| | | Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] | |
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Aloïs Holland Lycan Libre

Nombre de messages: 56 Ville: Naripolis Péché fétiche: Luxure Date d'inscription: 18/08/2009
 | Sujet: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Ven 28 Aoû - 20:55 | |
| Ce jour là, je me promenais en Prusse. C'était un pays boisé et couvert d'étendues vertes, pâlies par la brume et les brouillards tombant au crépuscule. J'avais pour coutume, lycan, de m'y promener à tout loisir, profitant de toute compagnie qui m'était offerte.."- Meine schöne Rose, Küsse ich um. - Mein lieber Aloïs, wer bist also verschwiegen?"J'aurais pourtant adoré qu'elle réponde à ma demande et m'embrasse sans poser de questions. Ce que je suis? Il ne lui suffit donc pas de connaître mon prénom, à cette adorable donzelle? Peu importe, je me penchais avec douceur sur son visage et déposais un plus ou moins chaste baiser sur ses lèvres. Il ne sera pas dit que, en Prusse, Aloïs Holland des Brisants s'est défilé alors qu'une femme aussi belle que Rose, bien que curieuse, eut présenté son adorable bouche à l'homme loup que je suis. Aussi, suite à ce tendre et malheureusement éphémère contact, je laissais ma main venir caresser la joue, puis le cou et la gorge de la charmante créature qui m'avait suivi jusqu'ici. Je déposais à nouveau un léger baiser, cette fois sur son épaule dévoilée par son large corsage, et lui expliquais que je devais partir. Elle me demanda rapidement quand je comptais revenir, et, charmeur, je lui annonçais que je saurais me présenter à nouveau chez elle, le moment venu. Je partais donc, laissant derrière moi cette douce Rose au demeurant fort peu couverte pour un soir aussi froid que celui ci. Mais j'aurais peut être dû m'en vouloir un peu de ne l'avoir point couverte. Qu'importe. Nous étions au pas de sa porte. Je marchais dans une ruelle étroite du village où je me trouvais, qui portait un nom dont ma mémoire ne saurait se souvenir. Hundërlecht, peut être. Je ne sais plus. Je me dirigeais nonchalamment vers une auberge assez élégante qui tenait lieu de bar pour les habitants les plus aisés du coin. Poussant la porte avec grâce et tranquilité, j'allais m'installer à une table, dans un angle, m'adossant au mur garni de coussins de velours, à la façon d'un fauteuil mural. Une banquette en somme. Un serveur vint me trouver. Je le connaissais un peu, et l'avais tout autant séduit que la généreuse Rose. Je commandais une liqueur d'Absinthe, et il s'empressa d'aller me la préparer avec un sourire enjôleur. Pendant ce temps, j'observais les alentours, guettant l'arrivée d'une éventuelle compagnie pour la soirée. Cela faisait à ce jour longtemps que je n'avais point discuter avec un autre lycan, ou un autre immortel. J'avais appris depuis peu l'existence potentielle d'un nouveau clan de rebelles et je désirais ardemment en être. Ce ne serait pourtant pas facile, puisque je savais que notre vénérable et détestable Kaiser Der Jagd ne serait pas de cet avis. Mais qui sait? Peut être l'occasion se présentera-t-elle pour moi de rencontrer un partisan de la paix entre les immortels, et de la coopération de toutes races entre elles? Mais c'est alors qu'une brassée de vent froid pénétra par la porte de l'auberge à nouveau ouverte. Je m'inclinais en toute discrétion depuis mon lieu de spectateur aguerri pour apercevoir les personnes qui passaient le seuil de cet endroit. Ô Surprise. je murmurais alors pour moi même, tout bas: "Une Immortelle?" |
|  | | Elisabeth d'Heavenstar Vampire Noble

Nombre de messages: 18 Age: 16 Péché fétiche: La colère Date d'inscription: 18/05/2009
 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Ven 28 Aoû - 22:22 | |
| J'avais enfin un moment de répit. Mon travail m'a menée en Prusse et la mission que je venais de terminer était des plus coriaces. Les complications et les problèmes que j'avais rencontré m'avait vidé et il n'y avait pas de vampires dans le coin pour étancher ma soif. Pour une fois que j'avais besoin d'eux, ils n'étaient pas là ... Ce soir j'avais décidé de me faire un dîner comme je n'en avais plus fait depuis au moins deux ans... ma troupe toujours sur les routes. Heureusement que je supportais la nourriture humaine, elle me donnait moins de force que le sang de vampire mais, c'était déjà ça de pris ... toujours est-il que je suis rentrée dans la première auberge que je voyais, bien décidée à m'attabler et passer inaperçu dans celle-ci. J'avais revêtu ce soir une robe souple, un tantinet moulante, mettant en valeur ma poitrine ainsi que ma peau, extrêmement blanche, même pour une prussien. De couleur or, elle allait