Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
PortailPortail  ­AccueilAccueil  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Lun 11 Mai - 19:47

Le soleil venait à peine de se coucher sur le petit bois dans lequel vivait actuellement Heimdall, dans le Sud de l'Italie. Pour un temps il devait disparaître de Vasteval, et par prudence, il préférait encore s'éloigner de l'Égypte, et s'effacer du monde. Officiellement, Heimdall Arawn est mort, tué par la jeune reine Andrea au cours d'un duel riche en rebondissement. Officiellement, il était plus vivant que tous ses vampires plongé dans la luxure, et était sûrement le seul a vraiment s'amuser de la situation. La reine traversait une mauvaise passe, et son manque d'expérience ne lui sera nullement favorable. Si le sang de son père coule vraiment dans ses veines, il est fort probable qu'elle arrive à s'en tirer, non sans dommages, mais elle y parviendra. Le vieux vampire venait de lui offrir une occasion en or de prouver sa valeur, mais cela avait tout du cadeau empoisonné...

Satisfait à cette idée, le vampire s'assit en tailleur près d'un petit feu de camp. Il posa sa hache sur le sol sec, et la contempla. C'était une pure merveille. Il l'avait perdu dans une forêt comme celle là, bien plus haut dans les terres, au cours d'un combat qui avait bien quelque chose d'épique contre un jeune et fougueux templier. Heimdall était après retourné sur les lieux, et avait retrouvé son arme favorite, en très mauvais état. Le manche était gondolé à cause de la pluie, et la lame ne parvenait même plus à trancher une motte de beur. Cependant un forgeron humain très talentueux avait redonné tout son éclat à la lame, l'affutant des heures durant, et l'avait même très légèrement améliorée. Le vampire s'était lui même taillé le manche, prenant tout son temps, s'appliquant avec soin, pour donner à sa hache un tout nouvel éclat. Sa lourde arme était désormais parfaite. Les flammes du feu dansaient sur les lignes pures et fines de la lame. Le manche était à la fois tendre et robuste, et la prise en main exceptionnelle. Son arbalète aussi il l'avait perdue durant cette lutte. Mais elle, il n'était pas parvenu à la retrouver. Il avait alors dû s'en procurer une nouvelle. Après de longues réflexions, Heimdall avait opté pour un modèle utilisé par quelques rares lycanthropes. Une arbalète massive, très imposante, particulièrement longue, tirant des carreaux de deux pouces plus longs que ceux d'une arbalète traditionnelle. Le vampire fut surtout surpris, et impressionné, par la portée de l'arme: Un carreau tiré de cette arbalète pouvait percer une armure à près de 140 mètres, soit 40 mètres de plus que les arbalètes utilisées par les humains. Bien sûr, elle avait été assez difficile à obtenir. Mais Heimdall s'en était plutôt bien sortit. Seule une longue cicatrice noire sur son bras gauche témoignait de la lutte qui l'opposa à son ancien propriétaire.

Un large sourire fendit le visage ridé du vampire. Si il avait était aussi bien armé quelques mois auparavant, il n'aurait fait qu'une bouchée du templier. Mais Fortune en avait décidé autrement: Les éléments s'étaient déchainés, et avaient permis à l'humaine de fuir. Cette fois Heimdall en éclata de rire. Il se souvenait d'avoir proposé au jeune homme d'en faire son allié. C'était la première fois qu'il faisait une telle proposition. En effet, le soldat était plus qu'un soldat, plus qu'un templier: C'était un guerrier. Son talent était grand, et un courage sans faille l'inondait comme la lumière du soleil en été. Le vampire espérait sincèrement que ce templier ne périrait pas vainement au combat comme nombre de ses compatriotes. Il était persuadé que ce petit avait quelque chose de vraiment unique, d'exceptionnel, et il voulait vraiment voir ce que cela donnerait. Qui sait, peut-être accomplirait-il de grandes choses? Quoi qu'il en soit, Heimdall ne se priverait pas de le tuer si il le croisait un jour. Mais il ne le tuerait pas pour se nourrir comme était son premier objectif, il le tuerait parce que cela représente pour lui un défi. Le bras de Nemesis frapperait alors, et l'humaine aurait une mort digne de sa puissance.

Heimdall se redressa, et releva ses manches. Il allait visiter les environs. Puisqu'il devrait y rester quelques temps, aucun connaître un peu la forêt. C'est alors que son regard se posa sur son bras droit. La longue marque noire laissée par le lycanthrope s'étalait de son poignet jusqu'à son coude. La cicatrice formait une sorte d'arbre, avec un tronc au centre, et de multiples branches qui partaient des deux côtés. Le vampire grimaça. Niveau estethique, il avait déjà vu mieux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Lun 11 Mai - 21:20

La Nuit, heure sombre, siège de tous les vices les plus obscurs, royaume des ombres où même la pâle lueur de la Lune semble se moquer de vous, se faisant pleine pour voir ses enfants se dresser...Mais ici, on ne percevait pas les lugubres hurlements lupins, l'ambiance était d'une toute autre nature. Le vent faisait bruire les feuillages avant de retomber, ne laissant à ceux qui se trouvent là que le terrible loisir d'écouter leur respiration haletante face à un danger muet. Mais ce qui peut encore rester le plus mesquin c'est que la Nuit prévient difficilement du moment où elle s'abat sur la terre...Quelques instants auparavant, vous discernez encore les lueurs rougeâtres du crépuscules et puis elles disparaissent plus rapidement que vous ne l'auriez cru...

Le martèlement des sabots retentit avec force sur la terre battue...Nous avions nous aussi été surpris par l'attitude sournoise de la Nuit...Il y avait avec moi un groupe de quatre hommes portant les couleurs de l'Ordre : un autre officier et trois soldats...Cela ne devait être qu'une petite reconnaissance, l'affaire de deux à trois jours dans cette région...Il était mieux de passer inaperçu pour cette fois ci...
En voyant les derniers rayons s'évaporer à l'horizon, j'avais implicitement donné l'ordre d'accélérer la cadence en poussant ma propre monture à galoper. Les autres suivirent, sans doute assez ravis de presser l'allure pour trouver un endroit propice
Le chemin que nous suivions depuis l'aube semblait s'obscurcir à chaque foulée. Les sabots claquaient sur les quelques pierres enfouies qui définissaient une ancienne route principale. Malgré l'accoutumance de mes yeux qui commençaient à percevoir des formes plus ou moins distinctes dans les ténèbres, j'avoue que ma vision était plus qu'entravée...Nous nous arrêtâmes finalement dès qu'il fut difficile de percevoir même les pieds des chevaux.


- On ne peut pas continuer comme ça Loveley, rappela sèchement l'autre officier.

