Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
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 Maël, Khéops vampirique

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Maël
Khéops, Chasseur du Roi


Nombre de messages: 216
Rôle: Maître d'Alix de Belloy
Péché fétiche: L'Orgueil
Date d'inscription: 28/05/2009

MessageSujet: Maël, Khéops vampirique   Jeu 28 Mai - 21:56

۞ Vous êtes? ۞

† Nom: Oublié depuis trop longtemps pour remuer ces vieux souvenirs.

† Prénom: Khéops, appelé Maël désormais

† Surnoms: Le Lézard

† Âge: 4000 ans environ.

† Race: Vampire.

† Caste & Statut: Chasseur du Roi.

۞ Hum... A quoi ressemblez vous? ۞

† Physio' & Psycho': Autant physiquement que mentalement, Khéops a su conserver tout ce côté mystique qui nous semble évident encore aujourd'hui d'attribuer aux pharaons. grand, svelte, la peau aussi lisse et belle qu'à ses plus belles années de son règne, il garde sur son visage la froideur et le respect inculqué par sa stature et sa place au sein de la hiérarchie egyptienne d'autrefois. Malgré sa déchéance de moeurs au cours de sa non vie de vampire, Maël est resté lointain et détaché, conservant cet air stoïque accordé à son profil élancé et immobile. Concentré et fort peu agité, il n'en demeure pas moins nerveux et très impulsif. Il fait partie des personnes au tempérament brûlant bien que réfléchi, les menant à la colère et aux éclats de voix violents et incontrôlés. Vêtu avec élégance de vêtements aux couleurs de son pays d'origine, Khéops affirme sa personnalité et sa volonté de s'affirmer dans la différence. Tout en lui désire se montrer dans son originalité et son exhubérance, lui qui est si paradoxalement discret et silencieux comme les pierres des hautes pyramides de son peuple.
Le visage fin, les yeux noirs et délicats aux pupilles ardentes, il arbore un sourire charmeur et,de façon général, un physique ensorceleur. Adoptant avec ce physique une psychologie profonde et complexe, Maël est de ces personnages incompréhensibles qui peuplent les histoires les plus folles et les plus délicates à expliciter. Mais vous saurez bien assez vite qui il est vraiment.

۞ Mais encore? ۞

† Dons ou Capacités: manipulation des sentiments, de par son fort charisme et ses nombreuses facilités à faire de l'autre ce qu'il veut. Grand sportif.

† Relations avec les autres: Froides. Mais c'est à vous de voir..

† Objets fétiches: Ses bijoux de pharaons qu'il a pu conserver.

† Familier: Une lionne du nom de Sekhmet.

† Armes: Javelot mais surtout puissant archer.

† Votre passé:

Je suis né il y a 4000 ans. Et j'arrondis pour ne point vous choquer de ce nombre d'années pour le moins surprenant. Si vous ne comprenez pas maintenant, ce n'est pas grave. Peut être plus tard, et même sûrement, vous saurez enfin de quoi je parle et quelles sont les raisons d'une telle longévité. Si l'on peut se permettre de parler de vie.
Je suis le pharaon Khéops. Fils de l'ancien souverain Snéfrou, et de sa vénérable reine Hétep-Gérès Iere. Si aujourd'hui on parle de moi, au passé malheureusement, comme l'un des plus grands de l'Egypte antique, il vous faut savoir qu'il n'en a pas toujours été ainsi. Mais cette histoire est longue, et comblerait le temps de nombreux habitants désoeuvrés de ma merveilleuse égypte des pharaons de jadis. Et dire que je suis l'un d'eux. L'un de ceux dont la dynastie est morte aujourd'hui.

