Chroniques d'Immortels

.: Le secret de Pandore :.
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 Une quête forcée [Scénario]

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Templar Octavius
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MessageSujet: Une quête forcée [Scénario]   Mer 4 Juin - 15:45

Action précédente: Alpes françaises

Un soleil brulant léchait le sol tel un phare de milles feux éclairant la voie aux nombreux bateaux naviguant dans les mers agitées que sont les terres de l'est de l'Europe. Fervay, une ville de quelques millier d'habitants, tous de fervent catholiques et de pieux villageois, placée dans les plaines fertiles de l'est de l'Autriche, allait accueillir la plus grande concentration de templiers comme aux temps des croisées, quand les hommes qui se faisaient la guerre quelques années auparavant partaient ensemble sous la même bannière pour rejoindre la Terre Sainte. Et c'est en une longue colonne humaine que les templiers, menés par Octavius lui même, convergeaient aux portes du bourg. Fervay bénéficiait d'un mur d'enceinte typique des châteaux féodaux germains, l'ensemble protégeant les masures médiévales habituelles et les petites échoppes de commerçants. Mais ces murs abritaient également la grande chapelle, haut lieu de piétée tout au long de l'Histoire humaine et qui allait bientôt redevenir le centre du monde saint.

Les bruits des pas des centaines de templiers firent échos dans toute la plaine et puis vint le calme plat. La colonne venait de s'arreter devant les portes closes de la ville. Deux grand battants en bois et recouvert d'armature métallique forgée barrait la route des nobles templiers désirant intégrer ce qu'il appelaient la citadelle. Les quelques gardes postés aux murailles ne firent pas longtemps attendre les nombreux homme de foi et donnèrent l'ordre immédiat d'ouvrir les portes, se qui se fit l'instant suivant dans un grand fracas. Les bannières flottant allègrement aux vents légers qui parcouraient la plaine, les templiers se remirent en route d'un pas plus lourd encore par le nombreuses heures de marche qui les précédaient et ils se dirigèrent vers la grande chapelle qui se tenait devant eux, imposante, au centre de Fervay. Des gens vinrent s'amasser rapidement sur les bords de la route qui menaient de l'entrée de la ville à la future citadelle des templiers, formant une foule de plus en plus compacte qui regardait les fiers hommes de foi s'avancer.


" Des templiers "
" Ils ont l'air nombreux "
" Une aubaine pour l'économie ça ! "

Les murmures se faisaient léger comme la bise mais les templiers n'étaient pas sourds. Octavius savait qu'il aurait à faire une allocution a la population mais là n'était pas la question, ils devaient s'installer dans leur nouveaux quartiers. Fervay allait être le centre de toute les agitations et surement pour une longue durée, la quête de Pandore n'étant pas une quête facile. Les templiers terminèrent leur marche devant les grands murs gris de la chapelle, un bâtiment de plusieurs blocs et digne d'un travail d'orfèvrerie. Octavius fit volte face pour se retrouver devant ses hommes. Il fit alors signe de la tête aux chefs des piliers templiers qui répercutèrent l'ordre de commencer les installations à l'ensemble de la troupe humaine. C'est alors qu'une marée d'hommes se répandit dans tout le batiment mais bien ordonnée, comme une fourmilière qui reprendrais vie après le long froid hivernal qui l'avait poussée à dormir pendant des mois.

" Alea jacta est " fit Octavius à lui même

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William de Loveley
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Lun 23 Juin - 13:06

(désolé pas trop d'inspiration >.<)

J'avais beau vivre depuis presque trois ans en France, je ne me faisais toujours pas à ce soleil qui pouvait se faire cognant ou discret. Je pensais être heureux de ne plus avoir à supporter aussi souvent des pluies constantes comme en Angleterre mais je venais à les regretter désormais...J'ignorais si la sueur qui se répandait sur mon visage et qui commençait à couler sur mon échine était due à ces rayons lumineux ou à la marche que je venais de faire. Ma monture me suivait tranquillement, étant beaucoup moins incommodée que moi. Et dire que j'avais préféré faire le trajet à pied pour lui éviter une fatigue trop grande ! Je décelai comme une lueur de moquerie dans les yeux de la jument blanche et préférai râler dans mon col.

J'avais suivi le groupe imposant des templiers, souhaitant ardemment devenir comme eux plus tard. Ces hommes m'impressionnaient tant. Leur vie était au service de leurs idéaux, pieux et humbles. Il y avait sans doute encore du chemin à parcourir pour que je puisse leur ressembler un jour. Qu'à cela ne tienne, je ne faiblirai pas. Après tout, je n'avais plus rien à perdre. J'étais un aspirant...c'était déjà un début...
Les badauds scrutaient et examinaient avec attention les saints soldats de l'Ordre et je me demandai à quoi ils pouvaient bien penser tous.
Le groupe s'arrêta avant de se remettre en activité. Fervay allait être investie, chacun commençait à s'affairer à sa tâche. Moi, je ne pouvais qu'observer. Tout cela était si différent de ce que j'avais connu, je me sentais perdu, comme si j'avais quitté un monde pour en trouver un autre.
Après quelques instants un peu hébété, je m'avançai attachant ma monture à l'écart avant de pouvoir l'emmener dans un lieu plus adéquat. De là, j'observai tout autour de moi. La chapelle était imposante et je profitai des quelques instants que j'avais pour contempler son architecture. C'est alors que je m'adonnais à cette occupation que mon regard tomba sur un homme que j'identifiai immédiatement comme le maître de l'Ordre. Comment aurait-il pu être quelqu'un d'autre avec ce maintient et l'impression qu'il laissait en un seul coup d'œil ?
Sur l'instant, je me sentis bête et me rendis compte à quel point je n'étais qu'un gamin face à cet homme. Un vrai modèle de droiture me disais-je. Quelles épreuves devait-on traverser pour en arriver jusque là ?