C'était un homme d'âge mûr même si je le soupçonnait d'avoir simplement cinq à dix ans de plus que moi. Son visage fermé était encore plus menaçant de nuit que de jour bien qu'il était peut-être préférable de ne pas discerner tous ses traits...Une macabre cicatrice scindait sa joue, vestige d'une profonde blessure lui ayant à jamais arraché sa jeunesse.


- Nous avons des torches, des lanternes ? Il me semble oui...

Je me retournai vers le plus proche soldat et lui ordonnai d'allumer la lanterne que je lui tendais. Le mèche incandescente vacillait timidement entre les parois de verre mais au moins, cela me rassurait d'y voir un peu plus clair...

- Pourquoi ne pas nous arrêter ici ?


La question ne me surprit pas, elle venait d'une jeune recrue, comme je l'avais été il n'y avait pas si longtemps que ça. La réflexion me fit sourire et j'observai sur le visage de cet homme la même expression dubitative que j'arborais dans mes premiers jours. Le vent froid qui me parcourut alors l'échine me rappela à la réalité.

- Je n'aime pas cet endroit. Les routes regorgent de coupe-jarret la nuit et j'ignore à quelle distance se trouve la ville la plus proche...

Je fis volter ma jument pour observer les alentours. La lueurs du firmament révélait des bois touffus un peu partout autour de nous. Ils dégageaient une sensation qui ne me plaisaient pas, comme une appréhension, un pressentiment désagréable de déjà vu...Mais où donc ?

- La route contourne la forêt, reprit l'officier une fois que le soldat chargé de l'allumage des luminaires fut remonté en selle. Il n'y a qu'à la traverser et la ville se trouve de l'autre côté...Nous sommes déjà passés par ici il y a quelques années.

Ce que je craignais venait de se réaliser. Je tournai finalement la tête vers lui, éclairant sa face mutilée. Mes yeux refoulaient le dédain que j'avais, le goût de cette suggestion était amer dans ma bouche.

- Sauf que je suppose qu'il faisait jour...On ne sait pas ce qu'il y a là-dedans...Il n'y a pas de sentiers, on risquerait de se rallonger le voyage...

- De toute façon les montures ne pourront pas continuer bien longtemps à ce rythme.

Je regardai alors l'état des bêtes : l'oeil hagard, la lèvre inférieure pendante et l'encolure basse. Même Flèche avait trébuché plusieurs fois durant les heures précédentes.

- Quitte à choisir je préfère les bandits, même si nous devons établir un camp dans le coin.

L'officier se contenta de secouer la tête et talonna sa monture. Pendant que j'accrochais la lanterne à une boucle encore libre de ma selle, veillant à ce que le verre ne touche pas le flanc de ma monture, les autres s'étaient mis en route mais quand je levai les yeux, je remarquai qu'ils ne suivaient pas la route...Mes dents se serrèrent mais ce fut plus encore mon coeur qui se sentit empoigné...Ce sentiment d'insécurité grandissant en moi. Et je ne pouvais pas dire grand chose devant la décision de l'officier...Il avait plus d'expérience et son pouvoir de décision valait autant voire plus que le mien...Mais surtout, par respect pour lui je ne pouvais le discréditer davantage devant d'autres soldats...

Je ne pus que suivre, fermant ainsi la marche alors que quatre lueurs se balançaient au rythme cadencé du pas des chevaux devant moi. Je ne discernai plus que cela une fois les premières frontières du bois franchies. J'espérais de tout coeur m'être trompé sur cette sensation...J'espérais de ton coeur que l'autre avait raison et moi tort...Il n'y avait plus qu'à me persuader que notre groupe dissuaderait toute agression...

La fraîcheur de la nuit tombait, mes doigts s'engourdissaient sur les rênes alors qu'un voile de brume semblait descendre, une fine pellicule d'eau vint même recouvrir la crinière de la jument, formant de minuscules petites gouttes sur chaque crin...

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mar 19 Mai - 20:28

Cela faisait maintenant bientôt une heure que heimdall se promenait dans la forêt. Il n'avait trouvé d'intéressante, et retournait désormais vers son petit campement de fortune. Il n'avait pas faim, et n'avait pas besoin de chasser, aussi il avait laissé son arbalète sous sa tente, ne prenant avec lui que sa hache qui battait sur sa cuisse droite au rythme de ses pas. Il ne s'en séparait jamais. Même lorsqu'il savait qu'il n'en aurait pas la moindre utilité, comme c'était le cas ici. Il ne croiserait aucun adversaire, et, quand bien même il viendrait à s'en trouver un sur son chemin, il n'aurait pas besoin d'arme pour le vaincre.

S'arrêtant près d'un énorme chêne, le vampire inspira une grande bouffée d'air. Ses poumons s'emplirent de fraicheur délicate et agréable. Continuant sa longue et profonde inspiration, Heimdall entendit alors quelques bruits au loin. Regardant la direction d'où ils provenaient, il aperçut quelques lumières dansaient entre les arbres. S'approchant rapidement et furtivement, il se glissa entre deux petits arbustes et observa la scène: Cinq cavaliers armés avançaient lentement le long d'un étroit chemin, ce même chemin qu'il avait emprunté en arrivant ici. Chemin qui menait droit à son campement. Heimdall sourit. Son repas se livrait lui même directement à sa porte. C'était incroyable. Passant sa langue sur ses lèvres avec appétit, il disparut dans l'ombre et fila vers sa tente.

Il y arriva en à peine quelques minutes. Rapidement, il éteint le feu qu'il avait laissé allumé, s'empara de son arbalète qu'il envoya par dessus son épaule, en bandoulière, et y joint son carquois. Il saisit un carreau et le glissa dans sa ceinture, prêt à être utilisé facilement. Puis il retourna tranquillement sur le sentier, la main sur le pommeau de sa hache, imaginant déjà son festin. Cinq hommes et leurs montures, c'était trop...

Il entendit alors les bruits du martèlement des sabots sur le sol, et vit bientôt les torches s'approcher de sa position. Il s'arrêta en plein milieu du sentier, les jambes légèrement écartées, les bras croisé sur sa poitrine. Il n'avait pas envie de jouer finement, ni de faire dans le détail. Cela se réglerait rapidement, à la hache et dans le sang. Du sang humain, frais et rouge... Les cavaliers entrèrent alors dans son champs de vision, et les montures s'immobilisèrent rapidement dans un concert de hennissement fougueux. Heimdall était dans l'ombre, et trop loin des torches pour être démasqué. Cependant la vu qu'un être si imposant, dressé au milieu de son chemin a de quoi inquiéter le plus courageux des guerriers.

