| | | Mélancolie passagère [PV Octavius] | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1588 Age: 19 Rôle: Maitre Templier Péché fétiche: Gourmandise Date d'inscription: 09/03/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 7 Déc - 10:46 | |
| Ce vampire était puissant, la maitrise de la force psychique telle que l'alchimie, très peu connue chez les Hommes, était digne d'un bon combattant. Octavius connaissait quelque peu les notions d'alchimie, surtout par les ouvrages de la bibliothèque sacrée de l'Ordre, remplie de livres retraçant la vie à la lumière et surtout celle des ténèbres. Mais il ne savait se servir d'un tel pouvoir, d'ailleurs il se l'interdisait car étant la forme la plus obscur de la magie et l'Ordre n'aura permis à un Homme de se servir de cette alchimie: le monde a connu bon nombre d'exemples d'abus humains par des hommes aux trop pleins de pouvoirs uniques.
L'épée passa lentement ce bouclier de sable, surprenant Octavius par la même occasion, qui du forcer encore plus sur les muscles de ses bras pour atteindre le monstre de la nuit. C'est avec mal qu'il pu érafler la joue gauche du vampire, désormais marqué par cette cicatrice plutôt importante et laissant échapper quelques gouttes de sang obscur. Celui-ci profita alors de la légère baisse de régime du templier pour contre attaquer: il sembla se plier sur le côté, laissant tout son flanc gauche sans protection mais le templier n'eus le temps d'agir que déjà le vampire avait lancé sa lame vers Octavius.
Heureusement le templier savait se faire rapide et habile et il pu alors placer son épée en position de parade, la coque dorée de parures d'argent protégeant également la main de celui-ci. Le choc fut intense et un bruit d'éclat se fit entendre dans un large périmètre: les deux lames étaient entrechoquées et le templier tenta alors une riposte en force." Tu es vif ..." dit-il d'une voix puissanteIl ne termina pas sa phrase et fit de son corps un véritable bélier: ses muscles tendus poussèrent violemment le sable meuble permettant au templier de faire un bond en avant d'une rare force. Les deux lames encore entrecroisées se rapprochèrent donc rapidement du visage du vampire et Octavius se fit de plus en plus proche du démon. Il fit alors un effort sur-humain et donna une impulsion puissante de ses deux bras faisant alors immédiatement reculer le vampire hors de portée de corps à corps."... mais tu vas mourrir ici !" termina t-il en regardant son adversaire pendant ce très court moment de répitIls faisaient face désormais, à moins de trois mètres l'un de l'autre, chacun prêt à attaquer celui d'en face d'une lancée puissante et unique. Mais le templier savait qu'il remporterait ce combat, sa Foi inébranlable le convainquait plus qu'aveuglément, peut être que l'adrénaline du combat ajoutait à cette impression. Néanmoins celui-ci restait très alerte et ne se vantait pas pour autant, il demeurait l'homme le plus influent mais aussi le plus mature de l'Ordre._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

Nombre de messages: 653 Age: 19 Ville: Vasteval sans doute. Rôle: Allez savoir.. Péché fétiche: La Colère Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 14 Déc - 22:28 | |
| Heureusement que le bouclier de sable avait pu intervenir à temps, empêchant la lame adverse de me transpercer de part en part. Heureusement oui, j'avais de la chance et de la méthode. les particules formées au bout de mes doigts fins s'étaient rassemblées avec force, murant l'accès, tentant d'arrêter la tentative meurtrière adverse. Courbant puis se fissurant sous cet assaut indomptable, cette protection de sable doré et enchanté de cette puissante alchimie qui était mienne éclata peu à peu. Des éclats brillants s'envolaient dans l'atmosphère, dans un bruit de cristal brisé. Mes mains plaquées devant moi maintenaient autant que possible tout cela, et j'incantais, essayant coûte que coûte de ralentir l'arrivée de l'épée de mon ennemi templier. Et pourtant, cette barrière ensablée, fissurée, avait lâché, et la lame était venue effleurer ma joue, ouvrant cette dernière sur les pommettes, évitant de peu de se loger véritablement dans mon visage. Et le combat reprit alors, passant cet instant qui m'avait épuisé, en bonne partie, mentalement. C'est ainsi que j'attaquais à mon tour, feintant, esquissant un mouvement délicat pour me recourber et refermer ma griffe argentée, mon épée adorée, sur le templier, qui réussit à esquiver. Le salopard.