Un coup dans le dos me fit sursauter mais ce n'était que Flèche qui trouvait que le seau d'eau à disposition n'était pas assez près à son goût. Distraitement, je le poussai vers elle du pied, la laissant étancher sa soif à grandes lampées. Moi je repris mon observation et décidai de m'approcher peu à peu du bâtiment, me retournant parfois pour jeter un œil à un groupe de passants ou de templiers. Moi, le jeune Anglais, me demandai comment j'avais bien pu arriver là au final mais je chassai rapidement la question de mon esprit. Vus de près, les murs étaient bien plus haut que ce que j'imaginais et j'espérais à mon tour trouver ma place au sein de ce qu'allait représenter ce bâtiment : l'Ordre des Templiers.
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Templar Octavius
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mar 24 Juin - 12:10

[Pas grave, je suis content d'avoir quelqu'un qui réponde dans le scénario des templiers content ]

Voila déjà quelques heures que les templiers travaillaient pour s'installer et faire de la Citadelle un vrai bastion Templier. Le bâtiment aux murs grisâtres se voyait désormais orné de deux grandes bannières frappées d'une croix des Templiers rouge sur un fond blanc, flottant aux grès des vents au dessus de la grande porte d'entrée en bois de chêne. Les écuries de la ville, avec un accès sur une cour arrière de la Citadelle, étaient maintenant saturée par la présence de nombreux chevaux à nus ou encore sellés qui profitaient du temps de repos présent pour se faire bichonner par quelques templiers écuyers. A l'intérieur tout avait été chamboulé: la grande salle anciennement vide était à présent remplie de nombres d'ornements de croisées et de signes templiers et le va-et-viens de ceux-ci s'y faisait constamment; les salles annexes avaient maintenant des fonctions bien précises dans la nouvelles résidences humaines, certaines chargées d'armes et d'équipements pour servir de salle d'entrainement pour les tous les templiers, d'autres chargées de permettre aux templiers de se reposer physiquement et spirituellement ou encore certaines servant de bibliothèques, de réserves de vivre ou encore de lieux de recueillement.

" Que l'ensemble des templiers prennent repos une fois le labeur terminé " fit Octavius à deux de ses maitres des fondements, plantés tout trois devant l'entrée de la Citadelle.

Il n'y avait pas en fait que des templiers simples comme on pourrait l'entendre. L'ordre était régi comme tout bon système militaire allant du soldat qui reçoit et exécute les ordres aux chefs de files qui donnent ces fameux ordres. Mais l'ordre avait également recours aux mercenaires, comme au temps des croisées, pour l'aider dans ces quêtes et c'était évidement le cas ici, où chaque mains pourraient être très utiles face aux Démons. Les mercenaires étaient des hommes humbles, souvent prêt à se battre pour l'honneur et ils avaient une petite salle en forme de réfectoire organisé dans la taverne de Fervay proche de la Citadelle. Ensuite les templiers étaient répartis dans l'ensemble de la Citadelle en fonction de leurs attributions et de leur grade, les aspirants étant entre eux et idem pour les initiés. Seuls les maitres des fondements et le maitre de l'Ordre, avaient droits à leur pièce personnelle, quoique souvent très petite mais cela convenait très suffisamment pour tout bon templier.

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William de Loveley
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mer 25 Juin - 10:55

Chaque individu s'acquittait parfaitement de sa tâche et en peu de temps le plus gros avait été fait. Cette bâtisse, nue il y avait à peine une heure, portait maintenant avec fierté le symbole de l'ordre en immenses bannières flottant au gré du vent. Il y avait quelque chose d'étrange dans tout cela, quelque chose qui semblait presque divin. Mais bon, ce n'était que des morceaux de tissu après tout. Enfin, des morceaux de tissu qui signifiaient une chose pour laquelle se battre est un honneur, du moins dans mon cas.
Je retournai auprès de ma monture pour la détacher et l'amener à l'écurie. Ses sabots claquaient sur le pavé dans un bruit régulier. J'eus quelques difficultés à trouver une stalle libre mais j'y parvins. Elle était tout au fond du bâtiment mais je n'avais pas vraiment à m'en plaindre à par ça. Il y avait de la paille propre, fraîchement apportée par les écuyers. La monture blanche en profita pour commencer à ruminer cette paille alors que je lui ôtais son harnachement. Je m'appuyai un instant contre elle, l'observant manger.


- Tu as bien de la chance.