avec mes yeux, d'une façon subtile, dan un léger dégradé, sans que le contraste avec mes cheveux châtains ne soit décalé. Mes cheveux, relevés par ma broche en forme de loup, retombaient en cascade sur mes épaules, ondulant légèrement au niveau des pointes à cause de l'humidité ambiante. Mon pendentif, représentant mon "clan" mais passant inaperçu dans cet endroit où ma troupe n'avait pas encore sévit, se logeait parfaitement entre mes deux seins, et luisait d'une façon presque surnaturelle ... D'un regard harassé, je jette un coup d'œil pour voir les places restantes, que de monde pour un soir banal de semaine. Je me retourne et la porte, entrouverte laisse passer mon compagnon, non pas un vampire, un lycan ou un humain, mais mon cher Séraphito, ma corneille ange-gardien, à toujours me réconforter lors d'un échec, bien qu'il y en ai peu. Se posant sur mon épaule, il me prévient que ce n'est pas mon jour de chance, il ne reste qu'un place assise ... sur une table pour deux personnes. Je n'ai pas envie de chercher un autre endroit, et un peu de compagnie autre que ma troupe me fera le plus grand bien. Je me tourne pour mieux voir la personne dont je vais faire la connaissance, et, avec une chance sur mille que ça arrive, j'ai devant moi un autre immortel. A ce moment, je me fige quelque secondes, perçu par ce jeune homme à l'allure androgyne, me méfiant tout d'un coup de ce si beau visage, puis je réalise que c'est un lycan, alors, décidée de me rapprocher de cette race, si attirante ... de on point de vue bien sur ... les autres vampires ne les supportant pas sauf quelques rares exception. Cette découverte, illuminant ma soirée, me redonne un certain tonus et je me pare de mon plus beau sourire, mais mon regard reste en alerte et je sais très bien échapper à ce genre de coureur de jupons. Je m'approche donc de sa table et lui demande d'une voix douce et enjouée: "Quelle coïncidence! il ne reste que cette place, Auriez-vous la gentillesse de me laisser y prendre place? Je suis sure que votre conversation sera fort plaisante, Et entre deux personnes de longue vie, l'entente, Ne peux être qu'enrichissante, Bien que certaines langues soient ... médisantes"
N'attendant pas sa réponse, je m'assoie tranquillement, tout en le dévisageant. Il devait séduire beaucoup de monde avec ce corps, mais ce genre d'atout ne prenait plus avec moi, si il pensait m'avoir, il allait être surpris. |
|  | | Aloïs Holland Lycan Libre

Nombre de messages: 56 Ville: Naripolis Péché fétiche: Luxure Date d'inscription: 18/08/2009
 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Sam 29 Aoû - 9:54 | |
| C'était effectivement une immortelle qui était entrée dans l'auberge. Je cachais mon étonnement autant que faire se peut. Mais mon odorat fin ne pouvait m'avoir trompé. Une vampire. Elle empestait le vampirisme avec cette délicate odeur de chair froide et féminine. Il m'est difficile d'expliquer ce sentiment. Si les humains se dévoilent à nos nez par les relents de bière ou les parfums suaves qu'aiment à se parer les femmes, nous autres créatures de Pandore étions bien loin de nous différencier uniquement par nos atouts ajoutés tout comme eux. Les lycans, comme moi, étaient chauds, puisque nous vivions sans problème dans le froid le plus glacial mais craignions davantage la chaleur qui nous éprouve. Nous ressentons chez les autres cette chaleur qui émane de nos corps, emmenant avec elle les senteurs presque animales et personnelles (non point puantes ou bestiales, ne vous y trompez pas) dont nous sommes vêts par nature. A l'inverse, les vampires supportant à loisir des chaleurs étouffantes, ils promènent avec eux cette fraîcheur corporelle instable accompagnant leurs propres fragrances, tout comme nous. Ainsi donc cette immortelle pénétra dans l'auberge, accompagnée de son familier, une étrange corneille. J'aimais assez les oiseaux, bien que jamais je ne ressentis le besoin de me lier à l'un de ses animaux. Ma solitude spirituelle rimait avec ma liberté psychologique, et j'étais ainsi libre de tout fait ou tout acte sans avoir à y impliquer quiconque. J'observais un instant la nouvelle venue qui se dirigeait vers moi, tout juste. Elle était habillée d'une robe moulante qui seyait à merveille à sa taille fine et ses formes félines. Je la laissais approcher sans rien dire, retenant mon souffle. Je ne savais trop ce qu'elle souhaitait, mais je savais pertinemment qu'elle m'avait reconnu en tant qu'immortel. Cela dit, elle ne semblait pas véritablement agressive envers moi, et j'espérais ne pas me tromper en pensant qu'elle était aussi pacifique que moi. Je faisais partie des rares aristocrates et lycans libres de Naripolis