« Messieurs, je crains que votre route ne s'arrête ici. Je ne saurai vous conseiller de ne rien tenter de stupide si vous voulez vous épargner des souffrances inutiles... »

Heimdall ne bougea pas d'un poil, attendant une quelconque réaction des humains.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mer 20 Mai - 17:16

Plus nous avancions et plus je laissais mon esprit s'abandonner à la fatigue du périple, le laissant parfois voguer vers d'autres contrées, me rappelant de doux ou amers souvenirs, mordant dedans à pleines dents comme on savoure un fruit juteux sans se douter que son goût vous arrache plutôt une moue de surprise. En tout cas, je me laissais bercé par le pas lent et cadencé de ma monture ainsi que par les lueurs devant moi qui flottaient dans la pénombre, s'éclipsant par instant derrière un tronc ou un buisson.
C'est ainsi que je me rendis compte que je prenais un peu de retard sur le reste du groupe, rien de bien important mais assez pour pouvoir écouter sans entrave ce qui m'entourait...Et il n'y avait rien à écouter.
Quand j'y réfléchis, ce silence devenait de plus en plus pesant...Ni le hululement d'une chouette ni les coassements de quelque grenouille au loin ou encore les couinements d'un mulot filant vers son trou...A peine le bruissement des feuilles...Et au milieu des arbres fiers qui me toisaient de leur âge et de leur hauteur, je me sentais minuscule.

Devant, les quatre autres avançaient, l'officier dévisagé en tête. j'apercevais parfois les reflets de lumière sur son visage lorsqu'il levait la lanterne pour éclairer un coin d'ombre...Une voix au fond de moi ne cessait de répéter que je n'aurais jamais dû l'écouter et finir par accepter son idée...Pourquoi ? Je n'en savais rien mais cela venait de mes entrailles comme si elles avaient avant même mes sens, reconnu quelque chose à fuir, quelque chose à éviter à tout prix...

Puis les lueurs s'immobilisèrent, le son des sabots sur la terre cessa et mon coeur se mit à battre plus rapidement comme pressentant un danger quelconque...Je me rapprochai lentement, mais ne pus que rester légèrement en retrait dans l'ombre et j'avais du mal à apercevoir la cause de cet arrêt...Lorsque la voix s'éleva, je crus d'abord à un bandit trop soûl pour remarquer que nous étions des hommes d'armes...Et puis ce fut au tour de la voix de l'officier de monter dans le silence de la nuit.

- Qui êtes-vous pour vous interposer ainsi devant nous ? Hors de ma vue et tu seras miséricordieux.

Quelque chose n'allait pas, je cherchai alors à recoller les morceaux, j'essayai de me rappeler, de trouver la raison de toutes ses réactions que mon corps me faisait subir. C'était comme si j'étais prêt à me battre mais pourquoi ?
Les montures secouaient la tête, trépignaient et cherchaient à s'arracher à la main des hommes. Flèche elle-même coucha les oreilles en arrière et leva la tête alors que je talonnai pour observer de plus prêt. La jument se dressa d'un air furieux et commença à reculer...

Je perçus alors un ricanement et là ce fut le déclic. Toute mon corps frissonna, mon souffle s'accéléra en une seconde et cette espèce d'excitation vitale que tout soldat ressent avant de combattre pour sa vie emplit mes membres. Je vis son visage sous la faible lueur que nous émettions avec nos ridicules luminaires...Ma mâchoire se crispa, je me rappelai alors chaque douleur, chaque blessure mais la plus douloureuse étrangement se trouvait à mon épaule souillée par son unique et hideuse canine...La colère ne devait pas passer par-dessus mes devoirs et mon sang-froid et mes muscles finirent par se décontracter.


- Armes au poing !

Les hommes, discipliné à obéir spontanément à chaque ordre d'un supérieur s'exécutèrent sans comprendre réellement je pense, pourquoi je venais de donner un tel ordre. Je démontai et brisai le rang formé par les quatre cavaliers.
Alors je l'affrontai lui, son regard. Peut-être se souvenait-il de moi, en tout cas je ne l'avais pas oublié, jamais je ne l'aurais pu en réalité mais s'il avait dû disparaître à jamais de ma vie.

Ma lame prêt à défendre et à nettoyer le monde de cette immonde créature, je me tins devant lui d'un air déterminé.


- Vous avez encore l'audace de corrompre ces terres par votre présence...Je ne cache pas ma surprise.


- Loveley ? Que...


- Cet homme messieurs n'est rien d'autre que l'un de ces démons...Je l'ai déjà affronté...une fois et j'ose espérer que celle-ci sera la dernière...

Je ne doutais pas une seule seconde que l'adversaire ne voulait pas refaire la même erreur que dans les Flandres, il agirait vite et ne perdrait pas de temps en baratin, aussi je ne le quittai pas des yeux une seule seconde pendant que les autres mettaient pied à terre.

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Ven 19 Juin - 17:58

Heimdall n'en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles. Pourtant ses sens ne pouvaient le tromper. Non. C'était bien réel, il n'y avait aucune erreur. Ils se rencontraient une nouvelle fois, pour en découdre. Tout ce temps à attendre, à imaginer tout ce qui pourrait arriver, toutes les éventualités, toutes les issues possibles, tout cela n'aura pas été vain. Car ils étaient de nouveau réunis. Pour la dernière fois.

Le visage du vampire s'assombrit. Il ne voulait plus attendre. Plus maintenant. Le combat devait commencer, sans plus tarder. Les autres n'avaient rien à faire ici, ils devaient rester en dehors de tout ça, ce n'était pas leurs affaires.


« Alors te revoila jeune templier... Tu as fait du chemin à ce que je vois. Je crois que tu le méritais bien. Mais si tu es un chef aussi sâge que je le pense, dis à tes hommes de ranger leurs armes. Ils n'ont pas à se battre, et je suis prêt à les épargner. Le combat ne sera qu'entre toi et moi, comme il doit l'être. »

Sa main se referma sur le manche de sa hache. Il sentait toujours son arbalète battre contre son dos, mais si les templiers l'écoutait, il n'en aurait pas besoin. Sinon, il serait obligé de les tuer tous. En temps normal cela ne l'aurait pas gêné, mais, malgré lui, il s'était surpris à respecter le jeune soldat qu'il avait déjà affronté, et ce combat n'avait rien de commun aux autres.

Le vampire ferma alors les yeux, se concentrant. Il respirait plus lentement que d'habitude. Tous ses muscles se relâchaient doucement. Il était prêt.

