| | | [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... | |
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Tancrède Cabrera Mercenaire de l'Ordre

Nombre de messages: 2796 Age: 17 Rôle: Rôdeur Péché fétiche: La gourmandise Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Dim 23 Nov - 21:00 | |
| Ce fut comme un craquement sinistre... Non, cela ne venait pas de l'extérieur, mais une vive douleur traversa la tête du mercenaire. Il avait l'impression qu'elle s'était fendue en deux, le laissant seul, dépourvu de toutes pensées. Finalement, cela aurait sans doute était mieux, car, plus il y pensait, plus il aimerait soudainement disparaître. Il rêvait d'un jardin lumineux, recouvert une herbe fraiche et verte, avec quelques arbres robustes et droits. Mais ces arbres étaient armés et avançaient en ligne parfaite derrière leurs boucliers, l'herbe était recouverte d'une épaisse couche de neige boueuse, et cette lumière... Tancrède aimerait bien l'éteindre, masquer cet immonde décors et s'enfuir. Mais il n'y avait plus rien à faire. En fait, cette plaine était devenue un vaste terrain de jeu. Un genre de pile ou face à grande echelle, et où la mise était la vie. A chaque nouvel adversaire, on relençait une pièce. Pile, tout va bien, face... Les plus habiles manipulaient leur pièce, mais la moindre erreur leur serait fatal...
Maintenant, plus rien ne comptait. Tancrède devait tuer où se faire tuer. Plus il y pensait, plus il désirait qu'une flèche vint le transpercer et mettre fin à ses jours. Réfléchir le faisait désormais trop souffrir... Briser un serment ne l'enchentait vraiment pas, et il ne trouvait pas le courage de chercher un quelconque moyen de le contourner. Il avait était bien trop naïf de penser qu'à lui seul il pourrait tout régler... Mais quel idiot il avait vraiment pu être! Si jamais il s'en sortait, il devrait quitter l'ordre. La réalité était plus horrible qu'il ne l'avait imaginé, et il ne pourrait plus jamais la regarder en face.
Son regard se dirigea alors vers William de Loveley. Le jeune homme qu'il avait rencontré à Fervay avait bien changé. Tancrède le découvrait toujours différent. La vu de son nouveau chef redonna un peu de contenance au rôdeur. Celui ci redressa la tête, ravala sa salive, et resserra sa prise sur son arc. Le jeune chef donna alors l'ordre aux archers de tirer. Tancrède n'en fit rien. Non pas qu'il voulait désobéir, mais il était mercenaire, pas archer régulier. Et plus les conditions ne s'y prêtait pas. Le véritable talent d'un archer était là: Analyser son environnement avant de faire quoi que ce soit. Depuis le temps qu'il faisait ça, c'était devenu un reflexe, et il n'avait même plus besoin d'y penser. Mais aujourd'hui, il y accorda une attention toute particulière, car cela lui éviter de penser au reste, et ainsi de ne pas prendre ses jambes à son coup. Il garda la tête froide, et s'agenouilla au sol. La neige était glissante, cela ne faciliterait pas l'adérence et risquait d'entrainer une perte de précision. Le vente, quoi que léger, dévirait toutes le flèches vers sa gauche. Venant également de face, celui ci accélérerait les traits ennemis, et ralentirait les leurs. Cela stabiliserait d'ailleurs la flèche et compenserait l'effet de la neige. Le terrain était droit et ne présentait aucune pente apparente.
Quand Tancrède releva la tête, c'était un spectacle d'horreur auquel il assista. Les deux armées étaient désormais au corps à corps, mais les flèches avaient causé des dégâts considérables des deux côtés. Le rôdeur enfonca profondément son genoux dans la neige blanche, et se cala, le dos bien droit, dans une position confortable. Puis il banda son arc. Pour son premier tir, il prit son temps pour viser. Ce tir n'était de toutes façons qu'un essaie, où il tentait de compenser les effets du milieu extérieur. Bien sûr, il ne choisit pas une cible difficile. Pas trop loin, un lycanthrope semblait isolé. Il bombait le torse et hurlait de toutes ses forces. Tancrède visa la poitrine. Retenant sa respiration, l'archer compensa en élevant légèrement sa flèche vers la droite. Puis il lâcha la corde. Son trait partit rapidement. Comme prévu, il fut un peu freiné au milieu de sa course. Puis il percuta le torse du lycanthrope et s'y ficha. Les yeux de lynx du rôdeur repérèrent la position de la flèche dans le corps de la bête avant que celle ci ne s'effondre. La flèche n'était pas arrivée parfaitement où il l'aurait souhaité, et Tancrède était un grand perfectionniste. Mais pour un tir de réglage, c'était plutôt pas mal.
Un nouveau sentiment emplit alors toute son âme. Un plaisir fou qu'il n'avait pas retrouvé depuis bien longtemps: Celui de la chasse, le plaisir de jouer avec sa proie, l'attente, la patience, et enfin la récompense d'un effort considérable. Il retournait dans un monde qui lui était familier. Mais est-ce que cela durerait? _________________ Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler. Serge joncour
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|  | | Fallaan Fenrissian Chef de Meute

Nombre de messages: 453 Age: 18 Ville: Naripolis Rôle: Chef de Meute Péché fétiche: La paresse... Date d'inscription: 06/11/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Dim 23 Nov - 22:27 | |
| Le martellement sourd des pattes lycannes dans la neige résonnait de toutes part, Fallaan suivait le mouvement de ses confrères proche de lui, il avait l'impression d'être en contact avec chacun d'eux, il sentait leurs muscles se contracter et se relâcher successivement au fil des enjambées. Il profita de l'aspect irrégulier de l'assaut pour se détacher de sa silhouette d'un demi-mètre. Un bon observateur, aurait put voir que désormais, les empreintes de pas laissées par le loup albinos dans la neige ne correspondait pas du tout à l'endroit où semblaient se poser ses pattes, mais dans la confusion du clan courant, galopant, hurlant, qui aurait put le remarquer ?
Une série de claquements secs, suivis de sifflements stridents, couvrirent les multiples bruits de la meute, cependant que les archers humains libéraient leurs traits de mort dans le ciel de Sibérie. Le tableau mental du lycan fut assombris par la pluie noire des projectiles et il feula en direction des lignes ennemies tout en se concentrant sur les sifflements pour tenter d'éviter du mieux qu'il le pouvait les flèches humaines.
Cependant, avant qu'elles n'aient le temps de finir leurs trajectoires, de nouveaux claquements se firent entendre, derrière la meute cette fois-ci. La réponse des archers de Filipia ne s'était pas fait attendre, et toujours aussi efficace: les lycans eurent le temps d'enchainer trois salves avant que les flèches humaines n'atteignent les rangs lycanthropes entrainant une cascade de glapissement de douleur, de hurlements mêlés au sinistre bruit des chairs percées.
Dés lors, l'environnement de Fallaan se limita au ciel, tous sens focalisés dessus. Il multiplia les sauts de côtés, sans pour autant cessé sa progression, évitant les traits mortels les uns après les autres mais percevant toujours, à travers ses pattes, les vibrations des chutes de ses compatriotes. Sa rage d'en découdre n'en fut que plus grande.
La première salve fut enfin passée, les sens du loup se réouvrirent sur l'extérieur. Lui n'avait rien, en revanche plusieurs membres de sa meute avaient succombé, leurs odeurs canines remplacées par l'horrible senteur de chair brûlée. Derrière lui il sentit le parfum de Filipia accompagné de celui d'une autre lycanne, sans doute une affranchie. Elles le suivaient, lui faisait confiance. Il ne fallait pas les laisser tomber. Sa voix grave sortit de nouveau de sa cage thoracique:
-"Courage le combat ne fait que commencer...Il eut à peine finit qu'il capta l'odeur du métal des armures juste devant lui, entendit les cris humains à quelques mètres, et sentit sous ses pattes, la charge se mêler à la cavalcade des loups-garous. Les flèches n'allaient plus servir très longtemps, le vrai combat allait commencer !
Les deux armées se percutèrent, le choc sembla ébranler la plaine, nombreux furent ceux qui périrent dans chaque partis avant même d'avoir put combattre, piétinés, renversés, transpercés par une lance, décapités d'un coup de gueule, fauchés d'un coup d'épée... La rencontre fut d'une violence inouïe tout comme le combat qui suivi...