n'ayant point participé à la bataille de Russie contre les templiers. Mais ses échos m'en étaient revenus à leur retour auquel j'avais assisté de loin à la capitale des lycanthropes. Je doutais que cette jolie sangsue soit au courant de ces évènements dont même certains lycans ignoraient l'existence et la véracité. Pourtant, je ne pouvais pas ignorer que les vampires étaient de ces créatures douées pour obtenir les renseignements qu'on aurait cru qu'elles n'aient jamais. C'est ainsi. En un sens, cette beauté froide et blonde me rappelait Judith. Mon ancien amour humain était aussi une jeune femme dont le physique se rapprochait d'une pureté et d'une innocence enfantine. Mais, à cet instant, la buveuse de sang sembla enjoliver davantage son visage d'un large sourire. Je dois avouer que, malgré ses canines plus piquantes que la normale humaine, elle est tout à fait... Charmante. Je restais cependant sur mes gardes. Je savais tout autant que n'importe qui des miens que les vampires sont aussi les maîtres dans l'art de déguiser leurs sentiments. Et si mon envie naturelle de converser avec eux et de m'en faire des connaissances m'emportait alors, je conservais cette lucidité et je vérifiais alors en toute discrètion que ma dague était toujours accrochée à ma cuisse. Elle m'apostropha joyeusement, enchaînant les rimes dans son parler amical. Je souris à mon tour, avec légèreté, esquissant cette moue séduisante que beaucoup connaissaient bien. Elle me dévisagea en s'asseyant ensuite, et je répondis en soutenant son regard doré. "Je vous en prie, installez vous. Il est vrai qu'entre personnes d'expérience telles que vous et moi, il ne peut être que des échanges intéressants."Je m'adossais davantage à ma confortable banquette, tournant le regard autour de moi pour aller chercher le serveur à qui j'avais commandé quelque chose. Celui ci se pressa d'arriver vers moi pour m'offrir ma liqueur d'Absinthe. Je lui jetais un regard charmeur et lui annonçais que je désirais payer à la dame ce qu'elle souhaitait consommer ici. Je n'avais point encore choisi de repas, mais je préférais que nous commençâmes notre conversation par un calme échange autour d'un verre. Je me retournais donc vers elle, une fois qu'elle eut décidé de ce qu'elle voulait boire. "Êtes vous nouvelle à Hundërlecht? Je ne me souviens pas vous avoir croisée par ici."J'enchaînais rapidement, faisant fi des convenances. Après tout, entre deux immortels, les politesses dues au rang social et à l'époque que nous parcourions étaient vaines. Nous nous connaissions presque alors même que nous nous étions seulement vus. "Puis-je connaître votre nom? Pour ma part, je vous en prie, appelez moi Aloïs." |
|  | | Elisabeth d'Heavenstar Vampire Noble

Nombre de messages: 18 Age: 16 Péché fétiche: La colère Date d'inscription: 18/05/2009
 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Sam 29 Aoû - 18:16 | |
| Sa réponse courtoise me surprit, il ne m'était pas rare de rencontrer des immortels mais la plupart du temps, m'ayant identifiée, ils fuient plus qu'autre chose. D'ailleurs, je ne pense pas qu'il ne connaisse mon nom, bien que dans les milieux immortels, je suis assez connue. Je le détaillait un peu plus que la plupart des immortels que je connais, il est rare de trouver un ami parmi nos "cousins". Habillé avec style, il a le port d'un noble, sans être pourtant imbus ou supérieur, et il est vrai que j'apprécie ce genre de caractère. Ses yeux, des améthystes, reflètent la lumière légèrement tamisée de la pièce, et je pourrais presque m'y voir si je m'approchais un peu plus. Son visage, à l'allure presque féminine, est accueillant et surpris, de la même façon que moi je pense. Puis un voile de suspicion recouvre sa face angélique, et une ride apparait inconsciemment sur son front lisse. Je ne vois pas son corps, ma la chaleur qu'il dégage est phénoménale. Moi, qui suis encore plus froide au toucher que mes confrères à cause de mon régime alimentaire, ressent cette chaleur comme un courant électrique. Elle en devient presque enivrante et je me sens en confiance bien que mon esprit reste alerte. Si seulement je pouvais toucher un jour un lycan, je pense que mon corps réagirait assez violemment mais dans le bon sens du terme. Depuis toujours, je me sens attirée et fascinée par ces loups. Mais je m'égare, revenons au sujet de cette soirée. Un des serveurs de l'auberge approche avec la commande de mon compagnon, de la liqueur d'Abstinthe. Je n'y avais jamais gouté, mais je ne voulais pas faire dans a nouveauté ce soir, trop de choses se sont passées depuis un laps de temps assez court. Je commandais donc un verre de rosé, la plupart des vins me montant trop