Devant l'hésitation des templiers, il ajouta:


« Je n'ai rien contre vous messieurs. Et votre chef est assez grand pour se défendre seul. Si il ne peut me vaincre sans aide, alors vous ne pourrez rien faire non plus. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Sam 20 Juin - 22:28

La proposition me surprit. Si bien que je restai un instant interdit, comme cherchant à comprendre ce qu'il venait de dire, lui, ce vampire, cette créature de l'obscur, du Malin ou encore d'autres sobriquets plus colorés. Et pourtant, je ressentis comme un certain apaisement à l'entendre : allait-on éviter le bain de sang inutile ? Serais-je le seul à le laisser couler en ce jour ou plutôt cette nuit ? Je ne savais pas quoi penser mais il me fallait réagir rapidement.
Un templier est près à donner sa vie pour combattre ces êtres, n'importe quel autre officier aurait décliné la proposition sans doute. Il est plus certain d'obtenir la victoire à plusieurs contre un seul...Mais l'envie d'accepter ce duel était plus forte. Pourquoi ? Peut-être parce que je pensais que ce vampire était puissant, et que même à cinq nous aurions de lourdes pertes. Alors pourquoi vouloir me lancer dans un combat peut-être perdu d'avance ? Au fond je me disais que ma mort pourrait permettre à d'autres, à ceux qui m'accompagnaient, de revenir à Fervay et de prévenir les autres de ce qu'ils avaient vu.
Bien sûr la mort d'un seul homme ne compte pas et j'en étais parfaitement conscient. Aucun templier n'a réellement envie de mourir mais il existe cette petite chose qui vous pousse à aller jusqu'au bout.

Il faisait sombre. Je me retournai vers les quatre autres templiers qui m'observaient alors. certains avec une expression d'incompréhension, d'autres attendant simplement ma décision. Le second officier semblait plus calme que précédemment. Mon regard vert refléta un instant la lueur des quelques lanternes et puis je regardai vers mon adversaire. J'avais l'air plus sûr de moi, mais ce qui ne changeait pas c'était cette façon de parler avec cet accent qui ne partirait sans doute jamais.


- Qui me dit que je peux te faire confiance ? Qu'est-ce qui me prouve qu'ils ne seront pas les prochains sur la liste ?

Etrange situation...Cette créature que je tutoyais à présent devenait comme un vieil ennemi de toujours, mon adversaire privilégié...

C'est finalement vers les autres templiers que je portai mon attention, ne renonçant cependant pas à garder un oeil, pour ce que je pouvais voir dans cette pénombre, sur mon adversaire. C'est d'une voix plus faible que je m'adressai à eux.


- Si vous souhaitez partir alors faites-le maintenant.

Ils rangèrent leurs armes dans un bruit métallique mais ne bougèrent pas. C'était leur droit.
Moi je réajustai mes gants, essayant de ne pas faire attention aux battements de mon coeur qui s'accéléraient, sachant pertinemment quel combat allait se jouer sur la scène devant moi.


- Je suis étonné. Il fait nuit, l'environnement m'est inconnu...Il y a là toutes les conditions favorables à ta victoire et pourtant tu sembles encore curieux de connaître l'issue de ce duel. Devrais-je m'admettre flatté ?

En réalité, je n'avais plus envie de parler. Je voulais que ça se finisse avant même que ça ait commencé. Dans tous les cas, la souffrance ferait partie du jeu...alors j'espérai en silence, tout en me mettant en garde, que la fin ne serait pas celle que j'imaginais...
Peut-être dans les Flandres le Seigneur m'avait-il sauvé mais en ce jour, je ne pouvais me raccrocher qu'à moi-même, en priant cependant assez fort, je l'espèrais, pour qu'il m'entende encore une fois.

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mer 29 Juil - 13:03

Heimdall regarda les soldats ranger leurs armes, et se reculer un peu plus dans la pénombre. Ainsi ils ne voulaient pas abandonner leur chef, mais personne ne semblait désirer prendre sa place. Une belle preuve de lâcheté. Ou d'un profond respect de la hiérarchie, même si les deux vont souvent de paire. Le vampire observa attentivement son adversaire, ses moindres mouvements, guettant attentivement le signe d'une faiblesse quelconque. Il l'avait déjà sous-estimé une fois, il ne recommencera pas cette fois. Le templier s'avança alors, prêt au combat, si il est possible d'y être préparé. Heimdall fit de même, dégageant son arme favorite.

« Tu n'es pas un adversaire à prendre à la légère, templier. Je l'ai déjà constaté à mes dépens. Mais ce son surtout tes hommes qui doivent s'estimer heureux que j'ai nourri un tel respect pour toi, car sinon ils ne seraient déjà plus de ce monde. »


Heimdall jeta un dernier coup d'œil vers les soldats, vérifiant ainsi qu'aucun d'eux ne s'apprêtait à lui faire de coup bas. Comme aucun n'avait bougé, le vampire se mit en garde, concentrant toute son attention sur celui qui lui faisait face: Un simple homme perdu dans une guerre millénaire qui le dépasse. Et pourtant ce guerrier lui avait déjà tenu tête, au prix de nombreuses souffrances, certes, mais il était toujours en vie. Et cela lui valait bien plus de mérite que ces hommes qui se croient forts et pensent tout connaître sur cette lutte acharnée, mais qui sont aussi ignorant que le moindre rat rôdant au cœur des catacombes. C'est pourquoi Heimdall se devait de rester prudent, car il lutterait désormais à armes égales contre un adversaire bien plus fort que tous ceux qu'il avait déjà pu affronter auparavant.

Heimdall fit quelques pas en avant, mais n'attaqua pas. Il restait toujours en mouvement, prêt à parer le moindre coup, ou profiter du moindre moment de faiblesse du templier. Ils étaient très proches désormais. Chacun d'eux n'avait qu'à tendre le bras pour toucher l'autre de son arme. Mais aucun des deux ne tentait quoi que ce soit. Le vampire fixait son adversaire dans les yeux, scrutant avec attention son regard. Ce qu'il y vit ne fut qu'une intense et profonde détermination.

Le combat serait long... Et douloureux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mer 29 Juil - 21:00

Dans quel pétrin m'étais encore mis ? Il fallait croire que j'avais une sorte de don pour m'attirer ce genre de problèmes...Ce qui me réjouissais, c'était le fait que pour l'heure, je m'en étais toujours sorti...indemne ou non mais vivant et étrangement, j'avais un assez mauvais pressentiment. Je me repris rapidement, mes sens devaient être en état d'alerte permanente au cours de ce duel...du moins si je tenais à la vie et je savais très bien ô combien j'y tenais...Vie difficile, parsemée d'embuches et d'épreuves plus redoutables les unes que les autres mais c'est ce qui faisait que je m'y accrochais toujours plus. Je m'étais d'ailleurs promis que tant que mon coeur battrait, que mon sang coulerait dans les veines de mon corps, que je lutterai pour la préserver, pour tous les innocents auxquels elle a été trop rapidement arrachée.

Ma lame d'argent étincela lorsque la lumière, aussi faible soit-elle, d'une lanterne rencontra le métal glacé. Je ne montrais aucun signe de faiblesse, ç'aurait été signer mon arrêt de mort. Devant moi, cette créature de l'ombre attendait...comme un prédateur devant une proie sauf que ce soir, nous étions deux fauves nous défiant l'un l'autre, prêts à en démordre...Il avait dû en prendre des vies ce vampire, mais je n'étais pas non plus ignorant de ce que cela faisait...
Je fis quelques pas sur le côté, mon adversaire fit de même en sens inverse, évaluant chacun de mes gestes. Les autres templiers se contentaient de regarder, attendant eux aussi le début de ce duel mortel. C'est à peine si j'osais respirer, pourtant j'entendais mon souffler résonner dans la pénombre.

Je levai ma lame un instant, puis la rabaissai, de nouveau sur mes gardes, jaugeant la réaction de cette créature. J'essayais également de me souvenir du combat précédent pour ne pas refaire les mêmes erreurs qu'auparavant. Sa force était grande mais l'effet de surprise, me rappelai-je alors, avait tendance à le déstabiliser...Seulement, pour cette technique, la situation ne se prêtait guère. Il fallait pourtant que l'un de nous deux engage les hostilités, la patience était mon for mais en ce qui concernait le vampire, j'avais quelques doutes. Aussi devais-je me décider rapidement.

Je m'arrêtai alors de bouger. Nous étions très prêts l'un de l'autre. Ma lame s'abaissa, laissant mon corps à découvert, comme une provocation à frapper. Je me fichais en réalité pas mal qu'il décide d'attaquer ou non. Je jetai un oeil aux autres templiers et reprit ma lame en main, choisissant de porter le premier coup, même s'il était inutile...Au moins, nous étions fixés sur le début du combat.
Les chances de le vaincre seul étaient, je le sais, infimes, mais j'avais l'audace d'y croire. Peut-être pour me pourver à moi-même que j'avais mérité mon titre, peut-être voulais-je mourir de cette manière pour qu'on se souvienne de moi, au moins quelques temps, ou bien tout simplement parce que je devais le faire, c'était une autre mission reçue du Seigneur, une épreuve que je devais traverser...

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mar 4 Aoû - 14:31

Heimdall ferma les yeux un instant, reportant toute son attention sur ses autres sens. Ceux ci sont plus affutés chez les vampires que chez les humains, et depuis ses nombreux siècles d'existences, il a eu plus de temps que nécessaire pour les affiner. En quelques instants il se représentait de nouveau la forêt qui l'entourait, le jeune templier lui faisant face, les quelques chevaliers en retraits. Il pouvait les entendre, les sentir avec une formidable précision que la vue seule ne permettait pas d'acquérir.

Soudain il sentit plusieurs fluctuations. Le templier passait à l'attaque. Rapide et précis, Heimdall esquiva le coup sans difficulté, et contre-attaqua immédiatement. Son coup fut paré aisément, aussi il jugea bon, maintenant que tous ses sens fonctionnaient parfaitement, d'ouvrir les yeux.

Le vampire porta plusieurs coups dangereux, qui échouèrent tous. Son adversaire restait prudent, mais reculait tout de même lentement sous ses attaques. Ils jouaient tous les deux de l'épée et de la hache, des mains et des pieds pour mettre l'autre en difficulté. Cependant dans les premiers instants du combat, aucun des deux ne prit le dessus. Heimdall reçut un coup d'épée dans la jambe, et fut un court moment déstabilisé. Le templier n'eut malgré tout pas le temps d'en profiter et du essuyer une nouvelle vague d'attaques toujours plus féroces et plus précises.

Les deux combattants avaient déjà bien bougé en si peu de temps. Déjà les autres templiers n'étaient plus en vu. Heimdall s'aperçut alors qu'il ne pourrait pas gagner ce duel ainsi, ou du moins pas sans difficulté. Aussi, dès qu'il aperçu un arbre assez robuste, il l'agrippa et disparu entre ses branches. Avant même que le templier n'ait pu comprendre la manœuvre, il avait déjà bondit dans un autre arbre, tel un félin sautant de toit en toit. La nuit et l'épaisseur des feuillages jouaient en sa faveur. Le templier ne ferait pas long feu...

Observant son adversaire le chercher avec amusant, le vampire garda tout de même son calme et n'émit pas le moindre bruit pouvant l'alerter de sa présence. Il attrapa un carreau, et le brisa en deux. Laissant tomber un le petit bout à terre, il garda tout de même la pointe dans sa main, dépassant à peine entre ses doigts. Un mince sourire s'étira alors sur son visage ridé et usé par le temps... Enfin il tenait sa vengeance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Mer 5 Aoû - 12:04

Ne bloques pas ta respiration. Un combattant a besoin de tout l'air disponible pour avoir les idées claires. Ne te crispes pas, garde la souplesse dans chacun de tes muscles, rebondis, analyse.
Recule, avance, pare et attaque. Comme une danse longuement répétée qui s'improvise avec chaque partenaire

La peur et l'anxiété s'étaient envolées avec le premier coup. Mon calme était revenu, je me retrouvais enfin, suivant chaque chose apprise durant les années précédentes. Leçons paternelles d'Angleterre ou entraînements rigoureux de l'Ordre. Mes pas foulaient lentement le tapis de feuilles au sol, leur arrachant des gémissements étouffés. Par moment, les deux armes se croisaient dans un crissement ou un tintement métallique. Je reculais, puis au tour de mon adversaire mais aucun de nous ne semblait vraiment prendre le dessus. Même si je parvins parfois à déstabiliser cette créature, mes coups n'en restaient pas moins inutiles et à ce rythme je serais exténué avant même de l'avoir touché sérieusement. Il me fallait donc changer de stratégie.
Je suppose qu'en face, il eut la même idée.

En une seconde il disparut. Après un regard circulaire, je me rendis également compte que le reste de mon groupe n'était plus en vue. J'étais donc seul face à l'enfer et aux ténèbres. Mes yeux ne percevaient presque rien dans cette obscurité...Je fis en sorte de faire le moins de bruit possible mais je savais d'avance que mon rival m'observait et devait rire de moi...Il était hors de question que je lui laisse ce loisir. Un léger bruit attira mon attention mais je persistai à chercher son origine alors que tout mon être me hurlait intérieurement de partir à couvert, de faire comme lui, de jouer à son propre jeu et de disparaître autant que je le pouvais.

Mais par où me mettre à l'abri ? Si je choisissais la mauvaise direction et filait droit vers lui, c'en était fini. Il avait l'avantage, pas la peine de lui en donner encore plus. Je fis un pas en arrière, posant ma lame pointe vers le bas. Je prenais le risque de me rendre vulnérable, je le savais mais j'avais besoin de choisir la plus sûre des direction. Je n'entendais que le bruissement des feuilles agitées par le vent nocturne. Mes yeux se dressèrent vers la gauche et, relevant mon arme, je me mis à avancer dans cette direction avec prudence, prêt à réagir assez vite. Il me fallait m'éloigner assez pour échapper à ses sens...Peine perdue sans doute mais je n'avais pas l'intention de lui rendre la tâche plus facile...
Repérant un tronc assez épais, je m'y plaquai, écoutant, lame en garde. Mon autre main vint effleurer l'arme sanglée à ma jambe...juste au cas où.
Il s'agissait pour mon adversaire d'une simple vengeance mais je me refusais à en faire de même, à m'abaisser à son niveau. Pourtant j'avais accepté ce duel alors que j'aurais pu choisir de l'attaquer avec le reste des hommes. Maudit soit cet honneur ! Ces créatures ne le méritaient pas...Je n'avais pas à leur rendre de compte, simplement à les éliminer pour la volonté de Dieu...Mais au fond, je ne voulais pas devenir comme elles, tuer pour tuer, par plaisir ou pour la survie, des innocents autant que des coupables.

Ce moment d'égarement aurait pu me coûter cher et c'est en serrant les dents que j'étreignai un peu plus la poignée de ma lame. Je me risquai alors de regarder aux alentours, cherchant discrètement où mon adversaire se terrait, prêt à l'assaut sans doute...mais moi aussi, prêt à le recevoir.

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Ven 14 Aoû - 18:30

[hrp: Désolé si j'anticipe un peu les actions de ton personnage, mais c'est pour accélérer le combat. Je t'invite à en faire autant si tu le juge nécessaire content ]

Le vent commençait à souffler de plus en plus fort, agitant entre ses bras les branches les plus robustes des arbres comme si elles n'étaient que des simples et fragiles brindilles. Quelques feuilles encore vertes volaient, enlacées les unes aux autres, toutes dans la même direction. Des petits tourbillons de poussière naissaient au sol, puis disparaissaient sans laisser la moindre trace, comme ils étaient apparus, balayés en un instant par la souffle d'Eole.

Bien installé entre trois branches solides, camouflé par une végétation abondante, Heimdall souriait. Le vent se levait, bientôt ce serait la pluie. Puis peut-être la foudre. Ainsi le combat prendrait une nouvelle fois une dimension épique, comme lors de leur première rencontre, où les éléments déchainés les auraient rapidement réduit à néant si ils n'avaient pas été aussi combatifs, tous les deux. Mais cette fois ce serait différent. Les éléments ne joueraient plus contre eux, mais avec eux. Cette fois ci ils iront jusque la mort, aucun ne fuira, et la boucle sera bouclée, qu'en dise Mère Nature. Alors le vampire profitait de sa dissimulation, il profitait du vent sur son visage, il profitait de l'air frais qu'il pouvait respirer à pleins poumons. Il profitait de tout cela, avant de devoir à nouveau passer à l'action, car plus aucun répit de ce genre ne lui serait accordé, cela ne fait aucun doute, le templier sera bien plus vigilant, et bien plus dangereux.

Ce templier qui semblait alors perdu, désorienté. Il savait que la mort rôdait quelque part autour de lui, prête à le faucher d'un seul coup bref comme le paysans récolte le blé, et l'effacer ainsi de ce monde. Il en était parfaitement conscient, et l'appréhendait. Il ne pouvait pas savoir d'où tomberait l'attaque, attaque qui lui sera fatal si il ne sait pas où l'attendre. Et c'était bien ce que cherchait le vampire. Il semait le doute dans son esprit, le privant du seul sens que les humains dominent, sa vue. Car c'est bien là la principale faiblesse des humains, ils sont incapables de lutter une fois aveugles. Et Heimdall ne laisserait rien au hasard, car il n'aurait pas d'autres occasions. Peut-être surestimait-il son adversaire, mais il ne tenait nullement à prendre le moindre risque.

Le vampire laissa le jeune homme surveiller les environs encore quelques minutes. Puis il bondit de sa cachette, et disparu immédiatement dans le feuillage d'un autre arbre, plus haut encore. Le templier avait visiblement aperçu les feuilles trembler, et reportait son attention dans cette direction. Heimdall recommença plusieurs fois, bondissant ainsi d'arbre en arbre, de branche en branche, disparaissant dans l'obscurité complète des feuilles, pour ne réapparaitre qu'un bref instant à chaque fois. Mais il lui faudrait bientôt passer à l'attaque si il ne voulait pas perdre tout avantage. Alors il resserra sa prise sur sa lourde hache dans sa main droite, et contracta ses muscles. Puis il sauta vers son adversaire, juste en face de lui, prêt au combat.

Profitant immédiatement du désarroi du templier, le vampire lança rapidement plusieurs attaques fulgurantes, dans toutes les directions. Il fut souvent paré, plus rarement esquivé. Mais il réussit à le toucher. Sa hache heurta brusquement la cuisse du jeune soldat, pulvérisant les mailles, entaillant le cuir, et ouvrant largement la chair désormais à vif. Heimdall donna alors un puissant coup de pied dans la poitrine de son adversaire, qui, affaiblit par sa blessure, fut projeté dans un ravin, et disparut de son champs de vision dans un fracas assourdissant.

Le vampire s'accroupit alors en haut de la pente plutôt raide que le templier venait de dévaler. Il aperçut ça et là quelques traces de sang, et d'importantes marques laissées dans le sol. Rien ne pouvait cependant indiqué où il était arrivé, tellement la descente était longue et la végétation abondante. Heimdall continua de scruter le ravin avec attention, mais il savait que, tôt ou tard, il lui faudrait descendre. A moins que le soldat ne décidait de remonter au combat...

Le vent soufflait toujours avec autant d'intensité, changeant sans arrêt de sens, tourbillonnant entre les arbres, soulevant devant et derrière lui poussière et feuilles mortes. Les branches s'agitaient dangereusement sous son passage, puis s'immobilisaient, attendant son retour, qui arrivait bien vite. Ce combat avait des airs de déjà vu...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Lun 17 Aoû - 19:55

[Ca roule mon chou face ]


Je ne compris pas...Sans doute eu-je le temps de regarder mon adversaire d'un air surpris lorsqu'il fondit sur moi. Essayer d'échapper à ses assauts aurait été suicidaire mais me contenter de bloquer ne m'avançait pas plus...Les coups martelaient ma lame, j'en avais mal aux bras et aus épaules, mes pieds reculaient de quelques pouces dans le tapis de feuilles mortes et humides. Au moment où je voulus reprendre l'avantage, son arme fulgura et un filet de sang accompagna la lame de cette-dernière en m'arrachant à la fois chair et cri de douleur. Ma main desserra la poignée de mon épée, l'autre alla se plaquer sur la plaie, m'abaissant ainsi en position d'infériorité.
Quelques secondes plus tard je sentis mon corps basculer en arrière sans que je ne puisse rien faire. Je lâchai mon arme qui dévala la pente tout comme moi. Les ronces me griffèrent le visage, les branches arrachèrent des morceaux de tissus, la terre alla souiller ma blessure et les pierres émergeant du sol me lacérèrent les bras et les jambes.

Et puis quelque chose de frais atterrit sur ma joue, contrastant avec le liquide chaud et écarlate qui suintait d'une balafre sur mon visage. Une autre goutte humecta mes lèvres encore empourprées de sang et j'offris ma bouche à la pluie qui commençait à tomber en perles rares. L'eau ne suffit pas à rincer toutes mes écorchures malheureusement.
Mes esprits me revinrent peu à peu. Il ne m'avait donc pas suivi...Au moins une bonne nouvelle...Sans doute mon adversaire m'attendait-il...Il savait que je ne pouvais fuir, il savait que je relèverai encore une fois le défi comme je l'avais fait dans les Flandres, il savait que je préférais mourir que d'abandonner un combat comme celui-ci.
En me relevant, je ne pus réprimer un gémissement à cause de l'entaille dans ma jambe.

J'avais perdu ma lame mais je me doutais qu'elle devait se trouver encore en hauteur, restée coincée dans un buisson de ce ravin. Alors pas après pas j'entrepris de remonter. Chaque geste était plus pénible que le précédent mais je n'avais pas l'intention de me laisser faire...Ma jambe meurtrie crachait du sang à chaque mouvement.
Enfin, le sommet de la pente mais toujours pas de trace de mon arme...Si je ne la retrouvais pas je pouvais tout de suite offrir mon cou à la hache de la créature. D'ailleurs...en levant mes yeux, je l'aperçus...silhouette encore plus sombre que la nuit me dévisageant avec un rictus immonde. Il abattit sa lourde arme mais j'eus le temps de m'esquiver et ne reçus qu'un peu de terre projetée lorsque la hache s'enfonça dans l'humus. Je trouvai alors le moyen d'entraver mon adversaire...
D'un coup de botte, je coinçai la tête de son arme sous une racine émergeant hors du sol et le temps qu'il la dégage, je me jetai dans ses jambes. Il chuta, je ne sais comment. Une lutte à main nue s'engagea brièvement puisque nous finîmes par chuter conjointement...dévalant la pente enserrés dans une danse macabre. Je ne pus que placer un coup de poing à la créature avant que nous ne soyons séparés par cette même chute.

Quand enfin mon corps s'immobilisa, je cherchai à tâtons de quoi m'appuyer pour me relever...Je rencontrai alors de l'eau, l'eau d'un petit ruisseau...un éclat imperceptible attira mon regard. Ma lame était là, au fond de l'eau...Je me relevai douloureusement et récupérai mon arme en pataugeant jusqu'au genou. Respiration haletante, je cherchai l'autre...mais l'obscurité occultait mes sens...Mon sang se répandait dans l'eau, formant une traînée encore plus sombre dans ce jeu de noirs et de nuances de bleu données par la nuit...

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Dim 6 Sep - 11:16

Le vampire scrutait l'obscurité de son regard impénétrable. Tout d'abord, il l'entendit. Puis finalement, il l'aperçut. Le templier avait choisi de remonter directement la pente, se mettant ainsi à découvert. Une cible parfaite...

Heimdall abattit sa lourde hache, qui se planta dans le sol. En à peine quelques petites secondes, il était à son tour désarmé, et dévalait la pente, agrippé à la côte de maille de son adversaire. Cependant, il ne put maintenir son emprise longtemps, et finit par lâcher, roulant entre les buissons, s'éloignant de plus en plus du soldat du temple.

Son interminable chute s'arrêta près d'un petit point d'eau. Le vampire fut retenu par quelques épais buissons dans lesquels sa jambe droite s'enfonça profondément. Grimaçant, il commença à dégager tout doucement sa jambe, afin de ne pas alerter son adversaire de sa position. Ainsi il l'avait finalement encore une fois sous-estimé... Lui qui s'était pourtant juré de ne pas commettre cette erreur une nouvelle fois... Il sentait la rage qui commençait à monter en lui. Cette rage folle et incontrôlable, qui le transformait en véritable bête assoiffée de sang. Mais ce n'était pas le moment d'y céder... Son adversaire était trop fort pour qu'il s'attaque à lui uniquement par la force, il devait continuer à réfléchir... Il ne devait pas céder...

Quand sa jambe fut enfin dégagée, il se redressa, et scruta l'horizon. Le templier se tenait non loin de lui, et semblait chercher quelque chose dans l'eau. Heimdall, privé de son arme favorite, s'élança vers lui, courant entre les arbres, esquivant racines et ronces dans une course sans fin. Comme tout bon vampire, il savait rester silencieux, même lorsqu'il se déplaçait à cette vitesse, et l'humain ne remarqua pas sa présence. Quand il fut à bonne distance, il bondit sur le jeune guerrier, s'emparant d'un carreau au passage, qu'il enfonça profondément dans l'épaule gauche du templier. Il profita ensuite du moment de panique que son attaque devait inspirer à son adversaire, pour le propulser dans l'eau, et se rua derrière lui.

Cette fois ci, il le tenait, pour de bon, la fin du combat approchait à grands pas. Plus que quelques coups et tout serait terminé. Vraiment terminé.

Le templier tentait de se relever un peu plus loin. Heimdall lui assena un violent coup de pied, le renvoyant à terre, dans l'eau sombre de ce qui ressemblait à un petit étang. Puis, souriant, il tira son arbalète, y plaça un carreau, arma l'engin de mort, et visa le front de son adversaire.


« As-tu une dernière chose à dire avant de mourir, templier? »


Une impression de déjà vu traversa alors l'esprit du vampire... Cependant il n'en tint pas compte, il ne devait pas être distrait par quoi que ce soit...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
William de Loveley
Ordre des Templiers


Nombre de messages: 1141
Age: 17
Rôle: Officier
Péché fétiche: L'Envie
Date d'inscription: 23/06/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Sam 12 Sep - 15:00

Je me forçai à inspirer et expirer du mieux que je pouvais, le dernier assaut m'avait pris de court et un peu coupé le souffle. Cela me permettait aussi de supporter la douleur. Mon corps ne devait-il au final que finir scarifié par ces luttes incessantes ? Je n'avais que faire du sang qui s'échappait comme un captif trop longtemps retenu. Il souillait cette retenue d'eau alors que je restais agenouillé au milieu. Le vent plantait ses crocs dans chaque parcelle de mon corps en contact avec mes vêtements trempés, je faisais de gros efforts pour ne pas frissonner lorsqu'il effleurait ma nuque.
A chaque fois que j'avalais ma salive, je lui trouvais un affreux goût de sang pâteux.

C'était presque lassant, au final, on en arrivait toujours au même point avec cette créature de l'ombre. Lui dominant la situation, moi croyant qu'un seul homme pourrait y survivre. Si je devais perdre la vie, j'espérais au moins que le vampire tienne ses engagements vis-à-vis de mes hommes même si je savais au fond que tous, sauf peut-être l'un d'eux chargé de transmettre la nouvelle à Fervay, ne laisserait pas l'occasion à cette créature de s'échapper, dussent-ils mourir eux aussi.

Mes yeux se levèrent calmement vers le carreau. Une pression et j'allais rejoindre celui pour qui j'avais donné ma vie. Puis un sentiment de colère me submergea, cette fierté intérieure qui refusait de lui laisser la victoire facile.


- Oui. Que comptes-tu faire après m'avoir tué. Ne crois pas qu'on te laissera en paix, quelqu'un d'autre achèvera ma tâche. Tu as besoin de te mesurer à des adversaires que tu crois dignes de toi, perdre t'est insupportable, peut-être est-ce pour cela que tu choisis d'affronter un seul homme...Craindrais-tu d'en combattre cinq ? Je ne vois qu'un couard devant moi. Sais-tu pourquoi j'ai accepté ton duel ? Pour te montrer que même un seul homme peut beaucoup de choses !

D'un geste peut-être inconsidéré, je me jetai en avant avec ce qu'il me restait de force, parvenant à écarter l'arme avant de retomber dans l'eau. Le carreau griffa ma joue où un filet de sang commença à couler. En me relevant, j'attrapai le poignet de mon adversaire, celui tenant l'arbalète tandis que l'autre alla frapper au visage. J'essayai de lui faire lâcher son arme afin de me retrouver au même niveau que lui. Voyant rapidement que sa force dépasserait bientôt la mienne, je choisis une autre stratégie. D'une main, je tentai d'attraper ses derniers carreaux, laissant tomber ensuite la plupart dans l'eau et cherchant à lui percer la gorge avec le dernier. Geste inutile puisque je ne parvins qu'à le briser par un mouvement de son bras. Je parvins tout de même à murmurer quelque chose, près de son infâme visage.

- Tu aurais dû me tuer quand tu en avais l'occasion, stupide créature.

Sa riposte finit par m'éloigner de lui, me renvoyant à terre. Seulement, mon arme étincelait là, juste à côté de moi et j'eus le temps de m'en saisir alors qu'il approchait, assénant un coup vers ses jambes. Je crois bien qu'en entaillai une. Puis profitant de cela, je me redressai. Blessé à de multiples endroits mais encore debout, c'était ça qui comptait.

_________________
«Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.»
[William Shakespeare]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Heimdall Arawn
Maître Vampire


Nombre de messages: 75
Age: 17
Ville: Porté disparu
Rôle: Officiellement mort...
Péché fétiche: Disons... Paresse
Date d'inscription: 13/09/2008

MessageSujet: Re: L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]   Dim 27 Sep - 12:34

Heimdall le tenait. Le petit était fait comme un rat, et tout n'était plus qu'une question de temps. Temps pendant lequel il débita quelques paroles stupides et maladroites, dans l'unique but de déstabiliser le vampire, qui ne se laissa pas distraire, et ne prit même pas la peine de lui répondre.

C'est alors que tout bascula. Le templier se jeta en avant, et réussit à éviter le carreau. Il parvint même à éparpiller tous les autres projectiles dans l'eau boueuse, et tenta d'engager une lutte au corps à corps. Agacé par l'ultime résistance de son adversaire, le vampire le renvoya dans l'eau d'un geste sec du bras. Il s'approcha de son ennemi, une nouvelle fois en position dominante, mais une nouvelle fois il fut repoussé par l'ingéniosité et, il faut le dire, l'incroyable chance du soldat. Celui ci entailla profondément la jambe droite de la créature de l'ombre, au niveau de la cuisse, et roula un peu plus loin, de nouveau prêt à combattre, et, cette fois ci, armé.


« Insolent! »

Heimdall bondit à son tour, poussé par les fortes bourrasques de vent dans son dos, et donna plusieurs coups violents avec son arbalète dans la direction de son adversaire. Cependant il ne le toucha point Aveuglé par la colère, et bouillant d'une rage infâme et profonde, il n'était plus maitre de lui, et frappait dans le vide. Finalement, il le toucha. Son arbalète atteint l'épaule du templier qui dû reculer sous le choc. Heimdall en profita alors pour récupérer. Il devait à tout prix se concentrer, reprendre possession de ses esprits, sinon jamais il ne pourrait vaincre celui qui l'avait déjà tenu plusieurs en échec. Si un jour dans sa longue, très longue vie, il devait être maitre de toutes ses forces, c'était bien aujourd'hui, car plus jamais il n'aurait cette occasion de vaincre la seule personne a lui avoir jamais échappé.

Profitant du moment de faiblesse du jeune soldat, Heimdall rassembla ses forces, toutes ses forces, et se jeta en avant. Il avala les quelques mètres qui séparaient les deux combattants en très peu de temps et se rua sur le templier. Lâchant sa lourde arbalète pour le saisir entre ses mains, il ouvrit grand se mâchoire, et le mordit. Il sentit ses dents usées s'enfoncer jusqu'à la racine dans la chair fraiche de l'humain, il sentit sa peau mouillée et ses muscles tendus se déchirer sous l'impact, et le sang bouillant gicler sur son visage, se mêlant à la pluie et retombant lentement dans la vase recouvrant le sol.

Le vampire reçut alors un mauvais coup de pied dans l'abdomen, et trébucha sous le choc. Se relevant péniblement, il faisait de nouveau face au templier, toujours debout. Il se rendit alors compte de son erreur... Il avait raté la gorge, et n'avait atteint que la base du coup... La plaie ouverte avait beau saigner abondamment, jamais le jeune homme ne lui avait paru si fort et si déterminé. Une seule chose était sûre, le combat était encore bien loin d'être terminé...

Heimdall serra les dents, il ne devait pas faiblir... Surtout, ne pas faiblir... Pas maintenant...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://insanity.darkbb.com/profile.forum?mode=viewprofile&u=39
 

L'heure de la vengeance [pv: Willy-chewi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chroniques d'Immortels :: † Les Symboles de lumière † :: L'Europe :: L'Italie-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet