Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
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 [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...

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William de Loveley
Ordre des Templiers


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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Sam 24 Jan - 12:23

Je parcourais de long en large la colline qui était notre point de rassemblement. La plupart des troupes avaient pu nous rejoindre mais peu étaient indemnes. Les plus robustes aidaient des compagnons à parcourir les derniers mètres. Certains abandonnaient tout espoir et rendaient leur dernier souffle devant les autres soldats qui, bien que vétérans, ne pouvaient réprimer cette expression défaite de l'échec. D'autres portaient avec courage des frères d'armes agonisant sur leurs épaules. J'admirais cette solidarité, ce qui fait que l'homme est Homme. Ce qui fait la force d'une armée.

Je sursautai alors qu'une main se posait sur ma cheville. J'étais toujours à cheval et je reconnus l'un des officiers avec qui j'avais combattu dans les derniers instants de la bataille. Son arcade saignait et je devinais aisément qu'il devait boiter. Pourtant il me sourit. De par son âge, je devinais qu'il en avait vu d'autres mais pas autant que j'aurais pu le croire. Il n'était pas dupe et savait pertinemment qu'au fond de moi j'étais détruit, ou si ce n'était pas encore le cas, ça le serait sous peu. Octavius allait venir. Qu'allais-je faire devant lui sinon lui annoncer la défaite. Qu'est-ce qui n'avait pas fonctionné ? Nous étions en supériorité numérique, largement. Nous les avions attaqués de front et par les flancs, comme un étau mortel. Les soldats étaient entraînés, des vétérans pour la plupart. Les mercenaires ne nous avaient pas trahis, ils avaient combattu bravement jusqu'à la mort. D'ailleurs, le groupe de mercenaires s'était rassemblé non loin. Sur les quelques centaines, bien peu étaient revenus.
Je mis pied à terre, offrant ma place à l'officier boiteux. D'un coup d'oeil rapide, j'analysais l'expression des mercenaires, les passant un à un en revue. Mon simple regard à chacun d'entre eux fut un grand signe de reconnaissance de ma part et je crois qu'ils le comprirent.


- Il y avait un rôdeur parmi vous.

Et le seul que je connaissais à peu près, du moins que j'avais déjà vu. Celui qui m'était venu en aide sur le champ de bataille, et celui qu'à mon tour j'avais essayé d'aider...La plupart baissèrent la tête alors je fermai les yeux en soupirant. La guerre est une catin qui vous prend plus que ce que vous pensiez avoir à lui donner.

La retraite s'achevait et déjà un premier groupe faisait route vers le camp, j'aidais les plus mal en point à les rejoindre, les confiant ensuite aux soins des moins amochés. Je gardai les hommes encore en état pour veiller à ce que tout se passe bien et que les lycans ne tentent pas de nous avoir en traître. Je doutais que cela puisse se passer, eux aussi avaient subi de lourdes pertes.

Il y avait aussi ce lycan qui avait cru pouvoir finir cette bataille d'un coup de maître en tuant celui qui devait mener cette armée, moi. Bien que sans doute ignorait-il qui j'étais. Des templiers veillaient à ce qu'il se tienne tranquille. J'étais troublé de le voir tel qu'il était : un homme. Qui aurait pu croire que ce n'était qu'une créature du mal sous cette facette ?
Je le regardais et je voyais la douleur. Je ressentis presque de la pitié...mais la pitié n'est faite que pour les hommes alors je préférais me détourner un instant pour reprendre mes esprits. Il était l'un d'eux et sa nature humaine avait pour moi à jamais disparu...Du moins c'était ce dont j'essayais de me persuader. Je ne pus résister à l'observer de nouveau alors que j'attendais que le reste des hommes soient prêts. Je posai mes doigts sur le bracelet de cuir que j'avais au poignet droit et essuyai le sang qui souillait le cygne en argent. Le cuir tressé était taché mais comme à mon habitude, je le nettoierais avec attention.

Je n'oublie pas. Je n'oublierai jamais. Ils t'ont pris à moi. Ils ont volé ta vie et mon coeur. Et pour toi je serai fort, pour toi Ruby, ma vie ne serait pas vaine et ma mort non plus.

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
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Orion Amanar
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Sam 24 Jan - 14:20

Il était étendu dans la neige, contemplant le ciel d'un bleu opalescent. Il savait qu'il rêvait, il savait également que son sommeille n'était pas naturelle, mais il l'empêchait d'endurer la douleurs, alors il s'y abandonnait avec lassitude. Son regard rivée vers le ciel, ne cillait pas, se rêve, il ne l'avait jamais fait mais il en connaissait déjà chaque méandre et n'y faisait plus office que de spectateur.

L'oiseau de proie entra bientôt dans son champ de vision, il l'accueillit avec un sourire, plus il le regardait, plus l'oiseau lui semblait familier. Trop loin pour déterminer s'il s'agissait un aigle ou d'un épervier il ne parvenait pas se lasser des sa danse céleste. En grand seigneur du ciel, l'oiseau tourbillonnas un instant avant de fondre sur proie, hors de son champs de vision. Il réapparut bien vite, chargée d'un animale au pelage immaculée. Un lièvre des neiges, très probablement. Lui au moins aurait a manger.
Il se redressa sur son séant, retrouvant avec plaisir l'atmosphère feutré d'un endroits qui aurait très bien put être chez lui, en tout cas, il s'y sentait bien. Il retira les couverture qui le couvrait et déambulât entre les piles de livres qui jonchait le sol. Il ramassa un exemplaire, un livre de poésie, dont les poèmes avait été écrit a la main. Il caressa la couverture de l'ouvrage, il avait eu toute les nuit précédente pour en exploré le contenu, il le savait presque achevé. Il referma le livre et le posa sur le sommet d'une pille de livre. Il traversa la petite sale aux mur cacher par la pénombre. Et s'arrêta devant le rideau qui séparait le pièce a vivre de la chambre, il savait qu'il y avait une femme derrière il entendait sa respiration lente, elle dormait. Il sentit sa main se porter a sa ceinture, il sentit le contacte froide de l'acier du manche du poignard contre sa paume. Une haine soudaine l'envahit, d'un geste brusque il écarta le rideau, le poignard s'abattit ,un cris déchira l'air.
L'homme se tenait en face de lui, un regard plein de haine,la main sur sa poitrine, il pleurai de rage. Il allait mourir il le savait. L'homme arracha le poignard qu'on venait de lui planter dans la poitrine et le lui tendis. Il le récupéra sans un mots, sentant sa gorge se nouée avec la même émotion que toute les autres fois. L'homme qui lui faisait face, un sourire narquois sur les lèvres, n'était autres que son reflet. Il tendis les bras, mais comme a chaque foi, l'image de l'homme le traversa et disparu dans l'obscurité qui l'entourait. Un vide immense le submergea. Il venait de tuer une partie de lui-même.

Il se sentit basculer dans le vide, ne fit rien pour se retenir. Qui était cette femme derrière le rideau? Pourquoi tuait-il son reflet? Étais-ce une erreur? Ne voulait-il pas tuer la femme plutôt que lui-même? Comment pouvait-t-il en être autrement? Elle avait due le berné d'un bien étrange manière pour qu'il se détruise ainsi… Mais avec quelle arme?
Il sentit les ailles de l'oiseau de proie le frôler, l'animal s'amusais a virevoltée autour de lui, il sentait sa présence, pourtant, il ne le voyait pas, par moment il apercevait le pelage blanc de sa proie qu'il tenait toujours entre ses serres. Il rouvrit les yeux, il était enchaîner, le dos nus et sanguinolent a genoux. Son reflet se tenait devant lui, méprisant, dominateur, sur de lui. Il le dévisageai, lui, le faible, le soumit, l'incapable, le méprisable. Il se sentit envahit de honte.


"Pardon"

"Ce n'est rien, prie, le seigneur est bon, il entendra"

Le reflet porta la main a sa poitrine dont le sang noir s'écoulait doucement. Il dessina dans l'air un oiseau de proie, le même que celui de la plaine enneigée. L'oiseau noire bâtit des ailles et monta dans le ciel. D'aigle noir, il devint colombe blanche se joignant avec allégresse au ciel éthéré. Il ferma les yeux et sentit les battements d'aille de l'oiseau sa rapprocher, il sentit l'animale se mêlé a sa chaire, il sentit ses contour se dessiner sur son dos. Il rouvrit les yeux. Le reflet n'était plus la. Mais l'autre homme, si.
Le visage dur, la barbe blanche et soigneusement tailler, pleine de sang, la chevelure poivre et sel. Les rides marquée. Il le connaissait? Était-il le visage sans nom d'un être jadis aimer, aujourd'hui oublier?
L'homme se pencha vers lui,un récipient plein d'eau a la main.

"Tenez-le bien, je veux pas perdre un bras!"

Deux ombre le saisir fermement, il sentit de l'un deux serrai l'une de ses blessures, il grogna, mais cela n'eu d'autre effet que de leur faire raffermir leurs prise et d'accent la sensation diffuse de la douleur. On porta de l'eau a ses lèvres, elle ne sentait pas l'eau. Elle était mélanger a autre chose. Du poison? Il bâtit des paupières il avait peur, il ne voulait pas mourir, il rassembla le peu de force qui lui restait pour se débattre. L'homme bondi en arrière.

"Mais tenez le bon sang!"

Il sentit un pied botter se poser sur son dos. Il réalisa qu'il était a genoux, comme devant le reflet. L'homme se rapprocha de nouveau, on lui pencha la tête en arrière, il n'avait plus la force de ce débattre…Il n'était qu'un lâche. Le liquide lui coula dans la gorge, il avait un goût exécrable qui lui embrouillait les sens. Il ne savait pas ce que c'était, mais il était certain d'une chose: ce n'était pas bon pour lui car son estomac réagit violement. Mais on ne lui laissa pas le chois et on le fit boire jusqu'a ce qu'il n'ai plus la force d'avaler et qu'il s'étouffe. On le lâcha enfin, la douleur s'apaisa un peu. Il se sentit partit rejoindre l'oiseau de proie.

On avait resserré les lien qui lui entravait les bras et les épaules le métal glacer lui mordait la chaire, mais il ne dit rien de peur qu'on les resserrent encore un peu plus. Il n'avait plus la force de ce lever, mais les templier avait été prudent. Entraver comme on entrave un cheval, il était condamner a rester a genoux, en pénitence.
Il rouvrir les yeux, regarda le neige devant lui, il avait dut saigner, elle avait prit des teintes rouge par endroit. Il avait mal a la tête, surtout a la tempe droite en fait. Il s'enhardit a jeter un regard vers les hommes non loin. Armes a la mains, ils le regardaient, une lueur de haine et de pitié dans les yeux. Il ne devait pas être beau a voir mais au fond il s'en fichait. Que c'était-il passer pour que la douleur le saisis ainsi a chacun de ses gestes? L n'arrivait pas a raccrocher avec le monde réelle, ses pensée était floue. Tout ce dont il était certain, c'était que le douleur était moins forte qu'a son dernier réveille et il savait qu'elle allait décroître peu a peu. On lui fit de nouveau boire ce qu'il assimila comme une drogue. Un poisson l'aurait sûrement déjà terrassé. Il poussa un soupir, et se laissa basculer sur le coter. Les hommes assis non loin se levèrent le visage tendu. Mais comme il ne semblait pas enclin a faire autre chose que dormir, on le laissa tranquille.
Il sombra de nouveau. Et n'émergea plus qu'a de rare moment quand on vint lui faire boire le liquide qui n'étanchait pas la soif mais qui embrouillait les sens et quand, un homme dans un élan de pitié vint le couvrir d'une couverture supplémentaire, qui ne le réchauffa pas plus, mais qui couvrir complètement sa nudité.

Sa tête lui faisait toujours mal.

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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Mer 4 Fév - 17:40

Le Messager survolait une dernière fois ce champs de désolation. Tout n'était plus que larmes et sang. Les cadavres, lycans et humains, s'emmêlaient les uns sur les autres. On distinguait parfois un bras, une jambe, ou toute partie de l'anatomie détachée du reste du corps. La neige était rouge. Il n'y avait plus rien de vivant ici. Le Messager restait seul entre charognes et mourant n'ayant pas encore tout à fait agonisé.

Octavius avait était mis au courant de l'échec des templiers, et il arrivait en personne, à la tête de nombreux renforts. Une terrible guerre venait de commencer, et les charniers allaient se multiplier...

Llud laissa couler une larme, qui tomba sur un coin de neige blanc, puis s'envola. Sa tâche ici était terminée, on avait besoin de lui ailleurs.

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[Scénario n°2] Les premières effusions de sang...

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