à la tête, et ce soir je voulais avoir l'esprit clair. Ensuite je remerciais poliment celui qui m'offrait ainsi sans me connaitre un apéritif. "Je vous remercie pour cette invitation, J'espère réellement que je pourrais un jour, Vous rendre cette obligation, Si ensemble, nous ferons un tour."Puis, le voyant plus rassuré, enfin, si ce n'est pas un mensonge de son corps, il me demande donc sur le ton de la conversation, faisant fis des habituelles manières entre nobles de différentes castes. Je dois avouer que je suis soulagée de ne pas à avoir faire de courbettes ou autres politesse pour le moins futiles entre deux personnes de notre durée de vie. Ainsi il s'appelait Aloïs, c'est un nom original mais avec de belles sonorités, je le murmurais, pour vois sur ma langue, ce que cela donnait, et le porteur de ce nom me lança un regard où la surprise avait du mal à être dissimulée. Je le regarde, mon visage malicieux, avec mon sourire en coin si caractéristique, exprimant un certain amusement. Il ne devait pas avoir l'habitude que des vampires réagissent ainsi. Avec un sourire amical, sans être cajoleur, et des yeux sincères, car mon amitié pour les lycans l'a toujours était, je lui répondis donc toujours par rimes. Je ne les emploient plus que lorsque je sais que la personne en face de moi est vraiment digne de confiance, non dans ses alliances ou ses fréquentations mais dans son cœur. "Je suis en effet de passage dans cette ville enneigée, Et c'est bien la première fois que je m'y suis arrêtée. N'ayez crainte de ma nature, je suis pour ainsi dire rebelle, Bien que je n'ai pas encore rejoins leur rangs. Peut-être connaissez-vous mon nom d'immortelle, Mais cela me parait un tantinet insuffisant. Je me surnomme donc "La Rose Noire", Que vous connaissez surement, à ce que je peux voir. Mais je vous prie de m'appeler par mon prénom, Élisabeth, sera mieux que mon surnom."J'avais en effet ressenti un mouvement de recul de la part de mon hôte à la mention de mon nom de troupe, sachant que chez les immortels, "La Rose Noire" se distingue par son travail de mercenaire, mais aussi par le fait qu'elle boive le sang de ses congénères. Donc afin de le retenir, bien qu'il n'ai pas eu de mouvement dans ce sens, je continuais donc la conversation. "Je ne pensais pas trouver une personne comme vous, Surtout dans cet endroit loin de tout, Pourrais-je savoir ce qui vous a amené ici, Loin de vos semblables, et de vos amis? Il y a une chose que je voudrais, C'est que vous ne vous affoliez, A cause de ce nom surtout tissé par des rumeurs, Et que passions cette soirée avec bonne humeur. Cela peut paraitre bizarre ou suspect, Mais je voudrais à la fin de cette soirée, Compter sur votre sincère amitié, Si ce n'est pas trop demander." |
|  | | Aloïs Holland Lycan Libre

Nombre de messages: 56 Ville: Naripolis Péché fétiche: Luxure Date d'inscription: 18/08/2009
 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Sam 29 Aoû - 23:06 | |
| Je me laissais un instant surprendre par son parler poétique, et j'écoutais attentivement ses paroles. J'avais toujours été un fervent admirateur des vers, des rimes, et de toute cette gymnastique verbale qui était des plus colorée chez cette étrange personne. Si, dans ma jeunesse humaine, j'eus savouré plusieurs tomes de ces écriveurs de lignes élégantes, j'avais, dès le soir de mon existence bestiale, lu et déclamé nombre de versets appris durant les longues nuits de ma précoce immortalité. J'allais d'un écrivain à l'autre pour en percer les mystères comme certains allaient d'un comptoir à l'autre pour y vider une tonnelle. La littérature était un fruit mûr dans lequel je mordais pour en savourer le goût doux, et amer. Mais, en attendant, je dissimulais ma surprise pour mieux en apprécier la saveur, et laissais alègrement la jolie dame choisir sa consommation et l'indiquer au serveur qui nous regardait tout aussi joyeusement, un sourire aux lèvres. Sans doute le duo que nous formions était des plus intrigants. Je me concentrais à nouveau sur la réponse de la vampire, et pris la parole à mon tour. "Ce sera avec plaisir que je prendrais votre bras pour une nouvelle soirée. En attendant, s'il vous plaît Madame, choisissez ce qu'il vous plaira d'essayer."En effet, si elle était tout aussi interessée que moi par la présence de l'autre, autant en profiter. Je ne souhaitais à mon tour qu'apprendre et m'enrichir de l'expérience d'une discution ouverte et quelque part intimiste comme celle ci. Si nous pouvions parler tout deux à coeur ouvert en ces lieux, alors j'en serais. Son sourire amusé me remplit à nouveau de confiance mais je tâchais de rester sur mes gardes. On est jamais trop prudent, n'est-ce