Fallaan était en première ligne avec les membres de sa meute, un cri sur sa gauche lui signala un lancier dans leurs adversaires imminents, le lycanthrope se dirigea sur lui. L'humain vit le gigantesque loup blanc se jeter sur sa pique, mais celle-ci ne le transperça point, se contentant de passer à travers l'image du lycanthrope. L'homme n'eut que le temps d'afficher la surprise sur son visage avant que celui-ci ne quitte son corps, arraché d'un coup de patte. L'aveugle sentit l'odeur du sang, et la soif de combat obnubilé ses sens, il poursuivit sur sa lancée et s'appliqua à semer mort et confusion dans les rangs de ses ennemis, imités par sa meute. La rage de vaincre, la haine, la soif de sang et de combats, toutes ces émotions s'accumulaient en lui pour lui faire perdre raison. Il savait qu'en temps que chef il lui fallait avoir un parfait contrôle de ces émotions pour pouvoir être toujours capable de prendre les bonnes décisions. Mais pour l'instant le chef ne servait à rien, il renvoya donc cette capacité de self-contrôle dans un coin de son esprit voilé par la bataille et laissa l'ivresse du combat le posséder...tuer...tuer...encore tuer...tant qu'il le pourrait..._________________  Quelque soit son passé, Peu importe son futur, on ne vit que l'instant présent ! |
|  | | Songe H. Sigmaringen Ambassadeur des Teutons

Nombre de messages: 17 Rôle: Ambassadeur de Sainte-Marie des Teutons Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 13/07/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Dim 23 Nov - 23:11 | |
| Le champ de bataille était une boucherie avant même que les deux fronts ne se rencontrent. Songe n’avait encore jamais pu observer de batailles de telle ampleur, et encore moins mettant aux prises des hommes contre des créatures de Satan. L’être aux longs cheveux de jais serrait la mâchoire. Il était agenouillé, comme tout ses hommes, à l’abris d’un bosquet en retrait de la bataille. Il réfléchissait, tout simplement, à quand et comment frapper. Il y avait plusieurs solutions imaginables. Il aurait pu ordonner une charge sur les archers qui allaient, il le soupçonnait, prendre part au combat de mêlée désormais, alors que leur soutient n’est plus d’aucune utilité. Il fallait les surprendre alors qu’ils modifiaient leurs positions. Mais ce n’étais pas exactement le soutient espéré par le seigneur William de Loveley, dès lors, il fallait agir autrement. Une attaque perçante sur le flanc pouvait déstabiliser l’armée lycanthe et éventuellement donner un avantage aux templiers, mais le joker serait abattu tôt dans la bataille et utilisé avec une utilité moyenne, surchargeant un flanc de l’Ordre. L’idée qui restait la plus en évidence dans l’esprit de Songe, était une attaque posée un peu plus tard dans la bataille. Lors que la seconde et première ligne des lycans se seraient reformées comme un front unique, soit une nouvelle première ligne, porter une attaque latérale dans le dos de celle-ci. Deux tiers de la troupe créeraient un nouveau front derrière la première ligne des créatures, déstabilisant ainsi l’armée ennemie, tandis qu’un tiers frapperait dans le dos du front loup-garou. Une tactique visant à isoler sur le champ de bataille une partie conséquente de l’armée adverse, débordée et sans doute massacrée, mais il en couterait à ses hommes un sévère tribut, pour maintenir les renforts à l’écart. C’était une tactique risquée mais qui pouvait payer. Quelques uns de ses hommes se relevèrent, épée au poing, mais le Lieutenant-Frère leva un bras pour les arrêter. - Pas encore, soyez patients. Il fronça les sourcils. Il avait pris sa décision, si dangereuse soit-elle. Il donna des instructions. - Attendez que les deux premières lignes de ces immondes choses ne forment plus qu’un front. Je mènerai cent hommes pour former une nouvelle ligne. Seul le régiment de la forêt noir se retournera et frappera dans le dos de l’adversaire. Dans l’éventualité d’un dédoublement de la première ligne des envoyés de satan, regroupez vous autour de moi, nous mènerons un assaut grouper pour retrouver les templiers et fendre leur front. Est-ce clair ? Un assentiment massif répondit à ses injonctions. Il baissa alors la tête, l’œil aiguisé fixé sur la bataille. - À mon signal… _________________ Qui convertit l'aiguillon en fleur arrondit l'éclair...
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|  | | Kaiser der Jagd Empereur du clan Lycan

Nombre de messages: 2420 Age: 19 Ville: Naripolis... Rôle: Empereur des lycans... Péché fétiche: L'avarice... Date d'inscription: 08/04/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Lun 24 Nov - 4:16 | |
| Le sang, il coulait, ici, en mon territoire. Ces humais, ils étaient là, encore une fois, défiant ma race, mon pouvoir, ma nation, ma puissance. Oui, ces pourritures, ils étaient là, souillant de leur sang puant mes terres, la neige se retrouvait ainsi rouge. Les lycans, eux, mes fidèles chiens, laissaient leur rage prendre le dessus, certains mourraient, d'autres survivaient, il y en avait certainement certains que j'avais un jour vu, mais eux, ces humains, osaient prendre la vie de MES troupes... Comment osaient-ils faire cela ? Seul moi, l'empereur, avait le droit de vie ou de mort sur mes chiens... La bataille faisait rage, et je distinguais du haut de la cime où je me trouvais, un groupe parmi les humains, vêtu de noir.
Ces vauriens... Ils osaient vouloir nous prendre à revers... Les chefs de meute, Faalan l'aveugle, et la grande et belle Filippia étaient aux fronts, mais n'avaient semble-t-il pas fait envoyer des troupes sur ce regroupement d'humains... Je pouvais également sentir que la charmante Elune était elle aussi de la partie, étrange pour une louve se voulant solitaire, je me demande bien ce que son père aurait penser d'elle en cet instant ? Elle était aussi imprévisible que lui, espérons que ça ne la mènera pas elle aussi vers la mort, bien qu'elle n'était pas si forte que ce que l'on en disait, perdre un membre de cet acabit ne serait pas des plus plaisant...
Bien... Donnant le commandement au plus fort membre de ma propre meute, je lui laissa également le commandement de presque toute ma meute personnelles, n'emmenant avec moi que le quart de mon cercle, ainsi, j'embarquais avec moi 7 des plus doués guerriers de tout mon royaume, et m'en alla à la rencontre de cet étrange groupe. Contournant le champ de bataille, mes chiens restaient tout comme moi, sous leurs formes humaines, en effet, ma meute était en majorité composée de lycan pouvant se battre avec aisance sous leurs formes humaines, et la plupart étaient des professionnels en matière de discrétion... Continuant donc ma route, revêtit de mon armure, mon épée, Déchirure, dans son fourreau, j'ordonnai à mes si fidèles chiens de continuer leurs routes séparément, afin de prendre notre cible à revers.
Continuant donc mon chemin, en déclenchant déjà une capacité basée sur le feu, laissant ainsi la neige fondre autour de moi et l'air devenir plus chaud et doux, je me demandais comment tout cela allait finir, certes, ces misérables cloportes étaient plus faibles que nous, lycan, mais ils n'en restaient pas moins farouches, et en générale, plus organisé, la preuve en était ce groupe qui allait certainement nous prendre en cisaille. Après un chemin assez long, je finis par arriver le premier près de cet étrange groupe. Un humain puant à la chevelure longue et aussi sombre que la nuit se tenait là, devant ses hommes.
Je patienta, me faisant aussi discret qu'une ombre, le plan de cet homme était ce que j'aurai fait à sa place. Certes, ce plan comportait des sacrifices, et pourrait ne pas aboutir, mais il se préparait à l'exécuter, mais se doutait-il que près de lui, se tenait le chef de ces terres, l'empereur ? Il nous considérait comme des envoyés de Satan, je vois, encore un de ces religieux complètement ravagés, tuant au nom d'une illusion nommée "Dieu". S'apprêtant à donné son signal, c'est alors que plusieurs membres de son groupe perdirent la tête, dans le sens premier du terme. Il fallait croire que mes fidèles toutous n'avaient pas aimer cette façon de les décrire, je me décida alors à souhaiter la bienvenue à ces humains stupides...
Sortant de ma cachette, je me retrouvais face à cet homme et son groupe, ne disant rien, mon armure recouvrait mon corps et mon visage, seul mes yeux rouges reluisaient dans la noirceur de ma visière. Prenant en main la garde de mon épée, je la dégaina, Déchirure, mon épée de diamant. Mon petit groupe attendait dorénavant, restant dans l'ombre, tandis que des hommes de cet humain perdaient la vie. Regardant le visage de cet être, je pris alors la parole, pointant de ma lame ce petit mouton noir." Je vous souhaite la bienvenue en mes terres, humains, je me présente, Kaiser der Jagd. J'ose espéré que vous avez fait bonne route, en effet, c'était, hélas pour vous, votre dernier voyage, enfin, sachez qu'ici, les prières ne vous serviront à rien, car ici, votre dieu... C'est MOI !!! "Abaissant mon épée, mes hommes commencèrent pour de bon le massacre, aussi rapide que le vent, et discret que l'ombre, ils faisaient tombé les têtes, le sang de ces êtres faibles se répandant dans la neige, tandis que sous mon casque, un sourire carnassier se dessinait, mes yeux savourant l'expression que prenait l'homme aux cheveux noirs, je laissa alors le "chant " spécifique aux loups sortir de ma bouche, mon cri puissant résonnant en mes terres, in n'y avait pas un seul doute sur le fait que la bataille se déroulant plus loin pouvait faire retentir les échos de mon impériale cri, et tandis que l'atmosphère autour de moi se faisait de plus en plus chaude et étouffante... Le massacre... Commençait pour de bon..." Et sachez, humains... Que vous n'aurez pas droit au Paradis réservé à mes fidéles... " |
|  | | Elune Galwin Lycan Libre

Nombre de messages: 2941 Age: 17 Ville: Sans attache Péché fétiche: La colère... Date d'inscription: 23/03/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Lun 24 Nov - 19:24 | |
| Confusion, sang et horreur. Rage et animalité à l'état pur. L'essence même de l'humanité était réduite à cela. La violence et son exaltation. On lisait partout le désir de tuer, de mettre à mort son adversaire, que ce soit dans les yeux lycans ou humains. Les mêmes mâchoires serrées, muscles contractées et regards meurtriers...Elune en vint à se demander qui était le plus bestial des deux...
