| | | [Scénario n°2] Le Calme avant la Tempête. | |
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William de Loveley Ordre des Templiers

Nombre de messages: 1216 Age: 17 Rôle: Officier Péché fétiche: L'Envie Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: [Scénario n°2] Le Calme avant la Tempête. Mer 24 Sep - 18:32 | |
| La dernière chose à laquelle je m'attendais était bien de voir ce messager me délivrer une annonce des plus importantes. Je m'étais d'abord demandé dans quel songe étrange avais-je bien pu atterrir lors de mes voyages chez Morphée mais les douleurs de la mauvaise nuit passée m'avais rapidement dissuadé quant à la nature onirique de cette vision. Je ne dis rien sur le coup mais mon esprit était empli de question. Pourquoi moi ? N'y avait-il pas erreur sur la personne ? Mais mon coeur me dictait qu'il n'y avait aucune erreur...C'était la vérité, le Maître des Templiers me faisait confiance...
Il fallait en effet me rendre en Sibérie, au coeur même d'un territoire hostile dont la population lycanne semblait extrêmement élevée...Cette mission allait être périlleuse, très périlleuse...mais je finis par me résoudre à cette idée. Trois mille hommes et deux cent mercenaires attendaient à Fervay celui qui devait les mener dans ces contrées lointaines, moi. Comment allais-je bien pouvoir me faire obéir de plus de trois mille des meilleurs templiers ? J'aurais très bien pu me défiler mais il en allait de mon honneur. C'était peut-être ma chance finalement, elle serait peut-être même bien la dernière... Je me rendis à Fervay le plus rapidement possible et quelle ne fut pas ma surprise de voir que tous les hommes qu'on m'avait promis attendaient juste tranquillement dans leurs quartiers. Les paquetages étaient prêts, des forgerons avaient déjà chargés du matériel pour l'utiliser sur place, les provisions avaient été organisées avec un grand soin. En fait, il me manquait plus que moi... Apparemment, ces hommes, pour la plupart bien plus âgés que moi, avaient bien compris que celui qu'ils allaient devoir supporter comme meneur était un novice. Un novice peut-être ! Mais je me résolus fermement à faire valoir mon droit de commandement. Lorsque le signal du départ fut donné, je me surpris moi-même à donner des ordres d'une voix forte et ferme, ne laissant aucune ambiguïté dans ce que je voulais.
Le voyage allait être péniblement long aussi je motivai les troupes afin d'avancer à un rythme cadencé. Il fallait trouver un juste équilibre entre la rapidité et la préservation des forces...On ne savait pas à quoi s'attendre une fois en territoire hostile, mieux valait que tout le monde soit prêt. Moi-même, je marchais alors que j'aurais pu chevaucher ma monture mais je désirais également la préserver de la fatigue. Durant la marche, je commençai à me lier d'amitié avec quelques subordonnés qui se montraient plutôt bienveillants à mon égard, sans doute avaient-ils compris que cette tâche allait peser sur mes épaules. Parfois je m'arrêtais et, me retournant, observais la colonne d'hommes qui avançait dans un ordre presque parfait. Et dire que j'étais responsable de toutes ces vies...Je me sentis étrange à cet instant là. Etait-ce donc ça le pouvoir ?
Une fois la Prusse traversée, je fis savoir aux hommes de se tenir sur leurs gardes. Moi-même je n'étais pas tranquille. Le froid était de plus en plus agressif, le vent, de plus en plus mordant. Emmitouflé dans ma cape de voyage, j'essayai tant bien que mal de maintenir le rythme. Je ne sais pas si j'y parvins ou si les hommes ralentirent pour me le faire croire. La neige finit par entraver nos pas. Chaque kilomètre demeurait de plus en plus pénible et pourtant, personne ne bronchait...J'étais impressionné.
C'est enfin, alors que nous marchions en Russie depuis des jours, que j'aperçus le fleuve. Ce fleuve qui traversait la contrée. J'avais choisi de ne pas le suivre directement, au prix d'un léger retard d'un ou deux jours, tout simplement parce que je craignais qu'on nous repère trop rapidement. De plus, les points d'eau comme celui-ci sont les terrains de chasse favoris des prédateurs, lycans y compris...C'était là. J'en étais sûr et j'avoue avoir ressenti un immense soulagement. Nous étions arrivés indemnes. Les ordres furent distribués rapidement mais chacun savait déjà quelle tâche lui était assignée. On monta les tentes, on dressa des palissades avec du bois gelé. Je ne manquai pas d'aider mes semblables dans toutes ces tâches. J'avais encore du mal à me faire à l'idée que j'étais le meneur de cette expédition... La nuit et ses périls arriva finalement. D'une colline juste à côté de la palissade Sud du camp, j'observai les centaines d'éclats flamboyant qu'étaient les feux de camp et les torches. Rapidement, je décidai de rentrer, le froid de cette contrée ne me réussissait pas et je craignis de me transformer en glaçon si je demeurais trop longtemps sans bouger. Avant de rejoindre mes quartiers, enfin...une simple tente mais que j'occupais seul avec juste la place de poser une couverture et une table grossière pour poser un temps soit peu de documents. Bref, avant de prendre du repos, je donnais quelques directives et ordonnai qu'on distribue aux soldats et aux mercenaires une double ration au moins pour ce soir-là. Je ne doutais pas que leur moral ait été un peu ébranlé par le long voyage. Finalement, je passai à côté d'un feu de camp et m'arrêtant devant, je le considérai un instant. Un document y fut jeté. C'était la carte indiquant ce lieu comme camp. Il ne m'était plus d'aucune utilité et je ne voulais pas que quiconque en fasse mauvais usage. De toute façon, nous étions sans doute déjà repérés. Trois mille hommes et plus ne passent pas inaperçus dans le désert gelé de Sibérie. _________________ «Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare] |
|  | | Tancrède Cabrera Mercenaire de l'Ordre

Nombre de messages: 2796 Age: 17 Rôle: Rôdeur Péché fétiche: La gourmandise Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: [Scénario n°2] Le Calme avant la Tempête. Jeu 25 Sep - 20:12 | |
| Parfois, on fait des choses qui ne servent à rien. Ou alors lorsque l’on savoure enfin sa victoire quelqu’un vient gâcher le paysage et tirer les gens de leur rêverie… L’aboutissement de plusieurs mois de travail se trouve également parfois être le début de plusieurs mois de travail acharné. En bref, c’est ce qu’on appelle la poisse. Et on peut bien dire que Tancrède l’avait, la poisse. Pendant plus d’un mois, il avait suivit un vampire d’Azranum jusqu’en Egypte. Ce vampire semblait infatigable et avançait vite, mais le rôdeur avait tenu bon. Il était arrivé devant les portes de Vasteval, portes qu’il ne savait au passage toujours pas comment ouvrir. Il pensait qu’il pourrait enfin reposer ses pieds endoloris par ces longues journées de marche, qu’il pourrait enfin prendre un peu de repos et de bon temps, retrouver son plaisir de la chasse. Tout ça jusqu’à ce qu’un homme atterrit devant, et, la bouche en cœur lui annonça qu’il devait immédiatement rejoindre Fervay, et préparer son départ vers la Sibérie sous les ordres de William de Loveley, un jeune templier en qui personne n’aurait rien misé si ce n’est Octavius. Tancrède, en bon mercenaire obéissant reprit donc la route, au grand damne de ses jambes. Il arriva à la belle cité tout juste avant son nouveau chef, et dû donc repartir quasiment immédiatement, sans avoir le temps de se reposer. Après les premiers jours de voyage, il n’avait toujours pas vu ce Loveley, mais il avait compris que c’était tout de même un chef raisonnable. Les poses étaient régulières et l’armée évoluait tout de même à bonne vitesse. Les templiers semblaient encore se promener, ils ne trahissaient pas le moindre signe de fatigue, et continuaient leur route tel un immense flot blanc qui s’écoule paisiblement entre les arbres. Puis vint ce jour où le jeune mercenaire aperçut enfin l’unique homme à guider cette grande armée. Il était jeune, et semblait plutôt inexpérimenté. Mais Tancrède comprit qu’il était plein de bonne volonté, proche de ses soldats et courageux. Il reconnut d’ailleurs en lui celui qui lui avait permis de pénétrer pour la première fois dans la citadelle de Fervay. Oui c’était fort probablement un bon chef, mais il était si jeune ! Sur tous les hommes qu’il guidait ici, combien reviendraient sains et saufs ? Si jamais le combat se soldait par un cuisant échec pour l’ordre, le jeune Loveley saurait-il reconduire les survivants ou se laisserait-il désespérer par la responsabilité de toutes ces victimes ? Sa carrière se jouerait ici. Il pourrait monter au sein de la hiérarchie de l’ordre, ou alors être brisé. Tancrède se jura de le soutenir jusqu’au bout. Puis ils arrivèrent. Alors que ses pieds commençaient terriblement à le brûler, l’immense flot blanc à la croix de sang s’immobilisa. C’est dans ces moments là qu’on se rend compte de la formidable organisation de l’ordre. Chacun savait ce qu’il avait à faire. Tancrède alla aider abattre des arbres pour dégager l’espace et pour dresser les palissades. Son expérience de la forêt permit aux hommes de gagner du temps, et, très rapidement, le campement fut installé. Le rôdeur alla finalement s’installer sur une tour de garde, d’où il pouvait surveiller les alentours. Il entreprit alors de fabriquer une flèche, ce qui le tiendrait probablement pendant les deux heures qu’il passerait ici à guetter le moindre signe de vie. La nuit promettait d’être longue…
_________________ Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler. Serge joncour
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