Mon récit sera long, étranger, alors je vous prie d'être attentif et je tâcherais d'aller à l'essentiel, bien que ce ne soit point simple en mon cas. Comme vous pouvez vous en douter, et puisque c'est ainsi qu'il en était, vous ne serez point étonné d'apprendre que j'ai vécu mon enfance la plus tendre dans un luxe débordant et une richesse incroyable. C'était une époque où mon pays natal n'avait encore point sombré dans cette débauche, cette irrésistible déchéance qui tira avec elle la fin de cet empire d'Afrique du Nord.
Enfant, alors que je regardais les cours apaisés du Nil depuis les galères de mon bien aimé père, je me souviens que je cherchais dans mon regard quelque chose de différent de ce que vous pouvez tous voir aujourd'hui. Je crois qu'au fond de moi je savais que j'étais né pour vivre autrement. L'immortalité s'étendait à mes pieds, se roulant contre moi comme un chat ronronnant, et je ne la voyais pas. Pas encore.
Ma mère fut pour moi une image sacrée de l'audace féminine et de la grâce de ce sexe opposé que j'idôlatrais plus que tout. Je n'invente rien quand je dis que j'ai toujours été passionné par les femmes. Je vivais assis sur leurs genoux, alors qu'elles me caressaient les cheveux en me parlant avec douceur, et j'écoutais leurs voix délicates en me délectant de leurs visages aux expressions maquillées et de toute beauté. Une nourrice en particulier, Cippora, passait un temps infini à s'occuper de moi, me chantant de nombreuses berceuses, jouant, m'accompagnant me baigner et m'amuser dans le jardin mystique du palais des pharaons. Un jardin privé où elle et moi jouions à loisir à ce qu'aiment les enfants. Cippora avait bien du mal à me gronder alors que je cueillais les fleurs du jardin pharaonique pour les ramener et les déposer sur les robes de ma mère adorée. Pourtant, je crois qu'on peut dire que, de ma petite taille d'enfant à ce moment là, Cippora fut mon premier amour.
Elle était jeune, et belle. Sans doute n'était elle pas la nourrice d'un seul homme, au détail près que les autres n'avaient sans doute point le même âge que moi. Mais peu importe, elle était ce qu'elle était et je l'admirais pour tout cela. Mais j'ai grandi bien sûr, et il m'a fallut passer sous la tutelle d'un précepteur soigneusement choisi par mes royaux parents.
Ce fut ma première rupture. Autant dire que je ne voyais plus que rarement Cippora, et elle fut amenée à disparaître de mon existence.

Ce précepteur se nommait Narhmer. Il était constamment accompagné des Nubiens que mon peuple avait asservi en prenant le contrôle de la Nubie en descendant le cours du Nil. Ces nubiens à la peau hâlée m'impressionnaient plus que tout, et je crois n'avoir jamais tenu tête à Narhmer. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai jamais désobéi. Et je n'avais jamais que 11 ans.
Il tentait de m'inculquer les bases les plus indispensables à un futur grand roi d'egypte. Pour moi qui considérait alors qu'être prince d'Egypte n'était pas un privilège et une chance mais un droit et une forte normalité en mon cas, je considérais cet apprentissage avec tout l'ennui que peut manifester un enfant de cet âge. Pourtant, j'appris. Je faisais rentrer, Osiris sait comment, l'étiquette, le protocole, et toutes choses utiles à la cours dans cette cervelle qui m'avait été donnée à ma naissance. Ma mère veillait sur moi de loin, et vérifiait que tout se passait pour le mieux. Ce qui ne m'importunait aucunement alors que je mettais Narhmer dans l'embarras. En effet, on dira souvent des princes d'egypte qu'ils étaient volages et aventureux. Je ne peux me permettre de contrarier ces propos pour avoir été un parfait représentant de ce type humain. J'étais beau garçon pour mon âge, et je le suis resté toute ma vie, ce qui m'a valu l'attrait de la gente féminine et le succès auprès des valets et des fils de nobles qui me voulaient tous pour ami. Au delà même du fait de leurs pères qui les suppliaient sans doute, ou leur ordonnaient même, de se rapprocher de moi dans l'espoir d'obtenir un peu de place dans l'esprit de Pharaon.