Je fatiguais aussi, oui. Je sentais cette sinueuse fatigue s'emparer de mon être, prendre chaque parcelle de mon corps soumis à ses assauts répétés. Je devenais plus violent, plus brutal, et beaucoup moins réfléchi, dans le sens où l'alchimie me serait de plus en plus difficile à pratiquer, et que j'aurais de plus en plus de mal à me concentrer pour faire une stratégie. Peu à peu, je deviendrais une bête redoutable, mais non point douée de réflexion rapide. Mais de même que moi, le templier semblait en proie à cette fatigue, il avait les paroles puissantes, mais je sentais son souffle court, et j'entendais sa respiration cassée, heurtée, ses poumons cherchant à reprendre un oxygène nécéssaire à sa survie, son coeur battant toujours plus fort, appelant ses muscles à se reprendre, ses os à résister, son sang à alimenter chacun de ses précieux organes qui lui étaient indispensables durant ce combat fatal. Le claquement de nos deux épées l'une contre l'autre avait été bruyant, violent, et nous rappelait l'un et l'autre à toute notre attention pour cette bataille, ce duo qui avait presque quelque chose d'artistique.
"Si je suis vif, Templier? Ce que tu vois là n'est qu'un prémice de ce que peut être ma vivacité."
Je ne mentais presque pas en disant cela. Après tout, si ma vitesse ici s'était montrée par mes réactions rapides et ma capacité à réagir au plus efficace, sans doute avait-il bien vu toute ma pleine vitesse, bien que je ne sois pas encore au maximum. Mais si nous parlons de vélocité, alors non templier, tu n'as encore rien vu de ma force, de ma toute puissance immortelle qui m'a été offerte par Pandore, qui m'a été offerte comme elle a été offerte à d'autres par la mère des damnés, la mère des vampires et des créatures des ombres. Mais je ne penserais pas aux lycanthropes, cela me hérisse le poil. Ces bestioles hargneuses, poilues, affreuses, non vraiment, ne m'interessent pas en cet instant précis. Mais j'observe mon adversaire, et celui ci se campe, se prépare. Je pare, dressant mon épée devant moi, m'attendant à une attaque de biais, quand il me crie quelque chose, et me fonce dessus comme un bélier, une vraie bombe catapultée de par sa force et sa musculature humaine. Je me jette sur le côté, roulant dans le sable fin, mes cheveux argentés, presque blancs se mêlant à cette douce terre d'arabie, collines ensablées et élégantes se dressant à l'horizon. Ainsi, en boule dans le sable, je guette mon dueliste, lequel se retourne brusquement vers moi, et vient à grands pas. Serait-ce la fin?
Non point. Je me redresse, coupant l'élan fatal qui se dirige vers moi, alors que mon ennemi essaye de m'empaler sur le sol. Un pieu dans le coeur, si ce n'est que ça aurait été son épée ici. Ouf. Agenouillé, une jambe en avant, je pare un nouveau coup d'épée, et me relève, esquissant un saut aérien pour me propulser vers l'arrière du terrain de combat. Une fois mon atterrissage (si j'avais toutefois bien décollé), je plie légèrement mes jambes, assouplissant mon déplacement, et me pourfends à mon tour, envoyant une lame décidée dans le flanc de mon adversaire. Sa cape se déchire, mais c'est sa main qui recueille mon coup et non ses hanches. Du sang coule, ravivant en moi une soif sanguinaire de vampire et de buveur aguerri. J'ai soif. Mais je me contiens, laissant seulement mes prunelles irisées habituellement cendrées se colorer un peu plus de cette teinte sanguinolente et écarlate, entourant ma pupille noire d'un hâlo rougeâtre. J'ai soif, encore, et dans un sourire avide, mes canines se montrent, mordillant légèrement ma lèvre inférieure pâle. Elles sont là, deux appendices rutilants d'une blancheur sans égale.
"Tu saignes, Templier.."
Je n'en suis point peiné templier. Ne t'avais-je point dit, oeil pour oeil et dent pour dent? Si je crois.. Et bien voilà. Tu as tracé sur ma joue une ride embrasée de sang rougeoyant, et j'ai dessiné sur ta main ensanglantée une arabesque fantasque d'où s'écoule ton précieux fluide vital. Précieux liquide, précieuse boisson.
"Je vais te tuer Templier. Ou, si tu ne le veux pas, laisse moi partir."