Autour, des corps s'amoncelaient, transpercés de traits, déchiqueter par les crocs, les griffes ou les lames. Le sang ruisselait désormais à flots sur la poudreuse tassée par les martèlements des pas. Il fallait survivre ou bien anéantir l'adversaire ? La confusion était aisée dans l'esprit d'Elune qui se demandait vraiment ce qu'elle était venue faire ici. Comment son père avait-il pu accepter de participer à une telle boucherie. Bien sûr, déchirer la chair humaine était plus que jouissif mais voir des centaines d'individus semblables mourir pour le seul bien de la meute était difficile à concevoir. Peut-être mourraient-ils pour permettre à des créatures comme Elune de continuer à vivre tranquillement en reclus...Cette pensée effleura l'esprit de la lycanne qui décida en une seconde qu'elle se mettait à beaucoup trop réfléchir.
C'est ainsi qu'elle entendit l'appel de Filippia, ses oreilles se dressèrent dans la direction de la voix alors qu'elle s'était relevée. Cette lycanne, elle ne la connaissait pas vraiment sauf peut-être de vue. Une chef de meute sans aucun doute, rares étaient les femmes accédant à ce rang aussi la jeune Elune se sentit prise d'une vive considération pour elle, elle qui lui venait en aide. Son corps de lycan lui permettrait de guérir rapidement de cette flèche tout de même gênante à l'instant présent. Sans broncher, elle suivit la nouvelle venue après que cette dernière choisisse de régler son problème de pointe dans la jambe d'une manière qu'Elune finissait par supporter...
Et la course reprit, deux louves au pelage clair fondant à une grande vitesse sur une ligne d'ennemis qui n'allaient pas tarder à goûter à la colère d'Elune. Celle-ci remarqua un autre chef de meute, Fallaan. Oui, qui n'aurait pas entendu parler de l'aveugle ? Cette nouvelle présence redonna du baume au coeur de la jeune lycanne qui ne se sentait plus seule dans cette lutte. Filippia lui était venue en aide, elle ne manquerait pas de lui rendre la pareille si le besoin s'en faisait sentir.
Un humain trop impétueux se trouva sur sa route. La créature au yeux cerclés d'un noir de jais se redressa de toute sa splendide hauteur, ses yeux d'ambre transperçant l'insolent. Un coup de griffe rapide lui arracha une partie de la cage thoracique et ses crocs achevèrent de lui déchirer la trachée.Le corps méconnaissable s'affala au sol et la lycanne poursuivit sa route en compagnie des deux chefs de meute. Le goût du sang avait empli sa gueule, elle se rappela alors de ce goût de victoire et de puissance qu'il amenait...Une sensation qu'elle avait presque oublié. C'était comme si cette vie arrachée venait redonner de la vitalité à son corps. Les projectiles s'étaient raréfiés au vu de la mêlée général. La neige n'était maintenant plus que boue sanglante.
Finalement, il ne fut à un moment plus possible d'avancer plus. La ligne dess humains devenait plus dense. Des groupes se détachaient, cherchant à s'attaquer à un lycan isolé mais même dans ces cas là il leur était difficile de vaincre sans une bonne approche. La surprise restait leur meilleure arme. Comme Elune suivait de près la chef de meute, peu osaient venir jusqu'à elles deux même si quelques maladroits se retrouvaient malheureusement à portée de crocs...La liste des victimes s'allongeait de seconde en seconde... |
|  | | William de Loveley Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1216 Age: 17 Rôle: Officier Péché fétiche: L'Envie Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Lun 24 Nov - 20:18 | |
| Ma première confrontation. Peut-être ma dernière. La violence était telle que je n'aurais jamais pu l'imaginer. J'entendis les cris déchirer l'air, ceux de mes compatriotes, de mes frères qui mourraient et tombaient un à un dans des souffrances terribles. Certains étaient mutilés et gisaient dans leur propre sang, dans des plaintes insoutenables, attendant que la mort veuille bien les libérer. Je ne pouvais absolument rien faire pour eux...Et c'était ce qui me déchirait le plus...
La réalité me rappela bien vite quand ma monture se cabra violemment devant l'une des créatures, me jetant alors à terre avant de s'enfuir avec toujours autant de rapidité. déjà le sol ne ressemblait plus à rien...Un corps tomba juste à côté de moi avant de s'immobiliser dans un dernier spasme. cette horreur je n'y avais jamais été confronté. Mon coeur s'emballa, mon esprit s'embrouilla. Je ne savais plus qui j'étais ni ce que je faisais dans cet endroit maudit...J'étais terrifié, tétanisé et pourtant je ne pouvais me résoudre à abandonner les miens à leur triste destin. J'avais été désigné et voilà que rampant par terre j'allais ne pas m'en montrer digne ?
Prenant mon courage à deux mains, je me relevai, saisissant ma lame, le dernier instrument à quoi me raccrocher pour sauver ma vie. Je me surpris de la force que je mis à transpercer la gorge de ces créatures ou leur poitrail imposant. Maintes fois j'évitai des coups qui m'auraient tués sur le coup. Ma confiance redevint forte. Mon épée dansait comme guidée par une puissance inconnue que j'attribuai volontiers à Dieu. Ma peur se changea en colère, mais pas cette colère passionnelle qui fait oublier les sens. Cette rage maîtrisée qui permet de tout donner lors d'un duel, pour être le dernier, le survivant et ne pas laisser ces créatures avoir le plaisir de cracher sur ma dépouille...
Lorsqu'un frère tombait à mes côtés, avec l'aide des miens je mettais à mort la créature responsable. Nous avancions doucement mais au moins nous gagnions du terrain...Le sang couvrait maintenant mon armure et mon visage. Sans doute un peu du mien et beaucoup de ces créatures putrides...Avec une dizaine d'hommes, nous formâmes une ligne compacte qui avançait avec détermination...Elle ne tint pas longtemps mais assez pour permettre à d'autres de venir en renforts. Des projectiles tirés par les forces de l'ombre criblaient parfois un voisin et je m'efforçai de ne pas continuer, d'avancer, de ne pas regarder ces visages figés dans la douleur et le désespoir.
L'arrivée d'autres lycans acheva notre ligne et je dus m'écarter pour en rester le seul survivant avec l'un de mes plus fidèles généraux. Nous avions fait le voyage ensemble et m'avait rassuré de sa présence et de ses conseils. Il avait de l'expérience et j'avais senti une nouvelle amitié se créer entre nous, une confiance fraternelle. Il me sourit et cela me redonna de la force. Mais ce sourire avait quelque chose d'étrange que je ne compris pas. Il y avait de la peine au fond de ses yeux.
Je ne compris que lorsque trois projectiles successifs se plantèrent dans son plastron qui commença à ruisseler de sang. Un quatrième se ficha dans son crâne et l'homme bascula en arrière. Je ne pus rien faire d'autre que de hurler son nom. J'accourus et me jetai dans la boue à ses côtés mais il était déjà mort...Son visage semblait serein pourtant...Cette colère que je contenais commençais à bouillir en moi...
Autour, une meute venait de m'encercler...Je me retrouvais seul face à eux...Je regardai vivement autour de moi en me relevant. Des lycans, rien que des lycans partout, aucun templier pour me venir en aide, j'étais seul face à six créatures de l'ombre...Eh bien s'ils voulaient goûter ma chair, ma lame goûterait la leur !
Une première créature me renversa mais je tins bon ma lame pour ne pas la perdre. Je sentais le sang chaud de mon front couler sur mon visage. Je roulai sur le côté pour échapper aux griffes d'une seconde créature qui gronda de mécontentement. Ce grondement se mêla à celui des autres et ce furent bientôt trois en même temps qui s'élancèrent. Par effet de levier, je parvins à en jeter un plus loin d'une puissance extension de jambes. Un autre me donna un coup de griffe à l'épaule ce qui me fit rouler sur le côté, ma main chercha le poignard que j'avais toujours sur moi et lorsque le troisième chercha à me briser la nuque, j'enfonçai l'arme dans son torse. Il recula quelques instants. Cinq lycans s'acharnaient à tour de rôle sur moi, me vidant littéralement de chaque parcelle de force que je me tuai à utiliser pour les contrer. Le plus grand restait en retrait, m'observant d'un oeil satisfait...le chef sans nul doute. Mais savait-il que la proie qu'il avait choisi était le commandant de l'armée ?
Pas question de lui donner l'idée que le chef de l'armée humaine n'était qu'un pauvre novice. Je parvins à me relever quelques instants, assez pour entailler le bras de l'un de ces chiens qui jappa en tenant son moignon sanguinolent entre les griffes qu'il lui restait. Les oreilles couchées en arrière, le chef grogna et les quatre autres encore valides se chargèrent de me mettre à terre rapidement... L'un me bouscula, l'autre m'asséna un violent coup de tête et les deux autres ajoutèrent une large griffure à mon épaule et un coup de dent à l'autre épaule. Le lycan roux s'avança alors. Sans doute en avait-il assez de jouer et allait procéder à la mise à mort.