pas? De fait, je croisais mes jambes avec désinvolture et, posant mon coude sur le coin de la table, j'appuyais ma tête sur le dos de ma main, observant mon interlocutrice, et faisant tournoyer de mon autre main la liqueur dans mon verre. J'adoptais une attitude nonchalante et paisible, tentant de lui renvoyer cette image tranquille de moi même. Et j'écoutais attentivement chacune de ses réponses à mes interrogations. C'est pourquoi je ne fus que peu surpris de découvrir son identité et le fait qu'elle passât pour la première fois par ici. On voyait à ses gestes qu'elle n'était pas du coin, car tout immortel en terrain connu se comportait un temps soit peu comme une créature pleine d'aisance ou de domination. Un peu comme moi, finalement, à cet instant précis. Mais elle ne dégageait pas cette aura qui affirmait aux autres qu'ils devaient se soumettre à sa prestance de créature de l'Ombre, bien qu'ils n'en sachent rien. Par ailleurs, elle était la Rose Noire. J'avais entendu parler de ce mythe vampirique. Une femme suçant le sang gelé de ses semblables, n'accordant que peu, voire aucune importance à la saveur improbablement délicieuse du sang humain. Je ne cautionnais guère ce comportement, mais devais avouer qu'elle ne manquait pas de charisme. Cela dit, cette information me remit en état d'alerte et je lui adressais un regard sérieux au travers de mes pupilles violettes, sombres et délicates. Son travail de mercenaire m'importait peu, mais si elle se jetait à toute pompe sur le sang des immortels, il me fallait rester prudent. "Soit. Je vous appellerais donc Elisabeth. C'est un plaisir d'avoir à ma table, fortuitement certes, une personnalité telle que la vôtre. Vous verrez bien vite qu'on s'accoutume aisément à ce village sans histoire."Je lui annonçais ainsi d'ores et déjà qu'elle était sur un lieu de paix et de tranquilité qu'il serait bon de conserver. Je ne voulais aucune bataille, et si Elisabeth désirait sortir ses griffes et ses crocs, ce serait autre part. De préférence bien entendu. Elle enchaîna, m'invitant à parler un peu de moi même. Son comportement amical me paraissait soupçonneux, mais je ne décelais pourtant chez elle aucune malveillance d'aucune sorte. Elle semblait calme, posée, et fermement décidée à gagner ma confiance. Je verrais. Je décidais alors de vérifier peu à peu si cette confiance pouvait être donnée ainsi à cette buveuse de sang à la réputation plus que douteuse au regard de ses préférences, disons... Culinaires. "Après tout, pourquoi pas, Elisabeth. Nous verrons bien si nous pouvons nous entendre, nous avons toute la nuit pour cela, si je ne me trompe."Je savais que, à l'approche du soleil et de ses rayons lumineux, elle devrait se cacher. Les vampires avaient cette malchance de ne pouvoir jouir de la beauté du jour, comme nous. Je portais mon verre d'absinthe à mes lèvres et en savourais le goût acide qui vint toucher mes lèvres et imprégner ma bouche. Je reposais ma coupe sur la table, et m'adossais de nouveau à la banquette veloutée, tout en ajustant ma tunique noire. Celle ci, très seyante, s'accordait à mon corps en lui donnant toute sa grâce et ma souplesse naturelle. Plutôt grand de stature, j'apparaissais ainsi svelte et élégant, trimballant avec moi mon charme androgyne dans la coupe de mes vêtements d'homme. Je lui lançais un regard serein et amical, mais en aucun cas audacieux. Je repoussais d'un geste silencieux une de mes mèches noires venues se poser en travers de mes yeux d'améthyste. Et je repris, de ma voix à la fois grave et feutrée. "Ce n'est pas la première fois que je viens ici. J'aime à m'y reposer et à profiter de l'absence des, comment dirais-je, perturbateurs, si vous voyez ce que je veux dire. Si vous voulez plus de détails, je ne puis que vous dire que je ne suis que peu attaché à la compagnie et la fraternité de mes semblables. Je recherche la diversité."J'avais ajouté cette dernière phrase après une courte pause, pesant mes mots, cherchant avec soin la formulation adéquate. Si Elisabeth était une femme du clan des rebelles, alors son contact me serait utile pour en intégrer les rangs. Si elle se jouait de moi et était une espionne cherchant à piéger les révolutionnaires de tout peuples, alors il valait mieux qu'elle me prenne pour un lycan aigri de son immortalité, et profondément attaché à la primeur de son ancienne condition de faible et mortel humain. Oui, c'était mieux ainsi. Pourtant, je choisis de camper fièrement mes positions. Au diable la sécurité et la stratégie. "Dites moi, Elisabeth, parlons franc et non à mi mots. Si vous êtes bien une rebelle, comment devrais-je me comporter maintenant?"J'avalais de nouveau quelques gorgées de ma liqueur d'absinthe, sentant le liquide frais couler dans ma gorge et mon corps même, et je m'étonnais une nouvelle fois de l'adoration que je ressentais envers les sensations décuplées que j'éprouvais dans cette condition, sensations qui m'étaient occultées alors que j'étais un homme, le simple bourgeois, Aloïs Holland. |