C'est pourquoi je courrais à travers le palais, me cachais régulièrement à mes heures de préceptes, et filais en douce avec les jeunes garçons ou les demoiselles pour aller explorer les pièces les plus dissimulées du palais, où les jardins les plus loins de la vue de tous. Au départ, on me retrouvait aisément dans l'écurie où je jouais au soldat avec les autres, m'imaginant chef des armées comme mon père, prenant la Perse et les hautes terres du Sinaï pour les rendre à mon peuple, qui me couvrirait d'amour et de présents, me vénérant plus encore que Râ lui même. Et puis, en atteignant mes 15 années, et plus, je quittais de plus en plus mes compagnons de batailles fictives pour retrouver les jeunes filles dans les hauts papyrus et les fougères du jardin. Je fis plus particulièrement la connaissance de Néferménedj, autrement dit dans ma langue natale, Celle à la belle poitrine.
A croire que son prénom offert par ses parents avait influencé sa forme physique, je ne peux nier qu'elle présentait les plus jolies formes qu'on eut vues dans toute la Méditerranée. Elle avait des cheveux longs, lisses et d'un noir brillant et coulant entre mes doigts. Une peau brûlante, dorée comme le pain d'épice des pays d'Occident. Elle avait les lèvres de la couleur des fruits que nous mangions avec appétit dans les plus riches banquets. Elle était merveilleuse, tout simplement. Khéops etNéferménedj. J'imagine aujourd'hui avec mélancolie à quel point cette alliance aurait pu être magnifique dans les archives du présent, alors que de parfaits inconnus parlerait de mon reigne et de cette reine merveilleusement belle qu'elle aurait été. Cette reine aux yeux en amande et au corps d'éden.
Mais bien sûr, tout ne va pas comme on le souhaiterait, et pour la seconde fois de mon existence, celle qui animait mon coeur d'une douce fraîcheur me fut enlevée. Mariée à un noble vivant plus loin, trop loin dans Thèbes. Sans doute s'est-il mordu les doigts d'avoir marié son fils à une femme déjà prise, dont la promesse virginale avait été arrachée par le fils de son Pharaon lui même. Qu'importe aujourd'hui.

Je ne m'occupais jamais de ma fratrie à l'époque. J'étais l'aîné et de loin, aussi considérais-je ceux de mon sang avec le plus grand mépris que l'on doit à l'âge adolescent. Mais passons. Il me faut accélérer le récit désormais, puisque mon brave père nous avait quitté. Snéfrou n'était plus à présent, et il incombait à son fils de reprendre les rênes de l'Egypte. Le trône d'Horus était mien à présent, et je devais être digne de cette place.

On ne retient pas grand chose de mon règne aujourd'hui, si ce n'est l'édification de ces formidables pyramides, lesquelles furent alors mon tombeau. Tombeau supposé puisque je vous parle aujourd'hui. J'ai épousé quatre femmes, lesquelles m'ont donné plus d'enfants que vous ne pourrez jamais plus en avoir à présent. Mais j'étais fier de mes gamins, bien que, comme l'avait été Snéfrou pour moi, je n'étais qu'une image lointaine pour eux, hors du temps, une sorte de force incroyable juchée sur son trône, imperturbable, plongé dans ses pensées. Je ne retiens de ces nombreux enfants que mon favori, Khéphren, sans doute celui qui saura m'être suffisamment semblable pour diriger le peuple d'une main de fer, et faire construire auprès de mes pyramides le puissant Sphinx qui impressionne tant les personnalités de maintenant. S'il pouvait entendre ces mots, il saurait peut être deviner à quel point il fut mon fils le plus désiré à ma succession.
Néanmoins, une chose est importante à vous raconter puisqu'elle est à l'origine de ma toute nouvelle vie. Il s'agit de cette.. Transformation. j'étais mortel à l'époque et j'avais chassé de mes pensées les femmes et ce serpent d'immortalité qui me faisait toujours rêvé en s'enroulant à mes pieds.

