ne fut plus possible, il s'agissait d'un des otages humains. La lycanne l'avait mis à l'aise, le chef de meute ne sentait presque plus la peur qui l'avait étreint tantôt. Avant de prendre la parole, le lycan s'autorisa un instant pour humer l'air et vérifier que nul autre qu'eux trois se trouvaient dans les parages.


-"Pardonne ma venue Filippia, mais des évènements inattendus occupent l'attention de notre Kaiser, je me suis dit que je pourrais venir te tenir compagnie, si tu es d'accord cela va de soi..."

Ce n'était bien entendu pas l'unique raison... plutôt une excuse d'ailleurs. Qui à bien y réfléchir s'avérait plus que bancale mais le Lycan avait passé l'âge de rougir. En réalité plusieurs choses avaient guidé ses pas jusqu'à la demeure de la chef de meute. Tout d'abord cette histoire avec Dorian, l'avait forcé à quitté la maison communale pour ne pas être la risée de tous ses congénères et conservé dignité et crédibilité auprès du reste de la meute. Ensuite, le lycan commençait à en avoir marre du vent et de la fraîcheur hivernale et voulais se réchauffer, et n'ayant pas envi de retourner tout de suite dans la salle de réunion il avait opté pour un détour. Enfin la maison de Filippia car c'était la première personne qui lui était venue à l'esprit lorsqu'il avait pensé s'abriter chez quelqu'un.

-"Salutations, humain. Bienvenue à Naripolis !"

Le ton était franc, de sincères salutations, Fallaan n'avait jamais été un adepte du mépris et de plus au vu de la situation il semblait que Filippia cherchait à mettre l'homme à l'aise, il ne lui coûtait rien de rentrer dans son jeu...

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L'Antre de la Lycanne [PV Tancrède]

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