|  | | Elisabeth d'Heavenstar Vampire Noble

Nombre de messages: 18 Age: 16 Péché fétiche: La colère Date d'inscription: 18/05/2009
 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Dim 30 Aoû - 20:05 | |
| Rassurée par la confiance qu'il me portait, je pus me détendre plus que de coutume. Notre seul point commun était notre longévité mais je ne pouvais m'empêcher de le regarder encore et encore, sa présence en temps que lycan m'hypnotisait et je devais faire un effort de volonté pour ne pas le fixer. Afin de me mettre à l'aise, je m'installais donc légèrement de biais, un position qui me plaisait plus pour le confort que pour l'aspect que je donnais de moi-même, je savais pertinemment que mon corps avait des courbes parfaites quelle que soit la position que je prenais. Mes yeux dorés s'éclaircirent pour devenir crème, une couleur que je n'avais pas eu depuis longtemps et le sourire qui campait sur mes lèvres s'élargit un peu plus. Lentement mais irrémédiablement je sentais mon corps réagir à cette chaleur étouffante qui émanait d'Aloïs. Son sang, si il coulait à cet instant me ferait surement avoir des haut-le-cœur, n'ayant jamais supporté ni la vue ni l'odeur de celui des lycans. Mais tout son corps semblait m'appelait avec la chaleur que je n'ai plus depuis maintenant plus d'une centaine d'années. Bref, je m'égare encore. Lui aussi se mettait à l'aise d'une certaine façon, me donnant à penser qu'il était sur de lui, mais ses yeux, souvent révélateurs, même chez les immortels, donnaient une autre version des faits. Ne sachant pas s'il pouvait me faire confiance, si je n'allais pas lui sauter dessus, et si je disais la vérité, il essayait de percer mon visage calme et serein, de voir un quelconque mensonge visant à le perdre. Cette méfiance m'attrista plus qu'autre chose et mon sourire quitta de mauvaise grâce mon visage. Mais je pouvais le comprendre, et je savais que mes hommes, plus méfiants que moi, dès qu'ils avaient vu celui avec qui je conversait ce soir, iraient se renseigner sur lui. C'est à cause de ce manque de confiance mutuelle que les trois enfants de ce monde ne pouvaient pour l'instant pas cohabiter. Le serveur revint avec mon verre de rosé et je le pris délicatement, les anciennes habitudes nobles des premières années de ma mémoire revenant au galop. Trempant mes lèvres roses qui se fondaient dans le liquide de la même couleur, je réfléchis à ses réponses, portant sur des questions plus ou moins implicites. Je fus agréablement surprise de son envie de me revoir éventuellement après cette soirée, serais-je tombée sur un lycan lui aussi rebelle d'une certaine manière, connaissait-il les membres de l'organisation, moi qui avait du mal à les trouver, et qui voulais participer activement à la réunion des créatures de l'ombre et des humains. J'espérais que je ne me trompais pas dans la confiance que je plaçais en lui. Sa description d'un village paisible me confortait dans le choix que j'avais fait de m'y rendre pour me reposer et cela impliquait aussi qu'il ne tenterait rien contre moi. Mon visage se détendit bien que le sourire qui avait disparu ne revienne pas. Dans sa dernière réponse, après le départ du serveur, il hésitait à se positionner sur mon implication dans la cause des rebelles et devait avoir les même doutes que moi. Sérieux et finalement décidé de se lancer, il m'avoua sa tendance rebelle. Sirotant mon vin, de bonne qualité, même très bonne, sentant sur mon palet et mes papilles le léger gout sucré caractéristique de cette boisson, mon sourire en coin revenait à la charge. Je n'avais pas de contact direct avec d'autres rebelles mais je me représentais en temps que tel, et je rencontrait enfin, bien que lui aussi cherchant à rentrer dans ce clan, une personne d'accord avec mes idées. Il voulait parler franc? Pourquoi pas ... je lui répondis donc avec une voix pleine d'émotions plus ou moins contrôlée, avec une grande partie de sincérité et d'espoir, chantant presque mes vers. "J'avoue être surprise de rencontrer un rebelle ici, Je ne suis pas vraiment du clan de ceux-ci, Mais depuis maintenant plusieurs années, Je cherche péniblement à y entrer. Je ne veux pas que vous changiez de comportement, Votre compagnie est déjà chère à mes yeux, Continuons ainsi notre conversation, agréablement, Et enlevons tout questionnement soupçonneux.