Comme preuve de mes dires, je me jette vers lui, laissant ma lame danser autour de mon corps, et me laisse glisser près de lui, rasant sa tête de mon épée illuminée. Il a réussit a esquiver et peste, râle à souhait. Ses jurons feraient peine au ciel et à tout ce qu'il soupçonne de vivre là haut, j'en suis certain. Un rire démoniaque s'empare de moi, mes cheveux voletant autour de mon visage dans une scène démente, mon sourire carnassier étendu sur mon visage pourtant angélique. J'aurais peur à sa place, mais moi, je suis ravi, je me complais dans toute cette attente, cette vicieuse peur, cette haine pernicieuse qui règne entre nous qui ne nous connaissons pourtant pas plus que cela. Des ennemis, c'est tout, rien de plus que ceci. _________________ ~ I'm your Hunter ~
|
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1588 Age: 19 Rôle: Maitre Templier Péché fétiche: Gourmandise Date d'inscription: 09/03/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Mar 16 Déc - 18:51 | |
| A peine avait-il le temps de s'embarquer dans une nouvelle offensive que le vampire esquivait tel un danseur sur la scène sanglante de la vie. Celui-ci jouait, évitait et virevoltait comme feuille au vent à chaque coup d'épée. Mais le templier avait vu bien des choses, il avait parcouru beaucoup des sentiers interdits et avait bravé nombre de lieux démoniaques pour apporter le flambeau majestueux du Divin. Il n'aimait pas perdre, surtout face aux vils démons du Malin, et jamais il ne laisserait l'un d'entre eux s'échapper. Il fallait terminer ce duel, quoiqu'il en coûte pour lui, ses pieux templiers étant prêt à bondir en cas d'extrême urgence.
C'est alors qu'après une chorégraphie parfaite, digne d'un spectacle de danseurs-acrobates chinois, le démon mit Octavius en faillite et lui coûta quelques gouttes de son sang. Sa main endolorie le lançait et il imaginait la plaie plus ou moins importante sans un jeter le moindre regard. Il devait rester droit, ne pas montrer ses faiblesse était pour lui une habitude en tant que chef d'un Ordre entier, le rendant presque mécanique et sans émotions. Le templier se remit alors en garde, ne laissant rien transparaitre, comme en position de force, digne d'un grand combattant, et cela impressionnait ses gardes qui semblaient hypnotisés par le combat." Je ne savais pas les immondes créatures assez bavardes ! A croire que vous n'êtes que vices et corruption ! " fit-il de sa voix puissante et noble tout en lançant un regard sombre vers le vampire.Son don ne pouvait le protéger de tous les coups, surtout face à un adversaire assez coriace, mais il comptait bien s'en servir de nouveau, faire de cette magie inconnue un outil vers la victoire. Il fit alors tournoyer sa lame dans un son mélodieux et presque envoutant pour ainsi la nettoyer du sang vampirique, les gouttes légères se laissant flotter et tomber sur le sable doux, le sable de la vie, le sable où tout se terminerait. Octavius était plus que déterminé à achevé ce combat dans la mort et la douleur, celle d'un démon, un de plus certes mais un qui lui aurait donné bien de la difficulté. Et cela n'était pas sans un certain plaisir. Oui, le combat devenait un plaisir, un art noble aussi beau que la peinture et aussi puissant que la musique. Les templiers devenaient suffisamment fanatiques pour ne croire qu'en la destruction totale et rapide de toute forme démoniaque.
Il frappa d'un geste vif du pied droit pour stabiliser le sol sous sa jambe, pivota très légèrement sur son axe désormais stable, fixa le vampire dans les yeux et donna une forte impulsion sur ses membres, le propulsant vers sa cible à moins de deux mètres de lui. D'un coup d'épaule net, il bouscula le démon qui fut perturbé par la charge inattendue et soudaine et leva son épée vers les cieux. Quelques centimètres allait séparer la lame du crâne du vampire quand Octavius donna un coup vertical d'une rare puissance, la rapidité du vampire faisant encore oeuvre, celle-ci alla taper le sable dans un bruit sourd. Même si le coup n'avait pas atteint sa destination, l'effet d'adrénaline effrayant, provoqué par le coup, parcouru le corps du démon comme poison dans les veines forçant le vampire à un sourire crispé et tendu._________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | Edward de Fauntleroy Maître Vampire

Nombre de messages: 653 Age: 19 Ville: Vasteval sans doute. Rôle: Allez savoir.. Péché fétiche: La Colère Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Lun 26 Jan - 22:48 | |
| J'avais été loupé de peu. Autant dire que j'avais senti la lame me frôler, que j'avais senti son souffle dur caresser mon visage alors que j'esquivais le coup brutal que me portait cet adversaire religieux. Un silence retomba sur la plaine où s'entrechoquaient jusqu'alors nos épées dans de grands bruits cristallins. De violents éclats retentissaient dans le fracas de nos deux lames, et nous ferraillions toujours en ce instant. Dans ce silence nouveau né qui lourdait cette atmosphère tendue, le simple halètement de nos souffles perçait. Je respirais moins paisiblement, et sentais l'excitation en chacun de mes muscles immortels, cette sensation que chaque parcelle de mon corps fredonnais face à l'acharnement de ce charmant duel entre moi et le templier. C'était un chant intérieur, qui emplissait mon coeur et mon esprit, résonnant comme un appel à la revanche, à la réplique, comme une supplication me priant seulement de me relever, de saisir à nouveau à pleine main le manche de ma douce lame, et de partir à nouveau faire tomber cet ennemi. Si dans certains combats, une certaine connivence se formait entre les deux adversaires, celui ci n'échappait pas à la règle. Nous étions face à face à présent, moi redressé, lui appuyé sur son épée, et je savais qu'il attendait mon prochain coup, inexorablement.