J'empoignai ma lame, cherchant vainement à me relever. je ne voulais pas mourir de cette manière. Cependant, je m'étonnai que l'un d'eux ne m'ait pas encore arraché un ou deux membres mais peut-être était-ce le projet du chef roux... Ma respiration était irrégulière mais rapide, ma tête tournait à plein régime, cherchant le détail qui me permettrait de m'en tirer...mais au fond, mon plus profond espoir se tournait vers un miracle... _________________ «Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare] |
|  | | Tancrède Cabrera Mercenaire de l'Ordre

Nombre de messages: 2796 Age: 17 Rôle: Rôdeur Péché fétiche: La gourmandise Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Lun 24 Nov - 21:09 | |
| Du sang. Des cris. Des bruits de fer. Le vent. Tout n'était que panique. Les bruits assourdissant n'aidaient pas à la concentration. Tout semblait être volontairement produit dans le seul but de paniquer le rôdeur, qui prenait seulement conscience de l'ampleur de ce qu'il vivait là. Il sortait de son cocon protecteur, de cette innocence qui lui avait laissé entrevoir un espoir de paix. Même si il pensait que réconcilier les peuples étaient toujours possible, il réalisait que cela serait une tâche longue et pénible. Il comprenait également pourquoi tant d'humains détestaient et ne voulaient pas comprendre les créatures de l'ombre. Celles-ci étaient aussi cruelles, ci ce n'est plus, que ce qu'on en disait. Face à la réalité, il comprenait où était son véritable objectif: Il devait à tous prix protéger le vie de ces humains. Même si leurs ancêtres étaient les fautifs, ce n'est pas une raison pour les laisser se faire massacrer par ces êtres assoiffés de sang. Les négociations attendraient, car pour le moment, ce qui est sûr, c'est que si les lycanthropes gagnent cette bataille, ils n'accepteront plus jamais la moindre discussion avec les humains. D'ailleurs, au fond de lui, Tancrède savait que même si ils la perdaient, aucune négociation ne sera envisageable, mais il voulait toujours entretenir ce maigre espoir. Quel utopiste!
Le rôdeur fut tiré de sa rêverie par l'arrivée inattendue d'un mercenaire. Tancrède le reconnu immédiatement: Il s'agissait d'un homme d'âge mur se battant avec deux épées courtes, et se vantant d'avoir tué une centaine de créatures de l'ombre. Pourtant, à la tête qu'il faisait, il n'avait en fait jamais dû en voir de sa vie... L'homme agrippa de toutes ses forces la tunique de l'archer, qui plongea son regard dans le sien. Le mercenaire tint bon quelques secondes, plus lâcha prise et s'écroula sur le sol, les yeux grands ouverts, dans lesquels une terreur effrayante se lisait distinctement. De sa bouche coulait un fin filet de sang mélangé à de la salive. Son torse était entièrement déchiqueté. Le rôdeur passa sa main sur le visage du mort pour lui clore ses yeux, et détourna son regard de se spectacle.
Son attention se reporta immédiatement vers un coin isolé, où William de Loveley affrontait seul quelques quatre ou cinq lycanthropes. Tancrède ne réfléchit plus. Le chasseur qui était en lui remontait à la surface une nouvelle, envahissant chaque parcelle de son esprit, chaque muscle de son corps. En un rien de temps, son cerveau analysa une nouvelle fois l'environnement et la distance qui le séparait de son chef. Ses doigts effleurèrent les plumes d'une flèche qu'il avait lui même préparé pendant le voyage. Il la tira de son carquois, et l'encocha sur son arc. Ses gestes étaient incroyablement précis. Aucun mouvement n'était inutile, et le plus petit geste était d'une efficacité indiscutable. Son buste bascula alors qu'il tendait la corde. Il coupa sa respiration, visa, ajusta, compensa, et tira. Son trait fendit l'air, et piqua à vive allure vers un lycanthrope à la fourure noir qui se dressait au dessus de Loveley. La flèche se ficha dans son torse, parfaitement où il avait visé. Mais cela Tancrède l'avait prévu, aussi n'avait-il pas attendu de voir si la flèche avait atteint sa cible pour en choisir et en engager une nouvelle. Le lycan s'était immobilisé, pétrifié, ses deux mains poilus sur sa poitrine. Prenant encore moins de temps que la fois précédente pour viser, le rôdeur lâcha la corde. Avec un toc inaudible, mais que le rôdeur devinait, la flèche perfora la poitrine du monstre à quelques centimètres de la précédente. Mais déjà il s'apprêtait à en tirer une nouvelle. Cependant cette fois tout ne se passa pas comme prévu. Les lycanthropes avaient repéré sa position, et deux flèches arrivèrent droit sur lui. Une se planta à ses pieds, et l'autre, moins clémente, s'enfonça profondément dans son bras.
Le rôdeur se jeta à terre et roula en arrière, en direction d'une butte derrière laquelle il serait à l'abri. Il devina un nouveau trait qui se ficha dans la neige, non loin de lui, et finalement, se laissa tomber derrière un petit monticule de neige. S'adossant contre la poudreuse, reprenant calmement son souffle, il regarda sa blessure. La flèche lui avait traversé l'avant-bras gauche, et il perdait beaucoup de sang. A la taille de pointe et l'épaisseur du bois, Tancrède jugea qu'il s'agissait non pas d'un trait tiré par un arc classique, mais bien d'un carreau provenant d'une arbalète. Prudemment, il cassa proprement la tête du carreau, en retira toutes les échardes, et glissa lentement le bois au travers de son bras. Curieusement, il ne souffrait pas. Peut-être était-ce l'effet de la montée d'adrénaline, et le sang froid requis pour ce genre de situation qui interdisait toute émotion. Quoi qu'il en soit, plus tard, il en baverait sans aucun doute. Le rôdeur ne pouvait pas se permettre de faire un garrot, son bras lui était trop précieux. Alors il tira simplement un tissu rouge de sa poche, celui avec lequel il aurait été censé se faire une croix sur sa tunique, et le posa délicatement sur la plaie béante. Il le noua solidement, sans trop serrer, et appliqua sa main dessus, pour arrêter l'hémoragie. Il était hors de question de tenir un arc avec une blessure aussi importante encore fraiche. D'ailleurs, il ne savait pas ce qu'était advenu de son arc... _________________ Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler. Serge joncour
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|  | | Fallaan Fenrissian Chef de Meute

Nombre de messages: 453 Age: 18 Ville: Naripolis Rôle: Chef de Meute Péché fétiche: La paresse... Date d'inscription: 06/11/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Mar 25 Nov - 23:54 | |
| La danse avait commencée, le sombre chant de la Faucheuse s'élevait désormais vers le ciel, entrainant les danseurs toujours plus loin dans la frénésie, sur un rythme endiablé, une danse de haine, une danse de souffrance, une danse de mort ! Et ceux qui n'arrivaient pas à suivre le rythme étaient emportés par la Faucheuse et rejoignaient son récital...
Les armées étaient maintenant totalement engagées dans le combat, la multitude humaine contre l'incroyable force lycanne, les épées contre les griffes, le bouclier contre le cuir, l'Homme contre ses Démons. Les cadavres s'amoncelaient dans les deux camps, et la plaine ne devait plus être qu'une immense boucherie. Tel un fantôme, Fallaan l'aveugle continuait à semer la mort dans les rangs humains, ceux qui essayaient de le combattre toujours pris de cours par l'étrange capacité du lycanthrope. Sa fourrure d'un blanc éclatant, devait maintenant être recouverte de sang, aussi bien de celui de ses ennemis...que du siens...car la capacité de l'aveugle ne préviens pas contre les tirs perdus et autres chocs imprévisibles, et sa cécité reste un grand handicap dans une telle bataille. Son corps était donc meurtri de nombreuses blessures, une flèche s'était fichée dans son flanc, une autre dans son dos, son torse était lacéré de multiples estafilades et une entaille plus profonde, balafrait sa cuisse droite. Mais l'adrénaline dégagée par l'ivresse de la bataille aidait à supporter la douleur et le grand lycanthrope aux yeux bandés poursuivait le combat, envoyant toujours plus de soldats humains rougir la neige de Sibérie.
Mais si la destruction était toujours présente, l'esprit quand à lui s'était quelque peu libéré de la rage sanguinaire qui l'avait possédé dans les premiers instants de la bataille. L'aveugle tuait désormais avec moins de sauvagerie et plus d'efficacité. Derrière lui, il sentait toujours les présences de Filipia et de cette lycanne sauvage qui l'avait accompagnée. Ils restaient unis ainsi que les restes de leurs meutes et progressaient en une ligne soudée au milieu des humains qui ne parvenaient jamais à leur opposer de mur suffisamment résistant. Malheureusement, plus le temps passait plus la ligne s'effritait, les lycanthropes finissant par tomber sous les assauts des lances, des épées et des flèches humaines.