Un beau jour, alors que j'étais seul dans mon jardin, étudiant quelques papyrus de mes conseillers et généraux, une voix puissante me parla. Je ne voyais rien, et il faisait nuit. j'étais éclairé par quelques torches. Si je crus tout d'abord à un assassin, je me gardais bien d'alerter qui que ce soit. Quelque chose m'interdisait toute réaction. J'approchais de ce que vous considérer à présent comme la fin de mon règne. Et je l'appréhendais, je le savais quelque part.
Cette voix, puisque c'est elle la clé, était une voix masculine et forte. Elle me parla dans mon égyptien le plus somptueux, teintée d'un étrange accent pourtant. Accent grec j'en étais sûr, et je ne m'étais pas trompé. Ce premier soir, cette étrange créature humaine ne se présenta point à mon regard mais m'invita à l'écouter et à revenir le soir suivant. Ce que je fis. Chaque soir, il venait me parler de ce qu'il était, de sa vie, et de ce qu'il était devenu ensuite, comme je le fais avec vous à présent. Il me parlait de tout, de la communauté vampire, des mythes de Pandore qui dirigeaient son peuple. Et j'étais irrésistiblement attiré par tout ce monde incroyable.

Un soir, ce fut le grand saut. Il me mordit, tout en terminant son récit, et je devins l'un des siens. A la peau d'albâtre, bien que je conservais un peu de mon teint de vivant. Je devenais une beauté masculine ténébreuse dans l'immortalité et je me réjouissais de retrouver de mon charme de mes jeunes années.
Mais je ne voulais pas continuer d'être Khéops, même dans l'ombre. Alors, pendant que tous croyaient à ma mort puisque je disparus cette nuit là, je devins Maël, vampire tout jeune au passé luisant et victorieux de pharaon. Je ne regrettais rien de tous ces choix. Avais-je d'ailleurs eu le choix?

Je commençais mon apprentissage de jeune vampire avec celui qui devint mon maître et... Mon amant. Peut être cela vous paraît-il excentrique, mais nous autres vampires faisions en cet autre temps peu de distinction entre le genre féminin et masculin de notre espèce. Les temps changent, les coutumes également. Autre siècle, autres moeurs. Julius m'apprenait tout ce qu'il savait, et voulait tout savoir de mon époque. Nous partâgeames de nombreux siècles tous les deux, et nous apprimes même ensemble sur la nature de ce que nous étions. Ou ce que nous supposions être. Nous nous étions retirés à Chypre, pour vivre sur cette île où peu de gens restaient, car infestée de pirates à ce moment crucial.

Par la suite, je fis la connaissance de la cours de Vasteval, lorsque l'un des enfants illégitimes d'un pharaon devint le roi des damnés et des créatures infernales que nous étions. Alexander Crowley, dit Lysander, ou Melmoth l'Errant. Je me jurais de le défendre et je passais alors autant de temps que possible à ses côtés, élevant sa fille, profitant des dames de sa cours, l'aidant de ma noble expérience. C'était pour moi comme si Képhren m'eut été rendu, des siècles plus tard. Je suis devenu son espion, son esprit. Le Lézard. Et il en est resté ainsi désormais, bien que je cherche aujourd'hui à comprendre la guerre qui nous dévaste, et à trouver les prétendus rebelles qui souillent certains de nos éclaireurs au delà même d'Azranum.

Etranger, c'est avec mélancolie que je te parle de tout cela. Je ne te demande pas de m'absoudre pour tout ce que j'ai pu faire, tout ceux que j'ai tué pour me nourrir. Je me souviens juste avec mélancolie de Julius me racontant son histoire comme je le fais à présent.

Mais je l'ai déjà dit. Alors tends moi ta nuque à présent.
Et rejoins moi.
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Maël
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MessageSujet: Re: Maël, Khéops vampirique   Ven 29 Mai - 18:10

Voilà terminé ! ^^
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Andrea
Descendante de Pandore


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MessageSujet: Re: Maël, Khéops vampirique   Ven 29 Mai - 21:03

Eh bien écoute ça me semble parfait !

Personnage Validé !

Oublie pas de te joindre au scénario vampirique (enigme à résoudre, pour en savoir plus regarde dans les Parchemins) et puis sinon fais un ptit tour dans le flood !

_________________
Et on condamna la Folie a servir de guide à l'Amour..
Mordez moi ! I'm the Lust..
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Maël, Khéops vampirique

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