Je m'apprêtais alors à lui porter ce nouveau coup, lui qui attendait ma riposte. Parant, je me pourfendis vers lui, cherchant à feinter ce valeureux guerrier. Il semblait à bout de souffle, mais il me fallait absolument chercher vengeance de ce sourire crispé et un peu effarouché, effrayé presque, qu'il avait réussi à m'arracher peu de temps auparavant. Je repris ma respiration, sentant à nouveau les pulsations à mes tempes, ces palpitations de mon coeur froid et sans vie qui envahissaient ma poitrine, encore et encore. L'escrime était pour moi un art, et cela se ressentait dans ce combat, dans cette bataille l'un contre l'autre. J'envoyais donc ma lame d'un côté, puis me retournais brusquement et fis tourner ma fidèle épée autour de moi, comme un tourbillon, la tenant droite devant mon visage angélique et trompeur, les yeux mi-clos, comme dans un état secondaire. Il fallait que je rattrappe cette bévue, cet instant où j'avais laissé errer sur ma figure la trace d'une peur traquée par le templier. J'avais accordé un moment de faiblesse à mes sens, ce qui n'était pas pour améliorer la situation. Il ne faut jamais montrer que l'on plie, jamais. Effectuant mon mouvement gracieux, je lançais à nouveau l'épée qui vint se ficher dans la cape de celui qui me faisait face. Je l'avais loupé de peu. Je récupérais rapidement mon épée puis reculais soudainement.
"Vice et corruption, templier? Quel magnifique tableau tu me dresses là. Mais regarde donc derrière toi, il semblerait que l'on vienne te sauver des griffes du diable que je suis à tes yeux."
Je soupirais, mes lèvres se fendant en un demi sourire, laissant cet air sarcastique s'étaler sur mes traits fins. En effet, au loin, derrière les chameaux et les autres chevaliers et berbères qui accompagnaient le dueliste que j'affrontais, on pouvait voir percer une rangée de cavaliers, et quelques hommes d'infanterie guidés par des éclaireurs berbères. Je regardais ce spectacle peu réjouissant le sourire aux lèvres, bien que je me sentis douter un peu. J'avais beau être l'un des meilleurs escrimeurs, l'un des plus forts parmi ceux de ma race, je ne pouvais pas rivaliser avec une vingtaine de templiers à cheval. Je ne savais même plus où était mon destrier, bien que je sache qu'il était non loin d'ici, là où je l'avais laissé au repos.
"On dirait bien que l'on ne peut se permettre de te perdre, on ne peut risquer d'errer seul lorsque l'on fait partie des tiens."
Bien. Il fallait que je parte de toutes façons. Je sifflais longuement dans l'air, mon sifflement visant à appeler le cheval qui devait se reposer non loin, cherchant dans ce sable infini quelques brindilles à brouter. Les chevaux arabes de Vasteval savent pourtant bien rester tranquilles dans des terres aussi arides. Et j'entendis les sabots, il arrivait. Sa crinière au vent, les rênes pendant négligemment le long de son encolure, la selle bien accrochée à son dos fin et élancé. Heureusement, il ne s'était pas trop éloigné pour m'avoir entendu et être arrivé si vite. Si il m'avait fallut entreprendre ma fuite à pied, ça aurait été autrement plus compliqué. J'enfourchais donc rapidement Sangre, et glissais mes doigts dans sa crinière noire pour le calmer. Petit arabe fougueux, il trépignait, piaffait. Je me tournais donc vers le templier et lançais farouchement:
"Tu comprends que je ne peux me permettre de rester ici alors que ta cavalerie arrive. Sois bien sûr que nous nous reverrons, Templier, et je saurais faire tomber cette tête sévèrement accrochée."