Un cri se fit entendre dans le lointain, couvrant le fracas de la bataille et les hurlements des mourants. Tous les lycanthrope le reconnurent aussitôt, ce hurlement unique, profond, incarnant la toute puissance du clan: Kaiser der Jagd était également en chasse. Fallaan hurla en retour imité par sa meute, un groupe d'une dizaine d'humains s'était dressé face à eux, l'hésitation parcourus leur ligne et ils ne purent rien face à la colère des lycanthropes. Fallaan achevait le dernier d'entre eux d'un coup de gueule et sentit comme une accalmie autour de leur groupe, les humains hésitaient à les défier. Le chef de meute mit ces quelques secondes de répit et aboya un ordre à sa meute, cinq réponses lui parvinrent, une vive douleur effleura son esprit comme chaque fois qu'il constatait la perte d'un membre de ce qu'il considérait comme sa famille. Mais il ne pouvait se laisser aller au chagrin pour l'instant. L'aveugle interrogea la chef de meute qui l'avait rejoins:-"Filipia, combien êtes-vous ?"Les dernières secondes de "tranquillité" s'évanouirent, le hurlement d'un membre de la meute lui signala qu'un nouveau groupe d'humain leur faisait face. Le combat s'engagea dans l'instant. Fallaan se jeta sur eux, pour les perturber avec son illusion, son image passa au travers d'une lance, et le loup broya la tête du porteur entre ses dents. Les derniers survivants de sa meute et de celle de Filipia le suivirent, s'engouffrant dans la brèche et la boucherie recommença. Un éclair de douleur traversa l'épaule du lycanthrope il se retourna et envoya ses patte griffue déchiqueter un torse. En quelques secondes, la résistance humaine n'était plus, mais un nouveau membre de la meute était tombé. L'albinos taché de sang s'adressa encore une fois à la chef de meute qui le soutenait avec tant de ferveur:-"Nous ne pouvons pas tenir ainsi, il faut que nous rejoignons d'autres meutes"Une nouvelle équipe humaine se constituait. Cela ne finirait donc jamais ?_________________  Quelque soit son passé, Peu importe son futur, on ne vit que l'instant présent ! |
|  | | Filippia Von Hertven Chef de Meute

Nombre de messages: 81 Age: 18 Ville: Naripolis. Rôle: Stratège. Péché fétiche: l'Orgueil. Date d'inscription: 07/11/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Mer 26 Nov - 22:51 | |
| C'était le début de la panique. Le début de l'agitation et de la frêle peur qui prenait au ventre chacun des valeureux guerriers qui allaient sur ce champ de bataille. Quoi que, ce n'était plus une peur. L'angoisse que les loups garous et les humains ressentaient, mêlée d'excitation, au début du combat s'était métamorphosée en une sorte d'appréhension mêlée de folie, qui les aveuglait tous dans cette brutale mêlée de cris, de peaux et de fourrures ensanglantées. Et Filippia était là, au milieu de cette foule agressive et violente, tuant, blessant, achevant, suivant du regard autant que possible la progression de ses compagnons. Fallaan était totalement pris par son combat, mais jetait de temps à autre de furtifs regards vers elle, s'assurant de la bonne marche des autres à ses côtés, à l'instar de la belle lycanne blonde. Une lycanne aux griffes couvertes de sang, qui galopait sans fin dans la plaine, se faisant un devoir de venir à bout de chaque individu qui se présentait devant elle. Elle frappait, se saisissant des visages d'un coup de patte violent, ouvrait autant que possible les cages thoraciques de ses dents puissantes, tout en se débattant pour éliminer les armures des hommes qui gênaient sa progression. Elune, tout près d'elle, semblait également manoeuvrer de telle façon que la gorge ou tout simplement la tête de ses ennemis soit accessible et lui permette de mettre à mort son adversaire le plus vite possible, pour passer au suivant. Pourtant, l'offensive lycanne ralentissait, se frottant à de plus en plus de mercenaires et de soldats humains, templiers. Peu à peu, une barrière massive leur fit face, opposant avec force une résistance insoupçonnée par les lycans jusqu'à présent. Des râles s'échappaient de la gorge de Filippia sous l'effort qu'elle exigeait de ses muscles. La bataille était rude, il fallait l'avouer. Sans doute avaient-ils sous estimé les capacités des humains. Elle se retourna vivement quand Fallaan Fenrissian l'interpella avec difficulté. Ils avaient quelques secondes de répit entre chefs de meute, leurs combattants s'étant élancés au devant d'eux vers une nouvelle troupe humaine. "Nous sommes encore une bonne vingtaine en tout, Fallaan. Mais avec une telle opposition, la fatigue va vite les mener à bout!"Cette pause s'évanouit en un instant, et elle dût à nouveau se jeter dans la masse informe et constamment mouvante des humains. L'odeur envahissante du sang emplissait ses narines, la rendant en quelque sorte euphorique dans cet instant où ses pensées entières étaient tournées vers un seul but: Assassiner, tuer, écorcher. Elle n'avait plus que cet objectif en tête. Mais Fallaan se rapprocha d'elle, guidé sans doute par cet odorat, ce nez qu'il avait plus fin que n'importe quel loup du royaume lycanthrope. "Il nous faut de l'aide ! Je vais essayer de partir par là bas. Essaye de rejoindre le front de l'empereur, Fallaan ! Vous pourrez plus facilement vous battre si vous formez un front à vous tous !"Elle s'élança aussitôt, comme elle l'avait dit. Une diversion pouvait permettre de diviser les troupes ennemies, auquel cas ils seraient plus vulnérables. Des hommes encerclés auront plus de mal à tenir un conflit que des lycans, ces derniers n'ayant point à gérer la masse de leurs armes dans une telle situation. C'est pourquoi elle courrait à présent, sifflant et hurlant de son son saoul pour parvenir à attirer l'attention de la dizaine de lycans qui étaient au plus près d'elle. Partant donc d'un côté, ils s'attaquèrent à un groupe d'humains légèrement en retrait, qui comptait sans doute intervenir plus tard. Mais c'est ainsi que les drames commencent. Par une idée lumineuse. Et c'est pourquoi, tout près de la colline caressant le fleuve, une pluie de flèches s'abattit sur l'armée de Filippia Von Hertven. Des flèches enflammées, meurtrières, tombant et entraînant dans leur chute les compagnons de la lycanne au poil crème. Cette dernière tentait d'éviter tant bien que de mal les chutes des dangereux projectiles. Que ce soit de la chance, le karma, ou toute autre force occulte digne du troisième oeil dont Filippia se fichait éperdumment en cet instant critique, il se trouvait quoi qu'il en soit qu'elle restait saine et sauve, tentant de retrouver dans cet épais nuage de fumée ses ennemis. Mais les sifflements des flèches s'amplifiaient, et il semblait que, où qu'elle aille, elle se trouvait face à des armures, des lances, et elle peinait à abattre cette muraille soudaine. Les archers humains les avaient vus partir, et avaient choisis de coincer ce groupe isolé, chose faite désormais. Et dans la fumée, cette brume grisâtre montante, Filippia tentait de retrouver ses compagnons, se heurtant à des cadavres, cherchant de sa vue restante ses partenaires de combat. Elle n'entendait plus rien d'autre que l'insupportable sifflement des carreaux d'arbalète et des flèches à ses oreilles délicates et touffues, elle n'avait guère plus que ses yeux pour sa survie. Et elle tuait, tuait encore, cherchant désespérément dans ces ténèbres enfumés une porte de sortie. Combien d'entre eux avaient donc survécus? Elle n'en savait rien. Filippia ne se rend compte que très tard qu'elle est seule au milieu de ces détonations engendrées par les flèches. Le cercle d'humain s'est reculé de plusieurs mètres. Elle entrevoit des lycans dans les ombres, mais ne les entend pas. Et puis d'un coup, c'est la libération. Les bruits cessent, libérant les oreilles de la lycanne de leur pression, et c'est alors comme si elle recouvrait la vue. Elle voit, elle entend, elle se retrouve. Il semble pourtant que cet instant interminable n'ait duré que quelques minutes. Se retournant brutalement vers le front, elle remarque alors les troupes de Fallaan non loin. Ce dernier semble s'être déplacé vers Kaiser Der Jagd. Filippia s'élance alors, tentant de s'échapper des lourdes volutes de fumée qui continuent de l'engloutir. Les humains apparaissent à nouveau dans son champ de vision. Hurlant de son puissant cri de loup garou, la jeune femme se jette sur le groupe, tranchant, coupant, arrachant tout ce qui lui passe sous la main. "Fallaan ! FENRISSIAN !"Elle espère qu'il entendra, mais le doute subsiste, elle n'est pourtant plus si loin. Elle reconnaît au delà de la mêlée Elune Galwin, combattant avec rage. Fallaan Fenrissian n'est pas si loin. Se battant avec courage, Filippia entame le retour vers les autres, cherchant à rattrapper ses compagnons lycans. La situation ne s'améliore pas, la barrière humaine se renforce. Le combat n'est pas fini... _________________ Et je serais pour vous ce que la Mort est à l'Ange.Avatar by Luis Royo |
|  | | William de Loveley Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1216 Age: 17 Rôle: Officier Péché fétiche: L'Envie Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Jeu 27 Nov - 18:27 | |
| Mon salut arriva de lui-même. J'aperçus le regard changeant de mon adversaire, un lycan noir auquel le chef avait donné la permission de m'achever dans les plus brefs délais. Le projectile se ficha alors dans sa poitrine et il jappa. Le sifflement meurtrier m'avait plus semblé un chant mélodieux et épique...J'ignorais sa source mais je ne manquerai pas de chercher le tireur si je m'en tirais. Au deuxième projectile, la créature recula, contemplant son propre sang faire reluire sa fourrure d'ébène.