Nous avons toute la soirée pour faire connaissance, Et je suis prête à parler franchement, Les lycans m'ont attirée irrémédiablement, Et ce dès la première fois que j'ai eu la chance, D'en voir un. Je ne les attaque pas pour leur sang, Celui-ci ne me sied guère, un peu comme un mauvais gant."Toujours ce soupçon de méfiance au fond de ces yeux de mauve pur. Je ne savais plus quoi faire pour lui certifier ma bonne volonté et ma sincérité. Je ne voulais pas qu'il se méprenne non plus sur mes intentions, même si ma gêne et mon attirance devait se lire sur mon visage, si expressif malgré tous les efforts fournis pour cacher mes intentions et être neutre. Regardant de tous les côtés, vérifiant par la même occasion la présence de personnes louches. Voyant la conversation dériver sur des sujets intimes et des convictions personnelles, ma corneille s'envola de mon épaule et parti hors de la pièce. Cherchant à instaurer une confiance entre moi et Aloïs, j'énonçais donc les raisons de mon envie d'entrer dans le clan rebelle. "Pour ma part, j'ai toujours eu envie de me rapprocher, De toutes les races en ce monde représentées, La guerre sert mes intérêts mais je ne la supporte pas, J'aimerais tant que la paix soit instaurée, Et que je puisse enfin connaitre ces races dispersées, Pour cela, je suis prête à faire le premier pas. Croyez moi ou pas, l'importance n'est pas là, Cela me fait déjà plaisir que nous soyons ensemble ici bas. Si vous trouvez d'ailleurs le moyen d'entrer dans ce clan, Je vous serais gré de m'en informer rapidement. Et si vous le voulez, j'en ferais autant de mon coté, Nous nous retrouverons ainsi peut-être alliés."Je sentis alors ma voix devenir presque suppliante, mon cœur débordant ma pensée, mes émotions et mon envie de plus en plus forte de me rapprocher de ces immortels devenant criantes au fil des mots. Je ne pouvais plus avoir de voix neutre, pas quand la paix et le rapprochement des trois enfants de cette terre prenaient place dans la conversation. |
|  | | Aloïs Holland Lycan Libre

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 | Sujet: Re: Un dîner aux chandelles? [PV Elisabeth] Mar 1 Sep - 9:39 | |
| Je dois avouer que je commençais à me détendre. Je me penchais à nouveau avec légèreté vers la table qui me séparait de mon interlocutrice pour saisir mon verre encore bien rempli de cette délicieuse liqueur d'absinthe. Je le portais à mes lèvres et savourais le goût de ce breuvage qui s'écoulait dans ma gorge, caressant les parois de ma trachée. Une merveille. Elle me rafraîchissait plus que n'importe quelle boisson du quotidien, comme l'eau, le vin. Pour dire vrai, nous autres lycans disposant d'un corps aussi chaud, il nous est difficile de sentir le véritablement frais dans nos consommations. De fait, nous résistons bien mieux aux effets de l'alcool tels que les brûlures ou l'ivresse rapide. Nous sommes des créatures pour qui l'alcool n'a pas tant de pouvoir que chez les hommes. En effet, ces derniers s'écrouleraient en avalant si vite cet alcool fort dont j'allège mon verre. Alors que, pour nous, il ne s'agit ni plus ni moins d'une boisson au goût très prononcés, certes, mais aux effets ralentis. Sans doute n'étais-je donc pour ces humains ignorant ma condition qu'une personne supportant à merveille les effets de l'alcool. Un heureux pilier de bar, il faut croire. "Il n'y a pas à dire, c'est divin."Cette gentille réflexion avait été un murmure pour moi et celle qui me faisait face. Un apparté dans notre discussion des plus sérieuses. Je laissais un vague sourire se peindre calmement sur mes traits fins. Divin ! Le mot est doux. Il est bien flou, aussi. Pour nous, êtres démoniaques, porteurs du mauvais sort et de nombreuses malédictions aux yeux des hommes, avait-on le droit à un semblant de divin dans nos vies? Mon sourire s'élargit un peu plus à cette pensée. Humour humour bien sûr. Pour revenir au premier sujet, j'observais Elisabeth, buvant son rosé avec une certaine forme d'adoration. Je ne savais presque rien de l'effet de l'alcool sur les vampires. Un rosé était bien trop léger pour me servir un quelconque effet notable et rapide, mais peut être n'en était-il point de même pour cette autre race des enfants de Pandore? Je n'en savais rien. Et je m'en foutais, à la rigueur même. Ce n'était pas le sujet le plus évident de notre conversation. C'est pourquoi j'y revins, justement. La vampire semblait émue. Et elle répondit à ma question. Elle continuait de m'intimer à rester en confiance auprès d'elle. Mais, au delà de ça, elle répondit par l'affirmative à mon faux sous entendu. Elisabeth souhaitait absolument rejoindre le clan des rebelles. Voilà qui me convenait très bien. Puisque j'étais de ceux là qui, comme elle, cherchaient le fief de ces gens biens. Tant mieux. Si elle partageait mes idéaux, alors je pouvais sans trop de crainte me confier à elle, et réciproquement. Par ailleurs, sa puissante volonté de me mettre en confiance me paraissait honnête, et son émotion, sa voix légèrement tremblante cachaient bien difficilement son inquiétude. Avait-elle peur que je l'attaque, ou que je parte comme un voleur? Je lui souris de nouveau, avec plus de franchise cette fois ci. Elle ne devait pas être soucieuse de cela. Je n'étais pas de ceux qui fuient, ou qui se battent à tout bout de chant. Aussi, je reposais mon verre sur la table, et remis encore et toujours une de mes nombreuses mèches noires et rebelles en arrière. Je repris la parole, de cette voix grave et légèrement feutrée qu'on me connaissait bien. "C'est notre chair qui est brûlante, et non notre sang, très chère Elisabeth. Du reste, ne craignez pas que je parte et que je fuis ainsi mes obligations envers une invitée. Je ne quitte jamais une place pour si peu, sachez le."J'avais bien entendu relevé son allusion au fait qu'elle avait sûrement déjà goûté au sang de vampire. Je riais à cette idée. De sorte que mon sourire s'accentua, dévoilant mes dents blanches et parfaitement régulières. Je me demandais bien sûr quel lycan avait été assez stupide pour s'exposer de cette façon. Mais sans doute avait il cherché ce genre d'ennuis. Mais j'imaginais la scène, plutôt étrange, et cette idée était plutôt... Amusante. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'étais étonnée que cette vampire eut souhaité essayer de goûter à notre sang brûlant. Et je comprenais parfaitement que l'essai n'ait pas été fort concluant. Notre sang, bouillant dans nos veines et nos artères, était un sang nerveux et agité. C'est pourquoi les vampires, au corps si froid, ne pouvaient y tremper leurs crocs sans une forte pointe de dégoût. De même que nous, lycans, ne pouvions sans tout recracher, goûter à la chair glacée et dure des vampires. Les repas froids ne font aucun bien aux lycans. C'est pourquoi, bien que ce soit triste à dire, il me fallait le reconnaître: seuls les humains suffisaient parfaitement à combler nos plaisirs et besoins. gustatifs. "L'attrait est réciproque, Madame. Je dois vous avouer n'avoir jamais porté ma mâchoire à la gorge d'un de vos congénères. Mais, je puis vous le dire, l'expérience ne me manque d'aucune sorte."Puis elle repris la parole. Sa voix devint une supplique venant tinter à mes sensibles oreilles d'immortel. Ses rimes devenaient de plus en plus coulantes pour mon ouïe d'homme de prose, et je prenais goût, peu à peu, à son étrange façon de parler. Je l'écoutais de nouveau avec autant d'attention que précédemment, et reliais les évènements entre eux. Elle avait donc cherché à contacter les rebelles sans y être parvenue. Elle semblait pourtant avoir eu plus de temps éternel que moi sur cette Terre. Peut être pas, finalement, et peu importe. Je rassemblais de mon côté mes souvenirs, cherchant à relier les évènements pouvant servir à nos intérêts respectifs, que nous avions l'air de partager grandement, au demeurant. Refléchissant tout en buvant à nouveau les dernières gorgées de mon verre de liqueur d'absinthe, j'organisais mes idées et mes souvenirs. J'avais vécu longtemps de façon sédentaire à Naripolis, et, aristocrate, j'avais suivi les nombreuses affaires politiques de notre ville. Je répondis donc, lentement. Puis plus vite. "Il me plairait que nous partagions toutes nos informations à ce sujet, Elisabeth. Je souhaite rapprocher nos peuples et que toutes races puissent vivre reconnues, comme il en était autrefois. J'ai longtemps vécu, fixement, à la cité des lycans, et j'y ai appris quelques petites choses. Entre autres, il faut que vous sachiez que l'un des miens se revendique haut et fièrement capitaine des rebelles. Son nom, vous le connaissez peut être. Erèbe Sombrelune."Je fis une courte pause, laissant à mon interlocutrice le temps d'enregistrer toutes les informations que je lui donnais au compte goutte. Je n'avais pas grand chose, en soi, mais je désirais que nous formions d'ores et déjà un groupe soudé. Si nous voulions que les rebelles soit un clan efficace et prometteur, il fallait que ses membres soient en confiance les uns envers les autres, irrémédiablement. "Il a été chassé de nos contrées par le Kaiser. Il est considéré comme un hors la loi parmi les nôtres, mais il est le seul à être reconnu en tant qu'obstacle à sa Majesté. Pour l'instant. Il semblerait que personne d'autre n'ai brûlé sa couverture de rebelle, si il y en a d'autres. Mais je ne crois pas être le seul à rêver au clan de Sombrelune."J'avais parlé à voix basse. Une confidence. Je la laissais méditer mes paroles, et pris ainsi le temps de rappeler le serveur qui s'empressa de se diriger à petits pas préssés vers notre table. Je commandais à nouveau une liqueur d'absinthe et il repartit tout aussi enchanté par le sourire amusé que je lui destinais. Je tournais de nouveau mon regard vers la vampire. Il me fallait attendre, attendre qu'elle me renvoie la balle. la soirée allait être longue. |
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