Je pris le temps de lui passer un coup de brosse avant de me diriger vers la chapelle. De là, je parcourus quelques instants les couloirs et les salles, du moins, assez longtemps pour trouver la partie qui avait été attribuée aux aspirants. Ce n'était pas le grand luxe mais dans tout endroit on peut trouver un semblant de charme. Beaucoup d'autres individus repéraient les lieux ou mettaient en ordre la pièce. Moi je m'approchai de l'un des nombreux lits étroits qu'on avait posé à même le sol. Pas trop loin de la porte mais un peu en retrait. De toute manière, pas la peine d'espérer être aussi tranquille que dans mes rêves les plus fous, ça je pouvais y dire adieu.
Je finis par m'allonger sur ce qui me servait de couche et je me demandai s'il y avait vraiment quelque chose sous mon dos ou si je dormais à même le sol. Je finis par m'habituer, contemplant le plafond.

Ma vie avait changé, c'était ce que j'avais souhaité. Je me demandais juste ce qui allait arriver après. J'ignorais beaucoup de choses de cet autre monde mais je ne demandais qu'à les apprendre. J'en vins distraitement à m'interroger sur la raison personnelle de chaque individu qui se trouvait là, de rejoindre cet ordre. Quelle importance ? De toute façon, le but était le même.
Après m'être redressé, trouvant une position assise, je me mis à tourner autour de mon poignet le fin bracelet en cuir qui s'y trouvait attaché. C'était le seul objet personnel que je m'étais accordé car en regardant dans mon maigre sac, je ne pus qu'apercevoir une bible et une pierre à affûter avec peut-être une gourde vide.
Dehors, on entendait à peine le son étouffé de l'activité qui régnait encore. Les murs du bâtiment devaient avoir une bien belle épaisseur.

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Jules de Warhol
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Dim 6 Juil - 18:42

(Je suis désolé également, je n'ai pas non plus eu beaucoup d'inspiration)

J’adorais cette douce sensation de chaleur qui traversait ma gorge, procurée par la fumée qui remontait lentement jusqu’à mes lèvres pour continuer son périple vers le plafond de la taverne en un petit nuage gris. Ainsi que la mystérieuse et l’inexplicable impression de plénitude, à l’instant même où l’on regarde la fumée s’abandonner au dessus de notre tête, et que l’on envisage de goûter à ce plaisir une nouvelle fois. Fumer était encore l’un de mes derniers plaisirs, et ce plaisir était accentué pour peu que le tabac que j’utilisais dans mes cigarettes soit dans les meilleurs de France. Cette nuit, c’était le cas. Tout en continuant d’observer les allés et venues de ma cigarette, je caressais lentement, de la paume de ma main léonard, mon rat. Tous les deux, nous en avions vues, de nombreuses aventures, et celle ci n’allait pas être la dernière, du moins, je l’espérais. Je restais quelques fois des heures entières à le laisser me mordiller les doigts, en se cachant entre mes jambes. Ça me permettait de me détendre. Ce petit rongeur et moi étions liés, et c’était bien là première fois que nous faisions une escapade avec autant de compagnons de route. Une Quête, comme disent les templiers. En voyant le nombre de soldats qui marchaient à mes cotés, il y a à peine quelques heures, moi j’appellerais ça plutôt une guerre.

Enfin je ne me sentais pas à ma place ici, entouré de gens prêts à mourir pour un idéal que j’avais depuis longtemps abandonné aux crocs d’un de ces monstres, que certains appellent encore démons. En vérité, je m’étais fait engagé dans cette histoire uniquement pour pouvoir tuer des créatures de la nuit : vampires ou lycans peu m’importait alors. Tout cela pour dire que ma solitude me manquait assez, bien que je la retrouve un peu à la tombée de la nuit. Les mercenaires étaient déjà pratiquement tous endormis, sûrement exténués par de longues journées de marche qu’ils ont dû faire pour arriver ici. Tout seul, je me demandais : Où cette quête allait nous emmener ? Quel était le but de notre regroupement à Fervay ? Ce qui était sur, c’était que cette aventure allait sans doute changer beaucoup de choses. Je restais comme ça, éveillé, à me ressasser mes questions sans réponses.
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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mar 8 Juil - 11:38