Le lycan roux gronda. Tous se concertèrent d'un seul regard, cherchant l'origine de ce dérangement. Chacun se comprenait d'un seul coup d'oeil, ils échangèrent des grognements bestiaux, les regards scrutèrent les environs proches. Ils étaient sur la défensive et un cercle se forma autour du chef lycan qui sembla agacé de la scène. Il s'approcha de moi avec détermination et alors que les autres souhaitaient en faire autant, ils furent interrompus par quelques soldats qui, ayant remarqué la scène, accouraient pour venir en aide à leur commandant. Après des feulements frustrés et emplis de rage, les sous-fifres s'en allèrent combattre les templiers. Profitant de l'instant de confusion, je me relevai, empoignant ma lame d'argent qui étincelait en captant un rayon de lumière solaire. Le sang préalablement recueilli luisait d'une couleur pure et achevait de ruisseler sur le manche qui se tachait de ce liquide écarlate. Mes épaules me firent un instant souffrir mais l'armure avait encaissé la plupart des attaques. La morsure n'avait fait qu'égratigner l'épaule. Seul le coup de griffe avait entamé la chair, défonçant l'épaulière dont les rebords coupant achevaient d'élargir un peu plus la plaie.
Le lycan roux m'adressa un regard meurtrier accompagné d'un sourire carnassier. Chacun de ses crocs ruisselait de plaisir de pouvoir déchiqueter ma chair. Et puis il s'élança...
C'était comme si j'avais fait cela des milliers de fois...D'une rotation précise, j'esquivai l'attaque et envoyait un violent coup latéral au dos présenté de mon adversaire. Il ne fut cependant pas assez puissant pour sectionner son échine. Après un râle de douleur, le chef de la meute décimée. Une danse étrange commença. Un jeu mortel. Nous nous tournions autour, il attaqua, et de quelques pas légers je l'évitai. Et réciproquement. Chaque tentative de ma part se soldait par un mouvement habile de mon adversaire. Ma lame ne lui coupait que quelques poils, sans plus. Et ce ballet aurait pu durer longtemps... Une fois de plus nous nous tournâmes autour mais la distance nous séparant était plus plus importante. Je savais qu'il allait charger...Cette attaque serait puissante, j'avais peu de chance d'y échapper... Alors je m'agenouillai, prenant appui sur une jambe. Ma lame baissée. L'autre sembla suspicieux et continua de tourner...jusqu'à se trouver derrière moi...Là il s'élança, persuadé qu'ainsi, même s'il s'agissait d'une feinte, je n'aurais pas le temps de le contrer... Il bondit, prêt à me déchirer le dos mais son mouvement fut brusquement interrompu... Ma lame retournée en arrière lui avait transpercé la poitrine...Sa propre force était la cause de sa mort imminente...La puissance qu'il avait déployé pour me charger s'était retournée contre lui, venant s'empaler directement sur ma lame dissimulée...
Me rapprochant un peu plus du coeur du combat, j'aidai à tuer avec mes semblables les deux ou trois lycans au service du roux.
Je décidai ensuite de m'accorder quelques secondes de répit avant de retourner aider l'armée...Une petite butte me sembla idéale pour souffler et je m'y adossai ainsi quelques instants...Délicatement, j'essayai de soulever l'épaulière brisée qui tailladait ma chair mais rien à faire. Du sang ruisselait mais en quantité moindre. Je jugeai alors que ce n'était pas grave pour l'heure. C'est seulement que je remarquai que je n'étais pas seul derrière cette butte.
- Tancrède !
Il n'y avait plus aucun doute. C'était forcément lui qui m'avait aidé et j'aurais aimé le remercier. D'ailleurs, je l'aurais surement fait si je n'avais pas aperçu quelques hommes en difficultés plus loin. Je lui adressai alors juste un regard avant de me relever en me tenant l'épaule, oubliant ma propre douleur pour mettre toutes les chances de notre côté. _________________ «Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare] |
|  | | Elune Galwin Lycan Libre

Nombre de messages: 2941 Age: 17 Ville: Sans attache Péché fétiche: La colère... Date d'inscription: 23/03/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Sam 29 Nov - 13:48 | |
| Plus les armées se déchiraient et plus on commençait à remarquer une difficulté grandissante des deux côtés. Les humains s'épuisaient plus rapidement que les lycans mais leur nombre tenaient en échec bien des créatures de l'ombre. C'étaient comme des ombres dans une neige souillée, s'entretuant dans des cris bestiaux. Les grondements et hurlements des créatures se mêlaient aux féroces cris des templiers déterminés.
Elune avait été séparé de son groupe de fortune elle ne savait plus comment. Après avoir enfoncé dans un crâne ses longs crocs, elle regarda autour d'elle de son regard lumineux. Cette couleur ambrée étincelait de mille feux, de colère et d'exaltation. Ses canines ruisselaient de sang goûtu, tout comme sa belle fourrure crème désormais collante d'hémoglobine et de plasma. Ce n'était plus la belle lycanthrope au doux pelage mais la furieuse et fatale beauté meurtrière d'une créature sauvage.
Après s'être redressée de toute sa hauteur, Elune scruta les environs, profitant d'un moment d'accalmie pour jauger la situation. Les lycans ne cessaient de se battre contre une armée animée par la foi mais dont les yeux ne révélaient que la peur muette, dissimulée par un courage aveugle...Une autre troupe d'humains, vêtus de noirs eux, cherchaient à encercler ses semblables. C'est là qu'elle le vit. Kaiser Der Jagd, le seul et unique chef du clan...
Ils n'étaient tous deux pas si éloignés que ça. Deux imprudents se risquèrent à attaquer la jeune lycanthrope qui dressée sur ses deux pattes arrières leur jeta un regard meurtrier accompagné d'un sourire de prédateur. En arrière plan, il y avait toujours le chef de clan et c'est là, durant ces quelques instants, qu'un oeil avisé l'aurait vu...Cette ressemblance frappante d'attitude. De quelques mouvements précis, la lycanne se débarrassa des deux importuns avant d'entonner un chant mélodieux, une complainte si familière aux lycans...Celui qui aurait entendu celui du chef de clan au préalable aurait pu noter cette sorte de ressemblance de timbre... Il y avait probablement très longtemps que le sang des Galwin et de Kaiser s'était éloigné et pourtant on retrouvait par certains aspect une même lignée.
La jeune créature choisir alors de se diriger vers lui...Oh ce n'était pas vraiment par sympathie mais Elune ne voulait pas lui laisser s'octroyer tout le mérite d'avoir éliminé un groupe menaçant la victoire des lycanthropes...Arrivée à portée, elle déchira un torse d'un coup de griffe avant de jeter un regard impérial à Kaiser. Elle n'avait pas oublié son comportement, ni ce qu'il lui avait dit mais son regard voulait tout dire..."Nous règlerons ça plus tard..."
Aussi furtivement qu'elle était apparue, la lycanne retourna vers un groupe d'hommes en habit sombre, prête à en démordre avec eux, ne craignant aucunement d'avoir à en affronter un peu d'une dizaine à la fois...Tout ce qu'elle désirait c'était tuer, les massacrer jusqu'au dernier comme une vengeance futile qu'elle aurait inventé pour justifier ces actes ou peut-être plutôt pour reporter une vengeance tournée vers l'un des siens... Au moins, se battre l'empêchait de trop réfléchir à ce genre de choses même si la présence proche de Kaiser ranimaient en elle encore plus de rage, rage qu'elle déversait sur ses adversaires, encaissant également bien plus les coups portés sur sa fourrure qui se couvrait un peu plus de sang mêlé. |
|  | | Orion Amanar Lycan Libre

Nombre de messages: 943 Age: 17 Ville: Peu importe Péché fétiche: Orgueil Date d'inscription: 18/05/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Sam 29 Nov - 21:36 | |
| On ne peut imaginer à quel point il est étrange de se battre sur un navire alors que l’on est sensé se trouver en plein cœur de la sibérie. Ou cet étrange brouillard qui vous enveloppe quand on a absorbé beaucoup plus d’eau de vie de le corps ne peut tolérer. Ou encore ce sentiment de manque immense quand, au cœur de la bataille on s’aperçoit, ô rage, ô désespoir, que l’on a perdu, la si petite, si insignifiante mais si précieuse fiole qui fait oublier la douleur et tous les maux de la terre dans la même lampée. Mais ce qui est surtout inimaginable c’est de ce demander qui vous la volé alors que l’on se trouve en plein cœur d’une bataille et que vous vous êtes retrouver par on ne sais quel miracle, avec une bande d’inconnu qui vous appelle par votre prénom. Etrange histoire que cela là…vraiment… Et puis ce brouhaha continu que l’alcool estompe en un doux murmure, et cette chaleur ni trop chaude, ni trop froide qui vous emplie alors qu’autour de vous vous ne percevez que faiblement le carnage, on se sent bien, on a envie de dormir…dormir…
Et puis soudaient vous réaliser ou vous êtes. Vous être un peu aider en cela par la flèche qui vient de se planter dans votre épaule s’ajoutant à ses quelques sœurs qui s’y sont déjà logée. Tout d’un coup vous avez mal, pas trop, mais juste assez pour pousser un juron de douleur, la réalité de votre situation se dessine peu a peu. Un temps de vide, de paix, le calme avant la tempête et…« Mille catins ! Orion ! Fils de Chienne ! Bouge-toi le cul ou je te jure que je te transforme en énuque ! » Le lycan posa un regard vide sur son interlocuteur : un lycan lui aussi a n’en pas douter. Orion avait encore l’esprit trop embrumer pour remarquer que le bras gauche de son camarade n’était plus qu’un moignon sanglant. A vrais dire il avait d’autre chose à penser, comme -par exemple- dégager sa lame du crane de l’humain qui lui faisait face. Dur retour a la réalité, qui lui rappela pourquoi il n’aimait pas boire…
Il avait mal au crâne, ne possédait qu’une notion très limitée du temps, passé, présent ou avenir et avait une furieuse envie de vomir mais la vue du charnier au quel il participait lui ôta toute envie, surtout que sont camarade venait de s’écrouler sous les coups d’un autre humain, mort, la gorge tranchée net. Orion ne se souvenait pas le connaître, tout du moins il était encore dans l’incapacité matérielle de se souvenir de lui, mais le fait qu’il l’ait appeler par son prénom suffisait à le classer dans la catégorie des amis. La réaction basique était donc la colère, et elle ne se fit pas attendre. Le regard jusque a présent absent du lycan reprit vie et ses mouvements pataud redevinrent plus précis, plus meurtrier. Il était de nouveau suffisamment lucide pour se battre mais suffisamment émécher pour ne pas trop être gêné par les trois flèches qui aillent traverser les plaques de bronze cousues dans le cuir de son vêtement, étaient entrée légèrement dans la chaire. Il ne devait sa survie qu’au fait qu’il était rester avec le gros de la meute et que de se faite, il avait été pas mal aider par ses congénères.
Le combat pouvait maintenant vraiment commencer. _________________ Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir. Guillaume Apollinaire. #B0C4DE
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|  | | Gabriel de Saint-François Ordre des Templiers

Nombre de messages: 96 Age: 19 Péché fétiche: La Luxure. Date d'inscription: 12/10/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Dim 7 Déc - 1:02 | |
| Il était une fois un beau jeune homme.. C'est comme ça que devrait commencer n'importe quel conte de fées digne de ce nom, n'importe quelle histoire à l'emporte pièce, n'importe quel récit ayant pour unique but de distraire et de plaire. Mais ce n'était pas le cas ici, et Gabriel se trouvait bien obligé de l'admettre. Ici, il n'y avait pas de petit lutin malin, ni de petit farfadet volant venant vous annoncer votre bonne fortune. Ici, c'était plutôt la mort que l'on voyait de l'autre côté du fleuve, levant une main squelettique et vous adressant son plus beau sourire de mère fatale, tout en vous adressant un signe empressé de la main, joyeux. Dans un conte humoristique, elle aurait aussitôt perdu sa main, son os du poignet se décrochant, mais pas là. Gabriel avait la distincte impression de la voir se saisir de sa faux, de son sablier, et patienter sagement en observant l'agitation du peuple, habillée de sa cape noire, capuche repliée sur le haut de son crâne bien entendu. Illusion d'optique, espérons le pour lui. C'est pourquoi il poursuivait sa préparation, et entendit le départ de donné. Des troupes vêtues de noir s'étaient ajoutées à eux, et ce ne pouvait être que bénéfique. le cauchemar ne serait point total, si on leur accordait cette nouvelle chance. Lors de l'envoi de William de Loveley, les troupes humaines s'élancèrent, comme une marée porteuse de mort, envahissant la plaine et s'écoulant dans cet espace, prise d'une vélocité hors du commun. Gabriel s'élança lui aussi, tenant son sabre fin et luisant dans sa main. Sa tenue de templier était lourde, et atrophiait ses mouvements. Il était ralenti, et suivre le groupe ne le fatiguait pourtant pas tant que cela. *J'en ai assez. La bataille n'a pas encore commencé que déjà je voudrais qu'elle soit terminée. Je voudrais en finir, je voudrais venir au bout de cet enfer qui me tend les bras. Ce n'était en rien la vie que je voulais, et mourir ici, au milieu des loups aussi féroces qu'on le dit et de mes compagnons, vraiment, je ne le veux pas. Que ces monstres aillent se tuer ailleurs ! Qu'ils aillent massacrer quelques clans samoyèdes ou que sais-je encore, mais qu'ils nous laissent en paix profiter de ce fleuve auprès duquel nous étions venus nous reposer. Quels.. Animaux !* Mais, le sieur Gabriel de Saint-François ne pouvait, en disant cela, se rendre compte de la véracité de ses propos. Les créatures étaient là, s'élançant dans de grands hurlements de mort vers eux, masse humaine organisée attendant l'impact de cette chose informe qui filait en pointe vers eux. Des flèches s'abattaient sur eux, et Gabriel les évita autant que possible. Et enfin, il y eu le contact. Tenant fermement le manche de son arme, Gabriel se mit à l'assaut, feintant, se fendant dans des prises violentes, transperçant de sa pointe habile les corps poilus qui se tendaient à lui. C'était difficile et terriblement exigeant, d'autant plus que les créatures étaient autrement plus résistantes que prévu. Pourtant il semblait qu'ils soient en nombre suffisant pour pouvoir espérer les contrer. Du moins, c'est ce qu'espérais notre cher Gabriel, tout en jurant autant que possible, criant lui aussi dans la foule combattante. "Mourrez, chiens de l'enfer ! Retournez dans vos limbes et crevez y!"*Pitié mon dieu, faites que je sorte vivant de cet endroit ! Quand je vois tomber autour de moi le cadavre de mes frères, je ne peux que prier, mon dieu, de m'aider dans cette quête lamentable. Et je tuerais, je tuerais ces créatures, mais je tâcherais de vivre.* _________________ Tu sais, Invité.. Il faut que je te dise. Je t'aime.
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|  | | Tancrède Cabrera Mercenaire de l'Ordre

Nombre de messages: 2796 Age: 17 Rôle: Rôdeur Péché fétiche: La gourmandise Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Dim 7 Déc - 18:56 | |
| Le souffle court, Tancrède aperçut une silhouette en face de lui. Il mit un certain à reconnaître, avec une vive émotion, celui qui avait sou son pouvoir cette gigantesque armée. Il s'en était tiré. Le rôdeur poussa un soupir de soulagement. Mais déjà, il fallait repartir. Son bras le faisant atrocement souffrir, il bondit de la buttée derrière laquelle il s'était caché, roula au sol, et s'empara de son arc, qui trainait non loin de l'endroit où il tirait il y a quelques minutes de cela. Mais le front avait bien bougé en si peu de temps, et plus rien n'était comme avant. Les lycanthropes se lançaient contre les humains, et les abattaient comme un rangée de paysan abat le blé. Mais il restait encore et toujours des humains, qui avançaient péniblement vers une mort presque certaine. Les lycanthropes étaient isolés, pris un par un, transpercés à la hallebarde. Il fut émerveillé par le talent de certains soldats, et par le courage avec lequel ils sautaient sur leurs ennemis, faisant tournoyer leurs épés dans toutes les directions, brandissant leurs lourds boucliers, donnant la mort, et mourant...
Tancrède fût aussitôt tiré de sa rêverie par un templier qui, en reculant, lui rentra dedans. L'homme en blanc se retourna, montrant son visage maculé de sang, sa tunique rouge, son bouclier tordu, et son épée brisée. Une plaie béante ouvrant largement son épaule. Il adressa un vague sourire au rôdeur, et repartir à la charge. Son bouclier renvoya un lyanthrope n arrière, mais un autre surgit de derrière lui, et lui sauta dans le dos. Immédiatement, l'archer réagit. Il s'empara d'une flèche, optant pour une taillée main, l'encocha sur son arc, et tira, ne faisant confiance qu'à son instinct. Le trait se planta dans l'échine de la bête qui resta cependant solidement accrochée sur le dos du templier. Tancrède tira une deuxième flèche, puis une troisième. Le lycanthrope faiblissait, cela ne faisait aucun doute, mais il s'accrochait toujours avec une énergie surhumaine. Alors le simple humain qu'il était prit son courage à demain pour sauver la vie du templier, rangeant son arc autour de sa poitrine, il partit en courant. Il tira vivement la petite dague accrochée à sa ceinture, et sauta, s'agrippant aux poils de la bête. D'un geste vif, quoi que assez maladroit, il passa son arme devant son coup, et égorgea le lycanthrope. Celui-ci s'écroula au sol, poussant de faibles cris aigus, et se tortillant à terre. Après quoi il finit par agoniser...
