| | | Mélancolie passagère [PV Octavius] | |
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Edward de Fauntleroy Maître Vampire

Nombre de messages: 653 Age: 19 Ville: Vasteval sans doute. Rôle: Allez savoir.. Péché fétiche: La Colère Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Mélancolie passagère [PV Octavius] Jeu 1 Mai - 11:01 | |
| Oh, tiens donc, le Moyen Orient. Ces plaines arabiques, certes mythiques, mais si particulières. Ces plaines abyssales dont le sable fin tente d'en atténuer la dureté, offrant à mes yeux de glace la chaude vue dorée de collines interminables et sablonneuses. La nuit tombe doucement et je vois sans regrets le soleil quitter cet endroit de la terre, caressant une dernière fois l'aridité légendaires de ces territoires lointains. Je suis bien aise de me trouver ici, à contempler la fuite continuelle de mon ennemi de lumière, et je salue son départ par un peu de ma magie. Je saisis doucement dans ma paume une poignée de sable doux, orangé par les derniers rayons de l'astre solaire, et d'une discrète incantation, je rends ces petites perles plus lumineuses, plus luisantes encore que des étoiles. Mon souffle chaud vient alors les caresser, et ces poussières de comète s'envolent alors, illuminant le ciel dépourvu d'étoiles encore. Cette alchimie, qui réchauffe mes veines glacées m'amuse, je me complais dans ce pouvoir que j'ai gagné par mon immortalité. Et je pense à elle, à chaque instant où je l'utilise. Esther. Esther qui m'a laissé dans un monde bien étrange, bien obsolète, où seule la fougue et la perspicacité font de vous des gagnants. Mais je te remercie, Esther, toi qui m'a donné l'immortalité et le bonheur de pouvoir caresser ces rêves d'amour chaque soir, moi qui peux savourer délicieusement la position de vampire noble que tu m'as donnée, moi qui peux jouir dès à présent de plus de félicité que je n'en ai jamais eu je crois.
Mais j'y pense, Esther, Tu m'as sûrement oublié. Tu as sûrement oublié le jeune homme affolé que j'étais entre tes charmes ravageurs, et tu ne reconnaîtrais pas le vampire posé et froid comme le marbre que je suis devenu. On me court arpès, Esther, mais je suis aussi lointain que si je n'étais point vivant. J'ai quitté ma pauvre mère qui a désespéré de ne plus me revoir, et tout ça pour me rendre compte que je n'étais pas grand chose à tes yeux, ma belle Esther. Tu as joué avec le naïf que j'étais alors finalement, tu as deviné tout de suite que j'aurais suivi partout une femme aussi sexy que toi. Je sombrais dans la folie dès que je voyais un joli corps, et tu as su tout de suite que j'étais fait pour te supplier à jamais de m'accorder tes faveurs. Mais maintenant que tu es partie, c'est moi qui me refuse, moi qui charme et qui jamais, oh non jamais Esther, n'accorde vraiment de sentiments à quiconque. Tu as fait de moi un vampire insensible, dont les seuls sentiments sont portés par la fierté et l'orgueil. Ce ne sont même pas vraiment des sentiments, et les femmes que j'ai prétendu aimer n'ont vu de moi que l'amour charnel, mais ma psychologie reste seule, toujours. Ma pauvre Esther, si tu savais comme je t'en veux, de ne point revenir montrer le bout de ton nez aquilin sous mes yeux dignes des grands pôles. Tu as peur Esther? Je me laisse divaguer en pensant à toi. Je te hais maintenant pour ton abandon, et j'ai pourtant tellement envie de te faire sentir tout ce que tu m'as fait subir seul. Mais tu sais Esther, d'autres sont là, d'autres comme toi, son des mystères impénétrables.
J'abandonne les méandres de ma mémoire, je retourne à ma réalité. Je suis là, au milieu de ces déserts arabes, et je marche, silencieusement, admirant la souplesse du sol sous mes pas. Mes cheveux argentés, presque blancs restent insensibles à la brise qui tente vainement d'en embrouiller les mèches longues, très longues. Je n'ai peur de rien, je suis Lord de Fauntleroy, et je ne regrette rien non plus. Ces orgies, ces soirées délirantes qui me sont offertes, j'y goûte avec délices, j'oublie mon passé, ou tente de l'effacer, pour ne plus envahir mes pensées que par des souvenirs de fêtes incomparables, de ballets incroyables et de nuits extravagantes passées avec d'autres créatures obscures, toutes aussi particulières et attirantes. Je suis dans un monde qui me convient parfaitement. Moi, Edward, j'ai su trouvé ma place au milieu de ce gouvernement sans fond, implacable. Vampire noble, Maître vampire, je suis de ceux que l'on ne peut contredire, contre qui on ne se lève pas, sauf si on peut m'opposer des capacités et un titre supérieur. Elle me reviennent alors, ces personnes insolentes. Andrea, cette adorable peste de princesse, cette poupée violente qui a autant de dédain pour les autres que moi j'ai d'égocentrisme. Petite reine héritière, fière d'elle, hautaine, dont le regard d'un bleu infranchissable à presque réussi à faire taire le mien. Et l'autre. Son père, Lysander Crowley, Seigneur Lysander. Un homme dont la beauté vénéneuse est un poison pour les sens. Soutenir son regard relève d'une force des plus ténébreuses. Et elle aussi, qui arrive toujours à me faire douter, elle, cette Ylania Von Holleinstein Bifield. Elle qui sait toujours se montrer indifférente, celle qu'on ne peut comprendre. Elle sait qui je suis, elle a deviné ma façon d'être. Elle sent des choses qu'elle ne devrait pas connaître.
Je m'arrête à nouveau, je ne suis pas très loin de quelques falaises, et l'horizon ne m'affiche d'autre que le désert interminable, et je souris. Un sourire amusé, défiant le monde de tout ce chemin que j'ai parcouru. Elégance parcourt le ciel de son envergure magnifique, et ses plumes grisées, plus noires à certains endroits, sont tout simplement splendides. Elle vient, provocante, me frôler dans sa course aérienne. Je souris et ris doucement. Mais un bruit vient, et elle se pose aussitôt sur mon épaule, arrêtant son jeu pour scruter avec sérieux les alentours. Un visiteur? Mon murmure est amusé. Qui est-ce donc? Je l'ignore, mais il doit sûrement être surpris par le tableau présenté par l'étrange duo de la chouette et de l'homme que je reste malgré tout. |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Jeu 1 Mai - 18:27 | |
| Le cheval d'Octavius, à la robe brune semblable aux parures des plus grands chênes européens, avançait lentement sur le sable doré et durcit par le soleil qui venait juste de se coucher dans un splendide tableau naturel. Les traces laissées dans les dunes étaient rapidement recouvertes par d'autres sabots d'équidés qui se trouvaient dans le cortège formé par les cavaliers humains. Octavius, qui menait la petite troupe, était recouvert d'une armure légère composée d'un plastron en fer forgé marqué d'une croix de templier rouge, d'un heaume léger protégeant arrière et sommet du crâne, terminé par une protection nasale en croix également, des protections non jointes en fer sur les bras et les jambes et le tout par dessus des cottes de mailles grossière permettant la libre circulation de l'air dans les tissus blanc qui couvraient les templiers. Il se tenait droit sur le cheval, scrutant l'horizon où il devait mener ses hommes, pensant à la journée de négociation passée avec quelques chefs de villages avoisinants.
Derrière lui, quatre chevaux, menés par des templiers à l'identique d'Octavius, et deux dromadaires menés par des guides berbères sous allégeance à l'Ordre également. Les templiers étaient répandus dans toutes les civilisations, protégeant ainsi le plus grand trésor jamais accumulé, et gardant farouchement les secrets qu'ils possèdent dans leurs immenses bibliothèques cachées des yeux indiscrets. Mais ceux-ci respectaient un crédo bien particulier: discrétion et rigueur étant maitres mots de la vie d'un templier, aucun d'eux n'irais révéler quoique ce soit qu'il connaisse à quiconque essaye de lui arracher de force. Ainsi on pouvait côtoyer quelques templiers sans même le savoir, à condition que ceux-ci ne soient pas en guerre et donc ne soit pas en armure.
Octavius était plutôt contrarié, il avait espéré recevoir plus d'informations sur un possible avant poste obscur où un certain artefact sacré serait caché. Mais il faut croire que la source n'était pas sûre et on venait surement de le duper sur l'existence de cet relique inconnue. Il n'y avait surement jamais eu de Flambeau des Ténèbres au moyen orient mais Octavius voulait en avoir le cœur net. Tous les artefacts terrestres n'étaient pas en possession de l'Ordre et les templiers passaient la plus clair de leur existence à augmenter le trésor sacré. Quoique depuis quelques siècles, les reliques et les artefacts sacrés devenaient rares ou vraiment trop bien cachés pour pouvoir être décelé par les hommes de l'Ordre.
C'est alors qu'il aperçut au loin, dans la légère clarté du soir tombant, une silhouette humaine ou semblant humaine et une autre forme dans les cieux puis posée sur cette silhouette, un oiseau de proie surement. Octavius stoppa son cheval et leva le poing en l'air pour arrêter la troupe avec lui. L'un des berbères étonnés se plaça à sa hauteur puis découvrit également cette silhouette." Tu as demandé un autre guide Samouk ? " demanda le templier d'un air profond et alerte" Non maitre Octavius, aucun guide berbère, même expérimenté, n'est assez fou pour se retrouver en plein désert à la tombée de la nuit. " assura d'un léger accent arabe le berbère méfiant de cette silhouette inconnue" A combien sommes nous de la prochaine ville ? "" Environ 2 heures à dromadaire, maitre " répondit le berbèreIl fit alors avancer pas à pas son cheval se qu'imitèrent les autres aussitôt. Il devait savoir se qu'était cet inconscient du désert mais il sentait le piège grossier. Les pillards et les voleurs agissaient occasionnellement de la sorte, il fallait donc être vigilant. Les templiers placèrent leurs mains droite en garde sur le pommeau de leurs épées en attente d'un quelconque signe d'attaque ennemie puis la troupe avança dans la direction de l'inconnu._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Jeu 1 Mai - 23:07 | |
| Esther, Esther, Tu m'as distrait encore une fois, alors que tu es si loin de moi. Tu es terriblement lointaine, et je crois que le souvenir bouillant de l'abandon que tu m'as fait subir a finit par effacer ton image. Je sais que je te reconnaîtrais n'importe où, n'importe quand. Mais en y réfléchissant à présent, je ne me souviens plus de ton regard, de tes expressions. Je ne vois en toi désormais plus que ta démarche féline et tes formes voluptueuses. j'ai oublié ta beauté, ton regard puissant, tes caresses. Ces beaux souvenirs ont été anihilés par la honte, le dégoût de ton éloignement. Et pourtant, encore et toujours, tu me déranges, tu me préoccupes, et à présent je suis déconcentré, alors que d'autres arrivent près de moi. Elégance me ramène à la réalité, et mon regard se perd dans son plumage argenté, dont les doux reflets sombrent vers des couleurs obscures alors que le soleil poursuit sa course folle dans le ciel interminable. Ses yeux globuleux, à la fois si aimants et si indifférents exposent à mes prunelles glacées leurs splendeurs bleutées que j'admire. Nos regards se croisent, on dirait que nous nous sommes compris. Ah, mon Elégance, ma douce Eléa, tu te moques bien de mon passé, de l'être ignoble que je suis. Toi, tu m'aimes avec autant de pureté que ma mère m'avait aimé. Moi, immonde vampire, créature à présent damnée et démoniaque. Tu m'aimes avec toute la franchise et l'honnêteté dont les hommes et nous autres, créatures infernales, sommes dépourvus. Toi, ma douce chouette, dont les ailes sont plus réconfortantes que jamais, toi, tu es avec moi, toujours. Tu ne défends aucune conviction, juste notre amitié, ce lien étroit qui existe entre une personne et son familier, cher compagnon. Toi, tu ne me laisseras pas.
Et je suis plongée dans la contemplation de ton plumage alors que d'autres m'observent de loin, mais je n'y prête encore aucune attention. Puis je les regarde à mon tour, mes iris gris clairs allant de l'un des voyageurs à l'autre. Des templiers, j'en reconnais la croix sur l'habit du plus imposant, celui au cheval dont la douce couleur est proche de celle du bois taillé et vernis. Je les vois marcher, ces braves destriers, de leur pas lent et régulier, leurs sabots s'enfonçant un à un dans le sable fourmillant autour de chacun de leurs mouvements, comme une entrave. Eux qui sont si lourds ont bien du mal parfois à s'avancer par ici, car le désert est aussi profond. Les plaines sablonneuses sont pièges. Sans doutes ces visiteurs humains étaient-ils en route pour une plus ou moins noble quête. Ces humains ne connaissent que la valeur de l'or et des richesses, et ce groupe là avait sûrement repéré quelque chose, ou du moins, avait une idée en tête. Sans aucun doute pensaient ils pouvoir trouver un trésor sacré, peut être d'une valeur soit disant inestimable par ici, dans leur échelle de valeurs. Amusant. J'étais en effet amusé par ces recherches qui étaient pour moi sans intérêt majeur. Ils se comportaient comme des chats cherchant désespérement une souris se faufilant dans un territoire inconnu. Mais ces chats là semblaient méfiants. Certains, chevauchant des dromadaires, n'étaient visiblement pas du groupe de départ. Des guides peut être. Et si je leur faisais peur, que les autres aient alors la frayeur de leur vie, ici, en plein désert, alors que la ville la plus proche, source d'eau, est déjà fort éloignée de ce lieu sans vie, où seuls les cristaux de quartz des plaines de sable subsistent dans toute leur beauté rayonnante et miroitante.
Je les sentais, tous, gonflés à bloc, la main prête à saisir le manche de leurs sabres et de leurs épées, les doigts articulés avec raideur près du pommeau de leurs selles respectives. Comme c'est amusant, ça en est jouissif. Ils ont peur alors qu'ils ne savent même pas encore qui je suis. Pauvre d'eux, petits ignorants. Ils ne savent point sur qui ils sont tombés, et je me régale à l'avance de leur réaction affolée si ils entrevoyaient, ne serait-ce qu'une seconde, mes canines rutilantes, aussi brillantes et parfaites que les couteaux les plus tranchants, instruments de morts accompagnant mon sourire moqueur, terriblement moqueur. Ah oui, Narcisse, tu ne m'as point oublié dans l'humour et le caractère. Mon orgueil passe aussi par ma capacité suffisante, satisfaction réalisée dans la complaisance d'une frayeur créée, provoquée en pleine connaissance de cause. Je tendais mon avant bras, et ma belle Elégance s'envola, tournoyant majestueusement au dessus du groupe, hululant de temps à autre, son masque de chouette effraie fixant les inconnus, sondant leurs âmes avec la candeur digne des plus beaux oiseaux. Ma rapace revint vers moi, étendant ses ailes et planant de toute son envergure. Je les entends. Ils se demandent bien ce qu'un homme seul peut bien faire là, au milieu de nul part. Apparement, il craint que je ne sois un voyou de grand chemin. Je ris doucement. Si je n'étais que ça encore..
Je m'approche un peu. Il peut dès à présent distinguer parfaitement mon profil pâle, étranger à ces terres arides, et ma longue chevelure blanche ne peut passer inaperçu. Ma démarche paisible est parfaitement silencieuse, je ne fais pas un bruit dans cette étendue désertique, parsemée de sable fin et doré, devenu peu à peu gris à la douce lueur du couchant, s'abandonnant au ciel obscur. Comment vont-ils réagir, face à ma silhouette venue d'ailleurs, bien étrangère aux populations d'ici? Peut être me prendront ils pour un voyageur égaré, qui sait? Sans doute voient ils en moi un traquenard, un ennemi. Ou alors un homme perdu, venu d'une contrée lointaine, délaissé ici.
"Bonsoir, Messieurs.."
Ma voix n'avait été qu'un murmure, peut être plus pour moi même que pour eux. Je me demandais ce qu'ils allaient faire, entre tenter de me coincer, ou s'en aller. Me parler était une éventualité peu probable. Je souris, de ce sourire hautain, amusé, que je connais si bien, le jeu commence, ils sont mes pions, et je n'ai qu'a deviner leur choix pour le prochain tour. |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Ven 2 Mai - 10:05 | |
| [Pfiou mon niveau est beaucoup plus faible en RP que toi ... va falloir que je te bousille mouahahaha] Les cavaliers templiers avancèrent lentement encore vers l'inconnu. Celui-ci leur envoya une chouette en première réponse de leur marche, un animal nocturne très adapté à la chasse de nuit, très peu courante ici, surtout dans le désert. Une fois celle-ci reposée sur son maitre, Octavius vit que l'inconnu s'engagea vers eux. Il ne pouvait dire encore si cela était un bon ou mauvais signe mais il fallait rester très vigilant, comme les préceptes des longs apprentissages templiers l'avait appris. Tous gardèrent leurs mains solidement fixées au harnais de leurs montures et, de l'autre main libre, aux pommeaux de leurs épées ou de leurs sabres courts pour les berbères.
Une distance raisonnable les séparaient désormais, permettant à chacun de s'estimer, d'apprécier les mouvements, d'anticiper les gestes et de voir le visage de l'autre. Celui de l'inconnu était pâle tel le visage de ces nobles qui ne sortent jamais de leurs sombres châteaux anglo-saxons, trop pâle d'ailleur pour un homme du désert. Ses longs cheveux blancs étaient presque anormaux pour un homme du commun des mortels, la silhouette même était trop longiligne, trop pâle et trop haute pour représenter celle d'un homme du désert voir d'un homme commun européen. Il y avait une grande assurance qui émanait de cet homme, ou du moins de l'inconnu à la blancheur effrayante, une forme de provocation également.* Cette chose n'est pas humaine, ou du moins anormale * pensa Octavius en regardant fixement l'inconnu approcherIl connaissait bien certaines des créatures de l'ombre pour les avoir maintes fois combattues, elles semblent toujours si sûres d'elles quand l'heure de la rencontre approche. Le mal s'emparant de chacun de leurs sens, ces choses ne pouvaient voir clairement et se sentaient si supérieure aux être humains. Il faut dire que le cadre se prêtait à son avantage, une obscurité qui grandissait lentement mais surement, telle une emprise maléfique sur les choses gardés visible par l'astre solaire, un sable peu adapté aux montures européennes et la présence de cette chouette, oiseau de la nuit, redoutable prédateur des animaux nocturnes. Cet inconnu, cette chose, semblait si sûr de lui que cela en devenait palpable, jaillissant de lui comme un flot de lumière. Octavius fit d nouveau stopper la petite troupe et il pu entendre alors le salut que venait de murmurer l'inconnu. Il n'était qu'à quelques dizaines de mètres maintenant et le templier voulait garder cette distance de sécurité avant d'entamer quoique ce soit." Hola voyageur ! Que fais tu ici seul ? " demanda d'une voix forte Octavius à l'inconnu sans montrer ni faire ressortir un quelconque indice sur le fait qu'il se doutait de l'identité de ce voyageur.Les autres templiers restaient en alerte, prêt à intervenir, tout en scruttant l'horizon et les dunes avoisinantes pour déceler un quelconque piège ennemi ou un possible renfort de dernière minute pour ce voyageur. Mais le lourd silence pesait sur ce coin de désert et même la légère bise du soir ne semblait pas déranger cette scène digne de la rencontre de deux ennemis jurés après dix ans de recherche mutuelle. L'atmosphère était si forte que plus rien ne semblait jouer autour des cavaliers et de l'inconnu. La nature elle même attendait une quelconque action de l'un des deux groupes._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Ven 2 Mai - 23:22 | |
| [Ahah, essaye juste pour voir papy ]
Oh je connais ce regard, ce regard perplexe que vous affichez là, nobles voyageurs. Je reconnais sur vos figures pâles au clair de lune montant l'expression de cette curiosité mêlée de crainte qui envahit vos veines, s'infiltre dans votre sang comme un dangereux poison, et qui peu à peu, prend possession de vous, oui, une véritable possession corps et âme. Vous connaissez cette peur. Non, pas cette petite appréhension qui vous noue les trippes quelques secondes avant de vous soulager de son emprise, non. Je parle de la vrai peur, incontrôlable, qui s'insinue en vous, vous paralyse et vous laisse tétanisé, sans capacité de réaction. Au début vous ne la sentez pas, cette peur perverse qui remonte vos entrailles, qui vous dévore jusqu'a ce que cette douleur incomparable vous réveille de cette torpeur dans laquelle vous étiez plongé. Vous savez ce que sont ces frayeurs, oui. Je les aime. Moi, vampire, qui de mon être pâle à la chevelure argentée m'élève au milieu de ces plaines arides et désertiques, moi j'aime la peur. C'est un délicieux frisson qui s'empare de votre colonne vertébrale, et la serre lentement. Un serpent dont le venin se répand en vous comme si vous n'étiez que son corps même. Cela fait bien longtemps que je ne la ressens plus cette peur. Mon corps a oublié ce qu'était la crainte, la frayeur. Mon esprit a mis de côté ces sentiments vicieux qui ne me concernent pas. Je n'ai pas peur, je crois trop en moi pour cela.
Mais vous par contre, vous la ressentez dans tout votre corps d'homme. Je le sens, je sens avec excitation l'effet que je produis par mon étrangeté physique et psychologique, je sais parfaitement que je vous fait déjà peur, même si votre courage a pris le dessus. Pour le moment bien entendu. Je frémis déjà de savoir que je vais vous anéantir d'un seul de mes sourires incroyables, ces sourires ténébreux où vous croyez apercevoir les profondeurs infernales que vous craignez tant. J'ai apprivoisé ces enfers et leur cerbère, j'ai plongé entier dans ce styx qui m'a rendu invulnérable à ces sentiments enfantés par les démons. Je n'ai plus peur, je connaîs l'enfer. J'oserais presque dire que j'en fais partie. Je suis de ces diables venus des profondeurs à présent. Esther, femme diablesse, femme succube, a fait de moi un enfant des péchés, un enfant de Pandore. Et je me complais dans cette situation, je suis le maître de la peur, le maître de votre peur. Elle est devenue ma complice, ma compagne, mon amie qui vient à moi, s'enroulant autour de moi comme une partenaire sensuelle, pour ensuite parvenir jusque à vous, illuminant vos yeux de sa lueur sublime. Et moi je souris, je regarde ce spectacle avec adoration. J'aime ça, j'aime sentir votre méfiance, et moi, mon assurance.
Je ne peux lire dans tes pensées, noble templier, mais je sais que tu te poses des questions. Qui ne s'en poserait pas dans une telle situation? Je suis profondément amusé, je profite de cette situation autant que possible. Le soleil a finit sa course sur cette hémisphère, la nuit tombe pleinement sur les collines sablonneuses. La lune se lève lentement, et son voluptueux croissant semble s'étirer dans le ciel. Elle s'éveille, comme nous autres, créatures de son royaume. Ses filles, étoiles toutes plus lumineuses les unes que les autres dans ce ciel d'arabie sont magnifiques. Je me laisse bercer un instant par la brise fraiche qui souffle sur les territoires qui nous entourent. Elégance rôde autour de moi, observant de ses yeux perspicaces les voyageurs qui me font face. Son regard est plus obscur que jamais dans cette nuit tombante. Nous sommes sombres, nous représentons parfaitement l'occulte, nous, le duo imporbable perdu dans ce désert du moyen orient. J'aime les délicates sensations de la nuit qui reprend tout son pouvoir sur l'empire qu'elle abandonne à son amour de lumière la journée. Je tourne mon regard glacé sur les nouveaux venus. Mes pupilles irisées sont aussi insolentes que possible, je reprends moi aussi les rênes de mon royaume.
Tu n'es plus si loin de moi maintenant. Tu es le chef, je l'avais déjà vu, et même pressenti. Tu es légèrement en avant, ou plutôt, les autres sont en retrait derrière toi. Tu as l'air fort, mais je crois qu'au fond.. Je suis observé. Détaillé même. Sans doute ne veux tu pas pouvoir te tromper sur ce que je suis vraiment, et, je le devine bien, tu sais. Tu sais que je ne suis pas humain, que je ne suis plus comme vous depuis des siècles déjà. Et peut être sais tu déjà que j'ai deviné tout ça aussi. Je t'entends m'interpeller, et je souris à nouveau, laissant mes lèvres esquisser cette moue maligne que tu redoutes un peu. On ne voit nullement mes canines, non, j'ai pris le soin de bien faire durer le doute, car tes compagnons, berbères ou non, n'ont pas encore deviné qui j'étais véritablement, ni supposé ne serait-ce qu'une minute qui je pouvais être.
"Ce que je fais ici? Je me promène, je suis en plein voyage."
Un murmure. Une ombre qui plane sur vos visages un peu cripés. J'aime faire durer ces moments où seule la parole est maîtresse de vos réactions et de nos destinées. Si mon humour m'avait poussé à être plus audacieux, je vous aurais sans doute provoqué en parlant de religion sûrement. Je ne crois en rien, en personne d'autre que moi. Il eut été amusant de descendre celui que vous croyez tout puissant. Redoutez Pandore, vous autres, c'est elle la vraie force en ce monde. Il n'existe qu'un horloger pour une telle horloge, et si il y en a un, ce ne peut être qu'elle. |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Sam 3 Mai - 16:28 | |
| Les chevaux et les deux dromadaires semblaient crispés, presque apeurés de la présence de cet inconnu et Octavius le ressentait très bien. Il voyait son cheval au regard fuyant, son attitude peu sûre face au voyageur et cela ne fit que confirmer se qu'il pensait. Il passa alors lentement sa main sur la croupe du cheval pour le calmer un peu et décida de poser pied au sol se qu'il fit immédiatement. Les autres templiers s'exécutèrent également et Octavius fit signe aux deux berbères de prendre en charge les chevaux, le temps de la rencontre, le temps qu'il faudrait pour calmer l'inconnu." L'homme seul ne survit pas, le démon de la nuit lui se nourrit de cette solitude " fit Octavius à l'inconnu tout autant qu'à ses hommes.Cette phrase peu anodine indiqua alors aux quatre autres templiers que l'inconnu qui leur faisait face n'était pas humain ou en tout cas, tout présageait d'une mauvaise rencontre. Ils baissèrent alors leurs visières de casque en forme de croix et sortirent leurs longues épées de croisées de leurs fourreaux. Octavius resta immobile, prêt à bondir tel un fauve qui chercher à envahir le territoire d'un lion un peu trop impertinent, usant de ce qu'il appelait sa magie, cette sorte de don qu'il avait reçu tout petit qui lui permettait d'anticiper les mouvements de son adversaire. Cela l'avait sauvé à maintes reprises et il considérait ça comme une bénédiction du Saint Créateur.
Le combat n'était pas chose aisée, et il ne fallait pas se croire vainqueur même en surnombre, car l'adversaire pouvait cacher des ressources précieuses dans l'art et la maitrise du combat. Mais les templiers étaient formées, formatés, à cela et seul le courage guidait leurs pas et remplissait leurs veines telle l'apport inestimable d'une pile énergétique inépuisable. Les quatre templiers se placèrent juste en arrière de leur maitre et attendirent un quelconque mouvement de l'un des deux protagoniste pour lancer une attaque. Alors ils restaient droits, fier et noble face à cet hérétique désigné par Octavius." Que crois-tu ? Que la nuit protège les fous ? " lança Octavius à l'inconnu espérant une réaction de celui-ci.Muscles tendus, bras croisé et main sur la garde de l'épée, Octavius attendait, profitant de la clarté du soir qui permettait à chacun d'y voir encore pleinement. La nuit ne tombait que très lentement sur les terres arides et les hommes le savaient bien, encore une heure ou deux avant que les étoiles soient les seuls lumières environnantes du coin. Une sorte de ferveur fanatique émanait des cinq templiers, sous les yeux des deux berbères qui, en retrait, regardaient la scène avec une sorte de curiosité très humaine, presque voyeuriste. Ils tentèrent de garder les animaux calme mais eux aussi sentaient le mal qui dégageait du voyageur._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 4 Mai - 0:16 | |
| Tous énervés, tous crispés. Les chevaux étaient branchés sur leurs mors, grinçant des dents sur le métal de leurs harnachements. Les dromadaires semblaient grogner tout bas. Je n'étais pourtant pas détesté des animaux de Vasteval, mais sans doute ceux ci n'avaient jamais rencontré une créature de la nuit comme moi. Ils ne pouvaient donc pas comprendre, ils ne pouvaient se rendre compte. Les nobles destriers de nos écuries royales étaient tout à fait à l'aise avec nous. Peut être ne sentaient-ils pas la menace que nous pouvions représenter, car nous étions pour eux des alliés, des amis, des proches même. Nous les protégions, ils nous servaient aimablement. Ils nous servent toujours même, et de même nous avons toujours à coeur de les rendre très heureux. Ils sont traités avec la plus grande attention, et ils tâchent de nous aider au maximum. Eux savent que nous ne les toucherons jamais pour leur ouvrir la chair, nous les respectons trop pour cela. J'admirais ces animaux magnifiques, si élégants, qui se déplacent avec autant de délicatesse et de fluidité. Tous ne sont pas si beaux, mais les superbes chevaux de sang arabes que nous avions dans notre cité cachée sont tous plus merveilleux les uns que les autres. En Europe, dans les plaines qui m'ont vu grandir, les purs sangs étaient tout aussi fantasques et mystérieux. Si nous cherchons tant leur compagnie, c'est parce que nous ne les connaissons pas, nos n'arrivons pas à percer les secrets de cette espèce si particulière.
Le premier templier, le grand patron de la troupe, caressa doucement son cheval, et celui-ci sembla se calmer un peu. Je regardais cette scène d'apaisement avec un oeil sceptique, je me doutais d'ores et déjà que son cheval n'allait point rester paisible très longtemps. Il ne savait pas à quel type de personne m'associer, et cet animal par nature fuyant allait donc vouloir m'éviter avant de décider si j'étais ou non digne de confiance. En attendant, l'inquiétude peignait ses traits chevalins et doux, et ses naseaux dilatés tentaient vainement de percer le secret de mon odeur bien inconnue de ses narines sensibles. C'est alors que son cavalier mit pieds à terre, laissant les rênes de l'animal à l'un de ses compagnons de route, lesquels étaient tous descendus également. Il s'avança vers moi, et je restais sans un geste, laissant juste mes pupilles dilatées comme celles d'un chat dans l'obscurité explorer sa démarche, son allure générale. Il ne m'inspirait aucune peur, aucune inquiétude. Juste de l'excitation, sans doute. Oui, je sentais à chacun de ses pas mon sang s'agiter à mes tempes, pulser avec une fréquence de plus en plus grande à mes veines. Ce sang glacé, ce sang froid comme la mort qui n'avait point encore réussi à me prendre. Je n'étais pas agité, non, juste ravi par cette sensation indéfinissable qui prenait possession de moi.
Sa phrase cingla dans le silence pesant qui dominait toujours la nuit noire qui s'imposait toujours plus dans le ciel d'Arabie. Je souris, sans pour autant laisser à mes lèvres fines et masculines la liberté de dévoiler mes canines pointues et piquantes qui se cachaient dans ma bouche. L'âme pleine de vampirisme qui vivait en moi se réveillait peu à peu à proximité de l'homme d'église. Je tâchais de contrôler cette envie de folle de laisser éclater ma personnalité qui ne demandait qu'a s'exprimer. Je n'avais qu'a ne plus réfléchir, et ce serait une véritable boucherie. Je me contenais donc avec une certaine joie. Plus le jeu est long, plus il est plaisant non? Je laissais donc pour seule conviction mon regard polaire vagabonder sur l'inconnu qui m'avait abordé avec une certaine.. Hum.. Provocation? Oui c'était sans doute cela. Il avait deviné que je n'étais pas de leur race minable, que j'étais au dessus de leur ordre de fanatiques d'une religion à laquelle seuls les humains peuvent croire. Eux seuls sont ainsi capables d'imaginer un personnage tout puissant, dirigeant d'un claquement de doigts la machinerie que l'univers représentait. Je n'y croyais nullement. Je souriais donc, et m'avançais un peu plus vers lui, réduisant la distance qui nous séparait de un ou deux mètres.
"Démon? Vous avez de ces mots pour parler des lézards. Il en existe une quantité d'espèces vous savez.."
Je le taquinais alègrement, profitais de mon aplomb pour plaisanter. Les berbères et les soldats derrière frôlaient de leurs doigts le fourreau de leurs épées respectives. Je savais pertinement qu'ils n'attendaient qu'un geste pour me mettre à mort. Malgré ma condition de vampire, d'enfant indestructible de Pandore, je ressentais encore à cet instant cette merveilleuse sensation. Je frôlais un grand danger, je me frottais à la mort qui ne pouvait m'attrapper. Je la sentais pourtant, comme si elle m'avait frôlée de son grand manteau noir, laissant glisser sur ma gorge sa faux interminable. Je me sentais vivant, j'étais en vie, bien qu'immortel. Doucereuse impression qui s'empare de moi, qui me tient totalement entre ses doigts. Les risques sont grands, je m'en moque, je suis toujours vivant, et je n'ai pas peur. Je crois en ma force, en cette puissance qui m'a été donnée. Je ne te l'aurais jamais dit Esther, mais je le pense à nouveau en cet instant. Merci. J'accordais à nouveau mon regard sur l'homme immobilisé, tendu comme une panthère prête à bondir sur sa proie. Intéressant. Jusqu'où osera-t-il aller, ce drôle de visiteur?
"Moi? je ne crois en rien."
Je laissais planer ma phrase, profitant de son effet sur le templier, qui s'attendait, je m'en doutais, à ce que je réagisse comme un boulet de canon à sa provocation. Je remis avec grâce l'une de mes nombreuses mèches blanches et argentées en place, effleurant ainsi ma chevelure soyeuse et brillante. Elégance elle même semblait observer avec paresse les individus en face d'elle, comme si ils n'étaient rien. Un sourire, un échange de regards.
"La nuit est comme ma mère, étranger. Un poison qui vient tendrement te mettre à mes pieds."
Ma voix n'avait été qu'un murmure, lui seul avait dû l'entendre. Je tâchais de ne pas rire en voyant les yeux curieux des berbères, qui m'observaient comme un miracle vivant pour n'avoir pas crever dans ces plaines arides et si peu accueillantes. Si il me cherchait, il me trouverait sans soucis. Je ne craignais personne, non, personne, et encore moins cet homme d'église qui voyait en moi l'incarnation du mal qu'il devait réduire à néant. Je n'étais pas un être doué de raison et de sentiments. J'étais le serpent de la Bible. Un traître a ses origines. Nous étions pourtant 'frères' non? Je me rappelais de cette phrase..
"Dieu est à l'origine de toutes choses.. N'est-ce pas?" |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Mar 13 Mai - 19:05 | |
| Cette chose n'était que la personnification de l'orgueil pur, il se sentait si fort, seul contre plusieurs hommes, qu'ils osait profaner des paroles portant au plus profond mépris. Même si un humain non croyant ne se verrait pas choqué, les fanatiques religieux tels les Templiers ne pouvait laisser passer ce genre de phrases qui, lancées en fronde par la bête de la nuit, semblait défier le Dieu créateur unique en personne. Octavius ne réagit pas tout de suite et laissa la créature parler, lancer ses quelques vaines et folles réflexions avant d'agir en conséquence." Dieu est la matrice, le père fondateur de tous les êtres mais c'est le Malin qui est créateur des choses sans cœur de la nuit " fit Octavius d'un ton calme en réponse à l'affront de l'inconnuLe templier ne savait pas réellement se qui se trouvait en face mais il ne se gênait pas de tuer les malheureux qui osaient profaner les Saintes choses et les lieux bénis. Il faut dire que cette époque de trouble était très fortement marquée par les Inquisiteurs, grand bourreau des temps anciens, porteurs du jugement final et correcteur des vices humains. Les templiers semblaient rejoindre certaines de leurs manières quand à la réalisation de leur but malgrès le fait que ceux-ci se maitrisent et sachent parfaitement contrôler leurs émotions. Un templier restait un fanatique religieux dans l'ensemble et donc restait un meurtrier au nom de Dieu. Mais pour eux, tout n'était que bénédiction du Divin et jugement Céleste." Se que le Malin engendre, le Divin se doit de le détruire. Et si par mégarde le Malin l'emporte, c'est à nous qu'incombe la chasse aux profanations maléfiques créées dans les entrailles de la Terre. " lança Octavius tel un avertissement à l'inconnuLes templiers resserrèrent un peu plus leurs rangs, protégeant leurs flancs d'une possible attaque par les côtés, l'épée lourde pointant le ciel telles des doigts désignant l'habitat de celui qu'ils vénéraient quotidiennement. Octavius sentait cette ferveur qui animait chacun des corps de ces compagnons et il savait également que la créature qui leurs faisait face devait sentir cette force, cette émanation de volonté et de courage. Les chameliers berbères semblaient participer à l'aura bénie en scandant des chants du désert à la gloire du Dieu unique et à la puissance du cercle des templiers. Personne ne pouvait les voir, ce combat ne resterait dans aucuns livres, dans aucunes mémoires collectives et cela importait peu. Mais ce duel risquait bien de faire basculer des vies, humaines ou non, et de changer le cour des choses. _________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Lun 26 Mai - 21:49 | |
| il semblait lointain, comme indisposé à entendre mes paroles cinglantes. Non point choqué oui vêxé, je restais de marbre, stature marmoréenne face à cet homme que je dépassais bien en taille. Et en force, sans aucun doute, quoi que sa lame put m'être dangeureuse. Mes lèvres vinrent se peindre d'un sourire, moue délicate offusquée de cette hardiesse sur mon visage d'ange. Un ange déchu, un pauvre diable tombé plus bas que terre, dans une ville des sous sols illuminés de magie. Mais.. Non. Je n'étais pas que cela, j'étais Edward de Fauntleroy, et bien peu ici connaissaient ce nom qui évoquait la pleine puissance et la peur dans les contrées de Transylvanie, où mon père, Lord anglais, assouvissait son pouvoir sur les peuples qui avaient trop faim pour se reveler. Il était bon dirigeant, et la populace venait à manquer à la moindre incartade. Une bien stricte punition, que je n'avais point eu à subir. Cependant, j'admettais que tout ceci pouvait paraître bien sévère. Mais, un royaume se dirige par la force et une main de fer. C'était tout à fait tout cela. C'était mon père, ce père que je connaissais trop peu pour vous en dire plus cette nuit, à présent. Mais le Templier vint à me répondre. Un sourire ravi vint décorer mes lèvres ardentes. Son temps de réaction avait été long, et, malgré ma patience, j'aspirais à voir mes provocations se solder par une réussite dans l'énervement, dans la hausse du degré de colère chez mon adversaire verbal. Cette joute était des plus amusantes, je me savais sans failles, comme toujours. J'avais confiance en moi, et je ne doutais aucunement de ma puissance. J'écoutais donc le noble personnage. Sa voix était calme, mais je sentais dans ses trémolos réguliers une pointe d'excitation qui en faisait résonner les sons les plus graves.
"Vous n'avez aucune logique, pauvres gens. Vous croyez en un Dieu qui aurait créé un homme, une bête plutôt, à son image.. Si toutefois vous dites vrai, ce dont je doute aussi."
Je m'amusais. Leur religion était pour moi comme une vaste étendue claire, une prairie dont la connaissance me permettait de la parcourir en long, en large et en travers afin de pousser l'homme qui me faisait face à l'exaspération la plus profonde. Je ne croyais en rien d'autre qu'en moi même, et en Esther peut être, encore. Je le sentais bouillir de l'intérieur. Non que son sang soit en ébullition, non, il était juste.. Fâché. Et le mot était réducteur.
"Mais l'erreur est humaine si je ne m'abuse. Votre raisonnement sans intérêt vous trompe. Même Dieu peut faire des erreurs, et nous en sommes tous ses créations en ce point."
Je jubilais. Je le sentais frémir, contrôler avec le plus de force possible son caractère qui s'enflammait peu à peu. Son tempérament lui imposait le calme, la tranquilité. Il recouvrait son sang froid (quel jeu de mots pour moi!) avec une assurance qui me surprit assez, bien joyeusement, je dois l'avouer. L'aveuglement évident que montraient les berbères et les templiers face à leurs croyances immondes me distrayait cette nuit là. J'étais pourtant irritable à ce sujet, moi, fleur de narcisse, qui ne saurait reconnaître jamais quelqu'un au dessus de lui. Surtout quelqu'un d'immatériel, d'invisible. L'avertissement du Templier me parvint alors, et un sourire envahit aussitôt mes lèvres luxuriantes, qui s'étirèrent en un sourire délirant, presque fou, dont la douceur et la fermeté antagonistes soufflaient comme une tempête à venir. Un murmure de cyclone. Je voyais là se profiler bien plus qu'une joute verbale, et je sentais mon corps entier frissonner d'excitation. Mes mains froides, mon corps gelé au sang glacé était comme un volcan qui entrait en éruption. Chaque parcelle de ma peau aussi pâle qu'un cadavre à l'aspect sublime et romantique me brûlait. Je sentais au creux de ma paume la morsure amicale de l'alchimie, dont l'envie ardente d'en faire usage me dévorait littéralement. Mes veines bleues traçaient des arabesques fantasques sur mes mains, et, comme pour soutenir l'instant, un vent léger s'approcha du groupe, soulevant avec grâce mes mèches blanches et argentées. Elégance profita de cet air mouvant pour planer au dessus de nous, sa tête allant d'un côté à un autre, en pleine observation.
"Vous êtes pitoyables."
Cette phrase avait brusquement franchi les limites colossales de mes cordes vocales, s'enfuyant de ma gorge en un murmure presque inaudible, comme une note à moi même à propos de ces guerriers du jour. Je me tournais totalement vers mon interlocuteur, et, dans un rire à l'aspect dément, je lui répondais à voix basse, de cette voix chaude et caressante, enduite de miel, qui vous annonce pourtant votre mort prochaine.
"Vous auriez une telle tâche entre les mains? Pauvres fous. Vous n'êtes rien dans ce monde. Des pierres, des pierres brûlées, des pierres éclatées. Vous n'avez aucune force qui vous est propre."
Je poursuivis, animé d'une joie nouvelle à l'idée d'un affrontement dont je sentais la volonté coloniser peu à peu la cervelle du Templier. Ma voix se faisait plus farouche, plus conquérante, plus folle encore même, à mesure que j'exultais dans mes paroles.
"La Terre vous nourrit, hommes ingrats. Ses enfants sont des fruits qu'elle a su porter en son sein. Ne soyez pas ridicule, elle, elle existe, ce n'est pas le résultat de votre imagination dépravée."
Mon coeur battait plus vite, ou plutôt, je le croyais. Je croyais sentir à nouveau ces palpitations qui autrefois peuplaient mon corps et mon coeur de simple mortel. Mais à présent, face à ce templier dont les hommes protecteurs se regroupaient, je la sentais à nouveau. Ce même amusement frénétique qui s'empare de moi à chaque fois que je sais que nous allons nous battre, physiquement ou psychologiquement. Je voyais les rangs se resserer derrière lui alors que certains sortaient maladroitement leurs épées. De longs couteaux. Je souris. L'heure s'achève. |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Sam 31 Mai - 18:09 | |
| Cela devait cesser, et les hommes le savaient que trop bien. La vanité était mère de déception et surtout de décrépitude. Les templiers étaient certes braves et valeureux mais ils ne cherchaient jamais à franchir ce seuil parfois si fin qui séparait la vanité du courage. Mais les longs entrainements, les longues méditations et les heures de lectures interminables étaient là pour aider ces simples mortels dons l'accomplissement d'un projet grand et rayonnant. L'Ordre se nourrissait de la ferveur et de la puissance de ses guerriers sans pour autant répandre le fruit de son labeur amèrement sur le sol en laissant ses hommes succomber aux viles tentations qui jalonnent notre monde." Alea jacta est " fit le templier d'une voix profonde avant de lever son bras droit dans le ciel, poing fermé et muscles tendus.Un sifflement se fit entendre, léger et presque inaudible au premier abord puis rapide et puissant dans un second temps. Un carreau berbère vint alors se planter juste devant les deux pieds de l'inconnu qui eu l'air surpris et pris de court. Peut être n'avait-il pas anticiper cela, une erreur qui pourrait lui couter cher. Malheureusement la précision des arbalètes n'étant pas toujours se qu'elle devrait être, surtout après une longue journée dans le désert, le carreau ne fit aucun dégât donnant ainsi un léger sursis à l'inconnue avant la charge tant attendue des templiers." Que le sang impur coule sur cette plaine ! " cria Octavius en sortant son épée de croisée hors du fourreau.Les templiers assez peu alourdis par leurs protections légères, s'élancèrent d'un même geste vers l'inconnu, brisant le sol de leurs traces de pieds ferrés pour atteindre le but final, le dernier centimètre avant le coup qui toucherait l'ennemi. Certains d'entre eux avaient leurs épées au dessus de leurs épaules, prêt à donner un coup puissant et verticale, tandis que d'autres, comme Octavius, avaient une position mixte avec l'épée face au torse, les deux bras à mi distance l'un de l'autre, formant un triangle avec le corps pour fournir une puissance assez grande pour donner un coup et unique, fatal pour la plupart des ennemis peu entrainés. La distance séparant le groupe et l'inconnu se faisait de plus en plus petite et de plus en plus rapidement, la charge prenant de l'ampleur avec la vitesse qu'accumulaient les hommes valeureux et courageux. Chacun d'eux savait qu'ils devront donner le coup fatal ou le recevoir, mais aucun n'avait ne serais qu'une once d'envie de s'échapper. Les templiers devaient mourir sans se rendre, tels des samurais gonflés à bloc et combatifs.
Il ne restait que deux mètres, deux petits mètres, la tiédeur de la soirée grandissante faisait chauffer en quelques instants l'ensemble du corps des mortels, tels des lézards prenant un bain de soleil pour gorger leurs muscles de puissance et de vigueur. Il y eu un cri collectif suivit d'un geste commun, une sorte de spasme rapide et cinglant, risquant de faire mouche si l'ennemi ne réagit pas. Octavius senti alors une sorte d'émulsion dans tout son crâne, signe bien connu par ses nombreuses expériences de combats, signe d'une réaction vive de contre attaque par l'adversaire, pourtant si confiant quelques instant auparavant. Cet instant était si court que personne ne se rendit compte qu'ils étaient désormais à portée de lame et c'est là que les deux templiers placés à l'avant lancèrent l'avant de leurs corps en fronde, propulsant les deux bras tenant l'épée lourde vers la cible ennemie. Les autres commencèrent à se placer autour de l'inconnu, attendant la seconde suivant où la lame irait se loger dans l'adversaire._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 1 Juin - 10:12 | |
| Bouillant. Oui, c'était ça, bouillant. Ce sang à présent en ébullition dévalait les pentes de mes veines naturellement glacées, réchauffant mon esprit embrumé par la joute, embrouillé par la perspective d'une bataille à venir. Cette rivière sanguinolente qui circulait à toute vitesse dans mon corps gelé me donnait de plus en plus cette sensation de puissance qui m'envahissait de plus en plus. Mes yeux rouges, allumés d'une lueur sanguine, brillaient d'un éclat violent. Cette lueur frénétique qui illuminaient mes pupilles ensanglantées conférait à ma silhouette droite une posture imposante, impressionante même. La brise jusque là légère devint de plus en plus forte, comme si elle m'accompagnait, caressant de son souffle divin mes longues mèches argentées, dans une étreinte délicate que j'aurais l'audace et l'humour de décrire comme.. Sacrée. Oui, cette apparence inaccessible que j'avais en cet instant, avait quelque chose d'implacable. Je semblais indestructible sans doute, et je le savais parfaitement. Les berbères sentirent sans doute cette aura mystique qui m'entourait, et mes iris dilatés d'une couleur rougeâtre se posèrent sur leur groupe qui se positionna pour la bataille. Le chef, le templier, leva lentement son épée et un sourire vint aussitôt se peindre sur mon visage efféminé et froid. Un sourire de plaisir, je sentais en moi l'adrénaline pulser à mes tempes, et ma respiration jusque là calme, totalement calme, sortit de son rythme doux comme la rivière de son lit, et mon souffle se souleva un peu plus. Mais ainsi, j'observais leur manège, alors qu'ils m'encerclaient. Mais la frénésie qui colonisait mon coeur dans une tempête de colère me rendait fou, fou autant que mes pupilles indissociables qui apparaissaient comme deux globes miroitants dans cette nuit infernale. J'étais fier, oui.
Je ressentais au plus profond de moi l'excitation qui prenait pleinement possession de mes adversaires. Ils étaient nombreux, il faudra jouer franc jeu, avec autant de précision et de rapidité que possible. Ceux qui me faisaient face vivaient de croyances sans intérêt, de ferveur pour un dieu inexistant, et reniaient ainsi cette Terre fertile qui offrait à tous ce dont on avait besoin. Quelle ironie du sort. La belle, oui, la belle Terre était présentée comme la mère des démons là où un imbécile faisait le bien sans qu'on le voit. Diable ! Quelle idiotie. Le templier prit alors la parole, lançant là l'une des fameuses phrases de Jules César, lesquelles me faisaient toujours sourire. Je n'y coupais donc pas, et mes lèvres vinrent se peindre en un sourire amusé. Ils étaient franchement divertissants ces petits humains là. Je n'avais jamais consenti à avoir d'esclave humain, les jugeant trop inutiles et encombrants. Peut être, finalement, cela pourrait-il être plaisant. Mais passons, ce n'est point le sujet, et le crépuscule tombe silencieusement sur ces plaines ensablées du moyen Orient, apportant avec lui les saveurs musquées d'Arabie que l'on ne retrouve qu'ici. La lune apparaît peu à peu, dame timide, elle est magnifique ce soir. Mais un sursaut me prend alors, et mes yeux délirants se tournent vers le sol. Un carreau d'arbalète a fusé depuis les chameaux de ces maudits berbères. Ils ont donc osé. Je me tourne brusquement vers le groupe, et mon regard avide se pose sur celui qui tient l'arme tendue devant lui. Un rire dément m'anime alors. Il tremble, je le vois. Il m'a loupé, quel imbécile.
"Quelle honte, Templier, d'avoir de telles tares dans ton équipe."
Mais ce dernier a ordonné qu'on m'encercle, et je les vois, tous, entourant avec force mon secteur. Sa phrase a traversé le silence, dernier avertissement avant l'assaut de ses forces armées. Elégance s'est envolée en sécurité. Tant mieux, la nuit sera rouge. Je lève alors lentement la main droite, laquelle semble entourée d'un hâlo de lumière obscure. Le soir doucereux me protège, je vois comme en plein jour. J'ai l'avantage en capacités mais ils sont nombreux. Ma main donc s'étend au dessus du sable fin, et je murmure à moi même une formule. Une oreille attentive n'aurait rien entendu d'autre qu'un sifflement dont les paroles se seraient rapprochées de 'Asha Hiérerèss' avec des 's' très prononcés, dans une langueur insupportable. Je les vois tous, l'épée levée, s'approcher de moi. Un rempart de feu se forme alors à ma droite, brûlant les grains dorés qui parsèment le sol, tels des flammèches s'envolant dans l'atmosphère. Je rapproche alors mes mains, et claque des doigts. Mon alchimie n'est qu'une aide. à mon fourreau léger se forme alors le manche de mon épée noble, argentée et luisante comme mes cheveux presque blancs scintillants sous l'obscure clarté qui règne en ces lieux oubliés. Je saisis alors cette épée, la tirant de son repos dont elle sort avec l'ardeur visible dans mes globes irisés. certains hommes, les berbères surtout, brûlés par mes flammèches, ont reculé. Ils attendront encore. Comme une danse, je tourne, virevolte pour les éviter, car ils se rapprochent tous de plus en plus. Ils ne sont plus qu'à deux mètres. Je me prépare, jetant un regard à ma lame rougeoyante.
Ils s'approchent, et j'esquive, malgré l'estafilade qui se dessine sur mon épaule. Ils ont déchiré ma tunique ces incapables. Je brûle, je brûle, quelle excitation, quelle jubilation. Ce combat en est presque jouissif. Je souris, riant à nouveau, de ce rire infernal qui me caractérise si bien. Oh, je m'amuse oui, ce combat est véritablement une poussée d'adrénaline, et j'aurais l'ironie de dire, un soleil dans mon existence. L'un d'entre eux à ainsi eu l'audace de me porter un coup, qui n'a certes, que produit une fine cicatrice sur mon épaule, sous mes vêtements déchirés. Je m'avance, dansant toujours dans mes mouvements souples, accompagnés de ma compagne guerrière.
"Oeil pour oeil, dent pour dent.."
Un coup net perce le bras d'un des berbères, celui au carrreau d'arbalète. Un retour, un demi tour, et celui de l'estafilade se voit embellit d'une longue trace en travers du torse. D'autres m'attaquent, je joue serré. L'un des templiers donne un coup d'épée qui frôle mon visage, arrêté maladroitement dans son élan. Ma main est levée, sanguinolente, mais l'épée est arrêtée. Je souris, et dans un geste audacieux et provocateur au plus haut point, je passe ma langue sur la paume de ma main meurtrie. Le sang coule dans ma gorge, mon sang. Ils retentent un assaut groupé, et je m'accroupis brutalement, mon épée cinglante dans l'air délicat de cet orient tâché. Personne ne touchera mon visage si parfait, si beau. Personne ne pourra blesser cette oeuvre d'art, au risque de se voir priver de la vie. J'esquive autant que possible, et d'un coup droit, je plante ma lame dans le torse de l'un des berbères. Agité d'un spasme, il s'éffondre. Je m'éloigne aussitôt, tentant d'éviter les piques des autres guerriers qui me mettent bien en difficulté par leur nombre.
"N'avez vous donc aucune fierté pour attaquer ainsi ensemble? Templier, montre moi de quoi tu es capable, toi.. Seul."
Je me suis adressé au grand chef, un sourire fou dessiné sur mes lèvres pâles et pleines. Il ne réagit pas, les autres ont un instant de sursis, sans un geste, attendant la réponse de leur capitaine. Devaient-ils, ensemble, me percer de part en part? Certains tentèrent en vain de relever leur partenaire écroulé sur le sol, son sang tâchant la colline, coulant dans le sable chaud.
Dernière édition par Edward de Fauntleroy le Dim 1 Juin - 21:02, édité 1 fois |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

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 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 1 Juin - 17:43 | |
| En quelques fractions de temps, d'instants subtils mais si efficaces, les hommes de foi avaient tâtés de la rapidité et de l'agilité de l'inconnu qu'ils entouraient vaillamment. Dans ce petit laps de temps qui ne représentait pas plus que le sable encore chaud qui les portaient, un des berbères s'était écroulé, une entaille si profonde qu'il ne se relèverait que dans le monde divin et deux des templiers s'étaient vus garnis de blessures de guerre dont une suffisamment handicapante pour que le combat cesse pour ce courageux soldat de Dieu. Ils avaient donnés deux petit assaut assez infructueux malgrès les marques laissées par les si puissantes épée de croisées, avant de retourner à une position d'encerclement autour de l'inconnu. Il ne fallait pas lui laisser une seconde de répit dans ce soir tombant et obscurcissant de plus en plus la vallée d'Arabie.
C'est alors qu'il osa défier Octavius, à croire que les démons ne savaient que défier et montrer ostensiblement leurs capacités hors du naturel des choses. Jetant un bref regard sur ses hommes et sur les deux blessés, le chef des templiers fit preuve de sagesse et stoppa l'ardeur sanguine qui poussait ses hommes au combat jusqu'à la mort. Il leva alors son épée vers son torse et fit mine aux autres humains de faire halte. Le berbère meurtri gravement rampait sur le sol hors du cercle formé par les templiers et, après un signe d'Octavius, l'autre berbère qui était blessé au bras alla près de lui pour l'aider à accomplir sa fin comme un homme du désert, donnant son corps au sable qui l'avait porté à sa naissance, une sorte de retour à l'état originel pour entamer la longue marche vers les cieux. Le templier blessé au torse les rejoint tous deux pour qu'ils s'entraident, ne gênant plus le combat des hommes encore valides." Qu'espères tu ? " fit-il à voix haute et claireDésormais il restait trois templiers vaillants et Octavius qui, tous les quatre, entouraient l'inconnu démoniaque. C'était peu, surtout face à un démon de la nuit, mais suffisant pour achever un combat stoppé assez abruptement. Octavius n'aurait pas du accepter ce duel mais il ne voulait pas tuer les hommes qui venaient de l'accompagner sur cette longue marche dans le désert, il ne voulait pas tout perdre bêtement, simplement parce qu'un démon voulait jouer au plus malin et au plus puissant. Les hommes avaient cet avantage du nombre et sans cela, Octavius risquait de perdre son atout le plus important pour affronter ce monstre. Mais il savait que ses hommes se battraient ensuite jusqu'au trépas si lui venait à mourir ici. Les trois autres templiers baissèrent légèrement leurs gardes, plaçant leurs épées longues au niveau du torse gagnant ainsi quelques instants de regain vital pour leurs muscles encore froids._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

Nombre de messages: 653 Age: 19 Ville: Vasteval sans doute. Rôle: Allez savoir.. Péché fétiche: La Colère Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Mer 4 Juin - 21:21 | |
| Ils étaient tous étalés, de ça, de là. Ceux qui restaient debouts m'observaient avec une lueur de défi mêlée d'une crainte incontrôlable, une crainte qui rampait dans leur corps sans qu'ils puissent la maîtriser ni y faire quoi que ce soit. Parfait, c'était ce que je voulais, et j'ignorer avec un regard de dédain les berbère qui gisait à terre, choyé et accompagné par l'autre au bras abîmé. On ne peut s'en prendre à un vampire, à une créature nocturne telle que moi sans en payer le prix, sans en être marqué à jamais, mort ou vif. J'ai entâché les étendues immaculées du désert de ce moyen orient secret et mystérieux, j'ai répandu sur le sable les sanglots rouges ruisselants de mes adversaires. Et ce n'est pas fini, la soirée ne fait que commencer. Et la nuit donc. Je fais de cette compagne de toujours ma complice, ma protectrice. Elle est comme ma mère, ma patrie, et si elle me protège, je la protège aussi. Elle m'entoure de son auréole sombre, obscure, et je l'éclaire de mon éclat impur. Mes cheveux argentés, brillants sous ses étoiles qui la parsèment, je poursuis mes observations, ne quittant jamais des yeux le chef, chaque mouvement étant calculé à la perfection, pour ne jamais libérer aucune position. Ils peuvent m'attaquer en groupe, encore, mais le défi est lancé, c'est comme une atteinte à leur lâcheté. Je pense qu'il va mordre à l'hameçon.
Dis donc, mon poisson, ma proie, viens donc par là, viens donc te saisir de cette opportunité que je te tends tout bas. Tu es, quelque part, obligé de mordre à cette perche apportée sur un plateau. Que te reste-t-il sinon? Sans doute, avec difficulté, j'abattrais tes hommes, un à un, et malgré ça, je serais là, debout, blessé peut être, mais redressé toujours devant toi. Que peux tu faire à ce moment là? Autant se battre maintenant, ou trouver un terrain d'arrangement, même si tout cela me semble bien difficile. La balle est dans ton camp, l'ami, et c'est à toi de donner le coup d'envoi à présent. Je ne peux plus rien faire pour toi, je te laisse le choix entre la lutte et le déshonneur. Quoi que, mon égo me chuchote que ta honte sévira quoi que tu choisisses, mais je ne veux pas m'avancer, non. D'ailleurs, ton regard vient s'accrocher au mien derrière tes protections ridicules. Je sens que tu hésites, oh, que oui. Je sens qu'un combat a lieu dans ton esprit embrumé dans cette soirée pourtant claire. Tu ne sais pas encore quel choix serait le plus raisonnable. Comment sauver ton équipe, comment sauver ta peau même, comment vaincre pour porter fièrement tes convictions et ramener tes récits victorieux là d'où tu viens? Je me réjouis de te voir aussi déstabilisé. C'est charmant, je dois l'avouer. C'est plaisant, c'est agréable. J'aurais presque le temps de me régénérer si je ne sentais pas le regard assassin de tes subalternes qui n'attendent qu'un mot pour se jeter sauvagement sur moi, me découper comme ils peuvent.
Je laisse discrètement mon regard observer cette victime rampante qui se traîne dans le sable, retenant ses gémissements et empêchant avec l'aide d'un compagnon le sang de couler avec trop d'importance. Ils sont tous là, m'encerclant, inquiets, parfaitement réveillés, n'attendant de toi, Templier, qu'un seul geste, qu'un seul mot, pour que leur réaction soit totale. Je sais que tu le sais. Tu sais très bien qu'ils ne veulent que ça, me dépecer comme une bête, en finir avec la créature immonde que je suis. Car oui, je suis une créature infernale, sombre, noire, mauvaise. C'est ce que tu voudrais croire, c'est ce que vous voulez tous croire. Vous ne nous connaissez pas, vous ignorez tout de ce que nous sommes réellement. Nous ne sommes à vos yeux que d'infâmes créatures, des êtres vils et malsains qui sèment la mort sur leur route, avec plaisir. C'est vrai. Oh, non, je plaisante. Nous ne sommes pas tous comme ça, fort heureusement pour vous, pauvres diables. Mais c'est alors que tu prends la parole. Ce que j'espère? Oh, non, ne joue pas à ça, petit religieux, tu me fais perdre mon temps. Ne veux tu donc pas te battre? Après tout, pourquoi pas. C'est vrai, je suis las de voir le sang couler aujourd'hui et j'ai encore toute la nuit. Je me rapproche un peu de toi, et ne parle que dans un murmure.
"Je n'espère rien, Templier, rien d'autre que te voir te battre jusqu'à ta mort, ou te voir partir et me laisser poursuivre mon chemin en paix. Choisis, dans les deux cas, tu as toute liberté de conscience."
Un sourire vient se peindre sur mes lèvres. Je suis enchanté, ravi même. Je n'aurais finalement jamais cru que tu me donnerais des occasions pareilles, et à présent, vieil ami, tu es au pied du mur. Vous êtes quatre autour de moi, bêtes assoiffées de ce sang impur que vous voyez, circulant dans mes artères glacées, mes veines froides, ce corps gelé qui m'appartient à jamais. Je relevais fièrement la tête, mes mèches argentées virevoltant autour de mon visage angélique. Tu te tortures, sale Templier, je le sens bien, tu es torturé par ce que je te dis.
"Il est encore temps pour toi de remettre cette épée dans son fourreau, et de me laisser en paix. Je ferais de même, pauvre chose, je m'en irais, si tu me laisses partir tranquille. Je ne voudrais pas me prendre une de ces ridicules fléchettes dans le dos."
Mes yeux acérés s'étaient posés un instant sur l'arbalète que tenait l'un des berbères. Je ne risquais pas grand chose, mais une perte de forces dans un combat contre quatre personnes n'était pas souhaitée du tout. Autant mettre toutes les chances de mon côté. A l'épée, je serais sûrement un rude adversaire, mais à distance, mon alchimie me fatiguerait trop vite pour que je tienne assez. Mes petites esquives de tout à l'heure m'avaient déjà ôté une partie de mes ressources spirituelles. Je ne voulais pas finir ce duel comme une bête féroce, déchaînée, incrontrôlable, et qui agirait de fait de façon idiote et irréfléchie. Cela me chagrinerait un peu, j'en aurais moins profité, tout de même. Pourtant, j'ai comme un préssentiment. Comme si tu venais de choisir, là, dans quel chemin tu allais t'embourber, Templier.
"As tu pris une décision?"
Ce n'était qu'un souffle, qu'un écho presque inaudible qui a pourtant dû parvenir à tes oreilles humaines. tu n'es pas idiot, Templier, je le sais. Au fond, aucun vampire ne peut oublier ce qu'il était avant. Il peut médire, il peut renier cette pré-existence, mais il ne peut pas l'effacer. Et je me souviens, Templier, je me souviens que j'étais moi aussi l'un des tiens, avant de connaître ma vraie existence. Car oui, c'est une vraie vie que nous avons là, malgré vos préjugés, vos hantises infondées. Nous vivons pleinement et nous savourons cette vie si particulière qui nous a été offerte. Certains d'entre nous ont des enfants vampires, élevés dans la puissance de notre groupe. Comme les lycans, je suppose. Sinon nous prenons quelqu'un sous notre aile. Nous ne sommes pas des monstres. Nos esclaves ne sont pas majoritairement malheureux, non. Vous aimeriez bien le croire. Mais ce n'est qu'une idée reçue. Vous ne savez pas. Vous ne savez rien de nous. |
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1587 Age: 19 Rôle: Maitre Templier Péché fétiche: Gourmandise Date d'inscription: 09/03/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 23 Nov - 19:16 | |
| [HRP]HOP là je remet ce topic à jour mon p'tit eddy ! Bon en résumé: nous sommes quatre à t'encercler, unberbère est en train de mourir sur le sable, deux templiers sont hors combat dont un salement amoché. Il reste donc trois templiers valides et prêt à en découdre mais qui ont stoppé leur charge à mon ordre et un berbère arbalétrier. [/HRP] Le soleil, astre du Bien, astre du renouveau, astre des longues journées arides et chaudes d'Arabie; cet astre qui se faisait de plus en plus petit au bout de la ligne d'horizon. Le soir allait bientôt arriver et faire place à la nuit fraiche du désert bien connue des berbères, mais pour l'instant le vent léger s'assoupissait tout en accompagnant la chute du Soleil de fin de journée. Malgré l'innocence de ce tableau presque idyllique, la tension était belle est bien présente. Une tension si forte qu'elle en devenait chair et sang dans le corps de chacun.