Un rire démentiel me prit à la gorge, et, souriant, je vérifiais que mon épée était bien rengainée dans son fourreau, puis activais mon alchimie. Un vent de sable, agitant les grains dorés de la plaine se leva, emmenant avec lui une tempête légère sur ses plaines, m'entourant d'un voile, me permettant de prendre cette fuite. Je piquais des deux et lançais mon cheval vers l'avant, et il partit brusquement, d'un galop rapide qui allait s'accélérant. Je me retournais pour surprendre la surprise du templier qui me voyait décoller ainsi. Il avait bien tenté de m'arrêter mais j'avais été plus rapide, et je distançais alors la cavalerie qui arrivait et ne savait sans doute point encore que j'étais un ennemi à abattre. Je regardais le crépuscule et filais droit devant moi, direction Thèbes. Il fallait absolument que je regagne l'Egypte, j'avais suffisamment perdu de temps ici. Et j'avais soif. Dans un bruit mat, je me laissais emmener par la vitesse et par l'allure démenée de Sangre que j'éperonnais un peu plus encore pour augmenter son rythme. J'étais déjà loin, désormais, mais me jurais de reprendre ce combat. Plus tard, j'avais tout mon temps. L'éternité devant moi. _________________ ~ I'm your Hunter ~
|
|  | | Templar Octavius Maître de l'Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1588 Age: 19 Rôle: Maitre Templier Péché fétiche: Gourmandise Date d'inscription: 09/03/2008
 | Sujet: Re: Mélancolie passagère [PV Octavius] Dim 1 Fév - 19:31 | |
| Octavius profita de ce moment de répit pour adopter une posture défensive de maintien, l'une des nombreuses postures de combat que les Templiers apprenaient avec les enseignements donnés dans les diverses commanderies afin de parfaire leur habilité lors des batailles. Ses muscles pouvaient relativement se reposer, et ce n'était pas un euphémisme, tout en gardant une certaine position permettant de reprendre directement le cours du combat comme si il ne s'était passé aucune attente. Il regarda alors d'un œil avisé et aguerri la plaie légère qu'il avait fait sur la joue du Vampire, voila donc un cadeau qu'il n'aimera pas revoir !
C'est alors que dans sa fourberie, le démon qui lui faisait face fit une attaque singulière et très efficace: la lame dansait dans le vent semblant ne pas s'arrêter aux rapides parades effectuées par le Templier. Il cru que ce combattant allait passer sa garde quand il se stoppa élégamment, surement pour reprendre son souffle fétide et démoniaque. Mais celui-ci, au lieu de reprendre le combat, lança une phrase dont Octavius ne porta aucune estime, laissant les mots rebondir sur lui et fondre comme neige au soleil et porta son regard au loin. Le visage du démon ne porta pas le sourire malsain qu'il avait gardé depuis le début, il affichait une sorte de désarroi inavoué que le maitre de l'Ordre vit avec conviction d'y voir une bonne augure.
En effet, cela fut une bonne nouvelle pour les Templiers puisque les forces placées au Nord, qui attendaient le retour d'Octavius, avaient envoyées une petite escorte pour retrouver le chef de l'Ordre manquant à l'appel à une heure si tardive. Octavius entendit des voix au loin et reconnu les grommellements des chameaux et les sons des chevaux peinant dans le sable fin." Saches qu'une vie humaine vaut bien plus qu'une centaine des tiens, c'est pour cela que nous nous aidons et que nous portons attention sur les nôtres ! " fit Octavius d'un ton confiant et fierLe vampire appela sa monture qui apparut sur l'instant, tel un chien de l'enfer sortant tout droit des entrailles de la Terre. Ce cheval aux courbes puissantes et aux muscles saillants pris alors son cavalier qui, d'un geste vils lança un sortilège de confusion: une marrée de sable l'entourait, couvrant alors sa fuite. Octavius n'eut en effet pas le temps de courir vers cette marée, afin de voir où allait le cavalier vampire que déjà celui-ci s'était évanoui dans le lointain. Quelques instant après, les cavaliers templiers arrivèrent à hauteur des hommes qui accompagnaient Octavius et, se pressant pour descendre de leurs montures afin d'y sceller les blessés, ils allèrent à la rencontre du chef de l'Ordre. " Reprenons la route mes frères, nous devons amener les guerriers meurtris hâtivement aux quartiers avancées d'Arabie ! " cria t-il aux hommes qui venaient d'arriver et à ses compagnons de route, couvrant le bruit sourd du sable enchanté retombant sur le sol[Fin du topic, merci ma blonde ;) ] _________________ Coeli enarrant gloriam Dei |
|  | | | | Mélancolie passagère [PV Octavius] | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |