Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
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 [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...

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William de Loveley
Ordre des Templiers


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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Mer 17 Déc - 21:19

Tout était d'une confusion sans pareille...Je discernais approximativement où se trouvait la ligne de front et à ma grande joie, elle avançait doucement. Les hommes reculaient parfois mais toujours pour avancer encore plus par la suite. Leur volonté et leur courage surpassaient les horreurs qu'ils devaient affronter en face.
J'avais fini par m'habituer au goût de mon propre sang sur mes lèvres. Mon visage était barré de ce même liquide écarlate qui semblait dessiner d'étranges arabesques autour de mes yeux verts. Ma lame me semblait de plus en plus lourde à chaque seconde. Sa belle couleur argentée avait disparu sous le sang qui coulait par gouttes parfaites le long du fil. J'avoue ignorer comment je parvenais à tenir sur mes jambes. L'effroi qui m'avait pris au début de la bataille s'était estompé. En réalité, j'avais de l'espoir, l'espoir de vivre assez longtemps pour voir ceux que j'avais menés jusqu'ici brandir haut leur bannière et crier leur victoire.

Lorsqu'un lycan se présentait devant moi, une danse mortuaire s'engageait. C'était comme si tout avait été répété des heures. Les pas étaient précis, on se tournait autour, on se rapprochait, on s'éloignait de nouveau...Et puis cette proximité des corps quand enfin le duel s'engage, sentir le souffle de son adversaire, le sonder du regard. Si ça n'avait pas été aussi paradoxal, j'aurais bien imaginé une certaine romance à ces scènes. L'amour et la haine sont deux soeurs jumelles qui utilisent les mêmes armes. Alors que mon arme sifflait dans les airs à chaque tentative, je revoyais défiler dans ma tête ces douces danses dans mon Angleterre natale avec celle que je voulais pour moi seul...et que plus jamais personne ne pourrait effleurer d'une caresse. Dans un accès de rage plus ou moins contrôlée, à cause de cette douloureuse pensée, je perforai la poitrine de l'un de ses chiens. J'eus le temps de jeter un coup d'oeil autour de moi.

On distinguait plusieurs situations, là trois templiers qui, dans une coordination parfaite, s'attaquaient à un lycan, plus loin, un homme ayant eu moins de chance et tombant à genoux devant une créature se délectant du sang qui giclait par à coups de sa carotide tranchée.
Et puis il y avait une autre scène qui attira mon attention. Je reconnus ce mercenaire que j'avais rencontré à Fervay. Nous nous étions déjà croisés sur le champ de bataille, il m'avait sorti d'un pétrin inqualifiable. Désormais c'était lui qui était face à une difficulté grandissante.
Trois lycans, c'était un nombre qui ne me convenait pas du tout mais je n'allais pas rester là à rien faire. A cet instant, je maudis une fois de plus ma monture d'avoir choisi la fuite. Elle m'aurait été utile en cet instant.
Je me risquai quand même à siffler, mes mains gantées ne me facilitant pas la tâche. Peut-être viendrait-elle ou se trouvait-elle déjà à des lieues de là. De toute manière je n'avais plus le temps d'attendre plus longtemps.

Je me mis à courir aussi rapidement que possible, l'épaulière endommagée ne cessait de s'enfoncer un peu plus dans mon épaule mais je ne pouvais pas m'en occuper pour le moment. Je choisis de laisser le lycan déjà engagé dans le combat pour m'occuper des deux autres, ou du moins d'un des deux. Je ne sais comment je ne fus pas repéré plus tôt. En tout cas, je pus asséner un violent coup latéral à l'un des deux qui surpris me répondit d'un violent coup de patte. Une fois de plus, mon habileté compensa ma maigre force et alors que le second lycan bondissait, j'eus le réflexe d'esquiver d'un bond. Ma lame se planta partiellement dans son dos, assez profondément pour lui arracher un grondement sourd.
Quant à l'autre lycan, je parvins je ne sais comment à le mettre à terre assez rapidement. Cela équilibrait les chances.

Je jetai un coup d'oeil rapide à Tancrède. Mon adversaire en profita pour se jeter sur moi sans plus aucune mesure. Je perdis ma lame et je ne pus que l'effleurer des doigts sans pouvoir la récupérer. J'étais à terre mais grâce au poignard que je gardais toujours sur moi, la lutte continuait. C'était d'une férocité rare, aucun de nous deux ne voulait perdre. Lorsqu'il tentait de me mordre, je plaçais mon avant-bras protégé d'une plaque métallique entre ses crocs et bien que je sente ses dents enfoncer la plaque et par la même occasion, ma peau, j'en profitais pour enfoncer mon arme dans sa fourrure épaisse, au plus près de son cou.

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«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
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Orion Amanar
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Sam 20 Déc - 16:25

Tout c’était passé beaucoup trop vite pour lui, et comme nombre de lycan il avait dut reculer, espérant trouver d’autre groupe de lycan. Il n’avait pas eu cette chance. Le groupe de lycan au sein du quel il c’était mêlé avait été fractionné par les assauts des templiers et sont dernier camarade se vidait a présent de son sang derrière les lignes ennemies qui avançait inexorablement.
Orion avait longtemps combattu a grand coup d’épée, ne se fiant qu’a son adresse au combat pour gagner, c’était sans conter sur le nombre d’assaillant, a l’image de l’hydre qu’hercule avait combattus, plus Orion abattait d’homme plus il devait en affronter, plus il était contrait de reculer. D’abord essouffler, il avait fini par sentir ses forces le quitter peu a peu sans pouvoir s’accorder de repos. Visiblement il n’était pas le seul lycan en difficulté et l’armée des templiers semblait reprendre courage, au détriment de l’armé lycanne.

Orion laissa échapper un cris de douleur quand l’épée vint lui heurter le flanc, la plaque de bronze cousue dans son manteau se plia en deux lui évitant de finir couper en deux, mais ne lui évitant pas la douleur. Le lycanre garda la dernière épée qui lui restait se planter au loin, hors de porter et tomba à genoux les deux mains sur son flanc meurtri plier de douleur. L’homme en face de lui affichait un sourire victorieux en brandissant sa lame au-dessus de sa tête.

« Meurt chien de l’enf… »

Il n’eu pas le temps de finir sa phrase Akasha surgissant du col de son compagnon lui bondit a la gorge, l’homme surprit par la minuscule bestiole bascula en arrière, Orion profita de l’intervention inattendue de l’hermine pour récupéré une arme sur le sol et l’abattre sur le visage de l’homme, le bruit fut couvert par la vacarme assourdissant de la bataille mais le spectacle, lui, ne fut pas épargner aux yeux du lycan qui fut éclabousser par l’immonde substance mélange visqueux de sang et de cervelle. Orion réprima violemment un haut-le-cœur. Et décolla la masse d’arme de la face défoncer du cadavre juste a temps pour percevoir la gracieuse trajectoire d’une épée fendrent l’air dans sa direction. Il n’eu pas le temps d’esquiver quoi que se soit et ne put que ce préparé a la douleur, quand la lame lui entailla sévèrement le bras gauche il serra les dents et brandissant sa masse d’arme nouvellement acquise l’abattit sur le bras du templier qui lâcha son épée dans un cris. Son regard se porta alors sur Akasha a qui il devait la vie. Ce qu’il vit fut un cadavre, en tombant l’épée du templier avait chut sur l’hermine qui, pour une raison connue d’elle seule, ne l’avait pas évité. La garde de l’épée l’avait énuqué. Orion laissa échapper un cris de rage et la masse d’arme vint défoncer la cage thoracique du propriétaire de l’épée semeuse de mort.

Avec Akasha c’est la raison du lycan qui défaillit, en tant normale il aurait luter contre cette colère aveugle qui le submergeait, d’un tempérament calme et rationnel il aurai dut reprendre le combat normalement mais Akasha était son compagnon depuis trop longtemps pour qu’il puise contenir la douleur, il abandonna tout ce qui faisait de lui un humain et s’abandonna a la rage. Levant ainsi les seules barrières qui l’empêchaient de prendre cette forme lycanne qu’il méprisait tant. Les vêtements du lycan se déchirèrent et sa peau se couvrit d’un épais pelage brun. Quand Orion se redressa sur ses quatre pattes, ses yeux brillaient de colère donnant à la colombe blanche qui lui ornait la face des allures menaçante. Les templiers marquèrent un temps d’arrêt visiblement hébété et prononcèrent des termes que le loup ne comprit pas.

Orion retroussa les babines et gronda avant de se jeter a la gorge du premier venu, sans l’ombre d’un remords il se réjouit du goût de sang de son ennemi.
Sa forme animal avait quelque chose de surprenante, il n’avait pas la morphologie de la plus part des lycanthropes, incapable de se redresser sur ses pattes arrières comme eux, il ressemblait tout a fait a un loup, mais a un immense loup. Cette différence déstabilisa les templier qui devait s’attendre a combattre un bipède hors c’est un loup qu’ils affrontaient, plein de haine et douer d’une intelligence égale a la leurs. Les hommes marquèrent une pause, sur la défensive, regardent le fauve marcher sauvagement a gorge de sa victime.
Orion en fut agacer, qu’avait-il a le dévisager ainsi ? Pourquoi hésitait-il a se jeter sur lui pour mourir ? Le loup retroussa de nouveau les babines et gronda, mécontent. Un nouveau murmure parcourut les hommes présent autour de lui, murmure qu’il ne parvins pas plus a comprendre que le précédent mais dont les sonorités lui firent supposer que c’était de lui que l’on parlait. Le loup émit un nouveau grondement plus menacent que le premier et sans autre avertissement se jeta dans la mêlée très vite rejoint par deux nouveau lycan. Contraignent les Templiers a resserré les rangs et a reculer.

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Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir.
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Elune Galwin
Lycan Libre


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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 21 Déc - 21:42

La situation devenait plus que compliquée pour Elune. Elle repoussait plusieurs hommes avec une rage qui ne s'estompait jamais et pourtant toujours plus revenaient vers elle. Au début, elle pouvait faire face à la situation mais ses forces commençaient à s'épuiser. Son souffle était plus haletant, ses gestes moins précis et ses jambes semblaient parfois vaciller. Tout semblait ralentir...La lycanne n'entendait parfois plus rien, seulement sa propre respiration. Mécaniquement elle repoussait quiconque s'approchait d'elle, retombant parfois dans la neige boueuse, ses griffes se rinçant un peu du sang accumulé. La créature se forçait à garder ses yeux d'ambre ouverts mais c'était à chaque seconde un peu plus difficile.
Elle ne voyait aucun lycan dans les environs proches. Le front humain avait avancé. Et il avait tellement avancé que c'était un piège qui se refermait sur elle comme il s'était déjà refermé sur de nombreux autres qui gisaient désormais un peu partout entre les pieds des humains encore debout. Mourir ainsi ? Pas question !

La grande créature se redressa en un grondement sourd, balayant d'un coup de patte un homme imprudent et peu attentif. Son corps atterrit plus loin dans une position peu probable.
Elune profita d'un moment d'accalmie pour expirer longuement. Ses membres tremblaient de plus en plus, par intermittence, comme une monture qui aurait parcouru un trop long voyage sans s'arrêter...L'endurance d'Elune n'était peut-être pas la meilleure mais elle avait eu au moins un peu plus de ressources que les morts.La volonté de vivre coulait dans ses veines et lui permettait de rester debout, de ne pas abandonner. Sa belle et douce fourrure couleur de crème était collée par le sang et trouée par les plaies béantes qui ceignaient son corps.

Un groupe d'humain s'était formé autour d'elle, en une ronde presque parfaite. Les templiers hésitaient à avancer vers cette furie. Ce n'était pas tant son apparence qui les menaçaient mais ses yeux brûlant d'une flamme qui leur était inconnue...
Un autre lycan était parvenu à arriver non loin et il en profita pour prendre le cercle d 'hommes par surprise. Le combat fut acharné. On entendit les cris des templiers dont la chair était déchiquetée d'un coup de griffe ou de dents. Ou encore les jappements des lycans touchés par l'acier tranchant d'une lame. Elune était dans un état lamentable, on ne savait plus vraiment si le sang sur sa fourrure était le sien ou non tellement des coupures parcouraient son corps et tellement elle se battait avec acharnement.

Et là tout devint étrange...Cela se passa très rapidement. Ses yeux alertes virent le lycan reculer violemment. Un templier était devant lui, lame dégainée et ruisselant de sang. Un autre homme enfonça sa propre arme dans la poitrine du lycan qui le repoussa d'un violent coup de griffe. Le premier templier profita de l'instant pour lui perforer la mâchoire de son épée...
La créature à l'agonie chancela alors qu'Elune était en train de se défendre et d'achever le dernier humain devant elle. Le corps de la créature déjà morte à ce moment percuta la lycanne qui chuta. Le choc contre le sol réveilla chaque blessure et en plus il fallut que le corps inerte de son compagnon de lutte lui retombe dessus. C'était la goutte d'eau. Elune aurait sans doute pu dégager cette masse en temps normal mais là c'était son moral qui venait de chuter en même temps qu'elle. Elle avait beau essayer, rien ne bougeait.

Même ses appels ne portaient plus autant qu'avant. Elle devait être bien épuisée pour en venir à chercher de l'aide sans être arrêtée par son orgueil. Des jappements plaintifs ou des hurlements tragiques, c'était tout ce dont elle était capable. Comme si ça ne suffisait pas il y avait un bon nombre de templiers autour d'elle et l'un d'eux finirait par voir qu'elle n'était pas morte. D'un seul coup de lame entre les deux yeux et s'en était fini d'elle. Elle pouvait essayer de rester inerte mais dans ce cas là elle ne sortirait jamais de sous ce cadavre. Alors elle essaya de nouveau de se relever. Le corps au-dessus bougea légèrement sous son action mais elle dut bien vite renoncer, son corps lui aussi appelant à l'aide avec toutes ses blessures.

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Filippia Von Hertven
Chef de Meute


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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Mer 14 Jan - 23:12

Le combat continuait de faire rage, et le rouge s'imposait aux yeux de Filippia comme s'il eut été la couleur même du ciel éclairant les plaines de Russie, et ce fleuve qui en traversait les plates étendues. C'était comme si le monde avait été repeint de tons écarlates, comme si l'herbe et les sols russes n'étaient plus désormais que de longues traînées de sang, un tapis aux teintes pourpres étalé sur le sol, dessinant de grandes fresques, des arabesques sanguinolentes, rougies, à l'image des lueurs du crépuscule que la lycanne se plaisait tant à observer depuis son fief de Naripolis. Quand le soleil regagne l'autre partie du globe, et qu'il laisse encore quelques instants, dans le firmament assombri, briller d'un éclat orangé, presque rouge violent, ses derniers rayons du jour. Et dire que Filippia avait une éternité pour contempler tous ces trésors, ces prémices de nuits infinies qui lui avaient été offertes dans ce qui n'était ni une vie, ni une mort, ni plus ni moins une non-vie, si le jeu de mots est permis. On lui avait donné le droit de profiter à jamais de ce droit, de cette faveur de voir chaque matin se lever l'astre du jour, et de voir chaque soir ce dieu soleil, ce dieu de lumière, partir éclairer d'autres peuples de sa douce chaleur, de ses rayons merveilleux. Alors ce n'était pas pour mourir maintenant. Et surtout pas ici, non, surtout pas ici. Jamais.

C'est pourquoi elle se démenait, c'est pourquoi elle se battait griffes et ongles au milieu de ces hommes en armures luisantes. Au milieu de ces hommes en sueur, de ces lycans furieux, Filippia von Hertven se battait. Elle se battait pour cet étrange état de survie qu'on lui avait offert à la naissance, elle se battait pour les autres, ceux qu'elle aimait. La jolie lycanne, sous sa couche de raideur et de froideur, était plutôt douce et aimante. Pourtant, elle était là, arrachant, mordant, griffant, coupant de ses serres animales aiguisées toutes gorges ou tout corps se trouvant à sa portée. C'était un vrai coupe-gorge, et le jeu de mot est candide face à la violence, la brutalité dont elle faisait preuve sur cet horrible, cet hideux champ de bataille.

"Esfir ! Mon Esfir, où es tu?"

Elle avait eu droit à un instant de répit et, levant son museau tâché du sang de ses victimes, elle huma l'air, cherchant des yeux le pelage tâcheté, blanc immaculé et gris, de son compagnon animal. Elle pu la voir, se faufilant entre les humains, lueur neigeuse au sein de la boue et de la véritable neige, celle qui était désormais rougeâtre, salie, impure. Rassurée, elle jeta un oeil rapidement sur ce qui était le campement de fortune des lycans: Firedrake n'était pas de sortie, certes, mais elle ne pouvait s'empêcher de vérifier que ce qui restait là haut n'était pas fouillé par des hommes aventureux qui auraient pu aller jusque là. Mais non, fort heureusement, le front était parfaitement tenu par les armées poilues. Reprenant le combat effréné, boule de furie mouvante et inattaquable, Filippia se déplaçait, toujours plus rapide, usant de ce point fort, sa tendre fourrure couverte de sang chaud, parfois même de fragments immondes de ses victimes. Mais elle ne s'arrêtait point à ces détails, elle ne voulait pas s'arrêter à ces faits de guerre qui étaient bien sûr déroutants, mais qu'elle ne pouvait éviter si elle voulait, en bonne chef de meute, mener à bien ce combat. Elle devait aussi montrer l'exemple. Elle reconnut non loin de là Siu Mei, qui se battait férocement, accompagnée de Tara. Au moins deux archers de son équipe avait donc pu se tirer vivant de ce conflit, pour l'instant.

Elle pensa alors à Fallaan Fenrissian. Ou était-il à présent? De son côté, la mêlée s'était apaisée, et les lycans reprenaient peu à peu le dessus sur les troupes humaines. Les cadavres augmentaient, mais il semblait pourtant que les guerriers soient toujours aussi nombreux dans les deux camps. Cette sensation était épuisante, Filippia devait bien l'avouer. Mais elle ne lâcherait pas prise, pas alors que leur victoire était peut être proche. Elle recula du front principal, laissant la foule allant decrescendo de lycans se jeter à l'attaque, aux prises avec les hommes. Elle cherchait les troupes de Fallaan du regard, et voulait s'assurer que le chef de meute était toujours en vie, et qu'il s'en sortait bien. Courrant habilement, esquivant les combattants alliés qui se précipitaient en hurlant vers la ligne d'opposition, Filippia von Hertven réussit à prendre un peu de recul et se mit à guetter son ami. Attachée à l'image douce et prévenante de l'aveugle, attendrie par le feu avec lequel il avait tenté de l'aider précédemment, elle cherchait à savoir si elle pouvait lui rendre la pareille. Mais il s'avéra qu'il était aux prises avec un soldat particulièrement imposant. Elle réfléchit alors, devait-elle mener sa petite équipe de front pour porter secours à son compatriote, ou rester de son côté pour affaiblir une zone?

Elle décida de faire d'une pierre deux coups. elle s'élança à nouveau à l'abordage, tirant sur les muscles puissants de ses longues pattes, sa vitesse inégalable la poussant face aux adversaires. Elle hurla, son cri rameutant ses congénères de meute, qui vinrent se joindre à elle dès que possible, accompagnant son mouvement, tentant de se frayer un chemin jusqu'à elle. Ses frères et soeurs lycans tombaient, mais elle ne pouvait pas prêter trop d'attention à ces images éprouvantes. La guerre tuait, elle le savait avant de venir ici. Tara réussit à la rejoindre, suivie par Ptolémée. La lycanne annonça d'un cri que c'était bon, laissant les autres s'en sortir. Il était difficile de venir à elle, mais elle n'avait pas besoin de tout le monde à cet instant.

"Vous deux, avec moi, allons aider la meute de Fenrissian."

Et c'est ce qu'ils firent, se joignant aux grognements et aux aboiements des loups garous de la meute de Fallan, rejoignant lentement sa position. Filippia espérait pouvoir lui porter secours à son tour, ou tout du moins l'aider un peu dans cette position délicate. Le conflit ne touchait pas encore à sa fin, il fallait donc tenir le coup et s'entraider. D'autant que, au loin, Kaiser Der Jagd préparait également son assaut. Elle aperçut Elune Galwin. Ils étaient là. Et ils allaient donc tenir, ensemble.

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Le Messager
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Sam 17 Jan - 20:22

*J'ai mal... Je suis fatigué... Mon âme hurle... Qu'on me délivre vite!*

Pour la première fois de sa vie, Le Messager souffrait. Il découvrait de nouvelles sensations qu'il n'avait jamais ressentit auparavant. Sa perception du monde, pourtant d'habitude si claire et si simple, était souillée par le sang de tant de victimes, déformée par les cadavres s'empilant les uns sur les autres, et brouillée par les infâmes cris des âmes perdues. Les vagues souvenirs de ce en quoi consistait sa mission coulait avec le sang et la boue dans le long fleuve qui longeait cette charnière.

Soudain une vive douleur lui compressa le cœur. C'était comme si une main divine s'était glissée dans sa poitrine pour y déchiqueter tout ce qui faisait de lui un être humain. Ou presque un être humain. Cette sensation là, il la connaissait parfaitement. Elle se présentait généralement quand quelqu'un avait besoin de lui, mais jamais encore elle ne l'avait fait souffrir à ce point. Cela suffit à le tirer de sa torpeur, il n'était pas né pour penser où se battre, mais pour servir. Arrachant la flèche qui était parvenue à se ficher dans son omoplate, il prit son envol et survola le champs de bataille.

Ce qu'il vit était effrayant. La zone de combat pouvait se diviser en trois. Au Nord, les troupes humaines avaient enfoncé les lignes lycannes comme on débroussaille une forêt plein de ronces, mais ils avaient été freinés et campaient désormais sur leurs positions. Au milieu, les combats avaient tourné très rapidement à l'avantage des lycanthropes, et les lignes humaines n'était plus qu'un petit groupe constitué autour du chef William de Loveley. Ce groupe ne comptait d'ailleurs que peu de templiers, l'endurance des lycanthropes ayant eu raison de leur stratégie. Seul l'expérience et la férocité des mercenaires permettait encore la survie du petit groupe. C'était au Sud que l'on voyait le plus l'ampleur des dégâts. C'était là que les derniers grands chef de meutes luttaient toujours avec acharnement. C'était aussi là que l'empereur en personne semait le troupe parmi les dernières templiers encore debout. C'est ici que les derniers renforts templiers était groupés, mais les lycans n'en faisaient qu'une bouchée. L'issue de ce combat ne faisait plus aucun doute...

Le Messager fit alors ce qu'Octavius lui avait commandé dans ce cas. Il plongea tête baissée entre les flèches et les bras, et se posa juste devant William de Loveley. Les combats autour cessèrent alors, chacun désirant savoir ce qu'il avait à dire.


"William De Loveley, vous avez un message du grand maitre Octavius.

"William, ce combat est perdu, ne sacrifiez pas votre vie inutilement, il vous reste encore des hommes fidèles, et des renforts sont en route. Rien est encore joué, repliez vous immédiatement, je ne tarderai plus à venir en personne. Les prêtres bruleront un cierge pour vous et vos hommes qui ont péri aujourd'hui. A bientôt, que la paix du Christ soit avec vous.""


Le Messager prit une nouvelle fois son envol, sans attendre de réponse comme l'étaient ses instructions. Il devait rejoindre Octavius au plus vite, il n'y avait plus rien à voir ici...

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Albert EINSTEIN
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William de Loveley
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 18 Jan - 11:03

Une manoeuvre hasardeuse eut raison de ma part et je priai le ciel de m'avoir une fois de plus accordé un peu de répit avant de m'accueillir devant les portes de St-Pierre. Je me relevai et contemplai autour de moi, complètement abruti par la situation. C'était pour la moi la première fois que j'avais à affronter cela et pour cette première fois on m'avait mis à la tête de cette armée à moitié décimée. Je me demandai alors comment la simple volonté humaine pouvait-elle amener à sacrifier sa vie pour un idéal. Et moi...avais-je cette volonté ou avait-elle péri sur ce champ de bataille ? Au fond de moi je savais que j'avais peur et que je n'étais qu'un gamin trop peu expérimenté. Des vétérans mourraient alors que moi je vivais. Pour quelle raison ?
Un de mes hommes arriva derrière moi et m'attrapa le bras. Surpris je me retournai et regardai ce visage ensanglanté. On y lisait la peur mais je comprenais parfaitement ce sentiment.


- William ! Je reviens du Sud, on se fait décimer ! On m'a rapporté la même chose venant du Nord. Si on dégage pas de là il n'y aura plus personne pour compter les morts !


Je savais qu'il avait raison mais la seule chose que je pus faire fut de lui taper l'épaule parce qu'en réalité je n'avais absolument rien à dire. J'avais autour de moi un groupe de plus en plus réduit et j'admirai leur férocité à former une barrière protectrice en moi et l'ennemi. Je sentais encore le sang couler de mon épaule mais je préférais ne pas regarder la plaque de mon épaulière qui l'entaillait toujours.
Une accalmie bienvenue vint alors. La venue du Messager ramena une certaine lueur d'espoir dans le groupe. Je baissai mon arme et me présentai devant lui dans l'état lamentable dans lequel je me trouvais...Octavius ordonnait le repli imminent et j'avoue avoir accueilli en mon for intérieur cette nouvelle avec une sorte de soulagement...A peine le Messager fut-il parti que je m'élançai en hurlant mes ordres.


- REPLIEZ-VOUS ! REPLIEZ-VOUS !

La première chose à faire était de ramener mon groupe vers là d'où nous étions venu. Je savais que les Lycans ne seraient pas d'avis de laisser des survivants maintenant que la retraite était sonnée, leur donnant ainsi la victoire. Je veillai à ce que templiers et mercenaires reculent rapidement, aidant d'un appui les plus amochés. J'entendis mes ordres être repris en échos dans différents endroits. Les officiers encore en vie faisaient leur travail.

- Loveley !