Octavius se trouvait devant se qu'il poursuivait, se qu'il chassait, se qu'il maudissait et, bien que cela ne soit pas sa première rencontre avec un démon du Malin, il restait toujours vigilant, aux aguets et prêt à bondir, tel un fauve sur sa proie. Le sable crissait sous les trépignements des combattants templiers, accentuant l'atmosphère si particulière de ce genre de rencontre. Le maitre de l'Ordre fit glisser ses doigts le long du manche de son épée et se tint droit devant le vampire. Il savait que ces choses avaient bien trop d'estimes d'elles même pour croire que les humains pouvaient rivaliser avec les vampires, et Octavius avait longtemps utilisé cela comme atout. En effet, il n'était pas des plus communs des mortels puisque, depuis sa naissance, il avait ce don si particulier, si étrange mais si bénéfique qui le rendait presque intouchable face aux coups portés contre lui. Il possédait cette agilité et cette rapidité d'esquive hors norme qu'avaient également les démons de la nuit, et cela en était très paradoxal pour lui, le chasseur du Mal." Nul ne peut poser ses conditions, surtout pour un duel de la sorte. Il n'y a que la règle de la vie, ou plus précisément, de la mort. " fit Octavius d'un ton vaillantSon pied gauche pivota légèrement de côté, lui permettant ainsi d'obtenir une position adéquate à une contre attaque rapide et puissante. Le sable n'était pas un de ses terrains de combat favoris, il devait l'avouer, mais un bon templier devait savoir être au dessus de toute chose même des choses naturelles qui l'entourait. Les trois templiers qui entouraient le vampire balançaient leurs regards entre Octavius et le démon, ne sachant réellement pas qui de l'un des deux combattants allait lancer la charge en premier, malgré une préférence pour le maitre de l'Ordre qui restait une référence pour eux.
Quelques poignées de secondes suffisaient à Octavius pour porter le coup fatal mais celui-ci devait être d'une extrême précision sans pour autant casser la garde du templier. Cela fit qu'Octavius ne se risqua pas à porter un coup puissant directement. Son sang traversait ses veines à vive allure, injectant les précieux nutriments aux organes, moteurs de la machine humaine, et son cœur battait à bon rythme pour permettre à ce sang de circuler. Le vampire devait sentir tout cela, peut être était-il charmé de cette valse sanguine même. Alors Octavius chargea le premier, les sens en alerte, le moindre muscle tendu prêt à jouer son rôle au bon moment, et fit deux pas en direction du vampire.
Deux pas, seulement deux pas, mais ce temps suffisait largement à l'ennemi pour contrer la charge et cela Octavius le savait très bien, il était entrainé à cela d'ailleurs par l'expérience du combat surtout, mais les incertitudes demeuraient et il ne pouvait compter sur son don pour le sauver de chaque situations. Au deuxième pas, il fit mine de lancer son bras vers le flanc droit du vampire et attendit l'esquive vive de l'adversaire pour se re-balancer vers le crâne de celui-ci. Tous ses muscles étaient coordonnés et savaient quand ils devaient se contracter pour porter mal à l'ennemi, tel une portion de symphonie bien organisée._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

Nombre de messages: 653 Age: 19 Ville: Vasteval sans doute. Rôle: Allez savoir.. Péché fétiche: La Colère Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Jeu 4 Déc - 22:50 | |
| Oh nuit. Nuit puissante, nuit naissante, viens à moi, offre moi un peu de ton pouvoir. Offre moi comme tu offres à tes autres enfants une protection de ce macabre soleil, un bouclier contre ses rayons meurtriers. Protège moi, nuit, protège moi des dernières morsures lumineuses de cet astre éblouissant que je vénérais autrefois, et ne regarde aujourd'hui que comme un terrain de mort. Je te vois arriver, ô douce nuit, je te vois envahir de plus en plus la plaine. Mais dans ce moyen orient au sable fin, chère nuit noire, tu mets du temps à tomber. Ô tendre nuit, ô ma belle de nuit, je t'offre en ce jour le sang de ces berbères qui viennent crever devant moi, de ma lame argentée qui scintille, égale à du cristal, sous ton firmament étoilé, sous ce monde de reflets brillants, étincelant si loin de nous. Je surveille du coin de l'oeil les blessés et le soldat qui se meurt dans le sable doré. Ô nuit, ô ma mère, accepte ce présent sanglant pour abreuver ta soif noire. Prends ce sang comme on prend un présent, et donne moi un peu, encore un peu, de ta force insatiable. Moi qui suis ton sujet, moi qui me soumet à tes colères, moi qui obéit à tes fugues face à Râ pour aller me cacher, je t'en prie, Nuit.
Je ne suis pas si loin de cet insupportable templier. son interminable foi m'exaspère. Je sens que cette croyance ridicule ne flanche pas, que je ne parviendrais pas à aller au bout, à ébranler ce colosse spirituel que représente Dieu, sa foutue bible et tout ce qui va avec. Son esprit est fermé au monde, je le sens, je le sais. Et pourtant je reste là, gardant mon regard implacable et malsain sur cet homme en armure, arborant fièrement en cette fin de soirée sa tunique de templier. Rares sont les endroits où ils peuvent porter leur robe, je le sais. Robe.. J'ai un doux rire qui m'échappe, ricanement s'enfuyant de mes lèvres, mais fort heureusement presque inaudible. Une robe, c'est presque ça. Il me guette, il me surveille, et je sais qu'il pose de temps à autre un regard averti sur ses soldats. Un seul ordre et l'arbalète me frappera. Ou du moins essayera de le faire, tout dépend du moment il faut l'avouer. Et j'attends toujours ma réponse. j'attends de voir si ce fou tiendra le pari et me provoquera en duel, au lieu de me laisser partir tranquillement. Mais il veut du sang, je le crois. Il veut cette violence le templier, comme un coq se pavanant avant son combat, comme un chacal bavant devant ce qui sera son futur repas. Si tant est qu'il réussit à obtenir ce qu'il convoite. Dans ton cas, sache que ce n'est pas gagné, Templier.
Je m'approche un peu plus. Il n'y a que trois ou quatre mètres qui nous séparent, tout au plus à présent. Et il reste stoïque, raide, la main posée sur le manche de son épée dont j'imagine déjà le coulissement dans son fourreau de métal lourd. Tu es lourd, templiers, sens le. Alors que je jouis d'une liberté totale sur ce sable que je connais mieux que quiconque, toi tu t'enfonces, et ton équipement lourd te gêne. Il a pourtant l'air allégé, au vu de ce que porte le cheval de voyage, qui ne semble pourtant point peiner sous le poids que vous lui imposez en ces terres arides. Mais c'est alors que tu me réponds, Templier. Enfin, je croyais attendre une éternité. Pourtant l'éternité n'est rien pour moi, et je pourrais rire d'un tel calembour stupide. Je ne crains pas la vengeance du tout puissant au delà de la mort. Parce que pour moi il n'y aura pas de mort. Qu'il en soit ainsi, jamais il n'y aura de mort pour moi. Ta voix me fait sourire. Que tu es fort, que tu es courageux templier. Et cela me fait rire. Le courage importe peu dans ce bas monde. Il n'y a qu'une règle: le plus fort. Et en l'occurence, c'est moi le plus fort, sois en sûr le prêtre.
"Oh, je vois, Templier. La loi du plus fort n'est-ce pas? Que dirais-je donc à tes hommes quand tu seras à terre? Qu'il faut croire toujours? Ah ! Mon pauvre ami, tu vas tomber ici et personne ne saura encore ton nom assez longtemps pour le rappeler à tes pairs."
La provocation maintenant. Je sais que cela marchera, tôt ou tard, et je sens enfin l'impatience gagner les traits de ce cher templier. Un nouveau sourire envahit mes lèvres douces, toujours aussi fines et délicates. Des lèvres froides de cette non-mort qui est notre vie, ou de cette non-vie qui est la nôtre, appelez ça comme vous voulez. Toujours est-il que, enfin, ma bouche s'étire en un sourire glacial, témoignant d'un bonheur sadique qui se traduit là par l'agacement des soldats. Oui, j'aime ça. Tout ceci me procure du plaisir, j'aime savourer cette ambiance tendue, électrique, qui règne. Il se prépare, ses muscles se tendent, et il envisage sans doute une botte.
"Et bien? Auriez vous peur, templier?"
Un vouvoiement soudain. Toujours plus classe lorsque l'on s'apprête à déchirer, à tuer, à mettre hors d'état de nuire celui qui nous fait face. Les berbères se sont arrêtés, et les templiers regardent la scène avec une certaine haine, sans pour autant bouger. Un ordre est un ordre, la discipline est au moins quelque chose qu'on ne pourra pas leur enlever, il faut l'avouer. Mais le templier se fend, et porte son épée face à lui brusquement. Je tente d'esquiver la lame qui pointe vers mon flanc, mais il se rabat. L'enflure. Il avait prévu mon geste, malgré ma rapidité surnaturelle. Je ne te le pardonnerais pas, templier.
Je tend mes bras, appelant à la rescousse toute mon alchimie qui braque alors comme un bouclier de sable devant mes mains qui tentent d'arrêter la lame qui pourrait m'être fatale. Je m'en rends compte à présent. Le bouclier casse rapidement, tout comme ma force mentale qui m'abandonne un peu plus à la fatigue. Mais l'épée qui a fait céder ce barrage a ralentit et se heurte plus lentement à mes paumes glaciales qui l'arrêtent. Un saignement, et je serre les dents, me mordant la langue. La lame a pénétré ma peau, profondément à une main, peu à l'autre qui guérit en peu de temps. Mais la première se fois traversée d'une lame qui tend à traverser la peau et les muscles mêmes. Douleur, douleur qui passe, sans pour autant que je trépasse. Mes yeux se rouvrent sur le templier. Ils sont rouges, rouges sanglants au fin fond de mes prunelles cendrées. Tu vas payer, templier.
Je feinte à mon tour. Je me pourfend en un geste gracieux, audacieux, laissant un instant mes côtes ouvertes à l'attaque de sa lame. Mais il n'a pas le temps, et je sors la mienne qui vient aussitôt s'opposer. Un bruit claque, dans un son de fers qui s'entrechoquent. Une lutte commence, ou ma rapidité tente de s'imposer face à la rude défense du templier.
"Ne veux tu donc pas abandonner, Templier?! Veux tu donc que je te tue, et que je laisse là ton sang s'écouler dans la plaine dorée?" _________________ ~ I'm your Hunter ~
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