Tancrède se pencha sur le templier. Son visage était lacéré, son armure avait été entaillée au niveau de son torse. Il ne restait plus rien du vaillant guerrier qu'il était... Ému, il se releva péniblement. Sa dague tremblait avec sa main. Mais tout ne faisait que commencer... Un lycan courut droit vers lui, et sauta, se propulsant sur ses pattes arrières. Tancrède tenta un geste rigide pour l'éviter, mais il trébucha et tomba à côté du bouclier du templier. Trois lycanthropes s'approchèrent alors lentement. L'un d'eux leva sa patte, se préparant à l'abattre sur la tête du rôdeur. Au dernier moment, celui ci s'empara du bouclier avec son bras amoché, et se protégea avec. Les griffes de la bête transpercèrent le métal, et déchiquetèrent son avant-bras. Poussant un horrible cri de douleur, il se redressa soudainement, projeta le bouclier à la figure de son agresseur.
Acroupit, dague en main, il ésperait de tout coeur s'en sortir... _________________ Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler. Serge joncour
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|  | | Fallaan Fenrissian Chef de Meute

Nombre de messages: 453 Age: 18 Ville: Naripolis Rôle: Chef de Meute Péché fétiche: La paresse... Date d'inscription: 06/11/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Les premières effusions de sang... Mar 9 Déc - 23:03 | |
| Les sens du vieux loups sans cesse sollicités, ce n'est qu'après le massacre d'un nouveau groupe d'humain, qu'il se rendit compte de la disparition de Filipia et de la lycanne qui l'accompagnait. Il ne restait plus que deux membres à sa meute désormais, et les humains, eux, étaient toujours aussi innombrables. Lui et les siens combattaient maintenant dos à dos, brisant les lances, repoussants les lames, frappant, mordant, déchiquetant chairs tissus métal...Un cri se fit entendre non loin, d'autres loup-garou étaient proches d'eux. Fallaan répondit au cri tandis que de nouveaux humains se jetaient sur lui. Quelque chose frôla son oreille dans un sifflement, sans doute une hallebarde. Un réflexe dut à des années d'entrainement, permis au lycanthrope de saisir la hampe de l'arme d'hast avant qu'elle ne touche terre. Puis, en imprimant toute sa force dans ses bras, il projeta le hallebardier contre un autre humain qui chargeait en hurlant. Le lycan albinos entendit le grincement du métal et le craquement des os. A côté de lui, ses deux compagnons éliminaient eux aussi deux adversaires.-"Combien et où sont-ils ?" demanda la voix rauque à l'un de ses derniers équipiers en désignant le cri qui venait de retentir -"Un peu moins d'une dizaine, ils ne sont qu'a une vingtaine de mètres sur la droite"-"Il faut les rejoindre, suivez-moi"L'albinos quitta la formation en carré et s'élança dans la direction indiquée, suivi par les deux autres. Il entendit une voix crier son nom...il la reconnut aussitôt, pourtant il ne l'avait pas beaucoup entendue, à croire que son esprit n'avait pas vraiment cessé de penser à elle malgré l'ardeur du combat, c'était ma voix de Filipia...et elle avait besoin d'aide... Une incroyable détresse s'empara de l'esprit de Fallaan, il devait faire quelque chose...elle avait besoin d'aide...Il ne savait pas pourquoi...il ne comprenait pas, n'avait pas le temps de comprendre....pourquoi elle et pas les autres ? il savait juste qu'il lui fallait l'aider. Le lycanthrope voulut faire demi-tour, mais il était trop tard...ils rencontrèrent la poche de résistance qui les séparait de l'autre meute. Le vieil aveugle ne pouvait plus reculer, le visage fin de la chef de meute s'imposa à son esprit, il pria qu'elle s'en sorte et repris le combat avec encore plus de ferveur, transpercé par la haine de l'impuissance.
Le petit groupe humains tenta résister mais il fut vite anéanti à grand renforts de coups de griffe et de grognements, une nouvelle lame venait de lacérer le cuir ensanglanté du chef de meute. Le dernier templier qui les séparait de leurs congénères s'effondra dans un hurlement de douleur après s'être fait arracher ses membres antérieurs. Hurlement qui se transforma vite en gémissement d'agonie tandis que les dernières gouttes de vie quittaient son corps pour retourner à la terre.
Lorsque la meute aperçut l'aveugle et ses compagnons, ses membres poussèrent un cri de salut, Fallaan y répondit et l'un d'eux pris la parole pour lui expliquer brièvement la situation tandis que le reste des membres augmentés par les deux dernières recrues de l'aveugle combattaient pour leur laisser un court instant de tranquillité. -"Nous avons perdu notre chef de meute au début de la bataille, et j'ai pris la relève en ralliant tous ceux que je pouvaient trouver. Nous vous suivrons..." -"Quelle est la situation de la bataille ? Le front semble plus tranquille ici..."-"Nous avons été déviés sur l'une des ailes, je ne connais pas la situation au centre. Mais nous avons trouver une légère faille dans leur ligne ici, si nous parvenons à briser leurs défenses en ce point nous pourrons revenir vers le centre en les prenant à revers"-"C'est une bonne idée, allons-y..."Le conciliabule pris fin aussitôt, et l'aveugle retourna aider ses frères, les humains semblaient plus faibles ici, moins téméraires. Fuyant même parfois. Le groupe s'enfonça plus loin dans les combats, ravageant tout sur son passage. La fatigue commençait cependant à se faire ressentir, chaque coup devenait de plus en plus dur à porter, mais s'ils voulaient pouvoir reposer leurs chairs meurtries il faudrait d'abord qu'ils n'aient plus à s'en servir et la seule alternative était de mettre en déroute l'armée humaine...
L'aveugle et ses nouveaux compagnons arrivèrent néanmoins sans encombre au pont indiqué par le porte-parole du groupe. Fallaan le sentait, les lycanthropes ne se battaient plus ici, il ressentait la présence de ses nouveaux ennemis, ils dégageaient une aura plus forte, ils étaient sûrs d'eux, sans doute profondément aveuglés par leur foi, une énergie fantastique débordait de leurs lignes, le combat serait rude. Unissant leurs cris, les treize lycanthropes se jetèrent sur la ligne de lancier qui s'était constituée à la vue de la menace. Aucun frisson ne parcourut les humains lorsque la tempête de griffes, de crocs et de poils les enveloppa, aucun d'eux ne hurla sa peur, tous tinrent leurs positions.
Le choc eut lieu. Fallaan toujours devant pour utiliser son illusion, le groupe parvint sans trop de difficultés à entrer pleinement dans le combat et à décimer les lanciers, un seul loup toucha terre et ne se releva point. Enragés, groupés, collés contre les humains qui ne pouvaient plus utiliser leurs armes longues, les lycanthropes déchiquetèrent leurs ennemis en quelques secondes, Fallaan priait que le reste du combat serait de la même simplicité...mais ce ne fut pas le cas...
Poursuivant, la meute atteignit une seconde ligne, mais cette fois point de hallebarde, seulement une ligne de boucliers contre laquelle les lycans vinrent se briser n'occasionnant presque aucun dégâts et subissant deux pertes de leur côté. Ils furent forcé de se reculer, les humains galvanisés brisèrent leur ligne et contre-attaquèrent avec une férocité inégalée. Le sang de deux nouveaux loups se joignit à celui déjà au sol et entama son long ruissellement jusqu'au fleuve. Fallaan ne comprenait pas ce qui se passait, comment si peu d'humains étaient-ils parvenus à abattre près d'un tier de leur groupe en si peu de temps. La réponse lui vint aussitôt sous la forme d'un cri de joie lorsque le corps de l'avant-dernier lycan de la meute de l'albinos s'effondra, inerte. Ce cri, le chef de meute qu'il était le reconnut aussitôt, impérieux et sévère, grave mais encourageant: le cri d'un meneur ! Faisant siffler son arme par de grands moulinet, ce chef qui faisait tenir leurs positions à ces soldats du désespoir mettait en déroute un à un les lycanthropes qui l'affrontaient. Il semblait extrêmement habile, et devait sans doute être la clef de voûte de la défense à cet endroit de la bataille, le tuer débloquerait la situation. Fallaan marcha vers lui et lui cria:-"Je te défi, chef des humains, viens m'affronter si tu l'ose ou fui comme le couard que tu es..."Comme il s'y attendait, l'homme ne résista pas à la provocation-"Approche créature démoniaque ! Je t'attend, viens tâter de mon cimeterre..." Dés lors, le combat sembla s'arrêter, les humains et les lycanthropes se séparèrent et formèrent deux lignes de part et d'autres des deux chefs qui se firent face. Un instant on n'entendit plus que le hurlement du vent et le fracas lointain de la bataille principale. Le vieux lycan se prépara à charger, enfonçant profondément ses pattes arrière dans la neige. Son adversaire se mit en position défensive. Ils restèrent ainsi quelques instants, tels deux statues attentifs au moindre mouvement de leur adversaire, puis d'un coup, les muscles du loup-garou se contractèrent, ses jambes se tendirent, et il bondit en avant...le duel venait de commencer..._________________  Quelque soit son passé, Peu importe son futur, on ne vit que l'instant présent ! |
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