Tancrède avait beaucoup voyagé ces derniers temps: il avait fait le tour de la France, traversé la Flandre, longé la mer Méditerranée en Italie et en Grèce, franchi les Pyrénées et sillonné l'Espagne et le Portugal. Il avait côtoyé de nombreuses populations différentes, allant du vieux paysan chaleureux au bourgeois avare, en passant par les criminels de tout poil et les marins alcooliques. Durant ces voyages, il avait appris tant de chose, maintenant, il désirait par dessus tout comprendre.
Le rôdeur avait à plusieurs reprises constatait une foie brûlante habitant le cœur d'humains: Une foie qui lui était inconnue en un Dieu unique, source de lumière et de bonté. Tancrède ne comprenait pas l'intérêt que ces gens portaient à cette entité Divine, qui était sois-disant partout, mais que personne ne pouvait décrire. Malgré cela, cette foie consumait tellement certains individus qu'ils se mettaient en quête de reliques ou d'objets mystiques en tout genre. L'archer n'avait pas vraiment compris le principe: pour les autres humains, ces quêtes étaient synonymes de liberté, pour lui c'était plutôt de l'esclavage.
D'autres rumeurs, plus rares et plus vagues, semblaient affirmer l'existence de "créatures de l'ombre": Parfois elles prenaient la forme de bête hirsute, violente et sanguinaire, ou alors d'êtres distingués et raffinés, envers lesquels toute confiance devait être oubliée.
Tout ceci n'avait aucun sens pour le jeune rôdeur, jusqu'au jour où un vieil ermite lui confia ce qu'il qualifiait "la clef du combat". Quelle clef? Quelle combat? Tancrède n'en avait pas la moindre idée. Il laissa alors le vieil homme s'exprimer. Ce dernier lui raconta alors que des hommes en armure étaient passé près de là deux jours auparavant. Ils étaient très nombreux, une énorme armée qui marchait en silence vers une destination inconnue. L'ermite qualifia ses hommes de "nobles chevaliers de l'ordre saint des templiers". Le rôdeur ne comprit pas vraiment le terme mais laissa l'homme continuer. Il lui expliqua alors que ses chevaliers s'étaient rassemblé sous le signe de Dieu pour exterminer les races de l'ombre, et rassembler de puissantes reliques qui ramèneront la paix sur le monde.
L'archer prit congé et réfléchit: Il trouvait tout cela incohérent. Pourquoi un Dieu pacifique, synonyme de bonté et de paix, ordonnerait-il à des hommes de partir anéantir une, ou plusieurs, autres races? Et puis, pour lui, la puissance et la paix n'allaient guère ensemble, l'un des deux seraient toujours en trop.
C'est ainsi que Tancrède s'était mis en route: toujours vers l'inconnu mais suivant cette fois-ci un trajet bien tracé. Utilisant au mieux ces talents de pisteur, le jeune homme suivit la trace des templiers: un tel rassemblement ne pouvait pas voyager sans laisser de traces visibles pour un traqueur avertit. Il fût alors surpris de voir qu'il ne restait finalement pas tant de marques de leur passage qu'il s'y attendait: cela lui suffirait quand même.
Deux jours de retard, c'était facile à compenser: le rôdeur les rattrapa donc alors qu'ils pénétraient dans une ville. En effet, le convoie était impressionnant, surtout pour quelqu'un qui ne faisait que découvrir le monde depuis peu. Tancrède les regarda entrer dans la forteresse. Comme l'avait prédit l'ermite, ces hommes en armure n'étaient pas là pour discuter des prix de la laine autour d'un café. C'est alors que le pisteur comprit: c'était ça une quête. Une noble quête qui rassemblait tant de pieux hommes, peut-être étaient-ils éclairés, ou peut-être étaient-ils trop naïfs. Cela n'avait aucune importance, eux savaient ce qu'ils voulaient, ils avaient donné une sens, un but à leur vie. C'était l'occasion rêvée pour le jeune homme de comprendre les mécanismes de la foie, ces rouages tortueux qui faisaient de l'homme un être libre, ou un esclave.
Le rôdeur courut donc vers la citadelle et glissa entre les deux battants de la porte qui se refermait. Il contempla alors la ville, ses maisons, ses commerces, ses habitants: Tout cela n'était pas aussi imposant que ce qu'il avait vu auparavant, mais cette cité était quand même admirable, et si paisible. L'agitation de Paris n'avait pas sa place ici: le calme et la tranquillité régnait, comme dans une petit village de campagne. C'est alors qu'il aperçut la chapelle: elle était sublime. Les blocs de pierre étaient finement sculptés et assemblés avec un minutie. La foie prenait tout son sens ici: on pouvait devenir un homme libre et dédiée de magnifique bâtiment à son Dieu, ou alors être esclave et se vouer à construire éternellement pour le plaisir de son maitre. Tancrède ne savait plus que pensait.

"Eh l'ami tu vas rester là longtemps à contempler la cité? On est à nous!"

Deux gardes pointaient leurs hallebardes en direction du rôdeur. Celui qui avait parlé était grand et costaud. Sa chevelure brune dégringolait en boucles souples sur ses épaules. L'autre était plus grand, mais très maigre. Ses cheveux sales lui donnaient l'air d'un paysan usé par le travail: il désignait de gestes saccadés l'arc du jeune homme. Le costaud reprit la parole:

" - On ne doit pas laisser n'importe qui entrer dans la citadelle. Alors maintenant tu sors ou alors tu nous donnes ton nom et le motif de ta visite. Sinon on sera contraint de t'embrocher sur place!
- Qui sont ces gens?
- Ça n'a pas d'importance.
- Pour moi ça en a.
- Dernier rappel à l'ordre!
- Je n'ai pas de nom, ni de prénom, je suis un rôdeur, et je n'ai aucune raison d'être ici."


Le garde resta sans voix face à cette réponse. Son acolyte ouvrit la bouche sur un "o" qui ne sortit pas, et resta ainsi, l'air d'un poisson mort, pendant quelques minutes. Les deux gardent tendirent leurs armes d'une façon désormais plus menaçante...

[hrp: Moi ça va j'étais inspiré sur ce coup là]

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William de Loveley
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mer 9 Juil - 11:05

Je m'étais longuement perdu dans la méditation de rêves passés. C'était un peu comme des adieux. Bien sûr, on n'efface pas ses souvenirs mais ce que je vivais en ce moment était comme une transition. Je n'allais sans doute jamais revoir ma famille, j'en avais fait le choix et même si explicitement je ne l'avais pas compris ainsi lorsque j'ai pris cette décision, au fond de moi je le savais. Ma vie au service d'un idéal, il ne me restait que ça. Bien sûr, je n'allais pas me plaindre. Avec un peu de chance, l'aspirant que j'étais aurait l'occasion de monter les échelons. Il suffisait d'y croire. Et si Dieu voulait que je meurs, occis par une de ses immondes créatures, alors soit, ça serait ma fin.
Cela me fait rire. Pourquoi penser à de si sombres choses alors que je suis encore allongé sur ma couche. La chapelle vient juste d'être investie, rien n'est encore prévu, ou du moins annoncé aux soldats de l'Ordre alors pas la peine de s'en faire.

Je regardai un instant un instant mon bracelet et souris légèrement. Au moins, j'avais déjà vécu de belles choses dans cette vie humaine. J'aurais donné beaucoup pour que cela ne s'arrête pas aussi brusquement mais dans un sens, peut-être la mort de Ruby avait empêché une brisure encore plus douloureuse pour moi. Je ne sais si j'aurais supporté de la voir mariée à un noble duc, comte ou autre aristocrate pour la simple raison que leur noblesse valait plus que celle de mon père.

Je ne sais pour quelle raison je me redressai à cet instant. Peut-être l'envie d'aller faire un tour. En général, j'étais plutôt d'un naturel calme, posé mais sûrement le voyage m'avait un peu énervé. Et puis de l'air frais, ça ne pouvait pas me faire du mal. Après m'être relevé, je poussai mon sac de voyage près de la tête de mon lit improvisé, gardant uniquement sur moi ma précieuse lame. Je parcourus distraitement les couloirs de la chapelle, levant de temps à autre le nez pour observer les vitraux colorés qui reflétaient de si magnifiques lueurs contre les pierres froides qui semblaient en cet instant réchauffées par quelque présence divine. La magie de l'architecture.
Quoiqu'il en soit, il avait dû falloir un certain temps pour bâtir cet édifice et j'imaginais aussi la qualité des artistes à qui on avait confié la mise en place de l'architecture ou encore les dessins des vitraux.

J'atteignis bientôt la porte en bois et la passai en levant le nez vers le ciel. La brise était agréable et ébouriffa un peu plus mes cheveux déjà en bataille. C'est en reposant le regard sur ce qui se passait devant moi que j'aperçus des gardes pointer avec une certaine agressivité leurs armes vers un homme. Qui était-il ? Et que venait-il faire ici ?
Je regardai à droite et à gauche et m'approchai doucement des gardes. Je tapotai sur l'épaule de l'un et murmurai :


- Pardonnez-moi, que se passe-t-il ?
- Il n'a rien à faire ici, voilà tout.
- Je vais m'en occuper, laissez-moi le raccompagner, vous avez sûrement plus important à faire.

Je conclus par ce sourire dont j'avais le secret qui me faisait paraître un gentil, naïf et aimable garçon. Les gardes semblèrent se calmer et celui qui m'avait répondu acquiesça simplement en marmonnant quelque chose. Il fit signe à son compagnon et ils repartirent à leur poste. Quant à moi, j'observai maintenant cet individu qui se tenait devant moi. Il était facilement plus vieux que moi. Il avait l'air sûr de lui et pourtant encore impressionné de ce qu'il avait vu. Il était vrai qu'une démonstration de puissance et de foi comme la chapelle de Fervay et la présence de l'Ordre ne laissait pas indifférent.

- Alors...Qui êtes-vous ? Et je doute que vous soyiez venu ici par hasard. On a tous une raison qui nous pousse à choisir une direction ou une autre.

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mer 9 Juil - 11:57

Le rôdeur n'était pas de nature à s'énerver. Aussi il resta de marbre face à ces deux hommes menaçants face à lui. Il n'avait que trois solutions: leur donner son nom de substitution, partir, ou se battre. La dernière solution était celle qui lui répugnait le plus, mais celle qui s'imposait pour lui à la fois. Il fixa sans ciller un des deux gardes, le perçant d'un regard noir et perçant, espérant le faire changer d'avis. C'est alors qu'intervint un homme en armure. Tancrède ne fit pas attention à lui et continua de fixer le garde, toujours aussi ahurit. Puis le nouveau venu fit s'en aller les deux soldats.
C'est seulement à ce moment que l'archer se préoccupa de l'homme en armure. Il l'avait déjà vu suivre les templiers lorsqu'ils étaient rentré dans la citadelle. N'ayant pas une très bonne mémoire visuelle, il se s'attarda pas à le contempler de haut en bas, et se contenta de le fixer droit dans les yeux, à sont tour. Cependant son regard était plus neutre que celui qu'il avait lancé au garde une minute auparavant.
Cet individu représentait tout ce que le rôdeur avait compris de la foie: il était fier, et semblait généreux. Il semblait aussi isolé, pas perdu, mais comme livré à lui même.
A nouveau Tancrède devait faire un choix: il pouvait là aussi révéler l'identité qu'il lui a été confiée par des villageois, ou alors être franc mais risquer l'expulsion immédiate. Il ne pensait pas être prêt à arborer une identité qui lui avait été collée dessus comme le croix des templiers sur une armure. Mais sa curiosité l'empêchait de prendre le risque de devoir quitter une citadelle qui l'intriguait tant et qu'il n'avait toujours pas eu l'occasion de visiter. Peut-être pouvait-il aussi l'attaquer. Cette dernière option était bien sûr ridicule étant donné qu'à moins de deux pas de sa cible, il aurait du mal à s'emparer de son arc, encocher une flèche et lui mettre droit dans le front.
Le rôdeur réfléchissait le plus vite qu'il le pouvait, cherchant une solution convaincante pour tout le monde et qui ne lui couterait rien.


"Je suis un mercenaire prêt à m'engager pour la cause des templiers. Cela fait quelque jour que je suis votre piste, et je suis enfin arrivé."

Tancrède se mordit la lèvre pour avoir dit ça, finalement, la solution n'était peut-être pas aussi alléchante qu'elle paraissait au départ. Peut-être que les mercenaires ne sont pas les bienvenues. Le traqueur releva discrètement ses bras, se préparant à toute éventualité...

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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Jeu 10 Juil - 14:33

[Donc désolé du retard je n'ai pas eu le temps de vous répondre avant ...]

Octavius était assez satisfait de ses hommes, de valeureux combattants, de pieux soldats de Dieu, prêts à se battre et surtout à mourir pour la cause des Templiers et de l'Ordre tout entier. Même si certains d'entre eux, surtout chez les nouveaux initiés, n'avaient jamais installé de campement d'une telle ampleur, chacun savait se qu'il avait à faire et le faisait comme il le devait, ou en tout cas comme lui dictait son supérieur. La nuit allait déployer dans quelques petites heures son voile fin puis, enfin, recouvrir entièrement la ville dans les ténèbres nocturnes fournissant aux hommes de foi une occasion de faire une cérémonie importante pour inaugurer cette Citadelle. C'est Octavius lui même qui avait organisé cela et il tenait à faire un petit discours pour ses hommes aux côtés des autres chefs des fondements.

Mais pour l'instant le jour était encore présent et le chef de l'Ordre s'en alla se recueillir quelques minutes dans la petite alcôve qui lui était réservée au fond de la bâtisse. Il avait besoin de ce moment de détente, de spiritualité pour ressentir les choses, acquérir la force nécessaire à une telle entreprise et canaliser l'énergie de son don de prescience. Un don qui l'avait sauvé à maintes reprises, l'extirpant de justesse des griffes des démons de la nuit et cela à la plus grande surprise de ces fameuses entités hostiles. Désormais il ressentait les mouvements proches de son alcôve, il visualisait aux sons émis par ses hommes les préparatifs dernier de l'installation dans la Citadelle et ceux de la grande réunion de ce soir. Jambes croisées et regard profond, il ne semblait plus appartenir à ce monde, il semblait flotter dans un bain mystique et divin jusqu'à ce que celui-ci décide de stopper sa méditation pour aller retourner organiser les troupes.

A peine de nouveau à l'extérieur des murs d'enceinte, le chef de l'Ordre vit Charles de Bretagne, le maitre de l'apprentissage, fondement majeur surtout pour les nouvelles recrues templier, accourir dans sa direction:

" Maitre Octavius, les derniers préparatifs sont terminés et tout le matériel à été installé. " fit-il un léger sifflement dans la voix dû au sprint qu'il venait de faire
" Soit, que les hommes prennent repos comme je l'avais indiqué. Et n'oubliez pas de les réunir pour le coucher du soleil, nous avons notre cérémonie commune ce soir. " répondit Octavius d'un ton autoritaire
" Oui maitre, cela sera fait "

Octavius lui fit un rapide hochement de tête approbateur qui fit également comprendre à Charles de Bretagne qu'il pouvait disposer, se que celui-ci fit sans attendre se dirigeant vers l'endroit d'où il était apparut. Cette journée de marche et cette fin d'après-midi d'installation devaient avoir épuisés les hommes pourtant robuste de l'Ordre. Heureusement il n'est pas journalier de répéter ce genre de manœuvres et les templiers pouvaient désormais se concentrer plus particulièrement sur le combat. Mais tous paraissaient impatient à l'idée d'avoir cette cérémonie d'inauguration pour regonfler le moral déjà à bloc des soldats. Octavius savait que ce genre de soirées n'étaient pas superflus surtout quand on regarde l'importance de la quête à accomplir et c'est pour cela qu'il avait insisté pour faire le discours de la cérémonie.

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William de Loveley
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Ven 11 Juil - 10:19

Je m'arrêtai un instant devant le parvis pour lever les yeux vers le ciel. Le crépuscule laissant dans le firmament ces teintes ocres et orangées, douces, comme rassurant les coeurs avant que l'ombre ne prenne entièrement chaque parcelle de ce monde jusqu'au lendemain matin. Je soupirai un instant avant de me retourner vers ce rôdeur. Ce n'est pas que je ne les appréciais pas mais j'avais quand même un peu moins d'estime pour ces gens parfois douteux. Ils venaient aider l'Ordre contre quelque paiement alors que les templiers le faisaient pour la grande majorité, du moins je l'espérais, pour défendre des idéaux qui leur tenaient à coeur. Mais, je l'admettais quand même, ils avaient un certain cran pour venir risquer leur vie dans une quête dont beaucoup ne reviendraient sans doute jamais.
Peut-être même pas moi. Mais j'avais mes espoirs. Après tout je n'étais qu'aspirant.


- Vous savez il y a des centaines de mercenaires dans cette auberge, là-bas. Et puis, vu votre allure, je m'en doutais tout de même un peu. Est-ce si important que je ne sache pas votre nom ? Ou bien peut-être que vous n'en avez pas tout simplement mais ça serait tellement fâcheux.

Je me remis ensuite à marcher tranquillement, observant chaque individu autour de moi. Une telle concentration de templiers, de mercenaires et autres hommes utiles, je n'avais pour ainsi dire, jamais vu ça alors autant graver cette image dans mon esprit. Ma lame restait sagement dans son fourreau, fourreau lui-même accrochée à une ceinture grâce plusieurs fines mais néanmoins robustes, lanières de cuir. Le pommeau était travaillé et ma main restait posée dessus. Non pas par méfiance mais par habitude. A part ça, je ne portais qu'une tunique en tissu par-dessus laquelle j'avais posé une armure légère, une matelassure renforcée plus qu'une véritable armure. Je gardais la plus lourde pour des situations qui la nécessitait réellement

- En tout cas si vous venez vous battre aux côté de l'Ordre, je ne peux que vous souhaitez bonne chance.

Je me mis alors à faire tourner mon bracelet de cuir autour de mon poignet comme j'en avais l'habitude et regardai autour de moi. La nuit tombait et on commençait à prévenir les templiers d'une proche cérémonie. J'avais encore un peu de temps devant moi alors je reportai mon attention sur le mercenaire. Je ne lui avais pas encore dit mon nom, déjà parce que je ne voyais pas pourquoi le donner à un mercenaire qui refusait de me donner le sien et ensuite qu'en aurait-il fait ?

Quand je scrutais les alentours, j'avais encore ce regard un peu impressionné de voir mes frères et je ne pouvais m'empêcher de toujours penser que pour l'instant j'étais encore un étranger, avec mon accent encore anglais. Ca fait peut-être quelques années que je vis en France mais je n'ai peut-être aussi aucunement envie de perdre tout de mon île. Ils pouvaient tous dire ce qu'ils voulaient, j'étais anglais, oui mais j'en étais encore fier.

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Ven 11 Juil - 13:37

Le rôdeur regarda dans la direction indiquée par le templier. Une auberge avec d'autres mercenaires... Finalement son choix ne s'était pas retourné contre lui, mais il s'était embarqué dans une guerre qu'il n'avait pas spécialement envie de rejoindre. Certes il n'était pas contre l'ordre des templiers, mais il ne voulait pas les aider à exterminer les races de l'ombre... C'était une idée qu'il avait depuis bien longtemps abandonnée.
Puis il suivit le templier qui s'était remis à marcher. Cela n'avait pas d'importance qu'il sache son nom, mais cela ne l'avancerait à rien. Savoir qu'il était un rôdeur était déjà bien plus intéressant.


"Je pourrai vous donner un nom. Mais ce n'est pas vraiment le mien, alors je n'en vois pas l'intérêt. Je suis un rôdeur, vous un templier, notre nom n'a aucune importance, il ne nous en dira pas plus..."

La lumière orangée du crépuscule illuminait somptueusement la chapelle et les maisons de la citadelle. Le travail des humains était sublime, c'était indéniable. Tancrède se nourrissait de ses superbes images, admiratifs devant la créativité des bâtisseurs de la cité. La chapelle était vraiment grandiose et resplendissante, de quoi impressionner n'importe qui, et tout particulièrement un homme qui a grandit dans la forêt.

"Ne vous détrompez pas, je ne suis pas venu ici pour me battre au côté de l'ordre, ni pour une bourse bien remplie, ni pour l'honneur, ni pour votre Dieu. Je suis simplement venu pour comprendre la foie qui vous anime."


Le rôdeur s'arrêta et se gratta la nuque. Il repensa à tout ce qu'il avait vu jusque là, toutes les merveilles du monde, qu'elle soit de pierre ou de chair...


"Et si je pouvais empêcher de nombreuses victimes, quel qu'elle soit, je n'en serai que plus ravi..."

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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mer 6 Aoû - 11:27

[Je poste un dernier ptit message avant de laisser le scénario avancer quand ça pourra]

J'écoutais cet individu parler sans pour l'instant réagir. Malgré son étrangeté, il n'avait rien de ces rustres que je pouvais avoir en horreur. Pour une fois, je sentais que ce "mercenaire" avait des convictions et qu'il les défendait. C'était tout à son honneur.
J'aurais bien aimé pouvoir mettre un nom sur ce visage. Un individu sans nom a pour moi, du mal à exister. On ne se souvient pas bien des gens dont on ignore l'identité. J'admets que parfois, c'est mieux...

Je continuai à écouter ses arguments, laissant mon regard vagabonder sur l'horizon assombri par la lueur tamisée du soir. Des propos intéressants que je pouvais très bien comprendre venant de certains individus. Moi-même, bien que j'avais la foi, avait au départ nourri cette motivation par un terrible déchirement qui m'avait peu à peu mené vers ce qui, je l'espérais, serait mon destin.


- Je pense qu'il est difficile de comprendre ce qui peut pousser des gens comme les templiers de se battre et de mourir pour des convictions. Mais c'est bien plus compliqué que ça. Au fond de moi, je recherche une justice afin que d'autres n'aient pas à vivre ce que j'ai pu endurer.


Au fond de moi, je me demandais pourtant encore si c'était vraiment ce qui me motivait. Je me refusais à vouloir la vengeance, ça ne serait pas digne de moi. Les choses arrivent, un point c'est tout mais nos actes peuvent influer sur ces aspects de la vie. Je voulais me donner une raison de continuer à me battre et à survivre.

Cet homme en face de moi avait des idées intéressantes mais que je trouvais tout de même un peu faciles pour ne pas dire naïves. Si le monde était aussi simple, l'Ordre n'existerait sûrement pas.


- Le fait est, que l'on ne choisit pas toujours ce qu'il en est. On peut avoir la meilleure volonté du monde pour éviter une boucherie mais parfois ceux d'en face n'en prendront absolument pas compte. Vampire, Lycans ou Templiers, nous sommes tous amenés à tuer pour survivre. Le monde est pris dans un mécanisme qu'il est difficile d'entraver. On ne pourrait empêcher un loup de dévorer des moutons. Après tout, il cherche juste à se nourrir. Pourtant le berger ne va pas le laisser faire...A grande échelle, c'est un peu ce que nous vivons et ce qui fait tourner le monde...C'est dans la nature de chacun d'essayer de réagir à ce qu'un autre individu fait.

Je préférai m'arrêter car cette conversation commençait à tourner dans un sens assez étrange pour se tourner vers un domaine dont je n'étais pas sûr d'avoir les réponses.
C'était ainsi que je voyais le monde. Peut-être étais-je un peu singulier. En même temps, ça ne choquait personne, le petit anglais que j'étais tout seul sur son île avait bien des idées étranges. Enfin, c'est ce qu'on disait de moi quand j'errais en France. Moi et mon petit accent anglophone qui me donnait, je dois l'avouer, un certain charme.

Posant mon regard sur la chapelle investie par les templiers dans la journée, je laissai échapper un léger soupir. J'ignorais totalement où allait mener tout ça mais je n'avais pas peur. Après tout, je n'avais rien à perdre.

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Tancrède Cabrera
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MessageSujet: Re: Une quête forcée [Scénario]   Mer 6 Aoû - 13:17

[Va falloir attendre le retour de papy chou ^^]

L'air frais était agréable. Il faisait bon. Le rôdeur remarqua un léger accent chez le templier. Il avait déjà entendu un accent similaire chez quelques personnes en Bretagne, mais c'était assez rare. Tancrède écoutait son interlocuteur avec attention. Il y avait du bon sens dans ce qu'il disait. Beaucoup de bon sens, ce qui n'était pas très courant en ce moment. Il avait de bonnes idées, même si Tancrède le trouvait parfois un peu naïf. Enfin, plus exactement, ignorant. c'était d'ailleurs bien contre ça que le rôdeur voulait lutter: l'ignorance. Cela faisait trop longtemps qu'on mentait au gens, et il était bien temps de changer les choses.

"Nous serons probablement tous amener à tuer. Malheureusement. Cependant, il y a tuer et tuer. Tuer pour une cause, même si cela n'a rien d'honorable, peut-être justifiable. Mais quelle cause? La victoire de sa race?"

Le rôdeur secoua la tête. Il ne croyait plus en ce mot: "race". N'avait-il finalement pas d'autre but que de classer tous les êtres de cette planète en groupes? Mais n'étions pas nous libres de choisir notre groupe?

"J'ai rencontré une lycanne à Azranum."


Tancrède ne savait pas pourquoi il parlait de ça. Après tout, il n'avait aucune raison de faire confiance à ce templier, lui qui ne faisait jamais confiance à personne. Mais étrangement, là, il avait envie de parler. Sa vie était en train de changer très rapidement, et son caractère suivait. Il devait s'habituer.

"Elle n'a pas été très explicite, ni très bavarde. Mais si il y a bien une chose qui m'a marqué: les hommes, les vampires et les lycanthropes ne se sont pas toujours détesté. Il était un temps où tous vivaient en paix. La chaine alimentaire est donc une mauvaise excuse."

Le rôdeur se gratta la nuque, et but une gorgée de bière, avant de reprendre.

"La paix est possible. Ça sera sans doutes très difficile, mais je pense que je peux y arriver. Mais pour se faire, il faudra que je fasse quelque chose qui ne plaira probablement pas à tout le monde. Rétablir la vérité, aussi douloureuse qu'elle soit. Nous vivons dans l'ignorance, et il faut absolument corriger cela, et le plus vite que possible."


Tancrède bifurqua, et prit la direction de l'auberge, où il comptait bien se reposer un peu. Le voyage avait été très fatiguant. Il devait aussi faire le plein de bière. Et bien d'autres choses... Il s'éloigna du templier, et se retourna, quelques mètres plus loin.


"J'oubliais! Je vais sûrement partir en voyage, c'est nécessaire. A mon retour nous discuteront tous les deux, et je te ferai part de mes découvertes."


Il fit quelques pas de plus, et se retourna encore une fois.


"Ah oui! Si tu y tiens vraiment, appelle moi Tancrède. Ou Tan'. Je préfère."

Il adressa un clin d'oeil au templier et s'éloigna pour de bon, en direction du réfectoire.

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Une quête forcée [Scénario]

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