L'appel m'interpella et je vis arriver en courant l'un des officiers, presque un ami qui avait fait le trajet avec moi. Derrière trottait ma monture qu'il tenait par les rênes. C'était justement ce qu'il me manquait...Je le remerciai d'une main amicale posée sur son épaule avant de me mettre à cheval. L'homme sembla surpris de me voir faire demi-tour avant de partir au grand galop. J'entendis de nouveau son appel mais il fallait prévenir les dernières poches de résistances. Je sentis Flèche réticente et résister en voyant les lignes ennemies se rapprocher mais je ne cédai pas.
Je ne sais comment je parvins à atteindre quelques groupes de templiers mais en tout cas je pus leur ordonner de se replier, les aidant à passer des lignes de lycans au prix de plusieurs morts.

Plus tard, je me retrouvai non loin de la colline où l'armée se tenait avant d'engager le combat. J'avais vu des milliers d'hommes déferler. Combien en revenaient ? Trop peu...Octavius était en route...Et bien que pour l'heure ma seule préoccupation était de ramener mes hommes en vie, je savais que j'aurais à l'affronter de visu en expliquant ce qui s'était passé. Que penseraient les hommes ? Seraient-ils clément avec moi ou me tiendraient-ils pour responsable de ce fiasco ? Nous avions décimé bien des lycanthropes certes mais le nombre de vies humaines éteintes était bien supérieur. J'eus un instant de colère contre Octavius qui m'avait envoyé ici alors que je n'étais pas expérimenté. Mais c'était folie, il avait eu des raisons de le faire et je croyais assez fort en notre Maître pour lui faire confiance malgré tout ce qu'il avait pu faire. La vraie vérité d'un templier était là. Montrer mes émotions ou ma faiblesse n'était pas l'atout d'un grand chef mais d'un homme. Mais pour moi, un véritable meneur est celui qui sait allier ces deux aspects. Il me faudrait du temps pour accepter ce qui s'était passé ce jour-là. Le point positif était que j'étais toujours en vie, qu'à vue de nez il me restait un peu moins d'un tiers de mes hommes et qu'il en restait encore un bon nombre au camp. Au final j'avais réussi à gagner du temps. Mais j'avais mal...physiquement et moralement, pour tous ces hommes qui jamais ne reverraient leur pays.

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Tancrède Cabrera
Mercenaire de l'Ordre


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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 18 Jan - 14:37

*J'ai soif... De l'eau... Il me faut de l'eau...*

Le mercenaire courrait en tout sens, sans savoir que faire. Il n'était plus qu'un pantin animé par un esprit pervers jouant avec les vies. Si ce dieu que les templiers vénéraient existait vraiment, il devait avoir un sacré sens de l'humour pour prendre son pied à torturer tous ces gens d'une telle façon. D'ailleurs ils se faisaient de plus en plus rare. Tancrède en perçut deux ou trois suivant le jeune Loveley un peu plus au Nord. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu son chef, après que celui ci lui ait sauvait la mise. Tancrède ne se souvenait plus comment il s'en était sortit, mais il était toujours en vie. Enfin, il semblerait... Depuis ce moment errait entre humains et lycans, tuant, blessant, esquivant, tombant...

Son bel arc? Qu'en était-il advenu? Ce merveilleuse arc, qu'il avait taillé lui même pendant plusieurs mois. Tancrède en tenait toujours une extrémité dans sa main, l'autre ayant volé en éclat sous les violents assauts d'un lycanthrope. Son dos lui faisait souffrir le martyr: Un de ces monstres lui avait profondément enfoncé ses griffes entre ses omoplates, brisant au passage la lanière qui retenait son carquois autour de son torse, laissant ainsi les flèches se déverser sur le champs de bataille, entre la neige et le sang.

Que faisait-il ici? Quel était le but de cet être si haut qui tirait les ficelles? Qu'espérait-il? Pourquoi tous ces hommes devaient-ils se battre ainsi, nageant entre les cadavres de leurs frères, se noyant dans le sang encore chaud de leurs amis, s'écroulant sur les armes souillées. La meilleurs illustration de la vie n'était-elle pas finalement la mort? Tout ce qu'on homme peut faire, de bien ou de mal n'aboutit en fait qu'à ces portes noirs qui s'ouvrent toujours pour chacun d'entre nous, mais une seule fois. Hommes, lycanthropes, vampires, tous sont égaux lorsqu'ils se retrouvent face de la sombre faucheuse. Il n'y a alors plus de braves, de lâches, de méchants ou de gentils, il n'y a plus que des perdants, car personne ne peut gagner. Chaque vie si précieuse est de toutes façons vouée à un inévitable échec.

Tancrède fut tiré de sa rêverie par un nouveau choc. Un templier venait de le propulser au sol d'un violent coup de coude.


« Voyons mon garçon, ce n'est pas le moment de... Argh... »

La tête du templier roulait désormais aux pieds du mercenaire, qui la regardait, interdit. Un énorme lycanthrope au pelage brun sale, tâché de sang, s'avançait lentement vers lui, un sourire carnassier sur le visage. Tancrède aperçut vaguement deux mercenaires bondir sur la bête, l'attaquant à grands coups de hache et de claymore. Un des deux hommes blonds s'écroula, s'étouffant avec son propre sang. L'autre parvint finalement à vaincre la bête. Il s'avança alors vers le rôdeur, qui n'avait pas bougé. Il lui parla. Mais ses mots raisonnèrent dans son crâne, et il ne les comprit pas. Alors il tomba à genoux, les larmes aux yeux, ne sachant plus où il était, ni vraiment qui il était. Il sentit une chaleur humaine le saisir par les épaules, le secouer. Puis cette sensation s'évanouit, laissant place à la raideur de la mort. L'homme qui avait tentait de le redresser s'écroulait derrière lui, et Tancrède devina le souffle hargneux d'un lycanthrope dans son dos. Avant même d'avoir songer à combattre ou à s'enfuir, le mercenaire volait et s'écrasait violemment quelques mètres plus loin. Du sang coulait de ses lèvres, il ne sentait plus son bras gauche, et une flèche brisée sur laquelle il était venu s'empaler arrachait ce qui restait de chair dans sa cuisse. Se redressant, titubant, il vit s'approcher la bête, de la fumée blanche s'échappant de ses naseaux, une lumière démoniaque brillant dans le fond de ses yeux. Tancrède la regarda s'avancer vers lui, sans bouger, sans ciller. Un vilent coup de patte lui déchira l'épaule, alors qu'un autre lui ouvrait la poitrine. Il s'écroula alors face contre terre, le denier morceau de son arc toujours en main, goutant de son propre sang, et se revoyant s'endormir dans la fraicheur nocture de la forêt de Brocéliande...

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Fallaan Fenrissian
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 18 Jan - 17:17

Le combat s'engagea, rapide, l'humain se jeta sur le lycanthrope mais sembla surpris du peu d'effet de son attaque tandis que sa lame passait au travers du bras de son adversaire sans rencontrer ni résistance, ni effusion de sang ni hurlement d'agonie...Le chef de meute lança une de ses pattes vers l'humain, mais son geste ne rencontra que l'air glacé de sibérie. Il entendit un sifflement et se décala juste attend pour éviter de perdre une jambe. Mais il sentit le métal mordre sa chair et son sang se répandre sur le sol. L'aveugle grinça des dents. Il n'aimait pas les duels lors de grandes batailles, la majorité de ses sens étaient occultés et il n'arrivait que très mal à prévoir les mouvements de son adversaire, de plus celui-ci gardait un mutisme total, il n'émettait presque aucun son ce qui déstabilisait grandement le lycan. Pourtant il ne fallait pas qu'il baisse les bras, cet humain était bien trop dangereux pour qu'on le laisse et de plus de ce combat se déciderait peut-être l'issue de la bataille. Mais tout déterminé qu'il était, au milieu des cris et des hurlements, du fracas des armes et des rugissements, son adversaire lui était presque totalement invisible. Seules des années d'entrainement lui permettaient d'éviter les puissantes attaques du cimeterre, et encore jamais totalement, de plus en plus d'estafilade et d'entailles en tout genre venait augmenter le nombre de blessures de l'aveugle et noircir sa fourrure de neige de son propre sang. En revanche jamais les attaques de ce dernier ne parvenaient à atteindre leur cible. Une chose était sûre, ce guerrier n'était pas n'importe qui, peu d'humain parvenaient à se mouvoir aussi rapidement et à mettre à mal un chef de meute, même aveugle. Le combat n'avoir qu'une issue possible, l'albinos sentait qu'il finirait par être vaincu à l'usure.
Mais derrière lui un rugissement plus puissant couvrit le brouillard sonore de la bataille. Le vieil aveugle reconnut le timbre clair et si agréable de Filipia von Hertven. Son appel fut repris par plusieurs de ses congénères. Elle venait par ici. Pris par la surprise et la peur de l'arrivée de nouveau renforts lycan, le capitaine humaine ne put retenir un juron et baissa sa garde. C'était ce que l'aveugle attendait. Il bondit vers la provenance du son, un coup de patte circulaire n'atteignit que la main de l'humain, quels réflexes il avait ! Mais c'était sans compter la force des créatures de l'occulte. On entendit un répugnant bruit de chair déchirée et d'os craqués et la main tenant le cimeterre fut arraché à son porteur qui hurla de douleur. Sans une once de pitié, le lycanthrope albinos marcha vers son ennemi et broya sa tête entre ses mâchoires.
Les derniers combat sur ce front cessèrent aussitôt le courage des humains réduit en cendre par la défaite de leur chef.


-"En avant frères lycans, pour la meute !"

Formant une nouvelle vague d'une vingtaine d'individus que vinrent rejoindre plusieurs autres, les forces qu'avaient réussi à rassembler Filipia et Fallaan s'élancèrent dans la brèche, hurlant sans relâche, emplies d'une nouvelle rage de destruction. Ils remontèrent la plaine vers le centre des combats et prirent les forces humaines à revers, causant des ravages grâce à l'effet de surprise. Un ordre humain parcourut alors rapidement les rangs, et les templiers se mirent à abandonner le combat, les uns après les autres, fuyant pour leur vie, la retraite venait d'être sonnée...
Dés qu'il sut que l'ennemi se repliait, Fallaan cessa de se battre, laissant les humains passé à côté de lui sans cherche à les tuer, ils ne menaçaient plus sa terre, les lycans avaient gagnés. L'aveugle sentit alors une présence à ses côtés, une odeur familière et qu'il appréciait beaucoup sans vraiment en connaître la raison. La voix grave de l'albinos s'éleva, tandis qu'au loin le piétinement des derniers humains en fuite se faisait décrescendo:


-"Nous avons réussit Filipia, cette bataille est gagnée mais mon cœur est assombrit par la perte de tant des nôtres..."

Toute la peine accumulée au cours de la bataille menaça alors de surgir, menaçant les murs solides de sa psyché. Tous ces serrement de cœur qu'il n'avait eut aucun mal à ignorer dans l'action grâce à l'adrénaline, toutes ces peines s'étaient amoncelées en un noir nuage de douleur qui menaçait de répandre sa pluie dévastatrice dans son âme. Ils avaient vaincus, mais à quel prix ?

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Quelque soit son passé,
Peu importe son futur,

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Orion Amanar
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 18 Jan - 21:00

Les yeux bleu du loup se fermèrent un instant pour se rouvrir brillant de haine et d'excitation. On avait sonnée la retraite parmi les humains, il fuyait comme des gueux, comme la vermine de bas étages qu'ils étaient, ils se repliaient. Tous des larves, des moins que rien…des proies.

Le grand loup, d'un bond arriva a la hauteur d'un mercenaire, il n'eu aucun mal a lui briser le genoux d'un puissant coup de mâchoire, l'homme s'écroula dans un crie. Le loup ne l'acheva pas, se contentant de lui souffler son haleine fétide, pleine de sang et de chaire humaine sur le visage.

…peur…

Humain ne tarda pas a sentir l'urine, énervée par l'odeur le loup lui lacéra, le dos, incontinent du monde qui l'entourait, seul avec sa proie. La larve poussa un nouveau crie, déchirant. Un semblant de souvenir passa dans l'esprit du loup, l'espace d'un instant, il se rappela un anges de pierre a qui un autre anges arrachait les ailles, il ne se souvenait plus pourquoi on lui faisait une telle chose, il s'en moquait, il se souvenait simplement du frisson qui lui avait parcouru l'échine, ce même frisson qui lui hérissait le poile. Ça face, jadis blanche, arborait maintenant un oiseau de pais au aille sanglante. L'homme sous ses pattes geins, avant de sombré dans l'inconscience, le loup exaspéré lui brisa la nuque d'un coup de mâchoire. Le craquement, n'eu pas l'effet euphorique escomptée, pas plus que l'âpre goût du sang.

S'ouvrant de nouveau au monde extérieur, il choisi une autre proie, une qui fuyait,qui lui tournait le dos, qui ne le vit pas arrivée. Sous sont poids elle s'écroula en arrière. Sans la moindre once de compassion, sans le moindre regret il entreprit de l'éventrée. L'homme avait perdu son plastron, se qui rendis le jeu facile et presque dénuer d'intérêt. L'homme se débattit mollement, il était épuisé et ne pouvait compté sur personne pour le sauver, parmi les templier s'était la débandade, qu'elle était belle l'armée de dieux!
Dans un sursaut l'homme lui l'acéra l'épaule a l'aide d'un poignard sortit don ne savait trop ou. Le lycan gronda en l'éviscérant sans vergogne.

…douleur…

Il regarda autour le lui, deux lycan mettait en fuite un groupe de templier, sauvant ainsi l'un de leurs camarades. Il se rappela d'un louve aux poiles claire, il se souvins de son odeur. Il se souvenait s'être lancer a la gorge du templier qui la menaçait mais ce n'était pas pour la sauvée, c'était parce qu'il voulait tuer le templier. Cette louve, en rappela une autre, ou la même…une avec la même odeur, dont le souvenir, plus lointain avait dut mal a percer dans sont esprit, il avait la sensation que cela était important, qu'il fallait faire l'effort, mais quelle notion d'effort lui restait-il? Aucune, quand un humain passa devant lui en courant, il oublia la louve, et reprit la chasse.

Il poursuivi sont petit carnage, sans plus se préoccuper de rien seulement habiter par un hainne farouche a l'encontre des soldat de dieu. Il avait oublier la raison de sa collée tout comme le reste. Tout ce qui importait était de satisfaire sa soif de sang. Il ne vit pas qu'il s'éloignait et quand il émergea un peu de sa transe il réalisa qu'il n'était plus sur le champs de bataille. Il s'était éloigné de la meute. Le loup, desserra sa prise sur la gorge de sa victime sans nom, dont la tête retomba mollement dans le neige souillée et leva les yeux vers le templier qui lui faisait face. Il gronda, le cœur bouillant de rage. Celui là aussi allait mourir, oui celui là aussi!

Son poile se hérissa, ses yeux glacée semblait vouloir transpercer son adversaire, solidement campé sur ses quatre patte l'énorme loup tendis tout ses muscle, ignorant la douleur et les blessure. La colombe rouge sang sur sa face sembla s'animer un instant, le loup bondit. Prêt a donner la morts

…tuer…

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William de Loveley
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Dim 18 Jan - 21:52

Les hommes couraient, voire rampaient pour certains, vers le salut de la retraite. Beaucoup chutaient, trop ne se relevaient pas. J'observais ainsi ce qui était une fière armée reculer, laisser la victoire à l'ennemi, ennemi qui pouvait sans mal attaquer les fuyards. C'était injuste de les tuer alors qu'ils n'étaient plus là pour se battre...Mourir en plein combat était honorable...mais pendant une retraite, sans moyen de se défendre correctement ? Je sentis la colère me prendre de nouveau...D'un geste sec qui m'arracha une moue de douleur pour ma pauvre épaule, je rangeai ma lame en argent souillée de sang dans le fourreau accroché à la selle de ma monture. Je repris mes rênes courtes, sentant Flèche qui soufflait, naseaux dilatés, les oreilles pivotant de temps à autre pour m'écouter cette fois-ci au lieu de montrer son désaccord quant à mes décisions audacieuses. D'un léger coup de talon je lançai ma monture alors que j'étais revenue vers cette colline accueillante. Les sabots martelèrent la neige souillée, évitant les cadavres qui jonchaient le sol avec une dextérité qui me surprit.

J'aperçus une lance fichée dans le corps de l'un de ces monstres, je ne me fis pas prier pour m'en saisir. Elle était encore entière et aiguisée sans parler de son incroyable légèreté, celui qui l'avait perdue devait avoir été un remarquable lancier...Je priai pour lui en continuant mon chemin. J'étais arrivé dans une zone où il ne restait que quelques lycans téméraires qui poursuivaient mes hommes et je n'étais pas d'humeur à les laisser continuer. Un premier lycanthrope peu attentif eut le droit à un puissant coup derrière la nuque avant que je ne l'achève de la pointe de la lance. Un templier avisé me hêla pour me donner son bouclier à moitié déchiqueté. je le remerciai d'un simple geste de la tête avant de passer son avant bras dans les lanières encore solides qui me permettait de le porter. Je choisis également de lâcher les rênes avant de les enrouler autour de chaque cheville. La confiance que j'avais en ma monture était assez grande pour que je choisisse cette méthode. J'avais les mains libres comme cela.

Les hommes parvenaient à se replier, les lycans n'osaient plus autant approcher...Pourtant il en restait un...seul qui avait le cran de ne pas rester en arrière comme ses chiens de compagnon. Je plaçai ma monture face à lui. La créature était imposante mais je me surpris à ne pas être effrayé. Ma lance s'abaissa lentement à l'horizontale.
Le loup bondit et je donnai un coup sec dans l'un des flancs de Flèche, tirant avec mon autre pied pour la faire tourner. J'eus l'effet désiré : un bond qui suffit à esquiver le gros de l'attaque. Ma monture encaissa une partie du choc, campée sur ses jambes pour faire contre-poids, poussant presque la créature. La seule chose que je pus faire de plus fut de placer le bois de la lance en travers de sa gueule pleine de crocs pour l'empêcher de mordre. Ses griffes effleuraient dangereusement ma jambes et ma monture.
J'utilisai alors mon bouclier pour frapper la tête de mon adversaire. Cela le fit reculer un instant, assez longtemps pour que je puisse bondir à terre...Je le laissai alors me charger, me jeter à terre dans sa furie incontrôlée. Mais j'avais toujours ce bouclier et moi-même animé par une folie destructrice sans nom, je me mis à cogner, et à cogner tant et plus alors que je sentais ses griffes lacérer une de mes jambes. Quand enfin mon adversaire sembla sonné, je ne cessai pas, continuer à frapper, la vibration remonta à chaque coup mon bras jusqu'à ma blessure. Des larmes de douleur perlaient à mes yeux. Je ne sentis bientôt plus aucune résistance. Je finis alors par me redresser, poussant la masse qui m'écrasait la jambe. Je voyais sa poitrine se soulever et se rabaisser encore régulièrement. Il ne me suffisait plus que de planter ma lance dans sa nuque et c'en serait fini. Mais je ne pus me résoudre à le faire...Moi qui parlais d'injustice, je m'apprêtais à tuer une créature inconsciente, il n'y avait aucun honneur à cela...même si j'avais lutté contre au péril de ma vie.

Plusieurs templiers encore en retraite s'approchèrent de moi. La plupart étaient en bonne forme.


- Trouvez des chaînes et amenez-moi ça au camp. Il saura que l'on ne défie pas un serviteur de Dieu impunément...encore moins un Loveley...

Je savais que cette capture pourrait être utile. Avec un peu de chance, il serait possible d'en tirer des informations. Rien de cohérent ne m'avait poussé à prendre cette décision et je le vis bien dans le regard de ceux à qui j'avais ordonné de le ramener. L'heure n'était pas à la discussion et j'étais las de tout ça.

- Bougez-vous ! Sauf si vous avez envie de finir avec les membres arrachés...

Mon accès de colère n'était pas encore fini mais je le compris bien vite. Une fois ma monture retrouvée, je remontai en selle et surveillai la capture de très près, me calmant par la même occasion. J'étais nerveux et tendu en voyant tant de perte au sein de l'armée...

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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Lun 19 Jan - 20:51

Alors c'était donc cela...Ce que ressentait une bête qui traquée depuis des heures ne trouvait plus aucune raison à vouloir gagner du temps. Comme le loup dont le piège se referme sur sa patte, qui la ronge en croyant encore à l'espoir de la survie. Mais bien qu'elle y ait longtemps cru, Elune n'était pas qu'une simple louve...sinon elle ne serait pas là, luttant non pas réellement pour la survie sinon des idéaux qu'elle ne partageait même pas. Au fond d'elle, il y avait un semblant d'humanité.
Le voile qui couvrait ses yeux s'estompait doucement. Etonnamment, les templiers avaient renoncé à avancer dans sa direction. Tout n'était plus que sens olfactif et auditifs. Ses oreilles pivotaient encore, son museau frémissait. Son esprit traita les informations aussi rapidement que possible. On sonnait la retraite des templiers, la bataille s'achevait enfin. Le soulagement gagna la lycanthrope exténuée.
La bise glacée qui pourtant ne s'était pas arrêtée au cours du combat ébourriffa les poils souillés de la Lycanne qui retrouva avec grande joie cette sensation. Ses yeux refusaient encore de s'ouvrir complètement mais elle avait senti la plupart de ses petites blessures, légères entailles ou contusions, disparaître alors qu'elle profitait de ce "repos". Le vent lui apporta des parfums rassurants. C'était peut-être cela l'effluve de la victoire. Elle crut même en reconnaître une qu'elle chercha à identifier en vain.

Quelques instants plus tard, elle sentit le poids qui pesait sur son dos être retiré. C'est le moment que choisirent ses yeux d'ambres pour retrouver toutes leurs fonctions. Un lycan amical avait dégagé le cadavre qui se trouvait sur ses épaules depuis un certain temps et la jeune Elune reconnut dans sa silhouette un solitaire, comme elle. D'ailleurs, comme tous ceux qui lui ressemblaient, il ne se fit pas prier pour repartir ailleurs...
Se redressant doucement, Elune scruta les alentours. Les templiers fuyaient, certains retardataires passaient même encore près d'elle mais l'heure n'était plus au massacre. Elle était apaisée, sans savoir pourquoi.
Après un rapide coup d'oeil vers le ciel, elle tendit un avant bras accueillant où vint se poser son compagnon Furtif. Les volées de flèches l'avaient empêché jusqu'à cet instant de pouvoir redescendre pour aider Elune.

En tout cas, elle avait traversé cette épreuve...non sans douleur mais en vie. Son corps s'en remettrait, comme il y était constamment contraint face au tempérament houleux d'Elune. Une certaine paix intérieure remplaça la colère. Avoir suivi les traces de son père pour au moins quelques heures avait été une expérience qu'elle ne regrettait pas. Ce n'était pas fini, elle en était consciente mais en tout cas, elle ignorait encore tout de la place qu'elle aurait à tenir. Du coin de l'oeil, elle aperçut l'empereur.

Elune entreprit de se rabattre vers le rassemblement déjà visible de certaines meutes. Les chefs comptaient leurs pertes, félicitaient les survivants, malgré la perte de certains compagnons, ils étaient fiers, ils se soutenaient comme le doit une véritable meute. Elle ? Elle n'avait besoin de se féliciter de rien, elle n'avait nul territoire à défendre et à la fois toute la Sibérie était son terrain de jeu, son environnement. Mais c'était plus spirituel que matériel, n'importe quelle invasion ou offensive ne pourrait lui arracher du coeur.
Elle savait cependant qu'il lui manquait encore quelque chose pour parfaire son calme. C'est peut-être ce qui la poussa à regarder derrière elle, vers le champ de morts, humains ou Lycans. Qui sait ce qu'elle y vit.

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Orion Amanar
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Lun 19 Jan - 22:00

Il avait été trop orgueilleux…il avait présumer de ses forces…Il en payait le pris. Mais au fond n'étai-ce pas mieux ainsi?

Le loup se débattit un instant face a son adversaire, il eu même un instant l'arrogance d'espérer la victoire, mais maintenant, la haine qui animait sont cœur, la colère qui guidait son esprit, tout ce dissipait, seul la douleur restait. Il se souvenait des visages des humains, de la louve au poile claire aussi, et puis de l'ange a qui l'on arrachait les ailles. Maintenant il se souvenait…l'ange avait faillit sa tache de serviteur de dieux,il était déchus, il en payait le pris… Et lui? Il allait mourir au nom de tout ceux qu'il avait tué. Peut être était-ce mieux ainsi. Son apparence de loup se dissipait peu a peu, tout comme se diluait sa conscience de lui-même, il avait de plus en plus de mal a raccrocher les deux bouts. Il entendait encore les éclat de voies d'hommes s'agitant autour de lui, il aurai bien voulut qu'ils se taise, qu'il le laisse tranquille, pour qu'il puisse mourir en paix. Mais les voies ne semblait pas de cette avis. Il sentit qu'on lui liait les membres il entrouvris les yeux. Il regardait les ciel, gris, il allait neiger…
Autour de lui l'agitation redoubla il sentit qu'on resserrait les liens, il sentit également la tentions grandir autour de lui. C'était lui qui faisait si peur? Il voulut grogner, mordre, mais la mâchoire, redevenue celle d'un homme refusa de lui obéir. Il sentit qu'on lui tirai la tête en arrière, son coup fléchi, sans aucune résistance, son regard éteint se posa sur un homme a cheval. Il ne le reconnu pas comme celui qu'il avait affronter quelques instant plutôt. Les yeux bleu du lycan se refermèrent alors qu'un homme l'enroulait dans une couverture, pour cacher sa nudité. Il avait froid.

Il allait mourir, il en était certain… mourir au main de l'ennemis. Il allait mourir comme un chien, mais au fond, tant mieux, peut être parviendrait-il a expier ses crimes par la sang et la douleur. Il avait fait le mal, il le savait, il avait tuer et comme l'ange déchu, il allait payer. Son esprit se raccrochait a ce fait comme a une ultime vérité. Sa nature lycanne n'avait fait que le détruire, il aurait mieux fait de mourir après la morsure du loup, il aurai mieux fait de ce laisser mourir quand il avait encore le pouvoir. Maintenant, son sort ne relevait plus de lui, mais des humains, mais il ne s'inquiétait pas, ils exécuteraient la justice de Dieu, la seul digne d'être appliquée. Comment avait-il fait pour oublier ça? Comment avait il put s'écarté ainsi de la voies du seigneur? Le remord le rongea un instant, il pensa a ceux qui constituait sa vie, Epram, Akasha…La fille du vent au yeux d'or… C'elle qu'il avait aimée, le petit fauve qui l'avait accepter a ses côtés…La louve de Prusse…Elune…
Elle qui avait perdu son père, elle allait lui en vouloir, oui peut être. Il espérait seulement qu'elle le penserait mort dans la bataille qu'elle retrouve Akasha et qu'elle en déduise une fin similaire pour son maître. De toute façon il n'allait pas tardé a rejoindre l'hermine dans les ténèbres. Alors autant qu'elle face son deuil ici et maintenant.

Il l'avait aimée, mais il n'était plus sur de lui a présent, elle était lycan, elle aussi était rongée par le mal, elle était issue d'une lignée de sang pure, elle était le mal… Il se sentit souiller de l'avoir toucher. Il se sentait souiller par son passé, par ses actes… Seigneur… pardon… Comme il regrettait.


Une autre chance…juste …une…chance…

Le lycan s'abandonna dans les bras de Dame douleur, elle s'aurai prendre soin de lui, de son corps, mais aussi de son âme meurtrie. Sa nature mauvaise lui permettrait de se remettre rapidement, il survivrait. Déjà les plus légère estafilades s'estompait, bientôt son corps ne garderait plus aucune marques de ses blessures et il afficherai cette jeunesse indolente si particulière aux immortelles.

...Pardon…

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Filippia Von Hertven
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Lun 19 Jan - 22:41

Ils avaient gagné, ils avaient vaincus. Se démenant sur le champ de bataille comme une foule de légionnaires romains sûrs de leur chance, les lycanthropes courraient, hurlaient, semant la panique parmi les dernières troupes humains qui tentaient un retrait rapide, bien que difficile, vers leurs renfoncements et ce qui restait de leur campement. Ils galopaient, s'échappaient sauvagement comme des lapins, tentant dans une ultime course de s'enfuir et d'empêcher les poursuivants au pelage de loup de les atteindre pour leur donner le coup fatal. Filippia von Hertven observait tout cela d'un oeil satisfait, comptant parmi les rescapés et les victimes ceux de son équipe, félicitant Siu Mei et Tara pour leur bravoure, cherchant du regard Laponia et Ptolémée, qui déploraient dans un cri déchirant la mort d'un de leur compagnon d'armes, Charles. Filippia se joignit à eux dans un cri de détresse, mêlant sa voix d'une puissance féminine aux pleurs et aux gémissements de sa meute. Ils avaient perdu un excellent archer. Mais c'était la loi de la jungle, c'était le jeu de la guerre, et il devait y avoir des perdants dans les deux camps. Déjà ils avaient su remporter la victoire, tout était ainsi pour le mieux, du moins pour les lycans. Filippia se doutait bien qu'il n'en était point de même de l'avis du dirigeant et patron des templiers.

A présent, la chef de meute courrait aux côtés de Fallaan Fenrissian. Ils s'étaient enfoncés dans la brèche, fonçant tête baissée dans cette avant garde qui tombait du côté de leurs ennemis. Et ils faisaient parti des survivants. Elle hurla chaleureusement pour signaler cette joie qu'elle partageait à présent avec lui, manifestant à la manière d'une louve son contentement. Il était important pour elle de dire aux gens combien ils étaient chers à ses yeux. Et l'Aveugle était, pour cette douce lycanne à la fourrure claire, un être cher et précieux, sans trop qu'elle sache se l'expliquer pourtant. Elle éprouvait une affection toute particulière pour ce courageux loup, qui avait su intervenir pour l'aider, et à qui elle devait quelque chose dans cette guerre. Tout comme lui, elle laissa donc leurs compatriotes lycans achever les humains, se promener sur le terrain pour vérifier que tout était à présent calme et ordonné. Suite aux cris, aux hurlements, c'était un profond silence, animé de grognements légers et de doux aboiements qui envahissait la plaine. Les humains déguerpissaient au loin, les loups garous renonçant à les poursuivre pour en finir totalement. Peu importait à présent.

"Moi aussi, Fallaan, je suis brisée par ces pertes. Mais la meute passe avant tout, même si il faut faire des sacrifices."

Filippia courrait à cet instant aux côtés du chef de meute, et ralentit l'allure tout comme lui, alors qu'ils s'éloignaient un peu du reste du groupe. Le lycan déplorait cette bataille, malgré une victoire qui les rendait bien euphoriques. elle partageait ce sentiment, douce victoire mêlée de rancoeur et de détresse en voyant tous ces cadavres, ce sang répandu en tâches rouges, écarlates, voire même noirâtres sur cette neige auparavant pure et plus blanche que les monts sibériens que la lycanne adorait tant. Son propre corps de loup, aux poils presque blancs, crémeux, étaient couverts de sang rougeoyant., surtout sur ses pattes. Elle se redressa, se soulevant de toute sa hauteur, dominant les alentours sur lesquels elle promenait son regard de bête, ses yeux fauves, bleus gris sous sa forme humaine, étudiant les lieux avec attention. Elle aperçut alors, plus loin, un loup frappant violemment un humain. Elle détestait la brutalité, surtout quand elle n'était pas nécéssaire.

"Fallaan ! Venez avec moi, je crois que tout n'est pas perdu pour certains.."

Courrant de nouveau, Filippia se dirigea vers le loup garou qui attaquait ainsi un jeune mercenaire ennemi, sans abréger ses souffrances, profitant de ce jouet humain inopiné. La lycanne grogna, retroussant ses babines sur une dentition salie, mais encore menaçante. De toute sa hauteur, elle leva une main gantée de griffes aiguisées, et frappa l'autre lycan au visage. Celui ci se retourna vers elle, observant avec une grande surprise, une grande appréhension, le visage de la chef de meute qui se dressait devant lui.

"N'as tu donc point honte de t'acharner ainsi sur de pauvres créatures?"

Dans un dernier râle, la lycanne lança sèchement à l'autre de s'en aller, et ce dernier s'exécuta alors sans rien dire, soumis à cette supérieure hiérarchique. Filippia se pencha alors sur le pauvre diable qui saignait en plusieurs endroits, allongé par terre. Résistant à l'attrait du sang et de la chair qu'elle ne s'autorisait aucunement à goûter en cet instant, elle passa doucement ses membres inférieurs sous les épaules du jeune humain, ainsi que sous ses jambes. Il était plutôt grand, mais sous sa forme lycanthrope, elle avait beaucoup plus de force. Soulevant cette âme douloureuse, elle vérifia rapidement l'état de ses blessures. Il était inconcevable de laisser crever ici cet homme, et elle décida aussitôt de le ramener à Naripolis. Il serait hôte ou prisonnier, otage de guerre, peu importe, mais il serait en vie et advienne que pourra pour la suite.

"Ramenons le avec nous. Qu'en pensez vous, Fallaan Fenrissian?"

Filippia von Hertven sourit. Elle n'oublia pas d'ôter ses armes à celui qu'elle tenait dans ses bras, et se mit à marcher vers les retranchements lycans. Si la bataille avait été sanglante et sans merci, ils se devaient d'être justes et ne pouvaient achever sans raison ceux qui avaient combattu fièrement pour cette cause, défendant leur clan du mieux qu'il pouvait. Elle le savait, s'il avait été lycan, il aurait aussi été comme ça pour eux. Et elle ressentait le besoin de s'occuper de lui, comme pour pouvoir espérer que les hommes étaient pareils envers leurs prisonniers, quand ils arrivaient à capturer un immortel. Filippia se tourna vers Fallaan, et laissa un sourire paisible se dessiner sur son visage à la vue du chef de meute qui était toujours auprès d'elle. La belle lycanne poursuivit son chemin, repérant sa meute qui allait ici et là, à son image, cherchant les survivants et portant secours aux blessés de leur camp. Cette guerre n'était pas fini, mais ils avaient au moins remporté cette bataille. La Russe siffla sa panthère des neiges, qui apparut en courant, s'étant jusque là dissimulée dans le groupe. Esfir était là.

"Rentrons mon Esfir. Il est temps pour nous de nous reposer."

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Et je serais pour vous ce que la Mort est à l'Ange.
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Elune Galwin
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Mar 20 Jan - 19:58

Elune se retrouva devant l'arbre qu'elle avait délaissé au début, lui confiant sa douce cape de fourrure qui brillait encore d'un éclat sans pareil. Sa texture était aussi douce et légère que les plumes. Ce ne furent point des doigts griffus qui se posèrent pour l'attraper mais une main à la peau pâle, main que l'on devinait à la fois douce et habile de ses fins et délicats doigts. La fourrure vint recouvrir les épaules nues d'une jeune femme d'une beauté insolente mais son visage n'affichait plus cette expression neutre tendant vers l'agressif mais une expression de profond trouble. Une fois décemment couverte, Elune retira doucement la lanière de cuir qui retenait en arrière ses longs cheveux.
Furtif observait tranquillement sa compagne plus que maîtresse d'un oeil étrange. Sa tête de rapace se redressa brusquement et il s'envola sans plus attendre. La lycanthrope le suivit du regard, curieuse. L'oiseau d'une certaine envergure tourna un instant dans le ciel avant de plonger de cette grâce qui lui allait si bien, fendant le ciel en se laissant porter au gré des vents, comme Elune, se laissant porter au gré des instincts et du monde qui l'entourait.

Ses pieds foulèrent le sol avec presque autant de légèreté que sous forme lupine, évitant les corps qui traînait encore à certains endroits. Le rapace se tenait là, les ailes légèrement écartée, marchant autour de quelque chose qu'Elune ne reconnut pas avant de s'accroupir. En touchant, elle sentit la douceur d'une fourrure. L'oeil perçant de Furtif avait vu juste, comme toujours. Elune saisit l'hermine dans ses mains, il ne lui fallut pas plus d'une demi-seconde pour comprendre que c'était cette même hermine qu'elle avait vue pour la première fois en Prusse...Akasha ne quittait jamais son maître, et son maître ne l'aurait pas abandonnée...Le frêle corps commençait déjà à refroidir par cette température, sa tragique mort était récente...Le regard de la jeune femme parcourut l'étendue mais aucun de ses sens ne lui révéla ce qu'elle cherchait. Le corps de l'hermine, délaissé laissait bien des hypothèses à Elune. Elle ne savait pas contre qui tourner sa colère qui recommençait à gronder en elle...
Elle se releva, ne renonçant pas à son observation. Furtif attendait un seul geste de la part d'Elune.


- Trouve-le.

Elle avait hésité à prononcer ces mots. Si Furtif finissait par piquer à un endroit du champ de bataille, l'espoir qui dominait encore dans son coeur serait affaibli et pourtant, rester dans l'ignorance était trop dur à assumer. Furtif décolla avec puissance, poussant sur ses pattes. Longuement il décrivit des cercles en hauteur.
Pendant ce temps, Elune porta le corps de l'animal plus loin, dans un endroit où la neige était encore pure. Cette neige, elle la poussa pour en faire un tas, puis ses mains creusèrent le sol gelé à l'abri d'un jeune pin. Le soleil donnait assez bien sur cet endroit. Oui c'était l'endroit parfait pour une créature de la nature, en tout cas, c'est là qu'Elune aurait choisi d'être mise pour reposer en paix. Ses mains tremblaient. Mais que pouvait-elle bien penser ?

Un cri singulier fit écho dans la plaine, celui de Furtif qui volait toujours en cercle. Il volait au-dessus d'une armée en déroute qui se regroupait pour rentrer au camp sans doute installé non loin...Ses dents se serrèrent alors qu'elle déposait le corps inerte de l'hermine dans la fosse improvisée. Elle arracha un morceau de tissu dont elle s'était servie pour faire un garrot à sa jambe et recouvrit la petite créature avant de l'enterrer. Puis elle repoussa la neige par-dessus, en un petit monticule. Elune ignorait pourquoi elle avait fait ça mais elle trouvait cela indigne de rester là, à être dévorée par d'autres charognards comme une vulgaire bête. Akasha était bien plus que ça, même si cela avait quelque chose de trop humain au goût d'Elune, la sépulture avait cet aspect attirant de pouvoir reposer, dormir éternellement en paix...
A genoux, reposant sur ses talons, se surpris un hoquet. Quelle était cette chose humide sur son visage, pas du sang en tout cas. Le monde qu'elle avait cru se construire était en train de s'écrouler de nouveau. C'était un cercle vicieux, elle ne pouvait donc pas sortir de cette vie ? Il lui restait Furtif, mais pour combien de temps ? Au fond d'elle, Elune savait qu'un jour elle ne le retrouverait pas, qu'il serait tué ou autre.


*Pourquoi as-tu choisi une voie où je ne peux te suivre ?*

L'indication de Furtif ne pouvait être plus claire lorsqu'il avait indiqué qu'il avait trouvé...Soit Orion était mort, soit cela n'était plus qu'une question de temps. Les Templiers n'était pas des enfants de choeurs et avec toute la volonté dont elle disposait, elle savait qu'elle ne pouvait rien faire et cette impuissance la tuait plus qu'une flèche en plein coeur.

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Fallaan Fenrissian
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MessageSujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang...   Ven 23 Jan - 23:47

La présence de Filipia l'esprit en deuil du vieil aveugle, ils partageaient la même peine, le fardeau n'en était que moins lourd. Mais maintenant le combat finit, la furie envolée, la rage dissipée, l'adrénaline commença à se raréfier dans le sang lupin et progressivement, une douleur dont il n'arrivait pas encore à mesurer l'étendue envahissait lentement chaque partie de son anatomie.Il ploya un peu sous l'effet de la surprise, mais surmonta sans difficulté cet accès de souffrance tandis que Filipia invitait l'albinos à la suivre vers quelque chose qui avait attiré son attention. L'albinos se redressa, réalisant par la même que la simple absence de la louve accentuait la sensation de douleur qu'il sentait croître en lui. Il acquiesça d'un hochement de tête à ses paroles et suivit docilement la lycanne. Il n'arrivait pas articuler un mot, d'une part à cause de la douleur qu'il tentait de contenir et d'autre part...il ne savait quoi dire, il lui semblait que ses paroles auraient parues déplacées, il préférait se contenter d'être en présence de la Russe, d'écouter sa voix, de sentir son odeur enivrante comme si elle était sortie d'un rêve. Que lui arrivait-il ?

Ils parcoururent quelques dizaines de mètres et d'autres présence se manifestèrent, un lycan et un humain semblaient aux prises. Ou du moins le lycan frappait l'humain et celui-ci semblait avoir du mal à se défendre. Il sentit Filipia marcher vers eux et resta en retrait, la laissant régler cela seule. La chef de meute frappa le lycan dans un bruit sourd. Ce fut une aura de colère qui enveloppa tout d'abord le lycanthrope, mais la rage devint de l'incompréhension, puis une peur craintive lorsque le loup reconnut la chef de meute. Celle-ci lui adressa alors réprimande pleine de mépris avant de le frapper à nouveau pour le forcer à déguerpir. Un mince sourire étira les babines de l'aveugle, Filipia n'avait pas été nommée chef de meute par hasard, se fier à son apparente douceur pouvait être trompeur...L'odeur de la louve se rapprocha en suite de celle de l'humain, et Fallaan la suivit de nouveau en grinçant des dents sous la douleur croissante. Sa voix, à la fois ferme et claire mais également douce d'une certaine façon, refoula les vagues de souffrance qui assaillaient de plus en plus le corps du vieux le loup. Cette fois-ci il répondit, se retenant pour empêcher sa voix de trembler et tentant de faire le plus court possible, la profondeur de son timbre lui paraissant terriblement rauque à côté des accents fluides de sa consœur qui avait soulevé le corps de l'humain.


-"C'est une idée à double tranchant comme j'ai déjà put le constater"

Ils revinrent ensuite vers le camp où se rassemblaient les survivants lycanthropes, traversant le champ de bataille. Le charnier d'un des plus grands conflits entre Lycanthropes et Humains exhalait paisiblement ses miasmes de morts et de désolation et le silence était seulement troublé par les croassement des oiseaux charognards déjà présent et le déchirement des chairs auxquels ils s'attaquaient. c'était dans ce genre d'instant que l'albinos était soulagé d'être plongé dans une nuit perpétuelle. La vue du carnage ne devait pas être des plus enviables. La lycanne appela son compagnon félin et se prépara à partir. Fallaan sentit de nouvelles vagues de douleur prendre d'assaut son centre nerveux.

-"Non attendez, Filipia..."

Il ne put contenir plus longtemps la souffrance de la bataille, les blessures, les griffures, les hématomes, les entailles, la fatigue musculaire. A certains endroit la chair était d'ailleurs encore très profondément entamée malgré la régénération. L'albinos émit un grognement et s'effondra, chutant lourdement au sol. il réussit cependant encore à articuler, d'une voix que la faiblesse atténuait grandement:

-"Ne partez pas s'il vous plait..."

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Quelque soit son passé,
Peu importe son futur,

on ne vit que l'instant présent !
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